Attiégouakro, le 29 avril 2026 – Le Chef de secteur de la Réserve de faune d’Abokouamékro (RFA), le Colonel ZOH Jimmy, a conduit une séance de sensibilisation à l’endroit des populations de N’Guessankro, dans le département d’Attiégouakro, en vue de lutter contre les tentatives d’exploitation agricole illégale dans cette aire protégée.
Cette initiative de proximité, menée par l’Office Ivoirien des Parcs et Réserves (OIPR), intervient à l’orée de la saison des pluies, période propice aux activités champêtres. Elle vise à prévenir toute infiltration dans la réserve et à rappeler le cadre légal en vigueur.
le Colonel ZOH Jimmy a insisté sur l’interdiction formelle de toute activité agricole à l’intérieur de la RFA, conformément à la loi n°2002-102 du 11 février 2002 relative à la création et à la gestion des parcs nationaux et réserves naturelles en Côte d’Ivoire.
« La préservation de ce patrimoine ne peut souffrir d’aucune exception. L’exploitation agricole demeure la principale menace à l’intégrité de la réserve », a-t-il déclaré, appelant les populations au strict respect des limites de l’aire protégée.
Située au cœur du « V Baoulé », la Réserve de faune d’Abokouamékro s’étend sur une superficie de 20 430 hectares. Créée par décret en août 1993, elle fut autrefois un pôle majeur du tourisme national grâce à sa richesse faunique, avant de subir d’importantes dégradations lors de la crise de 2002.
Depuis sa reprise en main par l’OIPR en 2004, d’importants efforts de réhabilitation sont engagés pour redonner à la réserve son attractivité, avec l’appui des communautés riveraines des localités d’Attiégouakro, de Dimbokro et de Tiébissou.
Au-delà des mesures répressives, l’OIPR promeut une approche participative visant à faire de la RFA un levier de développement économique et touristique pour la région du Bélier.
La rencontre s’est achevée sur un appel à la responsabilité collective. « Ensemble, protégeons et valorisons la Réserve de faune d’Abokouamékro pour le développement local et le bien-être des générations présentes et futures », a exhorté le Chef de secteur.
Miss seka