Après avoir adressé un préavis de grève de deux semaines(du 23 avril au 07 mai 2024) au ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique pour dénoncer le mauvais traitement salarial de certains responsables des universités et des structures sous tutelle du ministère de l’enseignement supérieur, les membres de l’intersyndicale du personnel administratif et technique du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (IPAT-MERS) sont rentrés en grève pour protester contre le non-paiement des heures supplémentaires et complémentaires, ainsi que le non-respect du salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) pour les ouvriers.
Pour exprimer leurs ras-le-bol à la presse, les membres du bureau exécutif national ( BEN) dudit syndicat ont animé une conférence de presse le 08 mai 2024 dans un complexe hôtelier de Bouaké.
Lors de cette conférence, le président du syndicat, Gapea Emerson, a exposé les motifs de la grève: « Nous avons envoyé un préavis de grève à l’administration du 23 avril au 07 mai 2024 soit deux semaines pour que si rien n’est fait, nous allons entrer en grève mais rien a été fait. Les heures supplémentaires ne sont pas payés or les structures sous tutelle du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique ont un budget pour ça afin d’aider les enseignants dans la dispensation des cours. Ce qui fait le plus mal est que, étant donné qu’il n’y a pas de grille de répartition, les responsables des structures payent ce qu’ils veulent selon leurs humeurs et selon la tête du concerné. Nous avons donc décidé d’initier une grève à travers l’arrêt des travaux sur l’université du 08 au 10 mai et si rien est fait , nous allons continuer. Tous les services sont fermés(bibliothèque, service scolarité, les ressources humaines, la comptabilité et bien d’autres) à l’exception des centres de santé qui existent aux seins des universités pour offrir quelques soins. De ce fait, nous réclamons donc le paiement intégral des heures supplémentaires car nous n’allons pas faire plaisir à quelqu’un. Nous voulons pas que notre argent soit cacher dans des caisses noirs car nous savons qu’il y’a des ressources mais qui sont mal reparti», a déclaré Gapea Emerson.
Poursuivant, il a ajouté le non-paiement du Smig aux ouvriers :« nous voulons informer le ministre de ce que le paiement des arriérés cumulés sur l’année 2023 suite à la revalorisation du SMIG aux travailleurs des travailleurs des structures sous tutelle n’est pas encore effectif. Et cela en dépit du décret n°2022-986 du 21 décembre 2022 portant revalorisation du SMIG de 60 000f à 75 000f lequel est entré en vigueur le 1er janvier 2023, sans oublier l’arrêté n°0050/MEPS/CAB du 19 mai 2023 augmentant les salaires minima catégoriel de 12% pour le traitement des agents exerçant une fonction administrative et de 14% pour les ouvriers. Malheureusement, le constat est qu’aucune structure sous tutelle du ministère de l’enseignement supérieur ne l’applique », a-t-il décrié.
l’intersyndicale du personnel administratif et technique du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (IPAT-MERS) est une organisation qui regroupe plus de 1500.
Prince Koffi.