Connect with us

Société

Côte d’Ivoire : Assainissement du secteur de la santé privée, vers une franche collaboration entre le privé et le public

Published

on

Le vendredi 26 juillet dernier dans la capitale économique de la Côte d’Ivoire, Bitty Marie Josèphe, la Directrice de la Direction des Etablissements Privés et de Professions Sanitaires a situé les bien-fondés de l’opération « Zéro clinique illégale d’ici 2025 en Côte d’Ivoire ». Au cours d’un entretien réalisé à son carbinet, elle a dévoilé aussi les contours de cette opération.

La rédaction de infocentrale.net se propose de publier cette interview en deux séquences en raison de la pertinence de l’enjeu de cette opération dans le secteur santé en Côted’Ivoire.

Mme Bitty Marie Josèphe, bonjour. Vous êtes directrice de la DEPPS. Que signifie ce sigle et quelles sont ses missions ?

La DEPPS est une direction centrale du Ministère de la santé, de l’hygiène publique et de la couverture maladie universelle. Elle signifie Direction des Établissements Privés et de Professions Sanitaires. C’est cette direction que nous avons la charge de diriger. Nos missions régaliennes ont été définies par le décret portant création du Ministère. Dans ce décret nous avons essentiellement 10 missions qui ont trait au secteur privé au nombre desquelles figurent la régulation du secteur privé de la santé et les professionnels de la santé y compris les internes des hôpitaux et les étudiants hospitaliers. Donc se sont les missions de régulation du secteur de la santé privée et des professionnels de la santé en Côte d’Ivoire.

L’opération « Zéro clinique illégale d’ici 2025 en Côte d’Ivoire » suit toujours son cours. Mme la Directrice, un modeste bilan à mi-parcours, SVP.

Effectivement le Gouvernement à travers le Ministère de la santé, de l’hygiène publique et de la couverture maladie universelle a lancé l’opération « zéro clinique illégale d’ici 2025 » le 5 octobre 2022 pour répondre à la nécessité d’assainir et de réguler le secteur privé de la santé. En clair, nous voulons que le secteur privé soit de qualité et entre dans les orientations données par le système de santé. Cette opération a plusieurs composantes. D’abord, il ya eu la phase de la sensibilisation des différents acteurs du secteur de la santé privé en Côte d’Ivoire. Ensuite, son mérite est de permettre aux structures sanitaires privées non en règles de formaliser leurs activités en constituant leurs dossiers pour avoir des arrêtés ministériels afin d’exercer en toute quiétude et sécurité sur toute l’étendue du territoire national. Sur cet aspect, il faut ajouter qu’une campagne de régularisation a été lancée en 2022 puis relancée en 2023. Enfin, le troisième aspect de cette opération est relatif aux contrôles des établissements sanitaires privés. Et il nous a été donné de constater que ces contrôles permettent en même temps de booster aussi la régularisation administrative. C’est pourquoi nous les accentuons de sorte à balayer tous les 10 Pôles d’Excellence Régionaux Sanitaires (PRES) et 33 Régions sanitaires en Côte d’Ivoire. Jusqu’à ce jour, dans le cadre de nos contrôles, sur les 33 régions sanitaires, 20 ont déjà été visitées par nos services.
Au terme de ce processus, nous voulons des cadres sanitaires privés fiables et des établissements sanitaires privés assainis et de qualité pour toutes les populations.

Vos données chiffrées jusqu’à ce jour, dans le cadre de ce processus, Mme la Directrice.

Ces contrôles sont tellement importants dans la mesure où ils nous permettent en même temps de faire la géolocalisation des établissements sanitaires privés visités car cette opération devra nous aider à terme de développer le système sanitaire en Côte d’Ivoire pour avoir des cadres sanitaires privés fiables et de qualité. Ainsi, 2212 établissements sanitaires privés ont été visités par nos services dans 20 Régions sanitaires en Côte d’Ivoire. Apres le Gontougo et le Bounkani, nous mettrons le cap sur la Région du Poro. Dans le cadre du contrôle en vue de la régularisation des établissements sanitaires privés, il faut dire que nous avons dans nos pratiques plusieurs options. Un établissement peut être félicité s’il a tous les documents administratifs nécessaires. En plus, s’il y a un bon accueil, une l’hygiène soutenable et un personnel bien formé, nous concluons dès lors que le service est de qualité. Poursuivant, voudrais-je indiquer que nous faisons des mises en demeure d’une durée maximale d’un mois. Cette situation concerne les établissements sanitaires privés ayant entamé le processus de régularisation administrative. Ce, pour leur permettre d’achever son processus de régularisation. Les mises en demeure concernent aussi souvent les établissements sanitaires privés de type cliniques et les polycliniques ayant entamé la procédure de régularisation et qui font des hospitalisations. Ici, nous leur accordons un délai compris entre 3 et une semaine juste afin qu’ils libèrent les malades hospitalisés et terminent leur démarche de formalisation. La troisième option est la fermeture immédiate. Elle concerne les établissements sanitaires privés illégaux. Cela concerne tous les types d’établissements sanitaires privés en Côte d’Ivoire. Alors, lors des contrôles, nous nous penchons sur l’hygiène des lieux, les documents administratifs, le matériel utilisé et les qualification des professionnels de la santé. Dans le cas de fermeture immédiate, nous avons fermé 933 cliniques anitaires privées et les établissements sanitaires privés informels , nous avons félicité 79 établissements et 1130 établissements sanitaires privés mis en demeure. Fort heureusement, nous avons remarqué par la suite que ses établissements sanitaires privés viennent se régulariser très rapidement. Il est important à ce stade de mon intervention de dire aussi que dans le cadre de cette opération, nous permettons aux établissements sanitaires privés de se régulariser, sur instruction de Monsieur le Ministre Pierre Dimba. Ainsi en 2023, 514 établissements sanitaires privés ont été régularisés. En 2024, du 1 janvier jusqu’au mois de juillet, 250 arrêtés ont été délivrés par Monsieur le Ministre. Nous avons pour objectif d’atteindre un objectif de 500 établissements sanitaires privés régularisés jusqu’en fin d’année.

Votre analyse du plateau technique actuel dans le secteur sanitaire privé en Côte d’Ivoire, Mme la Directrice de la DEPPS.

La question des plateaux techniques est très complexe. Elle est fonction de la typologie des établissements sanitaires privés. Nous tenons donc compte du niveau d’intervention de chaque établissement. Une infirmerie ne peut pas avoir le même plateau technique qu’une clinique, qu’un cabinet dentaire et qu’une maternité. Pour mieux travailler sur le terrain, nous avons classifié les établissements sanitaires privés par nature. Nous avons la nature médicale, paramédicale, pharmaceutique, biologique et la médecine traditionnelle. Au-delà de cette classification par nature, nous avons fait une classification par niveau d’intervention. Par exemple la nature médicale comprend les polycliniques, les cliniques, les centres médicaux, les cabinets dentaires et les cliniques odontologiques… Revenant à votre préoccupation, retenez tout simplement que lorsque nous faisons nos contrôles, il ya trois volets: la régularité administrative, les mesures d’hygiène générale suivies de la qualification du personnel et les services disponibles. Par exemple, un centre de soins infirmiers ne peut pas prétendre faire des consultations médicales. Je donne l’exemple des échographies qui doivent se faire dans un cabinet médical qui fait de la gynécologie et donc la consultation pré et post-natal. Il serait inacceptable de trouver un échographe dans un centre de soins infirmiers. Les visites de conformité sont fonctions des déclarations faites par les responsables d’établissements sanitaires privés dans la constitution de leur dossier de demande d’autorisation d’exercer. Elles nous permettent de voir les services et les qualités de soins administrés aux populations. Il y a un autre détail non négligeable qu’il faut mentionner: nous conditionnons la délivrance du certificat de conformité pour chaque type d’établissement par l’acquisition d’un stérilisateur à vapeur pour éviter les infections. C’est une étape très importante dans l’obtention de l’agrément et de l’exploitation de l’établissement. Bien que l’établissement ait un arrêté, nous venons à nouveau faire des contrôles de conformité pour voir si les services sont bien équipés et si les services sont bien exécutés.

Ne subissez-vous pas de pression étant donné que vous fermez souvent les établissements des protégés de certains gourous de la République?

Bon, je ne peux parler de pressions ici mais plutôt de sollicitations pour essayer de faire accepter un établissement d’un tel. Mais nous ne cédons à ces sollicitations. Cette opération est si capitale que pour mieux la réussir, nous sensibilisons aussi le personnel de santé, les promoteurs, les autorités administrative puis sanitaire et les leaders communautaires sur ses bien-fondés. Cette stratégie nous a permis de recevoir des informations relatives aux situations géographiques de certains établissements sanitaires privés sont l’existence n’est pas connue de nos services.

Mme la Directrice, tendons-nous donc résolument vers une franche collaboration entre le secteur privé et le secteur public dans le domaine de la santé en Côte d’Ivoire ?

Bien évidemment, notre objectif est d’établir à terme une franche collaboration entre les secteurs sanitaire public et privé en Côte d’Ivoire. Une complémentarité dans nos Régions en particulier dans les Pôles Régionaux d’Excellence Sanitaire (PRES) où le besoin de santé a été défini par le Monsieur le Ministre. Le secteur privé est utile car il exerce dans des zones où le secteur public n’est pas développé. Pour résoudre cette situation, l’Etat a créé, rénové et installé 348 établissements sanitaires publics de proximité ou de contact pour que toute l’étendue du territoire ait une proximité géographique d’avec les services sanitaires…

A suivre …!

Ouncado Pierrot

Société

Bouaké : une soixantaine d’acteurs du développement récompensés pour leur engagement.

Published

on

Une soixantaine d’acteurs engagés dans le développement de leurs localités et, plus particulièrement, de la région de Gbêkê, ont été honorés le lundi 3 août 2026 à Bouaké, à l’occasion de la cérémonie de clôture du Forum national de développement, initié par le Mouvement ivoirien pour la légalité, l’ordre et le progrès (MILOP). Cette cérémonie est venue mettre un terme à une vaste caravane de sensibilisation lancée en 2024. Durant deux années, les responsables du MILOP ont parcouru plusieurs villes du pays afin de promouvoir le rôle des collectivités territoriales, des leaders communautaires et des forces vives dans le développement local.

La cérémonie de clôture s’est tenue dans la salle de conférence du Stade de la Paix de Bouaké, en présence de nombreuses personnalités politiques, administratives, coutumières et religieuses. À cette occasion, plusieurs catégories d’acteurs ont été distinguées, notamment des membres du corps préfectoral, des guides religieux, des chefs de communauté, des élus locaux, des représentants des médias ainsi que des forces de défense et de sécurité. Les récipiendaires ont reçu des médailles, des diplômes et des trophées en reconnaissance de leur engagement au service du développement. Placée sous le thème « Développement local : enjeux et perspectives », cette rencontre a également permis de dresser le bilan des actions menées depuis le lancement du forum.

Prenant la parole, le président du MILOP, Yao Kouakou Marcel, a expliqué la portée de cette initiative :« Depuis 2024, nous avons lancé le Forum national de développement afin d’impliquer les collectivités territoriales et les forces vives dans la promotion du développement local. Cette cérémonie marque à la fois la clôture de notre caravane et un bilan à mi-parcours de notre mouvement. Nous sommes satisfaits de constater que notre message a été bien accueilli par les populations. Aux lauréats, nous disons que cette distinction n’est pas une fin en soi, mais le début d’un engagement encore plus grand au service de la nation », a-t-il déclaré

Représentant le parrain de la cérémonie, le ministre Assahoré Konan Jacques, le deuxième vice-président du Conseil régional de Gbêkê, Attia Sebastian, a salué cette initiative. Il s’est réjoui des deux distinctions décernées au président du Conseil régional de Gbêkê, récompensé par le Prix international du développement humain et le Prix Ivoire de la reconnaissance nationale :« Nous sommes très honorés par ces distinctions. Elles viennent reconnaître les nombreux efforts consentis par le Conseil régional de Gbêkê en faveur des populations. Nous venons notamment de livrer 160 ouvrages socio-communautaires. Nos actions portent sur la construction de centres de santé, d’établissements scolaires, l’adduction d’eau potable et bien d’autres infrastructures essentielles destinées à améliorer les conditions de vie des populations », a-t-il souligné.

Doublement récompensé pour ses actions de développement en faveur des populations de M’Batto, le député-maire Antoine Kangah a, pour sa part, exprimé sa gratitude aux organisateurs. Il a réaffirmé sa volonté de poursuivre ses efforts pour améliorer les conditions de vie de ses administrés. S’exprimant au nom de l’ensemble des récipiendaires, l’ancienne députée de Yopougon, Dr Euphrasie N’Guessan, également doublement distinguée, a adressé ses remerciements au MILOP pour cette reconnaissance. Elle a invité les différents lauréats à poursuivre leurs actions afin de contribuer davantage au développement de leurs communautés et de la Côte d’Ivoire.

S/K

Continue Reading

Société

Boukébo / Développement communautaire : la Fondation KOKOF dote la chefferie et les services sociaux d’importants équipements

Published

on

Le village de Boukébo, situé dans la sous-préfecture de Languibonou (département de Botro), a bénéficié d’un important appui matériel grâce à la Fondation Nanan Kouassi Koffi (KOKOF). Cette initiative vise à améliorer les conditions de travail de la chefferie traditionnelle tout en renforçant plusieurs services essentiels au profit des populations. La cérémonie officielle de remise des dons s’est tenue le vendredi 31 juillet 2026 sur la place publique Nanan Kouassi Koffi de Boukébo, en présence de nombreuses personnalités administratives, politiques et coutumières. Le ministre des Eaux et Forêts, Jacques Assahoré Konan, également président du Conseil régional de Gbêkê et fils du village, en était le parrain. Il était entouré notamment du professeur Saliou Touré, président de l’Université internationale de Grand-Bassam, du sénateur Nicolas Djibo ainsi que de plusieurs cadres de la région.

Le don comprend quatre véhicules tout-terrain, un véhicule de type van, neuf motocyclettes, deux camions destinés aux opérations de collecte des ordures ménagères, un important lot de matériel médical pour le Centre de santé rural (CSR) ainsi que des vivres. Ces équipements permettront d’améliorer la mobilité de la chefferie, de renforcer les actions d’assainissement du village et d’offrir de meilleures conditions de prise en charge sanitaire aux populations.

Saluant cette initiative, le ministre Jacques Assahoré Konan a rappelé que le développement d’une localité repose sur une mobilisation collective. Reprenant la vision du Président de la République, Alassane Ouattara, il a souligné que l’État, à lui seul, ne peut répondre à tous les besoins des communautés. Selon lui, les collectivités, le secteur privé et les fils et filles des localités ont également un rôle majeur à jouer dans la transformation de leurs territoires :« Les initiatives comme celle de la Fondation KOKOF illustrent parfaitement cette dynamique de développement participatif. Elles démontrent que l’attachement à son village se traduit avant tout par des actions concrètes en faveur du bien-être des populations », a-t-il déclaré.

De son côté, le président de la Fondation KOKOF, Didier Alex N’Dah Koffi, a expliqué que cette action matérialise la vision du fondateur, Koffi Koffi Kosma, président du Conseil d’administration de Palmafrique. Il a indiqué que la fondation ambitionne de soutenir durablement la chefferie traditionnelle, de promouvoir l’autonomisation des femmes et des jeunes, de contribuer à la protection de l’environnement et de multiplier les initiatives en faveur du développement local.

Au-delà de Boukébo, la Fondation KOKOF entend progressivement étendre ses interventions à d’autres localités de la région de Gbêkê, avant d’élargir son champ d’action à l’ensemble du territoire ivoirien.Si vous souhaitez un style encore plus proche de celui d’un quotidien ivoirien comme Fraternité Matin, L’Inter ou Soir Info, je peux également le réécrire dans ce registre.

Prince koffi

Continue Reading

Société

Vavoua : 112 permis de conduire pour ouvrir la voie à l’emploi des jeunes à Séitifla

Published

on

Cent douze jeunes de la sous-préfecture de Séitifla disposent désormais de leur permis de conduire. La remise officielle des documents s’est déroulée ce samedi, à l’initiative de Valon Bi Emmanuel, Premier adjoint au maire de la commune de Vavoua et fils de la localité.

Organisée à la sous-préfecture de Séitifla, la cérémonie a réuni autorités administratives, élus, cadres, chefs traditionnels et populations, venus saluer une initiative qui répond à une préoccupation de longue date.

À Séitifla, la moto constitue le principal moyen de déplacement et un important outil de travail pour de nombreux jeunes. Cependant, l’absence de permis de conduire les exposait aux difficultés liées aux contrôles routiers et limitait leurs chances d’accéder à certaines opportunités d’emploi.

Selon Valon Bi Emmanuel, cette opération vise à faciliter l’accès des jeunes au permis de conduire tout en renforçant leur employabilité.

« Le permis de conduire est un véritable diplôme. Au-delà de son utilité pour circuler en toute légalité, il représente un atout pour accéder à l’emploi. Notre ambition est de permettre au plus grand nombre de jeunes d’en bénéficier », a-t-il déclaré, annonçant l’ouverture prochaine d’une deuxième vague de bénéficiaires.

Le député de la sous-préfecture de Séitifla, Tra Bi Sui Guillaume, a salué cette initiative qu’il considère comme une contribution concrète au développement local. Il a encouragé les jeunes à saisir cette opportunité, rappelant que le permis de conduire est aujourd’hui un document souvent exigé par les employeurs.

Pour sa part, la sous-préfète de Séitifla, Mme Guy Manuela Dago, a félicité Valon Bi Emmanuel pour cette initiative en faveur de la jeunesse. Elle a invité les bénéficiaires à faire un usage responsable de leurs permis de conduire et a exhorté les cadres de la sous-préfecture à soutenir davantage ce type d’actions en faveur des jeunes.

Au nom des bénéficiaires, Tra Bi Jean-Yves a exprimé sa gratitude envers l’initiateur du projet. Il a rappelé que les jeunes étaient auparavant contraints de se rendre jusqu’à Daloa pour accomplir les démarches liées à l’obtention du permis de conduire. Grâce à cette opération, ils ont pu effectuer toutes les formalités à Séitifla, réduisant ainsi les coûts et les déplacements.

Après cette première vague de 112 jeunes bénéficiaires, une nouvelle phase d’inscription est annoncée afin de permettre à d’autres jeunes de la sous-préfecture de bénéficier à leur tour de cette opportunité.

À travers cette initiative, Valon Bi Emmanuel entend contribuer à l’amélioration de la mobilité des jeunes, à la promotion de la sécurité routière et au renforcement de leur insertion professionnelle.

Natacha kouakou

Continue Reading

Actualité