Afin de contribuer à l’amélioration des politiques de défense et de sécurité en Afrique de l’Ouest, le département d’histoire de l’Université Alassane Ouattara (UAO) de Bouaké en collaboration avec le laboratoire d’analyses et de recherches sur les sociétés et civilisations (LARSOC)organise, du 28 au 30 octobre 2026, un colloque international consacré aux enjeux sécuritaires dans la sous-région.
L’annonce de ce cet évènement a eu lieu, le jeudi 15 octobre 2026 lors d’une conférence de presse organisée par les membres du comité d’organisation. Cette rencontre scientifique, qui est à sa première édition se tiendra au campus 2 de l’institution universitaire, et entend réunir des enseignants-chercheurs, des doctorants, des experts et des professionnels des forces de défense et de sécurité autour de réflexions susceptibles de contribuer au développement et à la stabilité des États. Face aux défis sécuritaires auxquels sont confrontés plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, l’Université Alassane Ouattara entend apporter sa contribution à la recherche de solutions durables. Placé sous le thème « La défense et la sécurité en Afrique de l’Ouest », ce colloque vise notamment à analyser les politiques sécuritaires mises en œuvre dans la sous-région, à identifier leurs limites et à proposer des pistes d’amélioration adaptées aux réalités du terrain. L’objectif est de faire de la sécurité non pas un frein, mais un véritable levier du développement économique et social.
Selon le docteur Traoré Siaka, enseignant-chercheur au département d’histoire et président du comité d’organisation, cette initiative répond à la nécessité de rapprocher les réflexions universitaires des réalités vécues par les acteurs de la sécurité. « La sécurité est l’un des piliers du développement », a-t-il souligné, insistant sur la nécessité de mettre les résultats de la recherche scientifique au service des pouvoirs publics afin de contribuer à une meilleure orientation des politiques sécuritaires.
L’une des principales particularités de cette rencontre réside dans la participation des professionnels des forces de défense et de sécurité aux côtés des universitaires. Pour cette première édition, des experts de la gendarmerie nationale, de la police nationale et des forces armées de Côte d’Ivoire sont attendus pour animer des panels et échanger avec les chercheurs. Cette démarche vise à favoriser un dialogue entre les connaissances scientifiques et les expériences opérationnelles, dans l’optique d’une meilleure compréhension des problématiques sécuritaires. Il s’agira également de confronter les doctrines et les pratiques professionnelles aux analyses des chercheurs, afin de dégager des recommandations susceptibles d’améliorer les réponses apportées aux différentes menaces. Au total, 90 communications ont été retenues à l’issue d’un processus de sélection ayant porté sur plus de 150 propositions. Elles seront présentées par des enseignants-chercheurs, des doctorants et des experts de la défense et de la sécurité, issus de Côte d’Ivoire, de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale, ainsi que d’Europe et du Canada. Les travaux s’articuleront autour de cinq axes principaux : la gouvernance, la défense et la sécurité en Côte d’Ivoire et en Afrique de l’Ouest face aux crises du XXIe siècle ; les crises sécuritaires et la recomposition des espaces socio-économiques ; les réponses non militaires et le développement sécuritaire ; les expériences antiques et médiévales en dialogue avec les défis sécuritaires ouest-africains contemporains ; ainsi que les conséquences socio-économiques et humanitaires des crises sécuritaires en Afrique de l’Ouest.
De son côté, Dr Elisabeth Yao, maître assistant au dépassement d’histoire, a lancé un appel aux autorités locales afin de les soutenir dans l’organisation de ce grand rendez-vous scientifique. Elle a remercié les coordonnateurs du colloque dont l’honorable Paul Dakuyo, Député de Bouaké commune et le Sénateur Traoré Bamoudien pour leur soutien.
Prince koffi