Le 11 juillet 2026, Invité d’honneur de la première édition du Ywolê Festival, le président de la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance et président élu du Conseil régional de la Marahoué, Épiphane Zoro Bi Ballo, a réaffirmé son engagement en faveur d’un développement local fondé sur la promotion des valeurs culturelles et le renforcement des capacités des communautés.
La cérémonie, organisée à Degbezéré, dans le département de Bouaflé, a rassemblé autorités administratives, chefs traditionnels, cadres et partenaires institutionnels. Elle a été marquée par la remise officielle d’une ambulance au village de Ouanzanou ainsi que par la distribution de plusieurs équipements de production au profit des coopératives des 33 villages Ywolê.
Tricycles, broyeuses, décortiqueuses de riz et divers matériels ont été remis aux bénéficiaires afin de soutenir leurs activités génératrices de revenus et de favoriser leur autonomisation économique.
Prenant la parole, Épiphane Zoro Bi Ballo a salué une initiative qui, selon lui, traduit une vision du développement axée sur des actions concrètes au bénéfice des populations. Il a félicité la promotrice du festival, Marie-Laure Adjoua, pour son engagement en faveur de la promotion du patrimoine Ywolê et du développement de la Marahoué.
Il a également exprimé sa gratitude aux partenaires ayant contribué à la réussite de cette première édition, notamment la Direction générale de l’Emploi, dont l’appui a permis la mise en œuvre de plusieurs actions en faveur des communautés.
Au-delà de son caractère festif, le Ywolê Festival s’affirme comme un cadre de valorisation de l’identité culturelle Ywolê, de renforcement de la cohésion sociale et de promotion du développement à la base. Les prestations artistiques et traditionnelles qui ont rythmé la cérémonie ont donné un cachet particulier à cette première édition, appelée à devenir un rendez-vous majeur dans la région de la Marahoué.
La communauté Goly de Bonon a franchi une étape majeure de son organisation avec l’installation officielle de son chef, Kouamé Konan, plus connu sous le nom de « Gbizie ». Organisée le samedi 11 juillet 2026 au Centre culturel de Bonon, cette cérémonie a consacré l’aboutissement d’un processus longtemps attendu par les ressortissants Goly établis dans le département.
L’événement a mobilisé plusieurs personnalités administratives, politiques et coutumières, parmi lesquelles le député de la circonscription de Bodokro, Lolobo, N’Guessankro et Marabadiassa, Kouakou Kouamé Maxime, parrain de la cérémonie, le député-maire de Bonon, Yacouba Koné, le préfet du département, Yapi Claude Ogou, ainsi que les chefs traditionnels et les cadres de la communauté.
Dans son adresse, le député Kouakou Kouamé Maxime a salué une journée historique pour les Goly de Bonon. Selon lui, l’installation d’un chef communautaire traduit la volonté des fils et filles Goly de préserver leurs repères tout en consolidant leur intégration dans leur terre d’accueil« Cette cérémonie est bien plus qu’une simple désignation. Elle montre que, même loin de notre terre d’origine, nous restons unis, solidaires et respectueux de nos valeurs », a-t-il déclaré.
S’adressant au nouveau chef, le parlementaire l’a invité à faire de l’écoute, du dialogue et du rassemblement les fondements de son action. Il a insisté sur la responsabilité qui lui incombe désormais de fédérer les membres de la communauté, de préserver l’entente entre eux et de porter leur voix avec dignité auprès des autorités et des autres communautés« La responsabilité que vous recevez aujourd’hui est importante. Vous êtes appelé à rassembler, à maintenir la cohésion et à représenter dignement notre communauté. Je suis convaincu que vous saurez accomplir cette mission avec sagesse, humilité et sens du devoir », a-t-il affirmé.
Cette investiture vient surtout mettre un terme à plusieurs années d’incertitude. Retracant le parcours ayant conduit à cette désignation, le porte-parole de la communauté, Koffi N’Dri Jules, a rappelé que les Goly, installés depuis de nombreuses années à Bonon, ne disposaient plus de chef reconnu depuis le décès de Konan Amani en 2005. « La communauté Goly, présente dans le département de Bonon, terre des Gouro avec lesquels elle vit en bonne intelligence, n’a jamais eu de chef officiel jusqu’en 2003. Le patriarche feu Kouamé Kouassi Blaise a fait mains et pieds pour présenter un chef des Goly à la chefferie centrale Baoulé en 2004, en la personne de feu Konan Amani, décédé en 2005. Depuis lors, trouver un chef de la communauté Goly s’avérait impossible, car ce poste était considéré comme mortel par les uns et les autres. Mais grâce à la grande diplomatie du patriarche Kouamé Kouassi Blaise, le père Kouamé Konan, affectueusement appelé « Gbizie », a accepté d’assumer les fonctions de chef des Goly à Bonon », a-t-il expliqué.
Le préfet du département, Yapi Claude Ogou, a, pour sa part, exhorté les membres de la communauté à accompagner leur nouveau chef dans l’exercice de sa mission. Il les a invités à cultiver le respect, la discipline et l’unité, estimant que ces valeurs demeurent indispensables au renforcement de la cohésion sociale et du vivre-ensemble.
Des innovations msjeures ont été apportées à la 4ème édition du marathon du Goh dénommé ‘’Mara- Goh 2026’’, a annoncé le commissaire général, SibaÏ Marius, lors d’une conférence de presse de lancement qui s’est tenue le vendredi 26 juin 2026 à la salle de réunion de la direction régionale des Sports du Goh à Gagnoa.
Une thématique inspirante qui se déroulera au rythme du tam-tam parleur
Placé sous le thème, « Le Marathon au rythme des tambours>>, l’édition 2026 du ́’́Mara-Goh’́ aura un double aspect fondamental : un événement qui alliera à la fois des pand sportif et culturel.
C’est initiative de l’ONG Harmonie est née de la conviction de ses membres de combiner la pratique du sport et la promotion de la culture perçues comme de puissants leviers de cohésion sociale, de promotion du patrimoine culturel, de brassage des peuples et de développement local.
« En réunissant le sport et la culture dans un même événement, l’objectif du commissaire général est d’offrir à Gagnoa une manifestation unique, porteuse de sens et d’identité… Le marathon sera bien plus qu’une compétition sportive. Il sera une célébration de l’endurance, du dépassement de soi, de la fraternité et du vivre-ensemble », a indiqué Sibaï Marius, président de l’ONG Harmonie.
Un aperçu des activités prévues
À cette occasion, les différentes vertus du tam-tam parleur seront mises en lumière, notamment sa vocation de communication, de rassemblement des peuples sans distinction, de transmission des traditions et d’éveil de conscience collective des hommes dans la société. D’où les prestations artistiques pipulaires pour le magnifier, des ateliers pour des échanges très constructifs avec les maîtres du langage tambouriné prévus à cet effet.
Les grandes articulations de l’événement.
La compétition se déroulera du 14 au 15 août 2026 dans les rues de Gagnoa. Elle donnera l’opportunité à plus de 1 000 athlètes professionnels, des amateurs, des jeunes et tous ceux qui souhaitent partager un moment de convivialité autour des valeurs du sport, de participer à la compétition. Sur le plan sportif, les distances à parcourir selon le directeur de course Cissé Karamoko de la Fédération ivoirienne d’athlétisme (FIA), par ailleurs co-animateur de la conférence de presse, sont les 5 km, 20 ́km et 21 km, dans différentes catégories suivantes : les moins de 20 ans, les moins de 35 ans, les moins de 50 ans et les 50 ans et plus.
Notons que pour l’édition 2025, le marathon a mis en lumière les similitudes entre les peuples Sénoufo du nord et Béthé de Gagnoa.
Ouncado PIERROT, infos avec Edson Djédjé Capri à Gagnoa
Créée le samedi 23 mai 2026 en France plus précisément à Paris, Boya Pâh est une tribune apolitique aux relents social, culturel et économique. Par ailleurs, ce projet de réseaux de la diaspora Wê est une plateforme dont les acteurs oeuvrent dans une synergie d’actions, pour développer durablement leurs régions natales (Ndlr: régions du Cavally et du Guémon) en République de Côte d’Ivoire, sise en Afrique de l’Ouest. Sa première édition qui reste fondamentalement gravée dans la conscience collective des uns et des autres, fera l’objet d’un bilan général, par commission, le samedi 4 juillet 2026 dans l’après-midi à Paris 11ème arrondissement, lors d’un atelier de réflexion devant prévoir à terme, les grands axes du déroulement de sa seconde édition tant attendue par tous.
Contexte et objectifs de la création de Boya Pâh en France
La quête du mieux-être pour faîre rayonner les régions du Guémon et du Cavally en les inscrivant dans le concert des localités développées de la Côte d’Ivoire et d’Afrique, a suscité chez les filles et fils Wê de la diaspora ivoirienne, l’idée de la création le samedi 23 mai 2026 à Paris, de la plateforme apolitique dénommée Boya Pâh. Une initiative collégiale qui nous sommes sans ignorer, vise à relever trois (3) grands défis majeurs :
Créer des liens d’unité, de fraternité et de solidarité entre les Wê partout dans le monde,
Bâtir des ponts avec les grandes économies industrielles,
Nouer diverses alliances à travers le monde,
Mobiliser des ressources au service du développement social, économique et culturel du Guémon et du Cavally.
Boya Pah, un cadre de promotion du social entre les Wê
À l’image de l’écrivain Ahmadou Kourouma qui a prôné la solidarité africaine, tous les acteurs de Boya Pâh, sans distinction aucune, ont présenté la solidarité comme l’idée maîtresse qui sous-tend sa création. Bref, un retour aux valeurs ancestrales africaines pour mobiliser en réseau toutes les compétences des pays Wê du Guémon et du Cavally en économie, en finances, en industrie, en technologie, en intelligence artificielle, partout dans le monde d’une part. D’autre part, pour mettre en place un corps de mentors Wê au service des jeunes et autres entrepreneurs. Mais pour y parvenir, une organisation « dans des véhicules transparents – fonds solidaires, coopératives d’investissement, tontines professionnelles -au service de projets à impact dans le Guémon et le Cavally » aura-t-elle le mérite de voir le jour afin d’offrir à la jeunesse brillante, formée, inventive et déterminée, des passerelles : bourses, stages, incubateurs, programmes de retour sécurisé et utile.
Boya Pah, une tribune pour la promotion du patrimoine culturel Wê
Au nombre des valeurs intrinsèques que compte promouvoir Boya Pâh figue le riche patrimoine cultuel des régions du Cavally et du Guémon. Un patrimoine culturel diversifié exploité judicieusement par la professeure Angèle Gnonsoa. Patrimoine dont la promotion ne peut être dissociée du patrimoine touristique et socio-économique très ambiant et caustique. C’est donc à raison que le Dr Mathias Néhan « veut rêver, enfin, d’un peuple Wê, creuset de grandes contributions nationales, présent aux grands rendez-vous des décisions économiques, culturelles, sociales qui façonnent la Côte d’Ivoire et le monde. Une vision Senghorienne du peuple Wê dont la voix compte et doit compter parceque ses actes parlent, un peuple dont les territoires rayonnent parceque ses enfants coopèrent, un peuple dont la mémoire inspire parce que son avenir se construit ».
Boya Pah, une plateforme de développement économique du Wêland
Plusieurs conditionnalités sont à réaliser pour favoriser le développement du Wêland. Lesquelles ont été définies par le Dr Mathias Néhan, l’une des figures emblématique de la diaspora Wê en Europe. Ce sont entre autres :
Investir dans le développement en plus de le vouloir,
Accompagner le développement,
Transformer patiemment les idées en chantiers, les chantiers en réalisations, les réalisations en habitudes collectives.
Bref, un cycle vertueux que les Wê de la diaspora devont enclencher pour inciter leurs parents et autres partenaires à l’action. Chacune et chacun se devant de se considérer comme un Ambassadeur de la vision Wê, un catalyseur du changement, un relais de confiance. Car a-t-il conclu « Le leadership ne se résume pas aux titres ; il se reconnaît aux services rendus, à la constance, à la loyauté ».
Boya Pah, cadre apolitique
Pour réussir le pari de la mobilisation des Wê de la diaspora et ceux restés au pays natal, les initiateurs de Boya Pâh ont sciemment dressé avec méthode une muraille d’actions entre la politique de développement qui inclu la cohésion, la franchise et la synergie d’actions aux relents communautaires et participatifs dénués de tout intérêt personnel et la politique politicienne, facteur de promotion du moi vain, toujours conflictuel et non fédérateur. En de termes beaucoup plus lucides, si la première est de mise, la seconde quant à elle n’est pas du tout la bienvenue à Boya Pâh, pour dire ainsi juste.
Le succès de la 1ère édition de Boya Pâh lié son caractère inclusif
Le succès de sa première édition est dû fondamentalement aux contributions efficientes du parrain Joël Kela TIESSONHI, celles de la jeunesse Wê de la Diaspora (AJ) Wê, du comité d’organisation dont la Coordinatrice du Comité Marie Carole N’diaye et du président du Comité Serge BAH, des têtes couronnées Wê de la Diaspora ( la chefferie traditionnelle Wê de la Diaspora) avec à leur tête, le patriarche Joseph Poté, de toutes les mamans, de tous les cadres Wê, de toutes les associations des Wê de la Diaspora Européenne et des élus Wê dont le maire GNAMKE Moïse de Facobly et l’honorable Ange GNONKA, député de Guéhiébly.
Boya Pâh, une boussole du peuple Wê
À travers Boya Pâh, la diaspora Wê jette les fondations d’un évènement majeur de la communauté Wê de la diaspora. Un rend-vous appelé à compter dans l’existence des Wê, dans leur histoire, dans l’avenir des du Guémon et du Cavally. « Car ce qui est inauguré ici n’est pas seulement une cérémonie, mais une Direction, une vraie boussole. Boya Pâh se veut dès lors un contrat moral entre Wê. Boya Pâh n’est pas un simple slogan, c’est un dessein : devenir la Rencontre annuelle majeure des filles et fils Wê, avec une mission claire et exigeante », a conclu le Dr Mathias Néhan.
En somme, convenons-nous que le comité d’organisation de Boya Pâh 2026 a réussi un grand pari dans l’Hexagone : réunir à Paris tous les Wê de la diaspora dans la diversité, pour promouvoir la civilisation de leurs ancêtres et réfléchir sur les principaux axes de développement de leur Wêland natal aux énormes potentialités. Un cadre de retrouvailles, de réflexions et de structurations des idées et des ressources de la diaspora Wê, pour une Diaspora Unie, Organisée et Engagée. Toutes choses qui méritent à juste titre donc véritablement le soutien de l’État de Côte d’Ivoire et des partenaires au développement, pour plus d’efficacité dans la durée.