L’association Gagnoa en marche (GEM) présidée par Hervé Kaziri a réuni une centaine de femmes pour leur montrer de nouvelles approches en vue d’atteindre une autonomisation économique dans les meilleurs conditions de pérennité possible. C’était le vendredi 2 octobre 2026, dans un réceptif hôtelier de la place en présence des autorités administratives et coutumières de la région du Goh.
« L’autonomisation de la femme, socle de la famille ». C’est autour de ce thème présenté par Charles Kabie, directeur de cabinet de trace international que les femmes venues nombreuses des différentes localités de la commune de Gagnoa, ont eu le plaisir de s’enquérir des mécanismes et des orientations en vue d’avoir une place prépondérante dans la société. Pour le conférencier, la première étape primordiale est d’appeler l’engagement et la volonté des femmes à aller vers l’autonomisation. De ce fait, l’acteur qui est l’association Gagnoa en marche (GEM) va se charger sur la base d’un certain nombre de critères qui seront élaborés à identifier les potentiels bénéficiaires du projet d’autonomisation économique. Une fois que ces bénéficiaires sont identifiées, le cabinet trace international avec les outils qui sont propres à son action va effectivement procéder à un profilage de ces bénéficiaires potentielles. Pour Charles Kabie, cette approche permettra de caractériser les micros projets d’autonomisation économique « On va travailler sur les micros projets dans le but de sortir des plans d’affaire qui permettront de renforcer les capacités de ces potentielles bénéficiaires pour que ces femmes puissent porter ce plan d’affaire », a-t-il indiqué. Mais pour que cela soit plus efficace et rentable, il va falloir initier des séances de formation technique, managériale, ainsi qu’un coaching à ces femmes. Ce qui leur permettra de passer en revu les aspects de production, de transformation, de logistique dans le but d’avoir une affaire pérenne. Ainsi, les groupes de femmes qui auront réussi ce test de formation de plan d’affaire, vont être proposés à l’institution du micro finance dénommé Goh-Finance qui sera confortable de mettre à disposition du crédit. Ce crédit s’effectuera sur deux volets à savoir ; l’investissement et le fond de roulement.
Mais, chemin faisant, ces différentes bénéficiaires vont également ouvrir des comptes à l’institution micro finance pour que le jeu économique puisse se jouer. Une fois les financements sont mis à disposition, » Nous, on va passer à une phase de coaching de ces bénéficiaires dans l’utilisation de ses financements pour pouvoir mettre en œuvre les micros projets qui ont été préalablement identifiés, caractérisés et structurés jusqu’à ce qu’il y ait un recouvrement total des montants qui ont été mis à disposition par Goh-Finance « , a ajouté le conférencier. Au niveau d’assurer la commercialisation, les femmes bénéficiaires n’auront pas de difficultés car une entreprise de distribution de négoce qui fait parti du consortium sera assurée de s’en charger. Gnahore Siaba Georges, président du conseil d’administration de Goh-Finance, par ailleurs parrain de la cérémonie, a invité les femmes qui bénéficieront des financements de leur projet, à faire en sorte de procéder au remboursement, ce qui permettra aux autres d’en avoir afin qu’elles contribuent aussi au développement de la région du Goh.