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Société

Aéroport d’Abidjan : le ministre Amadou Koné effectue une visite surprise, ses dernières instructions aux acteurs de la plateforme aéroportuaire.

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Le ministre ivoirien des Transports Amadou Koné a effectué le samedi 30 décembre 2023 une visite surprise des installations du terminal 1 de l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny sis à Abidjan-Port bouet. Au menu de cette visite, la lenteur de la gestion de la livraison des bagages et ses solutions pour y remédier.

Alors qu’il était attendu du côté de Bouaké dans le cadre des festivités du nouvel an avant la visite du Vice-président de la République à l’aéroport de Korhogo prévue le mardi 2 janvier 2024, le ministre ivoirien des Transports Amadou Koné par ailleurs maire de Bouaké, a effectué une visite surprise à l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan le samedi 30 décembre 2023. Sur place, il a fait le parcours des voyageurs et le circuit de livraison des bagages.
Il faut parfois attendre des heures debout après un long voyage pour récupérer sa valise. « Ce n’est pas acceptable. Cela doit cesser » a-t-il martelé avant de donner des pistes de solutions. Ce qui revenait logiquement à la société AERIA, concessionnaire de l’exploitation de l’aéroport d’Abidjan.

Plusieurs réunions sur la situation des bagages

Depuis 2017, l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan a atteint sa capacité nominale de deux millions de passagers par an. A fin d’année 2023, le trafic enregistré est de 2,350 millions de passagers.
Si en attendant la fin des travaux de l’extension de la zone aéroportuaire, la construction d’un deuxième terminal (T2) devrait absorber 400 000 passagers, la mise en service de ce dernier prévue pour octobre 2023 n’est toujours pas effective totalement (seules trois compagnies l’exploitent).
Enfin, le ministre Amadou Koné trouve inacceptable que les usagers déjà épuisés par le voyage attendent 30 minutes pour voir le premier bagage sortir sur le tapis bagage et 2 heures pour le dernier.
« Cela fait plusieurs mois que des promesses sur la livraison des bagages sont faites. J’ai instruit l’Autorité Nationale de l’Aviation Civile (ANAC) afin de régler cette situation. L’État a concédé la gestion de l’aéroport Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan à AERIA. C’est à lui de nous trouver des solutions. Nous avons fait plusieurs réunions avec toutes les structures intervenant à l’aéroport. Notre dernière réunion remonte à deux semaines. Cette visite surprise de ce jour c’est pour interpeller chaque acteur à faire son travail. Enfin, même si des dispositions spécifiques sont prises pour accueillir tous les voyageurs qui viennent dans notre pays dans le cadre de la coupe d’Afrique des nations, l’aéroport est là pour accueillir tous ceux qui viennent en Côte d’Ivoire pour d’autres motifs » a-t-il dit avant de donner jusqu’à mercredi 3 janvier 2024 à la société AERIA pour régler définitivement le problème de la gestion de livraison des bagages.

Les engagements de AERIA

Au diagnostic de la lenteur de la livraison des bagages, il est noté par AERIA que sur certains vols, les bagages des passagers en transit sont prioritaires lors de déchargement alors qu’ils sont en vrac dans les soutes. Aussi que certains bagages hors format passeraient sur les lignes de bagages normaux.
En effet, si AERIA est responsable de la gestion totale de l’aéroport Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, il a été concédé à la société MENZIES Aviation (M), toute la partie manutention bagages : du déchargement des bagages de la soute de l’avion à leur déchargement sur les convoyeurs en passant par leurs transferts jusqu’au tapis convoyeurs côté piste et avant leur sortie sur les 3 tapis bagages dans le hall bagages.
Toutefois, sur instruction du ministre des transports Amadou Koné, AERIA s’est engagé en sa qualité de Gestionnaire de l’Aéroport, d’appuyer MENZIES dans l’opération de livraison des bagages, de négocier avec les compagnies la possibilité de dédier un rangement précis des bagages en transit afin d’éviter le temps d’identification et de tri de bagages pendant le déchargement ; de traiter les gros bagages hors format au Fret et de mettre en place un dispositif spécial pour renforcer et fluidifier la livraison des bagages.

Aéroport d’Abidjan : des investissements sont en cours

Afin de palier au problème de Scanning des bagages, la société Avisecure en charge de la sécurité des bagages a acquis un nouveau scanner qui sera installé avant la CAN.
Aéria a investi six (6) milliards de FCFA dans le terminal 2 qui accueillera les vols régionaux. L’éclatement des vols et du fret entre les deux terminaux T1 et T2 accélérera la mise à disposition des bagages et la sortie des passagers. Ces investissements urgents ont été engagés en attendant la fin des travaux d’extension de l’aéroport.

Un financement de 360 milliards FCFA

L’ensemble des travaux de rénovation de l’aéroport d’Abidjan sont financés à hauteur de 360 milliards FCFA environ grâce à la coopération bilatérale avec le gouvernement français.
L’accord de financement a été signé le 18 décembre 2022 entre le ministre Bruno Lemaire et le Ministre Adama Coulibaly, respectivement ministre français et ivoirien de l’économie.

Autres sujets débattus : libération du hall et le carnet de vaccination

En plus du temps long mis pour récupérer les bagages, ce qui maintiendrait plusieurs personnes dans le hall, Amadou Koné a instruit les responsables de l’aéroport afin que soit libéré ce même espace où sont entreposés les nombreux bagages qui n’ont pu embarquer sur les vols du même jour ou les bagages en instance de réclamation.
Les compagnies aériennes étant responsables de leurs passagers et de leurs bagages, ces dernières devront désormais trouver un endroit autre que le hall bagages où stocker les bagages non récupérés de leurs clients. Quant aux accompagnateurs ou ceux qui accueillent les voyageurs, ils devront attendre désormais hors des halls arrivée et départ.
Enfin, remarquant lors de cette visite surprise le dispositif sanitaire pour ceux qui n’auraient pas de carnet de vaccination ou de vaccin contre la fièvre jaune, le ministre Amadou Koné a proposé qu’une étude soit réalisée afin de savoir s’il est encore utile de continuer à exiger le carnet de vaccination à l’aéroport.
Étaient de la visite, outre le ministre Amadou Koné et des membres de son cabinet, les responsables de l’ANAC, AERIA, MENZIES, la Douane, la police de l’aéroport, la gendarmerie de l’aéroport et les services sanitaires.

Sercom Ministère des Transports

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Tiapoum : la Chaire UNESCO remet le Plan stratégique de développement, cap sur 2030

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Donner à la commune de Tiapoum une vision claire de son développement, hiérarchiser ses priorités et disposer d’un cadre de référence pour les cinq prochaines années. Ce sont les principaux objectifs du Plan stratégique de développement (PSD) 2026-2030, officiellement remis jeudi 1er octobre 2026 à la municipalité par la Chaire UNESCO « Anticipation, Prospective et Territoires Durables » de l’Université Alassane Ouattara de Bouaké.

Le document doit désormais servir de feuille de route à la commune pour orienter ses choix, structurer ses projets et mieux coordonner les interventions des différents acteurs du développement local.

La cérémonie de remise s’est tenue à la mairie de Tiapoum, en présence notamment du maire N’Sérébé Ébily Pascal, du 4e adjoint au maire et maire résident, Coulibaly Hamidou, ainsi que de plusieurs acteurs ayant participé à l’élaboration du document. La Chaire UNESCO était représentée par Dr (MC) Coulibaly, représentant le titulaire de la Chaire.

Un diagnostic pour définir les priorités

Élaboré à partir d’un diagnostic du territoire, le PSD prend en compte les réalités économiques, sociales, environnementales et infrastructurelles de Tiapoum. Son élaboration a reposé sur une démarche participative associant les autorités administratives et coutumières, les organisations de jeunesse et de femmes, les opérateurs économiques, la société civile, les services techniques et les autres forces vives de la commune.

Les travaux de terrain, engagés en mai 2025, ont notamment permis de recueillir des données auprès des populations et de dresser un état des lieux des équipements et services de base.

Cette démarche doit permettre à la commune de disposer d’une lecture plus précise de ses potentialités, mais aussi des difficultés qui freinent son développement.

Quatre grandes orientations pour 2030

Le PSD s’articule autour de quatre orientations stratégiques. La première vise à renforcer les secteurs productifs, notamment à travers la modernisation de l’agriculture, le développement des chaînes de valeur locales et la promotion de l’entrepreneuriat.

Le deuxième axe concerne le renforcement du capital humain, avec des priorités liées à l’éducation, à la santé, à la formation professionnelle, à l’emploi des jeunes et à l’autonomisation des femmes.

Le troisième porte sur les infrastructures et les équipements, notamment l’accès à l’eau, à l’électricité, aux transports, aux services urbains et au numérique.

Enfin, le quatrième axe entend faire de Tiapoum un territoire plus résilient, à travers la protection de l’environnement, l’adaptation aux changements climatiques et l’amélioration du cadre de vie.

Une feuille de route pour la commune

À travers ce document, Tiapoum entend également mieux valoriser ses atouts, notamment sa position à la frontière avec le Ghana, ses activités agricoles et halieutiques, son patrimoine culturel et ses potentialités économiques.

Pour la municipalité, l’enjeu est désormais de passer du diagnostic à l’action. Le PSD doit permettre de hiérarchiser les projets, de faciliter la recherche de partenariats et de donner une cohérence aux différentes interventions sur le territoire.

La remise du document marque ainsi une nouvelle étape. La commune dispose désormais d’un cadre de référence pour conduire son développement à l’horizon 2030, avec pour ambition de construire « un territoire de brassage doté d’une économie diversifiée, équipé, résilient et durable ».

Le défi sera maintenant de traduire cette vision en réalisations concrètes au bénéfice des populations de Tiapoum.

Natacha kouakou

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Zagregbeu : la SOCEADAHS répond à une demande des populations

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À Zagregbeu, la recherche de l’eau rythmait une partie du quotidien des habitants. Dès les premières heures de la journée, des femmes quittaient le village, bidons à la main, pour rejoindre les marigots où elles venaient s’approvisionner. Pour certaines, il fallait parcourir près de deux kilomètres avant de pouvoir remplir leurs récipients.

Avec des bidons pouvant contenir jusqu’à 25 litres, cette corvée représentait un effort important, particulièrement pour les femmes, les enfants et les personnes âgées. Les femmes enceintes n’étaient pas non plus épargnées par ces déplacements.

À cette longue distance s’ajoutait la qualité de l’eau disponible. Les eaux de ruissellement entraînaient régulièrement de la boue et des déchets dans les marigots. Malgré ces conditions, les populations devaient utiliser cette eau pour leurs besoins quotidiens, faute de point d’eau plus proche.

« Avant, on souffrait beaucoup pour avoir de l’eau. On allait au marigot et il fallait parcourir une longue distance avec nos bidons », témoigne Anicet Topka, habitant de Zagregbeu.

Pour Kaboré Justine, porte-parole des femmes, la corvée pouvait commencer très tôt. « On se levait à 5 heures pour aller chercher de l’eau. Le marigot était loin et l’eau était sale », raconte-t-elle.

Une demande qui trouve une réponse

Cette situation a conduit les populations à exprimer le besoin de disposer d’un point d’eau plus proche. Une demande à laquelle la Société coopérative des exploitants agricoles des Antilopes du Haut-Sassandra (SOCEADAHS) a apporté une réponse avec l’installation d’une nouvelle pompe à eau dans le village.

La remise officielle des clés de l’équipement s’est tenue le samedi 19 septembre 2026. Pour les habitants, l’arrivée de cette pompe constitue un changement concret dans leur quotidien.

« Depuis que Rabolom Souleymane a envoyé cette pompe-là, vraiment, nous sommes très, très heureuses », se réjouit Kaboré Justine, qui salue cette initiative au nom des femmes.

Le chef du village, Philippe Zagré, partage cette satisfaction. « Vraiment, nous sommes très ravis d’avoir cette pompe. Elle vient soulager toute la population », souligne-t-il.

Un accompagnement lié à la filière cacao

Président du conseil d’administration de la SOCEADAHS, Rabolom Souleymane a pris part à la cérémonie de remise de l’équipement. Il a également profité de cette rencontre avec les producteurs pour rappeler les règles relatives à la traçabilité du cacao.

Il a notamment appelé les producteurs à utiliser leurs cartes de producteur lors de la commercialisation et à faire enregistrer les opérations à travers le dispositif national de traçabilité. Les délégués de la coopérative disposent, à cet effet, de terminaux permettant d’assurer l’enregistrement des transactions.

À Zagregbeu, cette nouvelle infrastructure vient ainsi répondre à une demande exprimée par les populations. Elle rapproche l’eau des habitations et devrait réduire les longues marches autrefois nécessaires pour s’approvisionner.

Pour les femmes du village, habituées à se lever tôt et à parcourir plusieurs kilomètres pour quelques bidons d’eau, le changement est particulièrement concret : le point d’eau est désormais plus proche du quotidien des familles.

Natacha kouakou

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Zoukougbeu / PASDV: 28 exploitants reçoivent des intrants agricoles

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Symakan née Coulibaly Adjatou, préfet du département de Zoukougbeu, a procédé le jeudi 1er Octobre octobre 2026, à la cérémonie de remise des intrants à 28 bénéficiaires issus des sous préfectures de Zoukougbeu et de Domangbeu, dans le cadre du projet d’appui au développement du secteur vivrier ( pasdv).

Prenant la parole, Blé Flan, directeur départemental de l’agriculture de Zoukougbeu, a indiqué qu’ils ont reçu des intrants pour une superficie de 25 hectares et demi pour 28 exploitants agricoles issus des sous préfectures de Zoukougbeu et de Domangbeu. Il a noté que l’année dernière, ils ont eu sept bénéficiaires et cette année ils sont à 28. Il s’est réjouie du fait que le projet est entrain de prendre forme dans le département de Zoukougbeu. Et il espère que l’année prochaine Dieu voulant, ils vont accroître ce chiffre pour plus de bénéficiaires puisque l’objectif c’est vraiment d’assurer l’autosuffisance alimentaire en ce qui concerne la production vivrière en Côte d’Ivoire.

Quant à Tidjane Traoré, chargé d’études à la direction d’évaluation des projets au ministère en charge de l’agriculture, par ailleurs point focal et chargé de Suivie au projet Pasdv, il a dit que ce projet a été initié par l’État de côte d’ivoire à travers le ministère de l’agriculture pour lutter contre l’insécurité alimentaire et ce projet vise à pousser la production maraîchers.

Selon lui, en ce qui concerne ce projet l’État a consenti un certain nombre de ressources pour acquérir du matériel agricole, des intrants agricoles qui sont distribués dans l’ensemble des départements de la côte d’ivoire.

C’est pourquoi, au nom du ministre de l’agriculture, et au nom de la coordinatrice du projet Jeannine Kouassi, qui a bien voulu mettre à la disposition de Zoukougbeu ces intrants-là pour que les producteurs puissent vraiment produire et que ces produits là, ne manquent sur le marché.

L’émissaire du ministère de l’agriculture, a exhorté les productrices de maraîchers à utiliser à bon escient ces produits mis à leur disposition.

 » Évitez de revendre ces produits là,parce qu’on se rend compte que souvent ça se retrouvent sur le marché. Aidez l’Etat à vous aider d’avantage sans pourtant vendre ces produits là, utiliser les, réellement dans leurs productions de maraîchers. Il s’agit de tomates, gombos, piments, aubergines, concombre, oignons et du choux. On compte sur vous. » Au vu du travail bien fait, nous allons augmenter les quantités l’année prochaine. » a conseillé Tidjane Traoré, qui a terminé en remerciant le préfet du département de Zoukougbeu pour sa présence qui a donné plus d’éclat à cette cérémonie.

Symakan née Coulibaly Adjatou, préfet du département de Zoukougbeu, a pour part traduit toute sa reconnaissance au Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara et à son Gouvernement pour avoir une oreille attentive à sa circonscription en apportant des intrants aux productrices de maraîchers. Il leur a rassuré que ces produits seront utilisés à bon escient.

Par Kevin Bakou

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