Au nom du premier ministre de Côte d’Ivoire, le ministre des transports, Amadou Koné a procédé au lancement de la campagne mondiale des nations unies pour la sécurité alimentaire, le samedi 02 mars 2024 à la Ranhotel de Bouaké en présence des autorités politiques, diplomatiques, administratives et coutumières.
Cette campagne contre l’insécurité routière était une occasion pour le gouvernement ivoirien de démontrer son engagement dans la lutte contre les accidents de circulation qui endeuillent plusieurs familles chaque année en Côte d’Ivoire et dans plusieurs pays de la sous-région.
À cette occasion, au nom du premier ministre, le ministre Amadou Koné, ministre des transports a souligné que la lutte l’insécurité routière fait partie des priorités de l’État de Côte d’Ivoire et de ce fait, plusieurs mesures ont été prises pour réduire les accidents et que le choix de la ville de Bouaké pour le lancement de ladite campagne est opportun :« L’organisation de cette cérémonie en Côte d’Ivoire marque notre engagement collectif pour la sécurité routière. En effet, les accidents de la route ne sont pas seulement que des statistiques mais, ce sont des vies perdues, des familles déchirées, et des rêves brisés, avec son poids économique à supporter. Pour atteindre les objectifs de réduction de moitié du nombre de victimes des accidents de la route d’ici 2030, le gouvernement ivoirien a initié des actions concrètes à travers la stratégie nationale de sécurité routière 2021-2025 adoptée le 7 juillet 2021. L’événement de ce jour marque notre engagement à œuvrer pour des routes plus sûres. Cela passe par la sensibilisation, l’éducation et la promotion de comportements responsables. Une nouvelle technique de collecte des données des accidents est une initiative qui renforcera notre capacité à prendre des décisions éclairées et à orienter nos efforts de manière efficace. Avec la fiabilité et la disponibilité des données, d’autres actions fortes comme la ratification de la charte africaine de la sécurité routière dont le processus a été engagé par le Gouvernement, l’adhésion aux différentes conventions des Nations Unies pour la sécurité routière, la réglementation des casques pour les usagers des engins à deux et trois roues motorisés, rapprocheront la Côte d’Ivoire des bonnes pratiques en matière de sécurité routière et de l’objectif du Plan mondial pour la Décennie pour la sécurité routière 2021-2030 de réduire de moitié le nombre de tués sur la route », a-t-il fait savoir. Poursuivant, il a indiqué que la naïveté des conducteurs des engins à deux et trois roues sont des causes qui endeuillent des familles chaque année et qu’il va falloir une sensibilisation de masse des conducteurs :« malheureusement, malgré, les efforts qui sont consentis par l’état de Côte d’Ivoire pour réduire les accidents, nous nous retrouvons avec un nouveau phénomène qui, malheureusement, tire vers le haut le nombre d’accidents, annulant ainsi les efforts qui sont consentis par le gouvernement et, il s’agit de l’utilisation des engins de deux et de trois roues. Les statistiques indiquent que plus de 60% des décès sur nos routes en Côte d’Ivoire sont des utilisateurs de deux, de trois roues et de piétons. Plus de 60%. L’année dernière, l’année d’avant, donc en 2022, nous avons enregistré en Côte d’Ivoire un peu plus de 1500 personnes tués. Donc je suis très heureux que nos messages soient lancés à partir d’une ville qui enregistre en moyenne un tué tous les deux jours sur la route.Généralement, les causes de ces accidents sont connues. Premièrement, c’est la non-maîtrise ou la méconnaissance du code de la route, défaut de permis, donc défaut de formation. Deuxièmement, l’incivisme pour ceux qui connaissent le code de la route et qui décident de ne pas respecter.Troisièmement, c’est la mauvaise qualité ou l’absence d’équipements de sécurité, notamment les rétroviseurs et les casques.Toutes les grandes villes africaines sont envahies aujourd’hui par des motocyclistes. Toutes les grandes villes, sans exception. Et les causes des accidents sont les mêmes. En rencontrant les guides religieux et les discussions que nous avons eues, je me suis rendu compte qu’il faut qu’on intègre les croyances africaines dans nos campagnes de sensibilisation. En effet, beaucoup de jeunes vous disent, j’ai une bague qui me protège donc je ne vais pas mourir et ils prennent des risques et ils meurent », a-t-il fustigé.
Envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU chargé de la sécurité routière pour le lancement de ladite campagne, Jean TODT a souligné l’implication de la Côte d’Ivoire dans la lutte contre l’insécurité routière :«Nous avons tous été rassemblés ici aujourd’hui pour une cause commune, mettre fin au fait que toutes les 26 secondes, une vie soit perdue quelque part dans le monde dans un accident de la route mortel, laissant derrière elle des rêves et des vies brisées. Le bilan mondial annuel des accidents de la route s’élève à 1,2 million de décès dans le monde. L’urgence est particulièrement aiguë en Afrique qui reste la région la plus touchée, où le nombre de tués s’élève à plus de 220, 225 000 personnes chaque année. La déclaration de Stockholm fixe un objectif clair dans le cadre de la deuxième décennie d’action pour la sécurité routière. Réduire de moitié le nombre de morts et de blessés sur les routes dans le monde d’ici 2030. Si nous voulons atteindre cet objectif, l’Afrique doit être une priorité où chacun a un rôle à jouer, car les accidents de la route ne sont pas une fatalité. Ils sont prédictibles et nous avons la prescription pour stopper le carnage sur les routes. En font partie les gestes qui sauvent, tels que mettre sa ceinture de sécurité, porter un casque aux normes de sécurité fixées par les Nations Unies, ne pas conduire sous influence, ne pas conduire fatigué, réduire la vitesse et ne pas texter au volant. Je me réjouis que le gouvernement de Côte d’Ivoire se soit engagé à atteindre cet objectif global de diviser par deux le nombre de victimes sur les routes en adoptant une stratégie quinquennale s’étendant de 2021 à 2025. Le pays italien est un pays qui est en train d’évoluer. Les efforts déployés ces dernières années, sous le leadership du ministre Amadou Koné, sont à souligner dont des choix courageux tels que l’établissement du permis de conduire à point, l’instauration de la police spéciale de la sécurité routière, du ministère des Transports. Nous sommes à la fin de la semaine de la sécurité routière. De la vidéo-verbalisation au contrôle routier et celle de la digitalisation dans les problèmes de délivrance des documents et titres de transport font de la Côte d’Ivoire une pionnière en matière de sécurité routière en Afrique. Cependant, une vie saisie est une vie de trop. Nos jeunes, qui constituent le tissu même de l’avenir de nos nations, sont disproportionnellement vulnérables, les accidents de la route étant la principale cause de décès prématurés chez les jeunes de 5 à 29 ans. En lançant cette campagne, aujourd’hui à Bouaké, en Côte d’Ivoire, nous faisons un premier pas essentiel vers la refonte de la sécurité routière en Afrique. La région est confrontée à des défis qui dépassent de loin les moyennes mondiales. Ensemble, nous devons réécrire ce récit en transformant les routes périlleuses en artères dynamiques d’opportunités sociales, économiques et commerciales durables, en promesse d’un avenir meilleur. Par conséquent, le Bureau des Nations Unies en Côte d’Ivoire et les agences onusiennes sont là pour accompagner et appuyer les efforts du pays à mettre fin à cette pandémie silencieuse que sont les accidents de la route. Mais pour que cela fonctionne, nous devons tous nous engager à agir vite. Nous devons nous rappeler que la sécurité routière n’est pas le problème des autres, mais notre problème », a-t-il félicité.
Plusieurs activités ont meublées cette campagne sur la sécurité routière notamment le lancement de la 14ème édition de la semaine nationale de la sécurité routière en Côte d’Ivoire. À cette occasion, plusieurs conducteurs ont été sensibilisés et ils ont reçus des casques. Des élèves ont été également impliquer dans cette campagne de lutte contre l’insécurité routière.
Une soixantaine d’acteurs engagés dans le développement de leurs localités et, plus particulièrement, de la région de Gbêkê, ont été honorés le lundi 3 août 2026 à Bouaké, à l’occasion de la cérémonie de clôture du Forum national de développement, initié par le Mouvement ivoirien pour la légalité, l’ordre et le progrès (MILOP). Cette cérémonie est venue mettre un terme à une vaste caravane de sensibilisation lancée en 2024. Durant deux années, les responsables du MILOP ont parcouru plusieurs villes du pays afin de promouvoir le rôle des collectivités territoriales, des leaders communautaires et des forces vives dans le développement local.
La cérémonie de clôture s’est tenue dans la salle de conférence du Stade de la Paix de Bouaké, en présence de nombreuses personnalités politiques, administratives, coutumières et religieuses. À cette occasion, plusieurs catégories d’acteurs ont été distinguées, notamment des membres du corps préfectoral, des guides religieux, des chefs de communauté, des élus locaux, des représentants des médias ainsi que des forces de défense et de sécurité. Les récipiendaires ont reçu des médailles, des diplômes et des trophées en reconnaissance de leur engagement au service du développement. Placée sous le thème « Développement local : enjeux et perspectives », cette rencontre a également permis de dresser le bilan des actions menées depuis le lancement du forum.
Prenant la parole, le président du MILOP, Yao Kouakou Marcel, a expliqué la portée de cette initiative :« Depuis 2024, nous avons lancé le Forum national de développement afin d’impliquer les collectivités territoriales et les forces vives dans la promotion du développement local. Cette cérémonie marque à la fois la clôture de notre caravane et un bilan à mi-parcours de notre mouvement. Nous sommes satisfaits de constater que notre message a été bien accueilli par les populations. Aux lauréats, nous disons que cette distinction n’est pas une fin en soi, mais le début d’un engagement encore plus grand au service de la nation », a-t-il déclaré
Représentant le parrain de la cérémonie, le ministre Assahoré Konan Jacques, le deuxième vice-président du Conseil régional de Gbêkê, Attia Sebastian, a salué cette initiative. Il s’est réjoui des deux distinctions décernées au président du Conseil régional de Gbêkê, récompensé par le Prix international du développement humain et le Prix Ivoire de la reconnaissance nationale :« Nous sommes très honorés par ces distinctions. Elles viennent reconnaître les nombreux efforts consentis par le Conseil régional de Gbêkê en faveur des populations. Nous venons notamment de livrer 160 ouvrages socio-communautaires. Nos actions portent sur la construction de centres de santé, d’établissements scolaires, l’adduction d’eau potable et bien d’autres infrastructures essentielles destinées à améliorer les conditions de vie des populations », a-t-il souligné.
Doublement récompensé pour ses actions de développement en faveur des populations de M’Batto, le député-maire Antoine Kangah a, pour sa part, exprimé sa gratitude aux organisateurs. Il a réaffirmé sa volonté de poursuivre ses efforts pour améliorer les conditions de vie de ses administrés. S’exprimant au nom de l’ensemble des récipiendaires, l’ancienne députée de Yopougon, Dr Euphrasie N’Guessan, également doublement distinguée, a adressé ses remerciements au MILOP pour cette reconnaissance. Elle a invité les différents lauréats à poursuivre leurs actions afin de contribuer davantage au développement de leurs communautés et de la Côte d’Ivoire.
Le village de Boukébo, situé dans la sous-préfecture de Languibonou (département de Botro), a bénéficié d’un important appui matériel grâce à la Fondation Nanan Kouassi Koffi (KOKOF). Cette initiative vise à améliorer les conditions de travail de la chefferie traditionnelle tout en renforçant plusieurs services essentiels au profit des populations. La cérémonie officielle de remise des dons s’est tenue le vendredi 31 juillet 2026 sur la place publique Nanan Kouassi Koffi de Boukébo, en présence de nombreuses personnalités administratives, politiques et coutumières. Le ministre des Eaux et Forêts, Jacques Assahoré Konan, également président du Conseil régional de Gbêkê et fils du village, en était le parrain. Il était entouré notamment du professeur Saliou Touré, président de l’Université internationale de Grand-Bassam, du sénateur Nicolas Djibo ainsi que de plusieurs cadres de la région.
Le don comprend quatre véhicules tout-terrain, un véhicule de type van, neuf motocyclettes, deux camions destinés aux opérations de collecte des ordures ménagères, un important lot de matériel médical pour le Centre de santé rural (CSR) ainsi que des vivres. Ces équipements permettront d’améliorer la mobilité de la chefferie, de renforcer les actions d’assainissement du village et d’offrir de meilleures conditions de prise en charge sanitaire aux populations.
Saluant cette initiative, le ministre Jacques Assahoré Konan a rappelé que le développement d’une localité repose sur une mobilisation collective. Reprenant la vision du Président de la République, Alassane Ouattara, il a souligné que l’État, à lui seul, ne peut répondre à tous les besoins des communautés. Selon lui, les collectivités, le secteur privé et les fils et filles des localités ont également un rôle majeur à jouer dans la transformation de leurs territoires :« Les initiatives comme celle de la Fondation KOKOF illustrent parfaitement cette dynamique de développement participatif. Elles démontrent que l’attachement à son village se traduit avant tout par des actions concrètes en faveur du bien-être des populations », a-t-il déclaré.
De son côté, le président de la Fondation KOKOF, Didier Alex N’Dah Koffi, a expliqué que cette action matérialise la vision du fondateur, Koffi Koffi Kosma, président du Conseil d’administration de Palmafrique. Il a indiqué que la fondation ambitionne de soutenir durablement la chefferie traditionnelle, de promouvoir l’autonomisation des femmes et des jeunes, de contribuer à la protection de l’environnement et de multiplier les initiatives en faveur du développement local.
Au-delà de Boukébo, la Fondation KOKOF entend progressivement étendre ses interventions à d’autres localités de la région de Gbêkê, avant d’élargir son champ d’action à l’ensemble du territoire ivoirien.Si vous souhaitez un style encore plus proche de celui d’un quotidien ivoirien comme Fraternité Matin, L’Inter ou Soir Info, je peux également le réécrire dans ce registre.
Cent douze jeunes de la sous-préfecture de Séitifla disposent désormais de leur permis de conduire. La remise officielle des documents s’est déroulée ce samedi, à l’initiative de Valon Bi Emmanuel, Premier adjoint au maire de la commune de Vavoua et fils de la localité.
Organisée à la sous-préfecture de Séitifla, la cérémonie a réuni autorités administratives, élus, cadres, chefs traditionnels et populations, venus saluer une initiative qui répond à une préoccupation de longue date.
À Séitifla, la moto constitue le principal moyen de déplacement et un important outil de travail pour de nombreux jeunes. Cependant, l’absence de permis de conduire les exposait aux difficultés liées aux contrôles routiers et limitait leurs chances d’accéder à certaines opportunités d’emploi.
Selon Valon Bi Emmanuel, cette opération vise à faciliter l’accès des jeunes au permis de conduire tout en renforçant leur employabilité.
« Le permis de conduire est un véritable diplôme. Au-delà de son utilité pour circuler en toute légalité, il représente un atout pour accéder à l’emploi. Notre ambition est de permettre au plus grand nombre de jeunes d’en bénéficier », a-t-il déclaré, annonçant l’ouverture prochaine d’une deuxième vague de bénéficiaires.
Le député de la sous-préfecture de Séitifla, Tra Bi Sui Guillaume, a salué cette initiative qu’il considère comme une contribution concrète au développement local. Il a encouragé les jeunes à saisir cette opportunité, rappelant que le permis de conduire est aujourd’hui un document souvent exigé par les employeurs.
Pour sa part, la sous-préfète de Séitifla, Mme Guy Manuela Dago, a félicité Valon Bi Emmanuel pour cette initiative en faveur de la jeunesse. Elle a invité les bénéficiaires à faire un usage responsable de leurs permis de conduire et a exhorté les cadres de la sous-préfecture à soutenir davantage ce type d’actions en faveur des jeunes.
Au nom des bénéficiaires, Tra Bi Jean-Yves a exprimé sa gratitude envers l’initiateur du projet. Il a rappelé que les jeunes étaient auparavant contraints de se rendre jusqu’à Daloa pour accomplir les démarches liées à l’obtention du permis de conduire. Grâce à cette opération, ils ont pu effectuer toutes les formalités à Séitifla, réduisant ainsi les coûts et les déplacements.
Après cette première vague de 112 jeunes bénéficiaires, une nouvelle phase d’inscription est annoncée afin de permettre à d’autres jeunes de la sous-préfecture de bénéficier à leur tour de cette opportunité.
À travers cette initiative, Valon Bi Emmanuel entend contribuer à l’amélioration de la mobilité des jeunes, à la promotion de la sécurité routière et au renforcement de leur insertion professionnelle.