L’Organisation internationale du Travail (OIT) a organisé, du mardi 6 au mercredi 7 mai 2025 à Yamoussoukro, la deuxième édition du « Café Médias », un séminaire de renforcement de capacités destiné aux membres du Réseau des journalistes spécialisés en travail décent (RJSTD).
La session a réuni une cinquantaine de participants, dont 32 journalistes membres du Réseau, des professionnels des médias et des étudiants en journalisme de l’Institut des Sciences et Techniques de la Communication (ISTC). Elle visait à doter les journalistes d’outils pratiques et de connaissances approfondies sur le mandat de l’OIT, ses actions en Côte d’Ivoire ainsi que dans cinq autres pays couverts par le bureau d’Abidjan (Togo, Bénin, Mali, Niger et Burkina Faso).
En ouvrant les travaux, la directrice du Bureau pays, Ndeye Coumba Diop, a exposé les enjeux du partenariat entre l’OIT et les médias. « Cette rencontre vise à partager nos priorités stratégiques, à échanger sur les quatre piliers du travail décent — création d’emplois, droits au travail, protection sociale et dialogue social —, à présenter nos projets phares et à renforcer les capacités des journalistes pour une meilleure compréhension de notre mandat », a-t-elle déclaré.
Elle a souligné l’importance d’un partenariat stratégique avec les médias : « Ensemble, nous pouvons mieux faire connaître les enjeux du monde du travail, appuyer les réformes en cours et informer les citoyens de manière responsable et éclairée. »
La Directrice pays a rappelé que l’OIT, seule agence onusienne à adopter une approche tripartite, rassemble gouvernements, employeurs et travailleurs autour de la promotion du travail décent. Elle a réaffirmé l’engagement de l’organisation à bâtir un avenir du travail centré sur l’humain, en étroite collaboration avec les institutions nationales.
Les participants ont salué la qualité des échanges et la pertinence des thématiques abordées : travail des enfants, conditions des travailleurs agricoles, enjeux du changement climatique, rôle du journaliste dans la promotion du travail décent, et méthodes de communication de l’OIT.
La présidente du RJSTD, Méliane Kury, a exprimé sa gratitude envers l’OIT pour cette initiative. Elle a plaidé pour la multiplication de ces formations afin de mieux outiller les journalistes sur les questions liées au monde du travail.
Fort des enseignements tirés et inspiré par les expériences d’autres réseaux, le RJSTD a réaffirmé sa volonté de renforcer son engagement et de consolider les compétences de ses membres dans les mois à venir.