Dans le cadre de la promotion de la sécurité alimentaire et de la consommation de cultures maraîchères telles que la tomate, le concombre, le chou et d’autres produits, le Centre National de Recherche Agronomique (CNRA) a présenté des solutions innovantes pour le développement de ces cultures. L’événement s’est tenu le mercredi 12 février 2025, dans les locaux de la direction régionale du CNRA à Bouaké, en présence de personnalités politiques, administratives et agricoles.
Au cours de son intervention, le Dr Nouffé Diakaria, chef du programme cultures maraîchères et protéagineuses au CNRA de Bouaké, a lancé un appel aux producteurs pour éviter l’utilisation abusive des pesticides : « Pour assurer une meilleure sécurité alimentaire, nous invitons les producteurs de cultures maraîchères à ne pas utiliser les pesticides de manière indiscriminée. Nos études montrent que 92 % des personnes exerçant dans ce secteur ne sont ni formées ni respectent les dosages recommandés des pesticides. Cette pratique présente des risques importants pour la santé des consommateurs », a-t-il dénoncé.
Le Dr Diakaria a ensuite encouragé la population à adopter les nouvelles techniques agricoles proposées par le CNRA : « Pour pallier ces défis sanitaires, nous recommandons l’utilisation de techniques agricoles modernes pour garantir des cultures saines et sûres. Nous proposons notamment l’utilisation de filets anti-insectes, qui permettent de protéger les cultures en les recouvrant de filets imperméables aux insectes. Nous proposons également la culture hors-sol, accessible à tous. Nous insistons également sur l’importance de respecter les dosages des pesticides », a-t-il ajouté.
De son côté, le préfet de la région de Gbêkê et préfet du département de Bouaké, Tuo Fozié, a salué l’initiative du CNRA et encouragé les jeunes, notamment les étudiants, à s’intéresser aux activités agricoles après leurs études universitaires : « J’exhorte les étudiants et l’ensemble des populations à s’intéresser aux métiers agricoles, car cela constitue une réponse concrète au chômage. De nombreux jeunes se plaignent de ne pas trouver de travail, alors que l’agriculture est un secteur vaste qui offre de nombreuses opportunités pour s’autonomiser financièrement », a-t-il affirmé.
Prince Koffi