KORHOGO, Côte d’Ivoire — Après la cérémonie de lancement du projet « Les femmes conduisent la Paix et la Prospérité en Côte d’Ivoire » à Ferkessédougou, l’initiative du Réseau des Médiatrices de Paix de Côte d’Ivoire entre dans sa phase d’exécution à Korhogo avec une série d’activités cruciales. Le lundi 28 juillet, l’Espace Amis des Femmes a accueilli un atelier d’information et d’éducation sur l’identification et la dénonciation des violences basées sur le genre (VBG). Cet important projet vise à renforcer le rôle des femmes, des jeunes filles et des médiatrices dans les processus de paix, de cohésion sociale et de développement durable, notamment dans les régions sensibles de Ferkessédougou et Korhogo.
Une cinquantaine de femmes, dont celles venues de Ferkessédougou, ont pris part à cette session de renforcement des capacités. L’atelier, animé par plusieurs experts, s’est articulé autour de trois sous-thèmes majeurs, tous abordés avec des études de cas pratiques. Les participantes ont pu échanger sur les défis et les enjeux de l’accès à la justice pour les survivantes de VBG, les mécanismes pour actionner l’appareil judiciaire, et les stratégies de collaboration entre Organisations de la Société Civile (OSC) pour une prise en charge holistique.
Les intervenants ont insisté sur l’importance de la contribution des femmes et des filles dans la lutte contre les violences, tout en rappelant les lois qui garantissent leur protection ainsi que les services d’État et les organisations de défense des droits qui peuvent les accompagner. Dans le cadre de ce projet, une synergie a été mise en place avec les ministères de tutelle (Ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, Ministère de la Solidarité et de la Lutte contre la Pauvreté, Ministère de la Santé) pour assister 50 survivantes.
Cet atelier a également été marqué par la présence d’autorités administratives, telles que le Médiateur délégué de Korhogo, M. Seka Michel, et des représentants d’ONU Femmes, du Conseil National des Droits de l’Homme, et des ministères concernés. Tous ont réaffirmé leur soutien à cette initiative.
Financé par l’Agence Française de Développement (AFD), dans le cadre du programme Pour les Agendas FeminiSTES – PFS et porté par un consortium piloté par Equipop, en partenariat avec Dakonia, Gorée Institute, ce projet s’inscrit dans une dynamique participative visant à promouvoir une paix durable et à consolider le lien entre l’autonomisation des femmes et la stabilité sociale en Côte d’Ivoire. Il sera mis en œuvre de mai à décembre 2025 dans les localités ciblées par le projet, avec pour ambition d’instaurer un dialogue inclusif, mobiliser les acteurs institutionnels et communautaires, et garantir une participation active des femmes à la vie publique.
Natacha kouakou