L’OP du commissariat de police numéro 2627 PU-Duékoué du 26 avril 2026 du sieur Djo Papeur et la découverte du corps sans vie d’un jeune homme de 35 ans dans un barrage le 1 mai 2026, attestent donc de la réalité et de la gravité des informations relatives aux activités intenses des présumés coupeurs de têtes à Duékoué. Un commando de malfaiteurs présumés qui tentent négativement de signer en lettre d’or son passage dans la capitale du Guémon, pour enlever selon plusieurs sources, des êtres humains à bord des véhicules de différentes couleurs et de différents gabaris. Ainsi, après une vaine tentative au quartier Antenne, ils ont mis le cap sur le quartier SOPIM ou quartier Ahoussabougou de Duékoué.
La vaine tentative d’enlèvement de 2 femmes Yacouba au quartier Antenne
La première tentative d’enlèvement, du moins officielle portée à la connaissance des autorités par un président de jeunes est le cas des femmes de la communauté Yacouba poursuivies dans un sous-secteur du quartier Antenne de Duékoué. En effet, de retour de l’anniversaire du président des jeunes de leur communauté doublé d’un concert animé par plusieurs artistes, deux femmes ont été prises pour cibles entre 4 h et 5 h du matin.
Pourchassées par deux occupants d’un véhicule gris, de type 4×4, elles doivent leur salut à leur déplacement en meute. « C’était la plus grande peur de notre vie… », a dit dame Adézeu, très émotive. Poursuivant, elle a été plus explicite en ces termes suivants : « Deux de nos soeurs ont été poursuivies par deux jeunes juste après s’être séparées de nous pour rentrer chez elles. Fort heureusement nous nous sommes appelées et, Dieu aidant, les jeunes appelés au secours sont arrivés aussi à temps ». Toujours traumatisée par la scène qui s’est déroulée courant le mois de mars 2026, dame Adézeu peine à oublier cet épisode de son existence.
Le cas du jeune Djo Papeur au quartier SOPIM ou Ahoussabougou
Au quartier SOPIM ou Ahoussabougou, l’outrecuidance des présumés coupeurs de tête a été poussée à son extrême. Ce, pour avoir tenté de l’enlever à deux reprises la même soirée dans des maquis, après lui avoir offert à boire à satiété, entre 22 h et 23 h.
« Quand ils m’ont vu et ils m’ont salué comme si j’étais leur pote… Après m’avoir offert à boire, ils m’ont demandé de leur indiquer un coin de porc au four. Ce que j’ai fait en leur indiquant deux endroits non loin de là où nous étions », a débuté Djo Papeur, très fébrile.
Familiarisé en si peu de temps avec ces quidams, Djo Papeur s’est résolu volontiers de monter à bord du véhicule de ses nouveaux compagnons pour aller chercher un autre endroit de porc au four en ville, lorsqu’il a reçu un appel lui demandant de rendre le téléphone d’un de ses amis qui souhaitait partir à la maison. Chemin faisant, alors qu’il était à pied, Djo Papeur a été discrètement suivi par le véhicule de type tout terrain de couleur noire, les phares curieusement éteints.
Une fois Papeur dans le second restaurant, l’un de ses nouveaux compagnons très barbu et costaud qui le suivait à pied a dû rebrousser chemin illico et le véhicule est parti en trombe. Ce, après avoir aperçu un gendarme en tenue demie saison (Pantalon tréilli et tricot), venu chercher au hasard ses amis.
Le même mode opératoire de ces tentatives d’enlèvements d’humains
Au quartier Antenne tout comme au quartier Ahoussabougou de Duékoué, les tentatives d’enlèvements sont le fait des individus qui roulent à bord de véhicules de type 4×4, de couleur grise ou noire. Dautres sources révèlent aussi que changeant de stratégies, ils tentent également d’opérer à bord de taxis communaux avec des feux de détresse, donnant l’allure de passagers très pressés.
Les principales cibles de ces nouveaux compagnons peu recommandables
Les principales cibles de ces présumés nouveaux compagnons peu recommandables sont des personnes vulnérables. À preuve, au quartier Antenne, ce sont deux femmes isolées d’un groupe important de femmes qui ont été prises pour cibles. Au quartier Ahoussabougou, le jeune Djo Papeur pris pour cible a un faible pour de l’aclcool et semble avoir des retards de réactions lors des conversations.
Les espaces de prédilection de ces nouveaux compagnons indésirables
Les espaces de prédilection de ces nouveaux compagnons dits indésirables semblent les endroits reculés de la ville de Dûe. Endroits où régnent la courtoisie, la solidarité et la fraternité, piliers de l’éducation en Afrique. Endroits où l’on n’hésitent pas non plus comme dans les villages à se porter volontaire pour aider son prochain, dans le bien.
Des tentatives d’enlèvements d’humains à la découverte du corps sans vie d’un jeune dans un barrage
Alors que les forces de défense et de sécurité s’activent actuellement pour démanteler ce présumé réseau de trafics d’organes humains, la découverte le vendredi 1 mai 2026 du corps sans vie d’un jeune homme de 35 ans dans le barrage d’une compagnie de distribution d’eau potable à Duékoué, suscite des interrogations et provoque l’émoi au sein de la population.
Appel à la vigilance et à la mobilisation communautaire pour démasquer ce réseau
Après le cas des deux femmes isolées de la Communauté Yacouba au quartier Antenne et celui du jeune Wê Djo Papeur aux réactions quelques peu attardées au quartier Ahoussabougou, à qui le prochain tour, dans la ville de Duékoué comme dans ses villages satellites : une personne de troisième âge, un enfant, un élève, un écolier, un non- voyant, un malentendant, un handicapé physique ou un voyageur solitaire?
C’est le lieu de notifier que la recrudescence de ces méfaits devrait en appeler à la vigilance générale de tous puis à la franche collaboration entre les civils d’avec les forces de défense et de sécurité dans le cadre de l’action civilo-militaire, de façon anonyme. Car tout malfaiteur, quel qu’il soit, réside toujours quelque part et a des proches à qui il se confie toujours.