Raymonde Goudou Coffie: « Le N’Zrama Festival marque la matérialisation et l’engagement de faire du district des lacs un pôle agro-pastoral d’excellence en Côte d’Ivoire. »
Le stade municipal de Toumodi a servi de théâtre à la cérémonie de lancement de la première édition de N’ZRAMA FESTIVAL. C’était le vendredi 28 juillet dernier devant un parterre de personnalités de haut rang et des entités liées à la chose agro-pastorale.
Les ministres Diarrassouba Souleymane, Harlette Badou Kouadio Konan Bertin, N’Guessan Koffi et bien d’autres personnalités, les représentants des sponsors de N’Zrama Festival, les partenaires techniques et financiers, les PME, les présidents de mutuelle de développement, les chefs traditionnels et guides religieux, les producteurs et artisans du district autonome des lacs étaient tous présents pour vivre de visu cette grande cérémonie.
L’initiatrice de N’Zrama Festival docteur Raymonde Goudou Coffie ministre, gouverneure dudit district est intervenue pour faire la déclaration suivante: » Lancée officiellement le jeudi 1er juin 2023 à l’hôtel du district d’Abidjan, le N’Zrama Festival dont la cérémonie d’ouverture a lieu ce jour au stade de Toumodi marque un instant solennel, festif et convivial de la matérialisation de notre vision et de notre engagement de faire du district autonome des lacs un pôle agro-pastoral d’excellence en Côte d’Ivoire.
Ce qui justifie le thème de cette première édition 2023, » De la production à la transformation de vos produits agro-pastoraux ». Cette mobilisation massive témoigne une fois de plus tout l’intérêt que vous accordez au développement économique, culturel et touristique des trois régions, à savoir le Bélier, l’Iffou, et le N’Zi du district autonome des lacs. Cette édition a pour invité spécial le peuple Bron. Merci à mon ami et frère de plus de 20 ans le ministre d’Etat Kobenan Kouassi Adjoumani ministre de l’agriculture et du développement rural qui n’a pas hésité, malgré son absence du pays à mettre tout en oeuvre pour faciliter la présence parmi nous du Roi des Abron Nanan Adingra Kouassi Adjoumani, du chef des provinces Pinango Nanan Adou Bibi 2, du chef des provinces Angobia Nanan Kouakou Adjoumani, du chef de province Foumassa Nanan Kouame Bouaky, Nanan Koffi Moroufie de la Chambre des Rois et Chefs traditionnels et la Reine Mère Tcheman Abrafi Koto, Reine Mère CEDEAO. Je saisis cette occasion pour saluer la décision du Chef de l’Etat Alassane Ouattara qui permet la mise en œuvre des programmes de développement dans toutes les localités du pays afin de relever les défis d’un développement équilibré sur toute l’étendue du territoire national.
C’est dans cette dynamique que s’inscrit le projet N’Zrama Festival. J’exhorte le secteur privé, les groupements agricoles et artisanaux, les mutuelles de développement et surtout les PME à investir dans la transformation des produits agricoles. J’encourage tous les décideurs locaux nationaux et internationaux à soutenir cette démarche en mettant en place les moyens nécessaires à sa réalisation au renforcement de notre détermination à préserver et à promouvoir la culture, le tourisme et l’agro-economique. Ensemble nous pouvons construire un avenir prometteur pour ce riche secteur d’activité. Excellent festival à tous, riche en découvertes, en échanges, et en émotions. » D’autres allocutions ont entretenu le nombreux public et avaient un trait commun: encourager cette initiative de madame la ministre, gouverneure du district autonome des lacs docteur Raymonde Goudou Coffie qui s’assimile à un bond qualitatif quant à booster les efforts du gouvernement pour le développement de la Côte d’Ivoire.
Le porte-parole du royaume Bron a fait la présentation dudit royaume en insistant sur ses valeurs culturelles et son administration et a précisé sa situation géographique. Le public a eu droit à un jeu d’alliance entre les peuples Bron et Baoulé, comme pour mettre en exergue la bonne intelligence de coexistence des peuples de Côte d’Ivoire. Il faut noter que le volet festif a été assuré par des artistes de renom. Pour finir, le ministre Kouadio Konan Bertin qui représentait le parrain de la dite cérémonie qui n’était autre que le ministre d’Etat Kobenan Kouassi Adjoumani a procédé à l’ouverture officielle de N’Zrama Festival. Toutefois, il s’est attardé sur les élections prochaines: » Bientôt, il y aura les élections.
Je vais faire une campagne intitulée » mon candidat, c’est la paix. » Qui que tu sois, aimes la paix. Les élections sont un jeu qui commence à 8h et finit à 18h. Ailleurs voter est une obligation, chez nous c’est libre. Vous pouvez decider de ne pas aller voter, mais n’empêchez pas les autres d’aller voter. Si je veux aller voter que tu te mets sur mon chemin, on va se battre. Alors, il faut éviter cela. Il ne faut pas empêcher les uns et les autres d’aller voter. C’est sur ces mots, au nom du ministre d’Etat Kobenan Kouassi Adjoumani que je déclare ouvert le N’Zrama Festival ici à Toumodi. Que Dieu couronne tout cela d’un grand succès. »
La dynastie manoise hermétiquement instaurée depuis plusieurs décennies à Duékoué, au sommet des organisations traditionno-communautaires des Yacouba ou DAN installés dans la région du Guémon, ne sied plus aux Danites, originaires des départements de Danané et de Zouan-hounien. D’où la récusation pure et simple le dimanche 6 septembre 2026 par les ressortissants de Danané et Zouan-hounien, de M. Bouh, qui serait appelé à être investi « abusivement » les mois à venir par le ministre Mabri Albert Toakeusse Abdala. Une cérémonie dont le parrainage reviendrait au ministre délégué Sérey Doh Célestin, conformément aux échanges eus courant août 2026, à Bangolo avec la communauté manoise vivant à Duékoué.
La genèse de la situation qui prévaut depuis plusieurs décennies
Dans la région du Guémon, le mode opératoire du choix du garant central de la tradition du peuple DAN ou Yacouba ne fait point l’unanimité. Situation empirée, depuis la mort du chef central, l’honorable Kossa. Ce, malgré les interpellations des manois par le sage Ouoya Huberson, actuel chef central des DAN ressortissants des départements de Danané et Zouan-hounien vivant dans le Guémon.
Pis, la part belle est faite aux Danites du département de Man dans le bureau exécutif constitué, avec trois postes de vice-présidents, les sous-préfectures de Logoualé et de Sangouiné étant abusivement considérés comme des départements de pleins exercices.
À ces tares s’ajoutent la dynastie manoise hérigée des mains de maître au sommet des associations des femmes et des jeunes dont les deux responsables, en plus d’être issus du département de Man, sont de la même famille : le président régional des jeunes étant le petit frère de la présidente régionale des femmes.
De telles praxis dites « égocentriques dans le fonctionnement des organisations traditionno-communautaires » par un membre du corps préfectoral, ont inéluctablement conduit les DAN ressortissants des départements de Danané et Zouan-hounien à prendre leur destin en main le 5 juin dernier, pour désigner selon les us et coutumes de leurs ancêtres, leurs leaders communautaires.
Les noms des chefs traditionnels DAN ressortissants de Danané et Zouan-hounien dans le Guémon
Ainsi, ont été désignés à l’unanimité par le collège des sages dirigé par le patriarche Troh et ovationnés par les filles et fils DAN ressortissants de Danané et Zouan-hounien vivant dans le Guémon, les garants de la tradition dont les noms suivent :
L’honorable Ouoya K. Huberson, chef central des DAN ressortissants de Danané et Zouan-hounien et résidant dans le Guémon,
L’honorable Yomi Kapeu, chef des DAN ressortissants de Danané, résidant dans le Guémon,
By Alphonse, chef des DAN ressortissants de Zouan-hounien, résidant dans le Guémon.
Le cri de coeur des DAN ressortissants de Danané et Zouan-hounien, vivant dans le Guémon
« Quand on se perd en brousse, on rebrousse chemin », ont débuté les filles et fils du Nimba (Ndlr: Départements de Danané et Zouan-hounien). « Nous ne sommes pas venus en bascote pour transporter les affaires de tous ceux qui ont très peu d’égard pour nous. Nous existons, donc sommes », ont décrié le dimanche 6 septembre 2026 dernier en choeur cette forte colonie des Danites ressortissants de Danané et Zouan-hounien, vivant dans le Guémon, arbitre électorale du Guémon, lors d’une réunion qui a mobilisé plus de 500 personnes au domicile privé de l’honorable Yomi Kapeu à Duékoué.
Une bataille qui acte la création de la région du Nimba
Sous les dehors de cette bataille traditionno-communautaire se profile à l’horizon celle de la scicion de la région du Tonkpi en deux régions. Toute chose qui donnera naissance à la région du Nimba dont certaines commodités administratives ont déjà été créées notamment la DRENA du Nimba et bien d’autres services.
Tout est désormais clair et net dans le Guémon : les DAN ressortissants des Départements de Man, Biankouma et Sipilou, puis ceux des Départements de Danané et de Zouan-hounien ne tiennent plus le même langage traditionnel. Dès lors, la cérémonie d’intronisation en vue pour installer le chef central des DAN ressortissants du Tonkpi et vivant dans le Guémon ne saurait outre mesure les incomber, tous, à l’unanimité.
L’écrivain Goulivas Jean, connu sous le nom d’auteur Ancien Goulivas, a procédé, samedi 8 août 2026, à la dédicace de son deuxième ouvrage intitulé « Souvenirs de Jean Ouloassé », au Conseil régional du Cavally, à Guiglo.
La cérémonie s’est déroulée en présence de nombreux parents, amis et connaissances de l’auteur, ainsi que de Mme Assiè Lucie, directrice régionale de la Culture et de la Francophonie du Cavally, qui a reçu des mains de l’écrivain un exemplaire dédicacé de son œuvre.
Prenant part à cette cérémonie consacrée à la promotion de la littérature et à la transmission de la mémoire, Mme Assiè Lucie a salué cette initiative qui contribue à la valorisation de l’écriture et à la conservation de l’histoire et du patrimoine culturel. À travers « Souvenirs de Jean Ouloassé », Goulivas Jean entend laisser un héritage à ses enfants et à la jeunesse ivoirienne, en les invitant à s’intéresser davantage à leur histoire familiale, culturelle et communautaire. « Vous devez connaître votre propre histoire. Vous devez vous nourrir de la sagesse de vos aînés. Posez les questions sur l’histoire de votre famille, de votre tribu, de votre lignée. Ainsi vous ne serez pas perdu dans ce grand village planétaire », recommande l’auteur. L’écrivain souhaite également, à travers son parcours, encourager les personnes du troisième âge à continuer à apprendre, à se réaliser et surtout à transmettre leur expérience aux générations futures. « Ne dites pas qu’il est trop tard et que votre âge est avancé. Tant qu’il y a la vie, réalisez-vous, apprenez de nouvelles choses et transmettez à travers vos écrits qui resteront quand vous serez partis », exhorte-t-il. Cette dédicace constitue ainsi un moment de partage autour de la littérature, de la mémoire et de la transmission intergénérationnelle, avec l’ambition de contribuer à la préservation de l’histoire et des valeurs culturelles du Cavally.
Le 11 juillet 2026, Invité d’honneur de la première édition du Ywolê Festival, le président de la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance et président élu du Conseil régional de la Marahoué, Épiphane Zoro Bi Ballo, a réaffirmé son engagement en faveur d’un développement local fondé sur la promotion des valeurs culturelles et le renforcement des capacités des communautés.
La cérémonie, organisée à Degbezéré, dans le département de Bouaflé, a rassemblé autorités administratives, chefs traditionnels, cadres et partenaires institutionnels. Elle a été marquée par la remise officielle d’une ambulance au village de Ouanzanou ainsi que par la distribution de plusieurs équipements de production au profit des coopératives des 33 villages Ywolê.
Tricycles, broyeuses, décortiqueuses de riz et divers matériels ont été remis aux bénéficiaires afin de soutenir leurs activités génératrices de revenus et de favoriser leur autonomisation économique.
Prenant la parole, Épiphane Zoro Bi Ballo a salué une initiative qui, selon lui, traduit une vision du développement axée sur des actions concrètes au bénéfice des populations. Il a félicité la promotrice du festival, Marie-Laure Adjoua, pour son engagement en faveur de la promotion du patrimoine Ywolê et du développement de la Marahoué.
Il a également exprimé sa gratitude aux partenaires ayant contribué à la réussite de cette première édition, notamment la Direction générale de l’Emploi, dont l’appui a permis la mise en œuvre de plusieurs actions en faveur des communautés.
Au-delà de son caractère festif, le Ywolê Festival s’affirme comme un cadre de valorisation de l’identité culturelle Ywolê, de renforcement de la cohésion sociale et de promotion du développement à la base. Les prestations artistiques et traditionnelles qui ont rythmé la cérémonie ont donné un cachet particulier à cette première édition, appelée à devenir un rendez-vous majeur dans la région de la Marahoué.