Réunis à Yamoussoukro sous l’égide de l’Organisation internationale du Travail (OIT), les acteurs institutionnels, syndicaux et partenaires techniques de la filière hévéa ont adopté une feuille de route commune visant à renforcer la santé, la sécurité au travail et la protection sociale des travailleurs. Cette dynamique collective marque une étape décisive vers l’amélioration durable des conditions de travail dans ce secteur clé de l’économie ivoirienne.
L’atelier de réflexion sur le projet d’amélioration de la santé, de la sécurité au travail et de la protection sociale dans la chaîne de valeur de l’hévéa s’est achevé ce vendredi à Yamoussoukro. Organisé sous la conduite de l’OIT, avec son appui financier, il a réuni pendant plusieurs jours les principaux acteurs concernés.
La cérémonie de clôture a été marquée par l’intervention de Mme Marie Rose MESSOU, Directrice de l’Inspection du Travail, qui a salué la qualité des échanges et l’engagement des participants. « Cet atelier nous a permis de confronter nos points de vue, de renforcer nos compétences, de partager nos expériences et surtout de clarifier les mandats institutionnels des différents acteurs engagés dans ce projet », a-t-elle déclaré.
Elle a annoncé l’adoption d’une feuille de route concertée, considérée comme un jalon important pour la mise en œuvre du projet. Ce plan d’action s’articule autour de la sensibilisation et de la formation des travailleurs, du renforcement du contrôle de conformité, de la recherche de financements pour soutenir les activités, ainsi que de la coordination entre les parties prenantes. « Ce document stratégique traduit notre engagement collectif à agir de manière coordonnée, tout en tenant compte des réalités du terrain et des besoins des travailleurs », a-t-elle précisé, avant d’appeler à transformer « ces engagements en actions concrètes au bénéfice des travailleurs, des communautés et de toute la filière ».
De son côté, M. Adolphe GBAYORO, Coordonnateur de l’Intersyndicale de Santé et Sécurité au Travail, a salué les conclusions de l’atelier. « Ces travaux nous ont permis de passer en revue tous les risques auxquels les travailleurs de la chaîne de valeur de l’hévéa peuvent être exposés, et de proposer des solutions réalistes », a-t-il indiqué. Le syndicaliste a rappelé que ce projet pilote, initié avec l’appui de l’entreprise italienne Elli, devra à terme être élargi à l’ensemble du territoire national. « Si les résultats sont concluants, l’État de Côte d’Ivoire pourra prendre le relais et vulgariser ce modèle », a-t-il ajouté.
En clôturant la cérémonie, Mme Messou a réaffirmé l’engagement des parties prenantes à poursuivre les efforts dans l’intérêt des travailleurs. Les participants repartent désormais avec une feuille de route claire et l’espoir que cette dynamique collective contribuera à améliorer durablement les conditions de travail dans la filière hévéa.