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Yamoussoukro: Usurpation du titre de chef de canton des Akouè, les chefs réagissent et Interpellent le préfet

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Baba Kouassi Yao Maurice secrétaire général (Sg) permanent de la chefferie traditionnelle de Yamoussoukro, entouré des Chefs de villages ont fait une déclaration ce samedi 13 Janvier 2024 au siège de ladite chefferie.

Au cours de cette conférence de presse, le porte-parole de la chefferie Akouè a dénoncé les pratiques de Monsieur Augustin Dahouet visant à saboter et défier l’autorité du chef Canton des Akouè. Il a par ailleurs invité les autorités compétentes, notamment le préfet de région de Yamoussoukro, Coulibaly Gando et le ministre de tutelle de la chefferie à prendre des dispositions qu’il faut pour mettre fin à ces attaques répétées contre la chefferie cantonale Akouè.

Déclaration intégrale


« Nous avons vu sur les réseaux sociaux et des medias qu’il y a un monsieur qui se nomme Dahouet Augustin qui s’est prévalu du titre de chef de canton (des Akouè). Je voudrais vous dire qu’il y a un seul et unique Chef Canton des Akouè qui connu et reconnu de tous. C’est Nanan Boigny N’Dri III. Je rappelle qu’il y a de cela dix ans que le chef de canton nanan Boigny N’Dri III a eu son arrêté de nomination. Et il y a de cela sept que nanan Boigny N’Dri III a gagné le procès contre Dahouet Augustin à la cour suprême.
Je ne comprends pas ce qui se passe. Je pense que pour une dernière fois, nous allons interpeler les autorités préfectorales, notamment le préfet de région préfet du département de Yamoussoukro.
Nous sommes prêts à l’aider dans sa mission. Je ne peux pas comprendre qu’un imposteur comme Dahouet Augustin l’invite à aller recevoir le président de la fédération camerounaise de football Samuel Eto. Et de surcroît au palais, pire, sur la tombe de Felix Houphouët Boigny.
Nous en tant que chefs, nous nous érigeons contre ce comportement, alors nous interpellons le préfet du département de Yamoussoukro, par ricochet le ministre de l’intérieur, parce que dans l’arrêté de nomination que le chef canton a reçu, en son article 2 est clair. Le canton doit être protégé par la loi, même dans l’arrêt de la cour suprême, à la fin le président de la république ordonne au ministre de l’intérieur, aux Huissiers de justice même au commandant des forces de sécurité de mettre en exécution la décision prise par la cour suprême.
Il suffit que le préfet lève le petit doigt pour demander aux gendarmes d’aller interpeler et d’arête ce monsieur parce que c’est la loi qui le demande. Nous sommes respectueux des lois de la république de Côte d’Ivoire et on ne veut plus admettre cela. Que le préfet prenne ses responsabilités, que le ministère de l’intérieur prenne ses responsabilités pour que nous arrêtons de vivre cette mascarade.
Nous interpellons le ministre de l’intérieur parce qu’il est notre première autorité. Nous aussi nous représentons le président de la république dans nos villages, pourquoi peut-on laisser bafouer notre autorité ?
Nous souhaitons que ce soit la dernière fois que monsieur Dahouet Augustin se pavane dans nos villages et partout ailleurs dans les parrures de chef avec les autorités pour se faire passer pour chef de canton. Si les autorités locales ne veulent pas prendre leurs responsabilités, nous chefs traditionnels chefs, allons prendre nos responsabilités. Et ce sont les autorités qui vont être responsable de ce qui va suivre.
Nous avons nos enfants, nos cadres qui sont avec nous et chaque fois, ce sont des comportements de ce genre qu’on voit.
Nous sommes les premiers maillons de l’administration au niveau de nos villages. Si quelqu’un bafoue notre autorité il faut que notre hiérarchie nous défende. Mais qu’on voit l‘autorité préfectoral en compagnie d’un imposteur, nous on estime qu’il y a une complicité.
Si nous rencontrons monsieur Dahouet dans les apparats dans une réunion publique, il nous trouver sur son chemin. Et nous allons poser l’acte qu’il faut. Parce que trop c’est trop. Que Dahouet Augustin et sa mère arrêtent de fatiguer le peuple Akouè, de fatiguer le canton Akouè. Nous en avons marre. Et je pense que c’est la dernière fois que cela se produit à Yamoussoukro.
Le peuple Akouè c’est 36 villages et six campements dont, ça fait en tout 42 localités»,

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