Le village de Djekekro, dans le département de Toumodi, a rendu un dernier hommage à l’un de ses fils, Yao Noé, décédé à la mi-juillet et inhumé samedi 15 août au cimetière dudit village.
Les obsèques, qui se sont déroulées les 14 et 15 août, ont été marquées par plusieurs témoignages rendant hommage à un homme présenté comme un rassembleur et un acteur engagé en faveur du développement de sa communauté.
Sa sœur aînée, Kouakou Adjoua Madeleine, a salué la mémoire d’un homme « sans histoire, inoffensif et rassembleur », qui, selon elle, avait « des idées lumineuses et futuristes ».
« La mort vient de le faucher et il ne pourra pas voir l’aboutissement de tous ses efforts pour le développement de notre village. Il a beaucoup aidé les gens du village », a-t-elle témoigné, tout en exprimant sa reconnaissance à la jeunesse de Djekekro pour l’hommage rendu à son frère.
Pour son proche collaborateur, Beugré Norbert, Yao Noé était un homme profondément attaché au développement de Djekekro et à la solidarité entre ses habitants.
Il a notamment rappelé l’initiative de Yao Noé autour de la création de l’ONG « Union pour le Progrès », dont l’objectif était de favoriser la réconciliation, de mobiliser les compétences et les ressources disponibles et d’apporter un soutien aux personnes démunies.
Selon M. Beugré, Yao Noé a également œuvré à la mobilisation de plusieurs personnalités autour des questions de développement de Djekekro, notamment à travers l’organisation de rencontres ayant enregistré la participation de responsables gouvernementaux.
Malgré des moyens financiers limités et une santé fragile, il est resté attaché à son idéal et a poursuivi ses initiatives en faveur de sa communauté, a-t-il souligné.
« Nous venons de perdre une personne de valeur, une âme de qualité, une force et un grand porteur de projets. Noé vient de partir avec tout son potentiel », a déclaré Beugré Norbert, visiblement ému.
À travers l’ONG « Union pour le Progrès », Yao Noé ambitionnait notamment de réunir les personnes disposant de moyens financiers et celles détenant des compétences afin de contribuer à la mise en œuvre de projets de développement avec l’appui de l’Etat de Côte d’Ivoire.
Son engagement laisse ainsi un message à la population de Djekekro : « Se pardonner, s’unir pour développer Djekekro. »
Yao Noé repose désormais au cimetière de Djekekro.
Alassane Digbeu