L’union régionale des personnes en situation de handicap du goh (L’URAPHAG) a procédé le samedi 19 septembre 2026, à l’Institut de la RACH, au lancement de son projet dénommé « Souclou » qui signifie littéralement école en langue Bheté, dont l’objectif est d’inciter les parents à scolariser leurs enfants handicapés sans aucune forme de discrimination.
Créé en 2023, l’union régionale des personnes en situation de handicap (l’URAPHAG) présidée par Fadré Médard regroupe en son sein dix associations dans le département de Gagnoa et d’Oumé. Le lancement officiel de son projet « souclou » reflète la vision de son président qui veut promouvoir la valorisation des personnes en situation de handicap souvent marginalisées dans la société. Ainsi, le système éducatif est véritablement le leitmotiv de l’URAPHAG dans la mesure où il assure la transmission des savoirs, la socialisation des individus et le développement économique. Selon Fadré Médard, les handicapés occupent une place prépondérante dans au sein de cette société. Malgré cela, ils font l’objet de discrimination, le manque de mesures prises dans les établissements publics et privés, à l’effet de leur faciliter la tâche de mobilité. « Nous sommes des citoyens ayant les mêmes droits que les personnes valides. Malheureusement, nous constatons qu’ils n’ya pas de rampes dans nos écoles, ce qui empêchent nos élèves de monter les escaliers. Dans les véhicules de transport en commun, les handicapés éprouvent des difficultés pour y avoir accès. Surtout dans les taxis communaux, certains usagers refusent de céder leur place de devant aux handicapés qui souvent portent des prothèses les empechant de s’asseoir derrière. Tout ceci est une forme de discrimination » a-t-il fait savoir, relevant que l’empathie et la sagesse auraient voulu qu’on lui cède la la place puisqu’un handicapé a aussi le droit de se déplacer. Il en ait de même pour les établissements bancaires, dans les administrations où les rampes n’existent nulle part. Or, dit-il, L’État ne doit pas discriminer ses citoyens. « On doit tous avoir les mêmes droits parce que nous sommes des citoyens à part entière. On paye nos impôts, et à ce titre, on doit jouir des retombées de toutes les structures publiques de notre pays. Notre lutte est que les personnes handicapées quelques soient leur tranche d’âge, doivent être pris en compte par l’ensemble de la population », a-t-il ajouté. Pour lui, un handicapé peut être utile à une communauté dans la mesure où il est emmené à exercer un métier profondément humain et gratifiant. Ce qui contribue à la diversité humaine, à la cohésion sociale et au progrès collectif.
Aux autorités du pays, le président de l’URAPHAG souhaite qu’au niveau des recrutements dérogatoires, 800 personnes en situation de handicap diplômés soient prises en compte dans les administrations respectives. Concernant les établissements publics et privés, à côté des escaliers, il sera impérieux de faire des rampes pour les handicapés afin qu’ils aient accès facilement à prendre les marches pour entrer dans les salles de classe. L’occasion fut belle pour l’URAPHAG de distribuer gratuitement des kits scolaires aux enfants handicapés inscrits dans les établissements, un signal fort pour les parents qui privilégient à scolariser leurs enfants valides au profit de ceux qui sont handicapés. Cet accompagnement est une manière pour l’URAPHAG d’atteindre son objectif de zero enfant non scolarisé dans la région du goh. Pour cela, Fadré Médard ambitionne institutionnaliser le projet « souclou » dans le souci d’appuyer les parents d’élèves qui éprouvent des difficultés à payer les fournitures de leurs progénitures en période de la rentrée scolaire. Fofana Seydou, représentant le directeur régional de la protection sociale du Goh, a salué l’initiative du projet « souclou » et félicité son président pour son dynamisme et son pragmatisme dans les différentes activités menées par sa faîtière pour le bien être des handicapés. Il a promis transmettre fidèlement les doléances énumérées par le président de l’URAPHAG aux autorités gouvernementales.
Désiré Kouassé