Initialement prévue pour se tenir le dimanche 10 mai 2026 à la place publique de Duékoué, l’intronisation de Guiré en qualité de chef du canton central de Duékoué a vivement été contestée ce vendredi 8 mai 2026, par les garants de la tradition de ladite commune, lors d’une visite de travail rendue au nouveau préfet de la région du Guémon. Une plainte qui sonne aussi comme la contestation des manoeuvres souterraines du préfet du Guémon sortant, le nouveau préfet de région étant moins au parfum des réalités du Guémon, moins d’un mois après sa prise de fonction.
Le déclic
Le jeudi 7 mai 2026, à l’occasion de la première visite administrative organisée par Addoh Tano, nouveau préfet du Guémon à la chambre des rois et chefs traditionnels du Guémon, plusieurs chefs du canton central de Duékoué ont affirmé avoir été mis à l’écart au profit des chefs de quartiers. « La majorité des chefs présents était des chefs de quartiers. Ce qui n’est pas normal », ont-ils dénoncé.
L’objectif de la saisine administrative régionale
Selon M. Glou, « cette démarche administrative vise à annuler purement et simplement la cérémonie d’investiture de Guiré prévue le dimanche 10 mai 2026, en raison des profondes dissensions sociales qui pourraient survenir dans une zone où de modestes crises se transforment aisément et régulièrement en une véritable crise inter-communautaire, très meurtrière ».
Un processus électoral traditionnel pourtant bouclé depuis plusieurs
Seul candidat sur les 5 en lice ayant été désigné par 11 responsables des us et coutumes sur les 13 habilités à choisir le chef du canton central de Duékoué, conformément à la tradition Wê, M. Glou Gnombléi Hubert jouit aujourd’hui d’une légitimité au plan traditionnel. Une légitimité qui mérite plutôt d’être entérinée par les autorités administratives, notamment le corps préfectoral à travers un décret de nomination dont la signature par le préfet sortant a étrangement été retardée.
Les raisons de la non-intronisation encore de M. Glou
Ex-secrétaire du chef du canton central de Duékoué par ailleurs ex-président de la chambre des rois et chefs traditionnels du Guémon, la cérémonie d’investiture de M. Glou Gnombléi Hubert a été reportée en raison de la plainte du chef de Bahé-Blaon, pour dit-il, « n’avoir pas été associé à l’organisation de cette cérémonie d’investiture qui aura pour cadre son village natal ».
Le nouveau préfet de région piégé par le préfet sortant?
Au nombre des dossiers sensibles de Duékoué transmis au nouveau préfet de Duékoué, devrait figurer en première ligne la question de la chefferie traditionnelle du canton central de Duékoué, outre la question du transvasement du gaz butane et la question foncière. Car cette question qui dure depuis 2022, date de la mort de Guéi Vléi Vincent, ex-chef du canton central et ex-président de la chambre des rois et chefs traditionnels du Guémon, suscite de vives réactions susceptibles d’embraser Duékoué, ville aux 800 morts en une seule journée de crise post-électorale d’octobre 2010 en Côte d’Ivoire. Le piège semble là, très visible. Car pourquoi maîtrisant tant ce dossier, le préfet sortant ne l’a-t-il lui-même pas évacué avant son départ?
Un dossier très peu maîtrisé par le nouveau préfet du Guémon
La passation de charges marquant la prise de fonction officielle de M. Addoh Tano en qualité du nouveau préfet de la région du Guémon, préfet du département de Duékoué n’a eu lieu seulement que le 24 avril 2026 à l’esplanade de ladite préfecture, en présence de l’inspecteur d’État Dion Flédéric. Un temps de prise de service jugé trop bref par les cadres, les observateurs de la société civile, pour passer au peigne fin toute la compilation de dossiers sensibles et non sensibles à lui transmis par le préfet de région sortant, M. Ibrahima Cissé, actuellement en poste à Aboisso.
Des mains claires-obscures des politiques soupçonnées
L’équidistance totale de toutes obédiences politiques de M. Glou Gnombléi Hubert déjà reconnue par le chef du canton central de Toulepleu et le chef du canton Zagné à Bagohouo, semble moins du goût de certains hauts cadres de Duékoué. Lesquels sont lourdement suspectés de ramer à contre-courant d’un système traditionnel déjà goupillé par les garants de la tradition du peuple Wê du canton central de Duékoué. Car bien qu’il soit ancien président d’Institution de la République, membre du Gouvernement, directeur général de société d’État, président de région, député et même maire, « aucun cadre, quel qu’il soit, ne se doit de s’immiscer dans la gestion des us et coutumes d’un peuple. À César donc ce qui lui revient de droit ».
Plaidoirie pour le maintien du climat de paix et de cohésion sociale à Duékoué
Après la rébellion politico-militaire de 2002 qui a eu son lot de désolation à Duékoué, la crise post-électorale de 2010 en Côte d’Ivoire qui a fait 800 morts à Duékoué, puis le conflit intercommunautaire de Guézon qui a vu le massacre du peuple Wê par les Dozos, un autre conflit se prépare à nouveau. Attisé par les politiques. Fort de cela, il serait souhaitable que les principes traditionno-africains de gestion des conflits sous l’arbre à palabres soit réactivés. Afin d’éviter à nouveau à cette belle localité en quête de repères pour panser ses plaies, de vivre dans la quiétude.
Associer ainsi l’image d’une haute personnalité de la République de Côte d’Ivoire à une telle situation conflictuelle, notamment le vice-premier ministre, ministre de la défense, c’est faire le lit de ses opposants internes au RHDP qui ruminent opportunités d’attaques politiques et ceux naturellement connus : THIAM, Gbagbo, Affi, Mme Gbagbo, Anaky Kobenan et Mme Danielle Bony-Claverie… Car quand l’étranger a de gros yeux, il lui suffit de prendre du recul pour mieux appréhender les choses avant de prendre ses propres décisions. Faute de quoi, il risque d’être induit en erreur et les populations n’hésiteront point non plus à lui donner un petit mauvais surnom très collant, comme c’est le cas bien de fois, sous plusieurs cieux.
La dynastie manoise hermétiquement instaurée depuis plusieurs décennies à Duékoué, au sommet des organisations traditionno-communautaires des Yacouba ou DAN installés dans la région du Guémon, ne sied plus aux Danites, originaires des départements de Danané et de Zouan-hounien. D’où la récusation pure et simple le dimanche 6 septembre 2026 par les ressortissants de Danané et Zouan-hounien, de M. Bouh, qui serait appelé à être investi « abusivement » les mois à venir par le ministre Mabri Albert Toakeusse Abdala. Une cérémonie dont le parrainage reviendrait au ministre délégué Sérey Doh Célestin, conformément aux échanges eus courant août 2026, à Bangolo avec la communauté manoise vivant à Duékoué.
La genèse de la situation qui prévaut depuis plusieurs décennies
Dans la région du Guémon, le mode opératoire du choix du garant central de la tradition du peuple DAN ou Yacouba ne fait point l’unanimité. Situation empirée, depuis la mort du chef central, l’honorable Kossa. Ce, malgré les interpellations des manois par le sage Ouoya Huberson, actuel chef central des DAN ressortissants des départements de Danané et Zouan-hounien vivant dans le Guémon.
Pis, la part belle est faite aux Danites du département de Man dans le bureau exécutif constitué, avec trois postes de vice-présidents, les sous-préfectures de Logoualé et de Sangouiné étant abusivement considérés comme des départements de pleins exercices.
À ces tares s’ajoutent la dynastie manoise hérigée des mains de maître au sommet des associations des femmes et des jeunes dont les deux responsables, en plus d’être issus du département de Man, sont de la même famille : le président régional des jeunes étant le petit frère de la présidente régionale des femmes.
De telles praxis dites « égocentriques dans le fonctionnement des organisations traditionno-communautaires » par un membre du corps préfectoral, ont inéluctablement conduit les DAN ressortissants des départements de Danané et Zouan-hounien à prendre leur destin en main le 5 juin dernier, pour désigner selon les us et coutumes de leurs ancêtres, leurs leaders communautaires.
Les noms des chefs traditionnels DAN ressortissants de Danané et Zouan-hounien dans le Guémon
Ainsi, ont été désignés à l’unanimité par le collège des sages dirigé par le patriarche Troh et ovationnés par les filles et fils DAN ressortissants de Danané et Zouan-hounien vivant dans le Guémon, les garants de la tradition dont les noms suivent :
L’honorable Ouoya K. Huberson, chef central des DAN ressortissants de Danané et Zouan-hounien et résidant dans le Guémon,
L’honorable Yomi Kapeu, chef des DAN ressortissants de Danané, résidant dans le Guémon,
By Alphonse, chef des DAN ressortissants de Zouan-hounien, résidant dans le Guémon.
Le cri de coeur des DAN ressortissants de Danané et Zouan-hounien, vivant dans le Guémon
« Quand on se perd en brousse, on rebrousse chemin », ont débuté les filles et fils du Nimba (Ndlr: Départements de Danané et Zouan-hounien). « Nous ne sommes pas venus en bascote pour transporter les affaires de tous ceux qui ont très peu d’égard pour nous. Nous existons, donc sommes », ont décrié le dimanche 6 septembre 2026 dernier en choeur cette forte colonie des Danites ressortissants de Danané et Zouan-hounien, vivant dans le Guémon, arbitre électorale du Guémon, lors d’une réunion qui a mobilisé plus de 500 personnes au domicile privé de l’honorable Yomi Kapeu à Duékoué.
Une bataille qui acte la création de la région du Nimba
Sous les dehors de cette bataille traditionno-communautaire se profile à l’horizon celle de la scicion de la région du Tonkpi en deux régions. Toute chose qui donnera naissance à la région du Nimba dont certaines commodités administratives ont déjà été créées notamment la DRENA du Nimba et bien d’autres services.
Tout est désormais clair et net dans le Guémon : les DAN ressortissants des Départements de Man, Biankouma et Sipilou, puis ceux des Départements de Danané et de Zouan-hounien ne tiennent plus le même langage traditionnel. Dès lors, la cérémonie d’intronisation en vue pour installer le chef central des DAN ressortissants du Tonkpi et vivant dans le Guémon ne saurait outre mesure les incomber, tous, à l’unanimité.
L’écrivain Goulivas Jean, connu sous le nom d’auteur Ancien Goulivas, a procédé, samedi 8 août 2026, à la dédicace de son deuxième ouvrage intitulé « Souvenirs de Jean Ouloassé », au Conseil régional du Cavally, à Guiglo.
La cérémonie s’est déroulée en présence de nombreux parents, amis et connaissances de l’auteur, ainsi que de Mme Assiè Lucie, directrice régionale de la Culture et de la Francophonie du Cavally, qui a reçu des mains de l’écrivain un exemplaire dédicacé de son œuvre.
Prenant part à cette cérémonie consacrée à la promotion de la littérature et à la transmission de la mémoire, Mme Assiè Lucie a salué cette initiative qui contribue à la valorisation de l’écriture et à la conservation de l’histoire et du patrimoine culturel. À travers « Souvenirs de Jean Ouloassé », Goulivas Jean entend laisser un héritage à ses enfants et à la jeunesse ivoirienne, en les invitant à s’intéresser davantage à leur histoire familiale, culturelle et communautaire. « Vous devez connaître votre propre histoire. Vous devez vous nourrir de la sagesse de vos aînés. Posez les questions sur l’histoire de votre famille, de votre tribu, de votre lignée. Ainsi vous ne serez pas perdu dans ce grand village planétaire », recommande l’auteur. L’écrivain souhaite également, à travers son parcours, encourager les personnes du troisième âge à continuer à apprendre, à se réaliser et surtout à transmettre leur expérience aux générations futures. « Ne dites pas qu’il est trop tard et que votre âge est avancé. Tant qu’il y a la vie, réalisez-vous, apprenez de nouvelles choses et transmettez à travers vos écrits qui resteront quand vous serez partis », exhorte-t-il. Cette dédicace constitue ainsi un moment de partage autour de la littérature, de la mémoire et de la transmission intergénérationnelle, avec l’ambition de contribuer à la préservation de l’histoire et des valeurs culturelles du Cavally.
Le 11 juillet 2026, Invité d’honneur de la première édition du Ywolê Festival, le président de la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance et président élu du Conseil régional de la Marahoué, Épiphane Zoro Bi Ballo, a réaffirmé son engagement en faveur d’un développement local fondé sur la promotion des valeurs culturelles et le renforcement des capacités des communautés.
La cérémonie, organisée à Degbezéré, dans le département de Bouaflé, a rassemblé autorités administratives, chefs traditionnels, cadres et partenaires institutionnels. Elle a été marquée par la remise officielle d’une ambulance au village de Ouanzanou ainsi que par la distribution de plusieurs équipements de production au profit des coopératives des 33 villages Ywolê.
Tricycles, broyeuses, décortiqueuses de riz et divers matériels ont été remis aux bénéficiaires afin de soutenir leurs activités génératrices de revenus et de favoriser leur autonomisation économique.
Prenant la parole, Épiphane Zoro Bi Ballo a salué une initiative qui, selon lui, traduit une vision du développement axée sur des actions concrètes au bénéfice des populations. Il a félicité la promotrice du festival, Marie-Laure Adjoua, pour son engagement en faveur de la promotion du patrimoine Ywolê et du développement de la Marahoué.
Il a également exprimé sa gratitude aux partenaires ayant contribué à la réussite de cette première édition, notamment la Direction générale de l’Emploi, dont l’appui a permis la mise en œuvre de plusieurs actions en faveur des communautés.
Au-delà de son caractère festif, le Ywolê Festival s’affirme comme un cadre de valorisation de l’identité culturelle Ywolê, de renforcement de la cohésion sociale et de promotion du développement à la base. Les prestations artistiques et traditionnelles qui ont rythmé la cérémonie ont donné un cachet particulier à cette première édition, appelée à devenir un rendez-vous majeur dans la région de la Marahoué.