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[Côte d’Ivoire : BILLET RETOUR AU PDCI-RDA] La société civile, ce python qui avale THIAM

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« Billet retour » est une chronique satirique de votre organe numérique préféré infocentrale.net. Il jette un regard lucide sur les faits de notre société, d’Afrique en Europe, en passant par l’Asie, l’Australie et l’Amérique. Ce premier numéro fait un zoom sur les tares du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire/Rassemblement Démocratique Africain (PDCI-RDA), notamment l’étranglement méthodique de cette formation politique si Démocratique par des organisations de la société civile.

Sous le couvert de la société civile, ils ont été efficaces pour accomplir certaines missions à un moment. Mais aujourd’hui bombardés membres du Bureau Politique (BP), la donne doit-elle changer fondamentalement pour éviter que le vase déjà plein ne déverse dans le décor ambiant et de plus en encombrant, de l’eau potable pourtant utile pour sauver les braves militants et autres cadres de première ligne et de première heure de la formation politique du grand-père à tous : feu Félix Houphouët-Boigny.

Le vuvuzela militantique d’écran très intéressé ces dernières années qui a eu droit de cité après la mort du Sphinx de Daoukro et qui consiste non point à gravir rationnellement les marches des instances et autres structures du parti septuagénaire dans les normes, mais à les jamper voire les courcicuiter, jaunit davantage à la vitesse nucléaire, quoi qu’on le dise, les feuilles vertes de la Grande Maison que tous ont vu Vertes depuis leur naissance.

Pourquoi tant de pas de géant en si peu de temps des acteurs de la société civile sensés être confinés dans leur département, conformément à la terminologie étymologique de leur dénomination initiale?

Dans les anti-chambres des structures du parti, des mouvements associatifs, des organisations de la société civile et de la haute direction du PDCI-RDA, ceux qui s’exhultent après ces nominations qui contournent les règles de l’art, sans être entérinées par un Congrès n’ont vraiment rien compris du fonctionnement de ce beau et plus vieux parti de la Côte d’Ivoire. Mais les sachants, eux, se muent dans un silence non approbateur et observent pour voir jusqu’où ira leur leader, avant de rompre le silence à temps opportun.

En clair, selon les observateurs, la part très belle faite à ces acteurs pourtant dits de « seconde zone » dans la conception de la récente liste des 322 nouveaux membres du BP, au détriment des associations politiquement déclarées, ouvertement assumées et d’ailleurs rattachées au parti septuagénaire et à son président, semble masquer très piètrement, gauchement et veulement la quête de popularité décisionnelle ou l’emprise de TiThi sur ce parti de droite lors de toutes ses prochaines sessions internes.

Mais que craind donc THIAM : d’être évincé lors d’une réunion du BP ou de fonctionner toujours qu’avec une clique proche du cercle restreint d’une fameuse conseillère politique l’ombre, elle-même non politique et qui tant de fois, foule tout au pied, au passage?

Quand l’interview Vlankan à Paris face à Alain Foka a été exploitée judicieusement pour annoncer la candidature à un quatrième mandat tant contesté puis, quand pour affaiblir un THIAM il faut passer par un autre THIAM, il faudrait que le THIAM président du PDCI-RDA sache maintenant « gouverner, en ouvrant aussi les yeux « , dit-on chez les Akouê, en pays Baoulé à Yamoussoukro. « Critiquer, c’est aussi aimer », dit-on en pays Yacouba. « Et lorsqu’on se perd en brousse, mieux vaut revenir sur ses propres pas », disait un Sage à Séileu, dans le Département de Danané.

Ouncado PIERROT

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