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Société

Daloa : La coopérative agricole SOCEADAHS pose une action sociale à Amara Carrefour

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Le village d’Amara Carrefour aura son premier centre de santé.

Cela est une initiative de la coopérative agricole SOCEADAHS (la société coopérative des exploitants agricoles des antilopes du Haut-Sassandra).

La pose de la première pierre de cet édifice sanitaire a été faite le mercredi 07 juin 2023 lors du 10e assemblée générale (AG) de la dite coopérative agricole en présence des autorités administratives, des populations, ainsi que des partenaires commerciaux.

Le village d’Amara Carrefour est situé à une vingtaine de kilomètres de Daloa.

Le centre de santé le plus proche est à 15 kilomètres où il faut environ plus d’une heure pour parcourir cette voie en dégradation avancée.

« Amara Carrefour est en difficulté, l’état de notre route ne nous permet pas de vendre nos productions de Cacao, de café, d’hévéa. Nos braves femmes ont des difficultés pour écouler leurs produits vivriers. Nos femmes, pour accoucher, sont obligées de parcourir des kilomètres, soient pour aller à Boboua ou à Bonoufla et les deux voies sont impraticables », a dit le porte-parole de la population Kouassi Innocent qui a salué le président du conseil d’administration de la coopérative qui malgré l’état de la route à choisir Amara Carrefour pour tenir son assemblée générale et poser une action sociale qui sera un ouf de soulagement pour l’ensemble des populations de cette localité.

« Nous sommes honorés », a-t-il témoigné.

Pour le président du conseil d’administration de la SOCEADAHS, Souleymane Rabolom, il s’agit pour la Coopérative de participer à l’amélioration des conditions de vie et de travail de ses membres ainsi que de leurs familles.

« Si le producteur et sa famille sont en bonne santé, nous atteindrons nos objectifs à travers un meilleur rendement », a dit Souleymane Rabolom, expliquant les raisons de la construction de ce centre de santé.

Pour un coût de plus de 70 millions de francs CFA, le centre de santé d’Amara Carrefour sera réalisé en 2 phases.

« La première phase sera la construction de l’infirmerie qui sera faite cette année et la compagne prochaine pour la maternité, et cela, sur fonds propres de la coopérative », a tenu à préciser le premier responsable.

Poursuivant, il a expliqué que le rôle d’une coopérative est de défendre l’intérêt des producteurs.

« À la SOCEADAHS, l’accent est mis sur l’amélioration des conditions de vie et de travail de nos producteurs. C’est pourquoi depuis plusieurs années, à travers les assemblées générales tournantes que nous organisions, nous posons plusieurs actions sociales dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’entrepreneuriat agricole afin que nos producteurs ainsi que leurs familles soient épanouirent à tous les niveaux, car le rôle d’une coopérative est de veiller à cela », a-t-il expliqué.

Concernant le bilan de la coopérative pour la campagne précédente ( 2022-2023), Souleymane Rabolom a indiqué que la coopérative se porte très bien grâce aux efforts de ses membres.

Il a relevé que durant la période du 01 janvier 2022 au 31 décembre 2022 , la société coopérative SOCEADAHS a commercialisé 5 5 17 tonnes 700 kgs de cacao avec une marge brute de 441 256 000 de francs CFA , représentant le chiffre d’affaires de la société coopérative.

« Nos sommes fières de nos braves producteurs, nous les disons merci », a reconnu Souleymane Rabolom.

En termes de perspectives pour cette campagne, la coopérative agricole compte augmenter le volume de commercialisation du Cacao certifié.

« Elle compte collecter et commercialiser pour le compte de ses membres au cours de la future campagne 2023-2024, un volume de 10 000 tonnes de cacao avec un accent particulier sur le cacao certifié », a révélé le PCA.

Il a ajouté que la réalisation d’ouvrages de ses membres dont 3 forages ainsi que la réhabilitation du couvert végétal à travers la création de pépinières et la distribution d’arbres d’ombrage constituent également les actions sociales que prévoient réalisées sa coopérative.

En outre , Souleymane Rabolom a rappelé l’engagement de sa société à œuvrer pour la prévention et l’élimination du travail des enfants.

« La place de l’enfant c’est à l’école, c’est pour cela , la coopérative multiplie les campagnes de sensibilisation pour lutter efficacement contre le travail des enfants et aujourd’hui nos producteurs l’ont compris » , a-t-il affirmé.

Le représentant du préfet de la région du Haut-Sassandra, préfet du département de Daloa, le directeur régional de l’agriculture ainsi que le délégué régional du conseil café cacao ont salué le leadership et le dynamisme du président du conseil d’administration de la société coopérative SOCEADAHS Souleymane Rabolom.

« Merci pour cet acte que la coopérative pose parce que cette assemblée générale est un acte de recevabilité et cet acte, toutes les coopératives de la délégation devraient faire la même chose. C’est pourquoi, nous invitons les coopératives à emboîter le pas à la SOCEADAHS. Nous notons avec satisfaction que la coopérative non seulement a développé des activités au plan commercial, mais aussi les activités au plan social en renforçant l’éducation, la santé et les conditions de travail. C’est ce que nous conseil café cacao nous recherchons auprès des coopératives, car c’est le rôle premier d’une coopérative d’assister les producteurs », a dit le délégué régional du CCC, Fatiga Mamadou Gaye.

Cette assemblée générale a enregistré la présence des partenaires notamment OLAM, GARGILL et SUCDEN .

Natacha Kouakou

Société

Tiapoum : la Chaire UNESCO remet le Plan stratégique de développement, cap sur 2030

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Donner à la commune de Tiapoum une vision claire de son développement, hiérarchiser ses priorités et disposer d’un cadre de référence pour les cinq prochaines années. Ce sont les principaux objectifs du Plan stratégique de développement (PSD) 2026-2030, officiellement remis jeudi 1er octobre 2026 à la municipalité par la Chaire UNESCO « Anticipation, Prospective et Territoires Durables » de l’Université Alassane Ouattara de Bouaké.

Le document doit désormais servir de feuille de route à la commune pour orienter ses choix, structurer ses projets et mieux coordonner les interventions des différents acteurs du développement local.

La cérémonie de remise s’est tenue à la mairie de Tiapoum, en présence notamment du maire N’Sérébé Ébily Pascal, du 4e adjoint au maire et maire résident, Coulibaly Hamidou, ainsi que de plusieurs acteurs ayant participé à l’élaboration du document. La Chaire UNESCO était représentée par Dr (MC) Coulibaly, représentant le titulaire de la Chaire.

Un diagnostic pour définir les priorités

Élaboré à partir d’un diagnostic du territoire, le PSD prend en compte les réalités économiques, sociales, environnementales et infrastructurelles de Tiapoum. Son élaboration a reposé sur une démarche participative associant les autorités administratives et coutumières, les organisations de jeunesse et de femmes, les opérateurs économiques, la société civile, les services techniques et les autres forces vives de la commune.

Les travaux de terrain, engagés en mai 2025, ont notamment permis de recueillir des données auprès des populations et de dresser un état des lieux des équipements et services de base.

Cette démarche doit permettre à la commune de disposer d’une lecture plus précise de ses potentialités, mais aussi des difficultés qui freinent son développement.

Quatre grandes orientations pour 2030

Le PSD s’articule autour de quatre orientations stratégiques. La première vise à renforcer les secteurs productifs, notamment à travers la modernisation de l’agriculture, le développement des chaînes de valeur locales et la promotion de l’entrepreneuriat.

Le deuxième axe concerne le renforcement du capital humain, avec des priorités liées à l’éducation, à la santé, à la formation professionnelle, à l’emploi des jeunes et à l’autonomisation des femmes.

Le troisième porte sur les infrastructures et les équipements, notamment l’accès à l’eau, à l’électricité, aux transports, aux services urbains et au numérique.

Enfin, le quatrième axe entend faire de Tiapoum un territoire plus résilient, à travers la protection de l’environnement, l’adaptation aux changements climatiques et l’amélioration du cadre de vie.

Une feuille de route pour la commune

À travers ce document, Tiapoum entend également mieux valoriser ses atouts, notamment sa position à la frontière avec le Ghana, ses activités agricoles et halieutiques, son patrimoine culturel et ses potentialités économiques.

Pour la municipalité, l’enjeu est désormais de passer du diagnostic à l’action. Le PSD doit permettre de hiérarchiser les projets, de faciliter la recherche de partenariats et de donner une cohérence aux différentes interventions sur le territoire.

La remise du document marque ainsi une nouvelle étape. La commune dispose désormais d’un cadre de référence pour conduire son développement à l’horizon 2030, avec pour ambition de construire « un territoire de brassage doté d’une économie diversifiée, équipé, résilient et durable ».

Le défi sera maintenant de traduire cette vision en réalisations concrètes au bénéfice des populations de Tiapoum.

Natacha kouakou

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Société

Zagregbeu : la SOCEADAHS répond à une demande des populations

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À Zagregbeu, la recherche de l’eau rythmait une partie du quotidien des habitants. Dès les premières heures de la journée, des femmes quittaient le village, bidons à la main, pour rejoindre les marigots où elles venaient s’approvisionner. Pour certaines, il fallait parcourir près de deux kilomètres avant de pouvoir remplir leurs récipients.

Avec des bidons pouvant contenir jusqu’à 25 litres, cette corvée représentait un effort important, particulièrement pour les femmes, les enfants et les personnes âgées. Les femmes enceintes n’étaient pas non plus épargnées par ces déplacements.

À cette longue distance s’ajoutait la qualité de l’eau disponible. Les eaux de ruissellement entraînaient régulièrement de la boue et des déchets dans les marigots. Malgré ces conditions, les populations devaient utiliser cette eau pour leurs besoins quotidiens, faute de point d’eau plus proche.

« Avant, on souffrait beaucoup pour avoir de l’eau. On allait au marigot et il fallait parcourir une longue distance avec nos bidons », témoigne Anicet Topka, habitant de Zagregbeu.

Pour Kaboré Justine, porte-parole des femmes, la corvée pouvait commencer très tôt. « On se levait à 5 heures pour aller chercher de l’eau. Le marigot était loin et l’eau était sale », raconte-t-elle.

Une demande qui trouve une réponse

Cette situation a conduit les populations à exprimer le besoin de disposer d’un point d’eau plus proche. Une demande à laquelle la Société coopérative des exploitants agricoles des Antilopes du Haut-Sassandra (SOCEADAHS) a apporté une réponse avec l’installation d’une nouvelle pompe à eau dans le village.

La remise officielle des clés de l’équipement s’est tenue le samedi 19 septembre 2026. Pour les habitants, l’arrivée de cette pompe constitue un changement concret dans leur quotidien.

« Depuis que Rabolom Souleymane a envoyé cette pompe-là, vraiment, nous sommes très, très heureuses », se réjouit Kaboré Justine, qui salue cette initiative au nom des femmes.

Le chef du village, Philippe Zagré, partage cette satisfaction. « Vraiment, nous sommes très ravis d’avoir cette pompe. Elle vient soulager toute la population », souligne-t-il.

Un accompagnement lié à la filière cacao

Président du conseil d’administration de la SOCEADAHS, Rabolom Souleymane a pris part à la cérémonie de remise de l’équipement. Il a également profité de cette rencontre avec les producteurs pour rappeler les règles relatives à la traçabilité du cacao.

Il a notamment appelé les producteurs à utiliser leurs cartes de producteur lors de la commercialisation et à faire enregistrer les opérations à travers le dispositif national de traçabilité. Les délégués de la coopérative disposent, à cet effet, de terminaux permettant d’assurer l’enregistrement des transactions.

À Zagregbeu, cette nouvelle infrastructure vient ainsi répondre à une demande exprimée par les populations. Elle rapproche l’eau des habitations et devrait réduire les longues marches autrefois nécessaires pour s’approvisionner.

Pour les femmes du village, habituées à se lever tôt et à parcourir plusieurs kilomètres pour quelques bidons d’eau, le changement est particulièrement concret : le point d’eau est désormais plus proche du quotidien des familles.

Natacha kouakou

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Zoukougbeu / PASDV: 28 exploitants reçoivent des intrants agricoles

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Symakan née Coulibaly Adjatou, préfet du département de Zoukougbeu, a procédé le jeudi 1er Octobre octobre 2026, à la cérémonie de remise des intrants à 28 bénéficiaires issus des sous préfectures de Zoukougbeu et de Domangbeu, dans le cadre du projet d’appui au développement du secteur vivrier ( pasdv).

Prenant la parole, Blé Flan, directeur départemental de l’agriculture de Zoukougbeu, a indiqué qu’ils ont reçu des intrants pour une superficie de 25 hectares et demi pour 28 exploitants agricoles issus des sous préfectures de Zoukougbeu et de Domangbeu. Il a noté que l’année dernière, ils ont eu sept bénéficiaires et cette année ils sont à 28. Il s’est réjouie du fait que le projet est entrain de prendre forme dans le département de Zoukougbeu. Et il espère que l’année prochaine Dieu voulant, ils vont accroître ce chiffre pour plus de bénéficiaires puisque l’objectif c’est vraiment d’assurer l’autosuffisance alimentaire en ce qui concerne la production vivrière en Côte d’Ivoire.

Quant à Tidjane Traoré, chargé d’études à la direction d’évaluation des projets au ministère en charge de l’agriculture, par ailleurs point focal et chargé de Suivie au projet Pasdv, il a dit que ce projet a été initié par l’État de côte d’ivoire à travers le ministère de l’agriculture pour lutter contre l’insécurité alimentaire et ce projet vise à pousser la production maraîchers.

Selon lui, en ce qui concerne ce projet l’État a consenti un certain nombre de ressources pour acquérir du matériel agricole, des intrants agricoles qui sont distribués dans l’ensemble des départements de la côte d’ivoire.

C’est pourquoi, au nom du ministre de l’agriculture, et au nom de la coordinatrice du projet Jeannine Kouassi, qui a bien voulu mettre à la disposition de Zoukougbeu ces intrants-là pour que les producteurs puissent vraiment produire et que ces produits là, ne manquent sur le marché.

L’émissaire du ministère de l’agriculture, a exhorté les productrices de maraîchers à utiliser à bon escient ces produits mis à leur disposition.

 » Évitez de revendre ces produits là,parce qu’on se rend compte que souvent ça se retrouvent sur le marché. Aidez l’Etat à vous aider d’avantage sans pourtant vendre ces produits là, utiliser les, réellement dans leurs productions de maraîchers. Il s’agit de tomates, gombos, piments, aubergines, concombre, oignons et du choux. On compte sur vous. » Au vu du travail bien fait, nous allons augmenter les quantités l’année prochaine. » a conseillé Tidjane Traoré, qui a terminé en remerciant le préfet du département de Zoukougbeu pour sa présence qui a donné plus d’éclat à cette cérémonie.

Symakan née Coulibaly Adjatou, préfet du département de Zoukougbeu, a pour part traduit toute sa reconnaissance au Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara et à son Gouvernement pour avoir une oreille attentive à sa circonscription en apportant des intrants aux productrices de maraîchers. Il leur a rassuré que ces produits seront utilisés à bon escient.

Par Kevin Bakou

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