Réunis à Yamoussoukro, les représentants des clubs et associations pour l’UNESCO de plusieurs pays africains, membres de la Confédération Africaine des Clubs et Associations pour l’UNESCO (CACU), ont lancé une vaste campagne de soutien à la candidature de Firmin Édouard Matoko à la direction générale de l’UNESCO. Une mobilisation continentale, portée par la vision d’un leadership africain au service de l’universel.
Ce mardi 29 juillet 2025 à Yamoussoukro, la capitale politique ivoirienne a été le théâtre d’un moment fort de diplomatie citoyenne et panafricaine. Dans la salle de conférence dédiée à l’événement, la Confédération Africaine des Clubs et Associations pour l’UNESCO (CACU) a officiellement déclaré son soutien à la candidature de Firmin Édouard Matoko, actuel haut responsable onusien, pour le poste de Directeur général de l’UNESCO.
C’est par un discours solennel que Gabin Ahogbédji ALLOGNON, président de la CACU et représentant du Bénin, a donné le ton de cette mobilisation. Avec passion et conviction, il a dressé un portrait éloquent du candidat, soulignant l’importance d’un leadership enraciné dans les réalités du terrain, mais orienté vers l’universel.
« C’est avec un profond sens du devoir et une conviction claire que nous apportons un soutien ferme, légitime et argumenté à la candidature de Monsieur Firmin Édouard Matoko », a déclaré le président de la CACU. « Sa candidature n’est pas seulement celle d’un continent. Elle incarne une vision du monde fondée sur la paix, le dialogue des cultures, l’éducation pour tous, et la coopération internationale. »
Firmin Matoko est bien connu des sphères diplomatiques et culturelles internationales. Économiste du développement et diplomate de haut rang, il a occupé plusieurs fonctions stratégiques au sein de l’UNESCO, notamment celle de Sous-directeur général en charge de l’Afrique et des relations extérieures. Son action constante pour la culture de la paix, les droits de l’homme, l’éducation inclusive et la diversité culturelle en fait, selon ses soutiens, le candidat idéal pour affronter les défis actuels de l’organisation.
Le président de la CACU n’a pas manqué de rappeler qu’en près de 80 ans d’existence, l’UNESCO n’a connu qu’un seul directeur général africain : le Sénégalais Amadou Mahtar Mbow, élu en 1974. « Soutenir Firmin Matoko aujourd’hui, ce n’est pas céder à un réflexe identitaire ; c’est corriger un déséquilibre géopolitique devenu anachronique », a-t-il souligné, appelant les 58 membres du Conseil exécutif de l’UNESCO – dont 13 pays africains – à marquer l’histoire en soutenant cette candidature.
Au-delà de l’engagement verbal, plusieurs représentants nationaux ont pris la parole pour exprimer leur soutien. Le Burkinabè, Bouda Augustin, l’Ivoirien, Any Bertin Kouagou et le Béninois, Gabin Ahogbédji ALLOGNON ont, à tour de rôle, salué les compétences, l’intégrité et la vision de Matoko, tout en rappelant la nécessité pour l’UNESCO d’être dirigée par un homme de terrain, capable de relancer la coopération multilatérale et de construire des ponts entre les nations.
« Matoko n’est pas seulement le candidat de l’Afrique. Il est le candidat du multilatéralisme rénové, d’une gouvernance centrée sur l’humain et sur la paix. Son parcours est une réponse aux besoins actuels de l’UNESCO », a insisté Any Bertin Kouagou, président de la Fédération Ivoirienne des Clubs UNESCO.
Le contexte mondial marqué par les crises multiples – climatiques, identitaires, éducatives – et par le désengagement de certains partenaires traditionnels de l’UNESCO, comme les États-Unis, exige un leadership expérimenté et visionnaire. Pour la CACU, Matoko représente cette capacité de transformation, avec une vision ancrée dans l’Afrique mais résolument tournée vers l’universalité.
Le slogan de cette campagne, lancé à la fin de la cérémonie, résume l’esprit de la mobilisation : « Toutes et Tous pour l’UNESCO, l’UNESCO pour toutes et tous. » Un appel vibrant à l’unité, à la justice et à la reconnaissance des talents africains sur la scène mondiale.
À quelques mois de l’échéance électorale, la dynamique lancée à Yamoussoukro pourrait bien marquer un tournant historique pour l’UNESCO, et plus largement pour la place de l’Afrique dans les grandes institutions internationales.