Un atelier de restitution des Plans d’Action de Réinstallation (PAR) s’est tenu à Yamoussoukro, dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’Assainissement et de Résilience Urbaine (PARU). Cette rencontre a réuni autorités administratives, chefs coutumiers, élus locaux et populations concernées, autour des enjeux liés à la gestion intercommunale des déchets solides dans le Centre du pays.
Organisé dans un souci de transparence et d’inclusion, cet atelier visait à présenter aux parties prenantes les résultats des PAR validés, ainsi que les mesures prévues pour accompagner les personnes impactées par les travaux. Il s’inscrit dans la dynamique de réalisation d’infrastructures modernes, notamment un Centre de Valorisation et d’Enfouissement Technique (CVET) à Mbouèdio, dans la commune de Tiébissou, ainsi que plusieurs centres de transfert à Toumodi, Yamoussoukro, Tiébissou et Bouaké.
Selon les données communiquées, 61 personnes sont concernées par ce sous-projet dans l’intercommunalité du Centre, avec des impacts sur des biens fonciers, des cultures ou des activités économiques. Des mesures d’indemnisation et de restauration des moyens de subsistance sont prévues, conformément à la réglementation ivoirienne et aux exigences de la Banque mondiale.
Représentant le coordonnateur du projet, le spécialiste en environnement, Vanié Bi Zéa Charles, a salué l’engagement des autorités et des communautés. Il a rappelé que le PARU, mis en œuvre par l’État de Côte d’Ivoire avec l’appui de la Banque mondiale, vise à renforcer la résilience des villes face aux inondations et à améliorer durablement la gestion des déchets solides.
« Cette rencontre est une étape importante pour partager les résultats des études, présenter les mesures d’accompagnement et recueillir les observations des populations afin de garantir un processus consensuel », a-t-il souligné, insistant sur l’importance du dialogue et du respect des droits des personnes affectées.
Prenant la parole, le préfet du département de Tiébissou, Gouassiro Ernest, a mis en avant la portée stratégique du projet. Il a indiqué que la réalisation de cette infrastructure majeure contribuera à moderniser le système de gestion des déchets dans l’intercommunalité du Centre, tout en intégrant les dimensions sociales liées à la cession des terres.
« Nous devons travailler ensemble pour assurer la réussite de ce projet, qui pourrait servir de modèle pour l’ensemble du pays », a-t-il déclaré, avant d’inviter les participants à formuler des recommandations pertinentes.
L’atelier a également permis d’engager la mise en place des commissions administratives d’indemnisation et de purge des droits coutumiers, ainsi que l’installation et la formation des comités locaux de gestion des plaintes. Ces mécanismes visent à prévenir et gérer efficacement les éventuels différends liés à la mise en œuvre du projet.
À travers cette initiative, le PARU entend améliorer les conditions de vie des populations en renforçant les infrastructures d’assainissement, en réduisant les risques environnementaux et en promouvant une gestion moderne et durable des déchets solides dans les villes ivoiriennes.