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Société

Côte d’ivoire : une ONG américaine et le Guichet Unique Automobile offrent des plaques d’immatriculation aux villes frontalières

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Le directeur du Guichet unique automobile, M. Touré Souleymane a procédé au lancement le lundi 6 mai 2024 à Kong, de l’étape dudit département, de l’opération d’immatriculation des engins à deux roues le long des villes frontières nord du pays. Initiée par la mission américaine «  Résilience pour la paix », cette opération qui a lieu du 3 avril au 30 mai 2024, vise à renforcer la sécurité aux frontières ivoiriennes dans le contexte du terrorisme mais également à aider les populations et usagers des engins à deux roues à être en règle vis-à-vis des mesures en vigueur en matière de sécurité routière.

Réduire les tracasseries policières, renforcer la cohésion sociale, encourager les populations à être des acteurs de renseignements pour les forces de sécurité ou encore favoriser la participation fiscale des populations dans la partie nord de la Côte d’Ivoire, tels sont les objectifs de la Caravane de sensibilisation et de pose de plaques d’immatriculation pour les motos, initiée la mission américaine «  Résilience pour la paix » du 3 avril au 30 mai 2024 en collaboration avec le ministère des transports à travers le Guichet Unique Automobile.

Touré Souleymane à Kong pour rassurer les requérants et booster l’opération

«  Nous sommes heureux que les efforts du ministre des transports Amadou Koné aient été compris au-delà des frontières ivoiriennes voire aux États-Unis avec l’arrivée et les actions de la mission ‘’Résilience pour la paix’’. Mais notre satisfaction est encore plus grande avec les populations surtout du nord qui ont compris que la paix passent par la sécurisation des biens et des personnes. Leur présence massive à cette première journée d’information et de collecte d’information en vue de la pose des plaques d’immatriculation dans le département de Kong, dénote de l’engagement de tous à prévenir des crises avec la montée du terrorisme dans les pays voisins » a fait savoir Touré Souleymane, le directeur du Guichet unique automobile. Il a remercié en outre les autorités politiques et administratives du département de Kong pour leur soutien et implication dans cette opération et a invité les populations à faire confiance au président Alassane Ouattara qui se bat chaque jour pour offrir la paix et la stabilité aux Ivoiriens.

Le programme complet de la Caravane américaine

C’est par les localités de Tougbo, Kafolo, Gogo et Tehini dans le département de Tehini qu’a débuté l’opération du 3 au 13 avril dernier.
Ont suivi, les localités de Bouna, Youndouo, Kalamon et Doropo du 14 au 24 avril 2024.

Quant à l’étape du département de Kong, elle a démarré depuis le 25 avril jusqu’au 7 mai 2024. A Kong, la caravane a sillonné les localités de Petit Nassian, Bililono, Nafana et Kong.

Après Kong, la caravane est attendue à Odienné et Tengrela

La mission «  Résilience pour la paix » est attendue dans le département d’Odienné dans les localités de Kimbirila nord, Tienko, Kaniasso, Minignan, Mahandiana Sokourani et Odienné du 8 au 17 mai 2024.
Et enfin, à Tengrela du 18 au 30 mai 2024 avec les localités de Tengrela, Débeté, Papara et Kanakono.

Renforcer la Résilience des populations du nord

Dans le contexte des attaques terroristes dans les pays limitrophes tels le Mali et le Burkina Faso qui partagent avec la Côte d’Ivoire le vaste parc national de la Comoé, le gouvernement ivoirien a accueilli de nombreux ressortissants de ses pays sur son sol. Installées dans les villes du nord, elles bénéficient de meilleures conditions de vie et vivent en bonne intelligence avec leurs frères ivoiriens autochtones.
Aussi, la lutte contre le terrorisme passe par le développement économique et le bien-être des populations.
C’est pourquoi, en plus de leur donner les moyens pour une intégration temporaire mais également de permettre aux populations ivoiriennes du nord de ne pas être des appâts pour les terroristes, le gouvernement ivoirien a fait d’importants investissements dans les projets structurants surtout en faveur des jeunes et des femmes à travers les filets sociaux et financements de micro projets.

L’immatriculation des engins à deux roues : l’ONG américaine en phase avec le NSIIV

Si l’immatriculation des moyens de déplacement ( véhicules, motos, tricycles) est nécessaire pour la lutte contre l’incivisme routier et la sécurité routière, elle offre un cadre légal et de modernisation du système des transports.
En plus de permettre à l’autorité chargée des transports de disposer de bases de données fiables pour prévenir ou traquer les contrevenants à la sécurité routière, l’immatriculation surtout des motos, majoritairement, empruntées dans la partie nord du pays, s’inscrit dans le nouveau système d’immatriculation initiale des véhicules automobiles engagé depuis le 1er juin 2023 par le ministère des transports à travers le Guichet Unique Automobile.

«  Toujours dans la perspective de la mission américaine et pour accompagner l’opération, le nouveau système d’immatriculation initiale des véhicules automobiles, NSIIV sera bientôt ici à Kong et dans plusieurs villes du nord avec son équipe mobile sous l’autorité du Guichet unique automobile pour la pose des plaques d’immatriculation sur les véhicules et motos sur place » a annoncé Touré Souleymane au cours de l’étape de Kong le lundi 6 mai dernier.

Sercom Guichet Unique Automobile

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Tiapoum : la Chaire UNESCO remet le Plan stratégique de développement, cap sur 2030

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Donner à la commune de Tiapoum une vision claire de son développement, hiérarchiser ses priorités et disposer d’un cadre de référence pour les cinq prochaines années. Ce sont les principaux objectifs du Plan stratégique de développement (PSD) 2026-2030, officiellement remis jeudi 1er octobre 2026 à la municipalité par la Chaire UNESCO « Anticipation, Prospective et Territoires Durables » de l’Université Alassane Ouattara de Bouaké.

Le document doit désormais servir de feuille de route à la commune pour orienter ses choix, structurer ses projets et mieux coordonner les interventions des différents acteurs du développement local.

La cérémonie de remise s’est tenue à la mairie de Tiapoum, en présence notamment du maire N’Sérébé Ébily Pascal, du 4e adjoint au maire et maire résident, Coulibaly Hamidou, ainsi que de plusieurs acteurs ayant participé à l’élaboration du document. La Chaire UNESCO était représentée par Dr (MC) Coulibaly, représentant le titulaire de la Chaire.

Un diagnostic pour définir les priorités

Élaboré à partir d’un diagnostic du territoire, le PSD prend en compte les réalités économiques, sociales, environnementales et infrastructurelles de Tiapoum. Son élaboration a reposé sur une démarche participative associant les autorités administratives et coutumières, les organisations de jeunesse et de femmes, les opérateurs économiques, la société civile, les services techniques et les autres forces vives de la commune.

Les travaux de terrain, engagés en mai 2025, ont notamment permis de recueillir des données auprès des populations et de dresser un état des lieux des équipements et services de base.

Cette démarche doit permettre à la commune de disposer d’une lecture plus précise de ses potentialités, mais aussi des difficultés qui freinent son développement.

Quatre grandes orientations pour 2030

Le PSD s’articule autour de quatre orientations stratégiques. La première vise à renforcer les secteurs productifs, notamment à travers la modernisation de l’agriculture, le développement des chaînes de valeur locales et la promotion de l’entrepreneuriat.

Le deuxième axe concerne le renforcement du capital humain, avec des priorités liées à l’éducation, à la santé, à la formation professionnelle, à l’emploi des jeunes et à l’autonomisation des femmes.

Le troisième porte sur les infrastructures et les équipements, notamment l’accès à l’eau, à l’électricité, aux transports, aux services urbains et au numérique.

Enfin, le quatrième axe entend faire de Tiapoum un territoire plus résilient, à travers la protection de l’environnement, l’adaptation aux changements climatiques et l’amélioration du cadre de vie.

Une feuille de route pour la commune

À travers ce document, Tiapoum entend également mieux valoriser ses atouts, notamment sa position à la frontière avec le Ghana, ses activités agricoles et halieutiques, son patrimoine culturel et ses potentialités économiques.

Pour la municipalité, l’enjeu est désormais de passer du diagnostic à l’action. Le PSD doit permettre de hiérarchiser les projets, de faciliter la recherche de partenariats et de donner une cohérence aux différentes interventions sur le territoire.

La remise du document marque ainsi une nouvelle étape. La commune dispose désormais d’un cadre de référence pour conduire son développement à l’horizon 2030, avec pour ambition de construire « un territoire de brassage doté d’une économie diversifiée, équipé, résilient et durable ».

Le défi sera maintenant de traduire cette vision en réalisations concrètes au bénéfice des populations de Tiapoum.

Natacha kouakou

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Société

Zagregbeu : la SOCEADAHS répond à une demande des populations

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À Zagregbeu, la recherche de l’eau rythmait une partie du quotidien des habitants. Dès les premières heures de la journée, des femmes quittaient le village, bidons à la main, pour rejoindre les marigots où elles venaient s’approvisionner. Pour certaines, il fallait parcourir près de deux kilomètres avant de pouvoir remplir leurs récipients.

Avec des bidons pouvant contenir jusqu’à 25 litres, cette corvée représentait un effort important, particulièrement pour les femmes, les enfants et les personnes âgées. Les femmes enceintes n’étaient pas non plus épargnées par ces déplacements.

À cette longue distance s’ajoutait la qualité de l’eau disponible. Les eaux de ruissellement entraînaient régulièrement de la boue et des déchets dans les marigots. Malgré ces conditions, les populations devaient utiliser cette eau pour leurs besoins quotidiens, faute de point d’eau plus proche.

« Avant, on souffrait beaucoup pour avoir de l’eau. On allait au marigot et il fallait parcourir une longue distance avec nos bidons », témoigne Anicet Topka, habitant de Zagregbeu.

Pour Kaboré Justine, porte-parole des femmes, la corvée pouvait commencer très tôt. « On se levait à 5 heures pour aller chercher de l’eau. Le marigot était loin et l’eau était sale », raconte-t-elle.

Une demande qui trouve une réponse

Cette situation a conduit les populations à exprimer le besoin de disposer d’un point d’eau plus proche. Une demande à laquelle la Société coopérative des exploitants agricoles des Antilopes du Haut-Sassandra (SOCEADAHS) a apporté une réponse avec l’installation d’une nouvelle pompe à eau dans le village.

La remise officielle des clés de l’équipement s’est tenue le samedi 19 septembre 2026. Pour les habitants, l’arrivée de cette pompe constitue un changement concret dans leur quotidien.

« Depuis que Rabolom Souleymane a envoyé cette pompe-là, vraiment, nous sommes très, très heureuses », se réjouit Kaboré Justine, qui salue cette initiative au nom des femmes.

Le chef du village, Philippe Zagré, partage cette satisfaction. « Vraiment, nous sommes très ravis d’avoir cette pompe. Elle vient soulager toute la population », souligne-t-il.

Un accompagnement lié à la filière cacao

Président du conseil d’administration de la SOCEADAHS, Rabolom Souleymane a pris part à la cérémonie de remise de l’équipement. Il a également profité de cette rencontre avec les producteurs pour rappeler les règles relatives à la traçabilité du cacao.

Il a notamment appelé les producteurs à utiliser leurs cartes de producteur lors de la commercialisation et à faire enregistrer les opérations à travers le dispositif national de traçabilité. Les délégués de la coopérative disposent, à cet effet, de terminaux permettant d’assurer l’enregistrement des transactions.

À Zagregbeu, cette nouvelle infrastructure vient ainsi répondre à une demande exprimée par les populations. Elle rapproche l’eau des habitations et devrait réduire les longues marches autrefois nécessaires pour s’approvisionner.

Pour les femmes du village, habituées à se lever tôt et à parcourir plusieurs kilomètres pour quelques bidons d’eau, le changement est particulièrement concret : le point d’eau est désormais plus proche du quotidien des familles.

Natacha kouakou

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Société

Zoukougbeu / PASDV: 28 exploitants reçoivent des intrants agricoles

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Symakan née Coulibaly Adjatou, préfet du département de Zoukougbeu, a procédé le jeudi 1er Octobre octobre 2026, à la cérémonie de remise des intrants à 28 bénéficiaires issus des sous préfectures de Zoukougbeu et de Domangbeu, dans le cadre du projet d’appui au développement du secteur vivrier ( pasdv).

Prenant la parole, Blé Flan, directeur départemental de l’agriculture de Zoukougbeu, a indiqué qu’ils ont reçu des intrants pour une superficie de 25 hectares et demi pour 28 exploitants agricoles issus des sous préfectures de Zoukougbeu et de Domangbeu. Il a noté que l’année dernière, ils ont eu sept bénéficiaires et cette année ils sont à 28. Il s’est réjouie du fait que le projet est entrain de prendre forme dans le département de Zoukougbeu. Et il espère que l’année prochaine Dieu voulant, ils vont accroître ce chiffre pour plus de bénéficiaires puisque l’objectif c’est vraiment d’assurer l’autosuffisance alimentaire en ce qui concerne la production vivrière en Côte d’Ivoire.

Quant à Tidjane Traoré, chargé d’études à la direction d’évaluation des projets au ministère en charge de l’agriculture, par ailleurs point focal et chargé de Suivie au projet Pasdv, il a dit que ce projet a été initié par l’État de côte d’ivoire à travers le ministère de l’agriculture pour lutter contre l’insécurité alimentaire et ce projet vise à pousser la production maraîchers.

Selon lui, en ce qui concerne ce projet l’État a consenti un certain nombre de ressources pour acquérir du matériel agricole, des intrants agricoles qui sont distribués dans l’ensemble des départements de la côte d’ivoire.

C’est pourquoi, au nom du ministre de l’agriculture, et au nom de la coordinatrice du projet Jeannine Kouassi, qui a bien voulu mettre à la disposition de Zoukougbeu ces intrants-là pour que les producteurs puissent vraiment produire et que ces produits là, ne manquent sur le marché.

L’émissaire du ministère de l’agriculture, a exhorté les productrices de maraîchers à utiliser à bon escient ces produits mis à leur disposition.

 » Évitez de revendre ces produits là,parce qu’on se rend compte que souvent ça se retrouvent sur le marché. Aidez l’Etat à vous aider d’avantage sans pourtant vendre ces produits là, utiliser les, réellement dans leurs productions de maraîchers. Il s’agit de tomates, gombos, piments, aubergines, concombre, oignons et du choux. On compte sur vous. » Au vu du travail bien fait, nous allons augmenter les quantités l’année prochaine. » a conseillé Tidjane Traoré, qui a terminé en remerciant le préfet du département de Zoukougbeu pour sa présence qui a donné plus d’éclat à cette cérémonie.

Symakan née Coulibaly Adjatou, préfet du département de Zoukougbeu, a pour part traduit toute sa reconnaissance au Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara et à son Gouvernement pour avoir une oreille attentive à sa circonscription en apportant des intrants aux productrices de maraîchers. Il leur a rassuré que ces produits seront utilisés à bon escient.

Par Kevin Bakou

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