L’émouvant hommage du maire Amadou Koné à Mgr AHOUANAN avant son inhumation ce vendredi : « Plus qu’un guide religieux, Mgr AHOUANAN était une source d’inspiration pour Bouaké »
Après avoir pris part dans la soirée du mercredi 20 mars 2024 à la Cathédrale Saint Paul d’Abidjan- Plateau, à la cérémonie de veillée religieuse en hommage à feu Mgr Paul-Siméon AHOUANAN, Archevêque de Bouaké, rappelé à Dieu le 12 février 2024 à Abidjan, le ministre ivoirien des Transports Amadou Koné, maire de Bouaké a accompagné la dépouille mortelle le jeudi 21 mars 2024 à Bouaké. Son témoignage à la veillée religieuse en hommage de Mgr Paul-Siméon AHOUANAN, ce jeudi 21 mars 2024 à la Cathédrale Sainte Thérèse de Bouaké.
C’est un maire et un fils, le ministre Amadou Koné, peiné qui rend hommage à un père mais également une source d’inspiration pour la Côte d’Ivoire, pour la région de Gbêkê, pour la ville de Bouaké ( centre), Mgr Paul-Siméon AHOUANAN Archevêque Métropolitain de Bouaké, ce jeudi depuis la Cathédrale Sainte Thérèse de Bouaké. En effet, ils se sont connus au lendemain de la crise du 19 septembre 2002. Ils ont ensemble ramené la paix à Bouaké. Ils étaient entrain de bâtir ensemble un Bouaké nouveau, malheureusement dieu en a décidé autrement. Ici le témoignage émouvant du maire de Bouaké, inconsolable devant le cercueil de celui qui aura tout donné à Bouaké.
« C’est Dieu qui a voulu que je sois dans cette position aujourd’hui pour faire ce témoignage » a débuté le maire Amadou Koné déjà presque en larmes.
Ma rencontre avec Mgr AHOUANAN
J’ai rencontré Mgr Paul-Siméon AHOUANAN pour la première fois en 2003. Au lendemain de la crise du 19 septembre 2002. Quand l’église cherchait à briser les murs de la méfiance entre toutes les parties, Mgr AHOUANAN a contribué à ressouder le tissu social. A cette époque, je voyais une personne calme, patiente et attentive. Avec du recul je note que Mgr AHOUANAN était préoccupé. Il a fait depuis Abidjan, beaucoup de va-et-vient entre 2003 et 2006 avant de s’installer à Bouaké. Il a essayé et je pense qu’il y est parvenu.
Je suis un privilégié
Je me considère aujourd’hui comme un des privilégiés parce qu’il m’a fait confiance très tôt. Il a toujours considéré, qu’on soit en privé ou public que je pouvais être un acteur clé de cette réconciliation et cohésion sociale ici à Bouaké. En 2004, quand il y avait beaucoup de violence, Mgr AHOUANAN avec qui je parlais beaucoup au téléphone m’encourageait à ce qu’il n’y ait pas de débordement. Il en parlait également aux uns et aux autres. Sa tâche était difficile. Au point où on me taxait d’indolent. Mais moi j’étais convaincu que les ivoiriens pouvaient se retrouver. Et même si la crise s’avérait longue, que nous travaillerions avec l’église pour que la vie de nos concitoyens ici à Bouaké soit la plus aisée possible. Je l’ai consulté avec d’autres. Tuo Fozié en est témoin.
Le combat de Mgr Paul-Siméon AHOUANAN
Il faut rappeler que Mgr AHOUANAN a beaucoup lutté pour que les écoles s’ouvrent à Bouaké et dans les zones CNO. Si certains ont pu terminer les études et travaillent aujourd’hui c’est en partie grâce à lui. Il s’est également impliqué dans la résolution des événements de Béoumi avec le forum des confessions religieuses. Il a même plaidé tout récemment pour une équitable attribution des places au grand marché de Bouaké.
L’hommage des populations
Je crois que l’accueil des populations de cet après-midi témoigne de tout l’amour et affection que les populations lui portaient. En somme, plus qu’un guide religieux, un serviteur de dieu, Mgr Paul-Siméon AHOUANAN était pour Bouaké une source d’inspiration. Nous sommes nombreux qui ne sommes pas Catholiques ou chrétiens mais qui nuitamment allions chez lui pour nous confier, pour prendre ses avis.
Bouaké nouveau
Le Bouaké nouveau que nous sommes entrain de construire était aussi porté par lui. Il a toujours souhaité que les populations de Bouaké soient beaucoup plus heureuses. Que les jeunes aient du travail. Que nous travaillons pour que ce Bouaké nouveau se réalise. Mgr AHOUANAN, on n’a pas terminé le travail ( les larmes aux yeux, Amadou Koné a du mal à poursuivre. Il se retient, pousse un soupir et se reprend. La salle sous l’émotion). Mais on voudrait prier le bon dieu pour le repos de ton âme. Accompagne-nous en prière pour que ce que nous avons entamé il y a une vingtaine d’années puisse être réalisé pour les populations de Bouaké et de Gbêkê sans distinction aucune. Et que le vivre-ensemble nécessaire à faire évoluer cette société que tu ne cesses de prôner soit une réalité.
Le président Alassane Ouattara a fait tout ce qui était humainement possible
Je voudrais au nom des populations de BOUAKÉ remercier le président de la République Alassane Ouattara qui a fait tout ce qui était humainement possible pour te garder en vie. Il avait même mis à contribution son médecin personnel pour une évacuation à l’étranger. Malheureusement dieu en a décidé autrement.
Merci à la communauté chrétienne catholique
Je voudrais aussi remercier la communauté chrétienne et catholique pour toute l’affectation que vous avez apportée à notre papa. Il était heureux ici à Bouaké. Grand merci pour les leçons de vie qu’il nous a enseignées. Je fais la promesse que nous allons continuer à marcher dans ses pas pour que la Côte d’Ivoire, le Gbêkê et Bouaké continuent d’être un pays, une région et une ville apaisés.
Mes sincères condoléances à sa famille biologique
Nous n’allons pas finir de pleurer Mgr Paul-Siméon AHOUANAN parce que nous venons de perdre à Bouaké l’une des personnalités les plus importantes, les plus respectées et les plus rassurantes. Nos sincères condoléances à l’ensemble des populations de Bouaké, à la communauté chrétienne catholique et à la famille biologique de Mgr Paul-Siméon AHOUANAN. Papa AHOUANAN, repose en paix aux côtés du bon dieu. Merci à toutes et à tous…. Tel est message du maire Amadou Koné.
Notons que c’est dans la ferveur populaire et dans la dignité, que les populations de Bouaké ont accueilli le jeudi 21 mars 2024 la dépouille mortelle de leur Archevêque Métropolitain, MONSEIGNEUR PAUL SIMÉON AHOUANAN. Sur instructions du maire Amadou Koné, les agents de la mairie ont formé à cette occasion une haie d’honneur les deux côtés de la A3 au passage du cortège de la dépouille devant le siège de la mairie sis à l’ex ONUCI au corridor sud de Bouaké pour rendre un vibrant hommage à l’illustre disparu.
Donner à la commune de Tiapoum une vision claire de son développement, hiérarchiser ses priorités et disposer d’un cadre de référence pour les cinq prochaines années. Ce sont les principaux objectifs du Plan stratégique de développement (PSD) 2026-2030, officiellement remis jeudi 1er octobre 2026 à la municipalité par la Chaire UNESCO « Anticipation, Prospective et Territoires Durables » de l’Université Alassane Ouattara de Bouaké.
Le document doit désormais servir de feuille de route à la commune pour orienter ses choix, structurer ses projets et mieux coordonner les interventions des différents acteurs du développement local.
La cérémonie de remise s’est tenue à la mairie de Tiapoum, en présence notamment du maire N’Sérébé Ébily Pascal, du 4e adjoint au maire et maire résident, Coulibaly Hamidou, ainsi que de plusieurs acteurs ayant participé à l’élaboration du document. La Chaire UNESCO était représentée par Dr (MC) Coulibaly, représentant le titulaire de la Chaire.
Un diagnostic pour définir les priorités
Élaboré à partir d’un diagnostic du territoire, le PSD prend en compte les réalités économiques, sociales, environnementales et infrastructurelles de Tiapoum. Son élaboration a reposé sur une démarche participative associant les autorités administratives et coutumières, les organisations de jeunesse et de femmes, les opérateurs économiques, la société civile, les services techniques et les autres forces vives de la commune.
Les travaux de terrain, engagés en mai 2025, ont notamment permis de recueillir des données auprès des populations et de dresser un état des lieux des équipements et services de base.
Cette démarche doit permettre à la commune de disposer d’une lecture plus précise de ses potentialités, mais aussi des difficultés qui freinent son développement.
Quatre grandes orientations pour 2030
Le PSD s’articule autour de quatre orientations stratégiques. La première vise à renforcer les secteurs productifs, notamment à travers la modernisation de l’agriculture, le développement des chaînes de valeur locales et la promotion de l’entrepreneuriat.
Le deuxième axe concerne le renforcement du capital humain, avec des priorités liées à l’éducation, à la santé, à la formation professionnelle, à l’emploi des jeunes et à l’autonomisation des femmes.
Le troisième porte sur les infrastructures et les équipements, notamment l’accès à l’eau, à l’électricité, aux transports, aux services urbains et au numérique.
Enfin, le quatrième axe entend faire de Tiapoum un territoire plus résilient, à travers la protection de l’environnement, l’adaptation aux changements climatiques et l’amélioration du cadre de vie.
Une feuille de route pour la commune
À travers ce document, Tiapoum entend également mieux valoriser ses atouts, notamment sa position à la frontière avec le Ghana, ses activités agricoles et halieutiques, son patrimoine culturel et ses potentialités économiques.
Pour la municipalité, l’enjeu est désormais de passer du diagnostic à l’action. Le PSD doit permettre de hiérarchiser les projets, de faciliter la recherche de partenariats et de donner une cohérence aux différentes interventions sur le territoire.
La remise du document marque ainsi une nouvelle étape. La commune dispose désormais d’un cadre de référence pour conduire son développement à l’horizon 2030, avec pour ambition de construire « un territoire de brassage doté d’une économie diversifiée, équipé, résilient et durable ».
Le défi sera maintenant de traduire cette vision en réalisations concrètes au bénéfice des populations de Tiapoum.
À Zagregbeu, la recherche de l’eau rythmait une partie du quotidien des habitants. Dès les premières heures de la journée, des femmes quittaient le village, bidons à la main, pour rejoindre les marigots où elles venaient s’approvisionner. Pour certaines, il fallait parcourir près de deux kilomètres avant de pouvoir remplir leurs récipients.
Avec des bidons pouvant contenir jusqu’à 25 litres, cette corvée représentait un effort important, particulièrement pour les femmes, les enfants et les personnes âgées. Les femmes enceintes n’étaient pas non plus épargnées par ces déplacements.
À cette longue distance s’ajoutait la qualité de l’eau disponible. Les eaux de ruissellement entraînaient régulièrement de la boue et des déchets dans les marigots. Malgré ces conditions, les populations devaient utiliser cette eau pour leurs besoins quotidiens, faute de point d’eau plus proche.
« Avant, on souffrait beaucoup pour avoir de l’eau. On allait au marigot et il fallait parcourir une longue distance avec nos bidons », témoigne Anicet Topka, habitant de Zagregbeu.
Pour Kaboré Justine, porte-parole des femmes, la corvée pouvait commencer très tôt. « On se levait à 5 heures pour aller chercher de l’eau. Le marigot était loin et l’eau était sale », raconte-t-elle.
Une demande qui trouve une réponse
Cette situation a conduit les populations à exprimer le besoin de disposer d’un point d’eau plus proche. Une demande à laquelle la Société coopérative des exploitants agricoles des Antilopes du Haut-Sassandra (SOCEADAHS) a apporté une réponse avec l’installation d’une nouvelle pompe à eau dans le village.
La remise officielle des clés de l’équipement s’est tenue le samedi 19 septembre 2026. Pour les habitants, l’arrivée de cette pompe constitue un changement concret dans leur quotidien.
« Depuis que Rabolom Souleymane a envoyé cette pompe-là, vraiment, nous sommes très, très heureuses », se réjouit Kaboré Justine, qui salue cette initiative au nom des femmes.
Le chef du village, Philippe Zagré, partage cette satisfaction. « Vraiment, nous sommes très ravis d’avoir cette pompe. Elle vient soulager toute la population », souligne-t-il.
Un accompagnement lié à la filière cacao
Président du conseil d’administration de la SOCEADAHS, Rabolom Souleymane a pris part à la cérémonie de remise de l’équipement. Il a également profité de cette rencontre avec les producteurs pour rappeler les règles relatives à la traçabilité du cacao.
Il a notamment appelé les producteurs à utiliser leurs cartes de producteur lors de la commercialisation et à faire enregistrer les opérations à travers le dispositif national de traçabilité. Les délégués de la coopérative disposent, à cet effet, de terminaux permettant d’assurer l’enregistrement des transactions.
À Zagregbeu, cette nouvelle infrastructure vient ainsi répondre à une demande exprimée par les populations. Elle rapproche l’eau des habitations et devrait réduire les longues marches autrefois nécessaires pour s’approvisionner.
Pour les femmes du village, habituées à se lever tôt et à parcourir plusieurs kilomètres pour quelques bidons d’eau, le changement est particulièrement concret : le point d’eau est désormais plus proche du quotidien des familles.
Symakan née Coulibaly Adjatou, préfet du département de Zoukougbeu, a procédé le jeudi 1er Octobre octobre 2026, à la cérémonie de remise des intrants à 28 bénéficiaires issus des sous préfectures de Zoukougbeu et de Domangbeu, dans le cadre du projet d’appui au développement du secteur vivrier ( pasdv).
Prenant la parole, Blé Flan, directeur départemental de l’agriculture de Zoukougbeu, a indiqué qu’ils ont reçu des intrants pour une superficie de 25 hectares et demi pour 28 exploitants agricoles issus des sous préfectures de Zoukougbeu et de Domangbeu. Il a noté que l’année dernière, ils ont eu sept bénéficiaires et cette année ils sont à 28. Il s’est réjouie du fait que le projet est entrain de prendre forme dans le département de Zoukougbeu. Et il espère que l’année prochaine Dieu voulant, ils vont accroître ce chiffre pour plus de bénéficiaires puisque l’objectif c’est vraiment d’assurer l’autosuffisance alimentaire en ce qui concerne la production vivrière en Côte d’Ivoire.
Quant à Tidjane Traoré, chargé d’études à la direction d’évaluation des projets au ministère en charge de l’agriculture, par ailleurs point focal et chargé de Suivie au projet Pasdv, il a dit que ce projet a été initié par l’État de côte d’ivoire à travers le ministère de l’agriculture pour lutter contre l’insécurité alimentaire et ce projet vise à pousser la production maraîchers.
Selon lui, en ce qui concerne ce projet l’État a consenti un certain nombre de ressources pour acquérir du matériel agricole, des intrants agricoles qui sont distribués dans l’ensemble des départements de la côte d’ivoire.
C’est pourquoi, au nom du ministre de l’agriculture, et au nom de la coordinatrice du projet Jeannine Kouassi, qui a bien voulu mettre à la disposition de Zoukougbeu ces intrants-là pour que les producteurs puissent vraiment produire et que ces produits là, ne manquent sur le marché.
L’émissaire du ministère de l’agriculture, a exhorté les productrices de maraîchers à utiliser à bon escient ces produits mis à leur disposition.
» Évitez de revendre ces produits là,parce qu’on se rend compte que souvent ça se retrouvent sur le marché. Aidez l’Etat à vous aider d’avantage sans pourtant vendre ces produits là, utiliser les, réellement dans leurs productions de maraîchers. Il s’agit de tomates, gombos, piments, aubergines, concombre, oignons et du choux. On compte sur vous. » Au vu du travail bien fait, nous allons augmenter les quantités l’année prochaine. » a conseillé Tidjane Traoré, qui a terminé en remerciant le préfet du département de Zoukougbeu pour sa présence qui a donné plus d’éclat à cette cérémonie.
Symakan née Coulibaly Adjatou, préfet du département de Zoukougbeu, a pour part traduit toute sa reconnaissance au Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara et à son Gouvernement pour avoir une oreille attentive à sa circonscription en apportant des intrants aux productrices de maraîchers. Il leur a rassuré que ces produits seront utilisés à bon escient.