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Angoda : le député Ange Félix N’Dakpri restitue les travaux parlementaires et interpelle sur l’orpaillage

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À Angoda, chef-lieu de sous-préfecture dans le département de Toumodi, le député Ange Félix N’Dakpri a organisé, le vendredi 4 septembre 2026, une cérémonie de restitution des travaux parlementaires. Une rencontre qui a réuni 44 chefs de village et plusieurs composantes de la société, avec en toile de fond les préoccupations liées à l’orpaillage.

La salle de réunion d’Angoda a connu une forte mobilisation à l’occasion de cette rencontre initiée par l’honorable Ange Félix N’Dakpri, député de Toumodi sous-préfecture. Au total, 44 chefs de village, issus notamment des sous-préfectures d’Angoda et de Toumodi, ont effectué le déplacement, accompagnés des présidents de jeunes, des présidentes de femmes, des acteurs de la société civile, des guides religieux et des présidents de mutuelles.
Le parlementaire était entouré de plusieurs de ses collègues, notamment Kouadio Langui Marc, député de Dimbokro, Yao Albert, député de Tiébissou, et Koffi Bertin, député de Béoumi. Les députés suppléants de Toumodi commune, Olivier Koffi, et de Toumodi sous-préfecture, Saraka Téléphone, ont également pris part à la rencontre.
Une exigence de proximité avec les populations
Cette cérémonie s’inscrit dans le cadre de la mission de restitution des travaux parlementaires aux populations. Pour le député Ange Félix N’Dakpri, il s’agissait de traduire concrètement dans les faits les dispositions prévues par les textes de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, tout en offrant un espace d’écoute et d’échanges directs avec les électeurs.
L’élu a ainsi présenté les principales lois votées au cours de la première session parlementaire de l’année 2026, qui s’est déroulée de janvier à juin.
Après cette présentation, les participants ont eu l’occasion de poser des questions et de soumettre leurs préoccupations sur plusieurs sujets d’intérêt local et national.
L’orpaillage au cœur des préoccupations
Parmi les questions soulevées, l’orpaillage a occupé une place importante dans les échanges. Face aux inquiétudes exprimées par les populations, le député a indiqué avoir pris bonne note de leurs préoccupations et a évoqué les mécanismes parlementaires susceptibles de permettre une meilleure compréhension de la situation et la recherche de solutions durables.
« Nous avons partagé leurs inquiétudes, et il faut dire qu’aujourd’hui, c’est plus que la sonnette d’alarme que nous tirons tous », a déclaré Ange Félix N’Dakpri face à la presse.
Selon lui, les députés disposent notamment de mécanismes permettant d’interpeller le Gouvernement sur des questions préoccupantes. Il a cité les questions orales suivies de débat, qui peuvent permettre aux ministres et commissaires du Gouvernement concernés de venir s’expliquer devant la représentation nationale.
« Cela suppose qu’en tant que député, nous sommes dans nos droits d’interpeller le président de l’Assemblée nationale afin de convoquer les ministres, les commissaires du Gouvernement en charge de ces questions pour venir nous expliquer ce qui se passe et aussi prendre en compte nos observations et, pourquoi pas, nos propositions », a-t-il expliqué.
L’autre piste évoquée est celle de la commission d’enquête parlementaire, qui permettrait, selon l’élu, d’aller sur le terrain, de recueillir des informations, d’analyser la situation et de produire des rapports susceptibles d’éclairer les décisions à prendre.
Le député a également invité les populations à accompagner cette démarche par des pétitions, afin de donner davantage d’écho à leurs préoccupations auprès de l’Assemblée nationale.
Ange Félix N’Dakpri explique son rôle au Parlement de la CEDEAO
Les échanges ont également porté sur la représentation de la Côte d’Ivoire au Parlement de la CEDEAO. Désigné pour siéger au sein de cette institution parlementaire communautaire, Ange Félix N’Dakpri a expliqué les différentes dimensions de la mission d’un député.
Il a rappelé que les missions essentielles du parlementaire portent notamment sur le vote de la loi et le consentement de l’impôt, le contrôle de l’action gouvernementale ainsi que l’intermédiation entre les populations et les administrations publiques.
À ces missions s’ajoute, selon lui, la diplomatie parlementaire.
« La diplomatie parlementaire nous amène à nous retrouver dans des représentations en fonction des espaces. Il y a donc des députés qui siègent dans l’espace francophone, au niveau de l’Union africaine et aussi au niveau de la CEDEAO », a-t-il précisé.
Concernant son mandat au Parlement de la CEDEAO, l’élu a souligné que cette représentation ne lui confère pas une mission coercitive, mais permet notamment de faire des observations et de contribuer aux échanges entre parlementaires des différents États membres.
Il a également évoqué les missions bilatérales effectuées par des parlementaires dans différents pays, en Afrique, en Europe et en Asie, dans le but de découvrir des expériences et des pratiques susceptibles d’être partagées et adaptées dans l’intérêt des populations.
Une démarche appelée à se poursuivre
À travers cette première étape de restitution, Ange Félix N’Dakpri entend renforcer le dialogue avec les populations de sa circonscription et faire remonter leurs préoccupations au niveau de l’Assemblée nationale.
La question de l’orpaillage, particulièrement sensible dans les échanges, devrait ainsi continuer d’alimenter les réflexions et les démarches parlementaires annoncées par l’élu.
La rencontre d’Angoda aura donc permis de rapprocher davantage le parlementaire de ses mandants, tout en ouvrant un espace de dialogue sur les préoccupations qui touchent directement les communautés locales.
Alassane digbeu

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