La population handicapée de Côte d’Ivoire à l’instar de plusieurs pays en développement est marginalisée et ne jouit guère des mêmes droits que les autres catégories de personnes, notamment la femme handicapée qui vit un double drame, car étant doublement vulnérable du fait d’être femme et handicapée à la fois.
Cet état de fait a légitimé la création en 2006 de l’UNAFEHCI (l’Union Nationale des Femmes Handicapées de Côte d’Ivoire) dont les missions essentielles se justifient dans la promotion de la femme handicapée en faisant connaitre leurs droits, en assurant leur autonomisation par la mis en place d’activités génératrices de revenus, mais aussi par des activités relatives à la vie en communauté, la santé de reproduction, les pandémies etc…La gravité galopante du paludisme a inspiré l’UNAFEHCI à axer sa politique de santé sur cette maladie.
Voici le bien fondé de l’atelier qui s’est tenu le mardi 22 février dernier à la salle Allah Kouadio Rémi de l’hôpital général de Toumodi ayant pour thème » Campagne inclusive contre le paludisme. » Cette séance de travail a consisté à former 20 femmes en situation de handicap afin qu’elles soient le relais vis à vis de la population. Trois spécialistes en la matière ont satisfait à cet exercice, ce sont docteur Koffi M’Boua Moise, la sage femme Aka née Irié Lou Irié Marina, et docteur N’Guessan Kouamé Yao Désiré. En emmenant les femmes en situation de handicap à s’engager dans la lutte contre le paludisme, ils les ont instruites sur les dangers de cette maladie et son mode de transmission en insistant sur la prévention de ladite maladie. Il a été dit que cette formation doit être plus accentuées sur les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans qui sont vulnérables. Il est juste de mentionner que cet atelier s’inscrit dans le cadre du projet » Voix essentielles « .
La présidente de l’UNAFEHCI Anne Cécile Konan a estimé qu’il est capital pour les femmes de se former afin se sensibiliser les populations de Toumodi contre le paludisme. Elle a demandé aux autorités surtout aux collectivités territoriales d’apporter une subvention aux personnes handicapées de la commune.