Le projet Ressources pour l’Élimination de la Vulnérabilité des Enfants (REVE), lancé en 2015, s’est officiellement clôturé ce jeudi 26 septembre 2024, à Abidjan-Plateau, après neuf ans d’engagement en faveur des enfants vulnérables, des adolescents et des jeunes filles en Côte d’Ivoire.
Lors de cette cérémonie, plusieurs personnalités, dont l’Ambassadrice des États-Unis en Côte d’Ivoire, Jessica Ba Davis, la représentante pays de l’USAID, Marietou Satin, ainsi que des représentants des ministères concernés, ont salué les résultats impressionnants du projet.
Financé par l’USAID à hauteur de 80 millions de dollars et mis en œuvre par l’ONG Save the Children en partenariat avec des acteurs locaux, REVE a impacté 397 345 orphelins, enfants vulnérables (OEV), adolescents, jeunes filles ainsi que leurs familles à travers six domaines clés : le soutien psychosocial, la santé et la nutrition, la prévention, le renforcement économique, la protection, et l’éducation formelle et alternative.
Le Directeur pays de Save the Children, Akébou Sawadogo, a souligné lors de son allocution que le projet REVE a eu un impact multisectoriel majeur, en neuf ans. « C’est un projet qui a permis de fournir des services et de renforcer les capacités dans plusieurs domaines, notamment la santé, la protection et l’éducation. Au niveau de la santé, il a offert un soutien aux personnes vivant avec le VIH à travers des campagnes de dépistage et des prises en charge sanitaires et psychosociales », a-t-il précisé.
Le Directeur pays de Save the Children a également mis en avant l’impact du projet dans le secteur de la protection des enfants. « Nous avons mené des activités de sensibilisation sur la protection des enfants vulnérables, notamment les orphelins, et permis à des milliers d’entre eux d’obtenir des actes de naissance, un document essentiel pour leur accès aux droits et services. En parallèle, plusieurs milliers de parents ont été formés à la parentalité positive, et des dispositifs de gestion des violences basées sur le genre ont été mis en place. Cela a permis la prise en charge de nombreuses filles et femmes victimes de violences. »
En ce qui concerne l’éducation, le projet a permis à des enfants déscolarisés de reprendre le chemin de l’école et a offert des formations professionnelles ainsi que des programmes d’alphabétisation à plusieurs milliers de jeunes et de femmes. « Le volet éducatif et entrepreneurial du projet a été crucial pour l’autonomisation des jeunes », a ajouté Sawadogo.
Il a aussi mentionné le renforcement des capacités des ONG locales, affirmant que 34 partenaires nationaux ont contribué à la mise en œuvre du projet. « Quatre de ces ONG sont aujourd’hui capables de bénéficier de financements directs de l’USAID, ce qui représente une immense fierté pour nous. »
Akébou Sawadogo a insisté sur la continuité des initiatives du projet REVE à travers les ONG nationales. « Bien que ce projet prenne fin dans sa forme actuelle, un plan de localisation a été mis en place, permettant aux organisations locales de prendre la relève et de bénéficier de financements pour poursuivre les activités du projet. Nous sommes confiants que les capacités renforcées des acteurs locaux permettront de continuer ce travail dans les années à venir. »
Dr. Aka Charles Koffi, représentant le ministre de la Santé, a exprimé sa satisfaction quant aux résultats obtenus, soulignant que le projet REVE a permis d’identifier des personnes vulnérables, notamment des enfants exposés au VIH, qui sont difficiles à atteindre par les canaux classiques de santé publique. Il a réaffirmé l’engagement du ministère à intégrer les retombées du projet dans les politiques de santé nationales pour garantir la continuité des soins.
De son côté, Dr Kouassi Flore Lago, directrice du Programme National de Prise en Charge des Orphelins et autres Enfants Vulnérables (PN-OEV), a souligné que plus de 65 000 ménages ont bénéficié d’un soutien économique et social accru. Elle a salué la coopération étroite entre les ministères, les ONG locales et les partenaires internationaux, tout en remerciant le soutien constant des États-Unis.
Prenant la parole, l’Ambassadrice des États-Unis en Côte d’Ivoire, Jessica Ba Davis, a exprimé sa fierté face aux résultats obtenus par le projet REVE. « Ce projet a été un symbole de solidarité entre les États-Unis et la Côte d’Ivoire. Grâce à un investissement de plus de 80 millions de dollars, nous avons vu des communautés se transformer, des vies changer et, surtout, des enfants et des jeunes femmes devenir des leaders au sein de leurs communautés », a-t-elle déclaré.
Elle a également souligné l’impact du programme DREAMS, qui a permis à de nombreuses bénéficiaires d’acquérir des compétences entrepreneuriales et de contribuer à leur développement personnel ainsi qu’à celui de leurs communautés. « Ce n’est pas la fin, mais plutôt le début d’une prise en charge locale renforcée par le gouvernement ivoirien et les communautés », a-t-elle ajouté, appelant à la poursuite des efforts pour soutenir les populations vulnérables, même après la fin officielle du projet.
La cérémonie de clôture a été marquée par une présentation des réalisations du projet REVE, permettant de mesurer l’ampleur de son impact sur les communautés touchées. Des témoignages de bénéficiaires ont aussi ponctué l’événement, mettant en lumière les changements concrets dans la vie des bénéficiaires et de leurs familles.
Enfin, les invités ont eu l’opportunité de participer à une visite d’expositions présentant les produits et réalisations du projet, telles que les créations artisanales des bénéficiaires et les supports de sensibilisation élaborés au cours des neuf dernières années.
L’impact du projet REVE se fait ainsi ressentir dans 13 régions sanitaires, telles qu’Abidjan I, Abidjan II, les Grands Ponts, l’Agnéby-Tiassa, le Bélier, le Haut-Sassandra, le Gôh, la Mé, le Lôh-Djiboua, le Gbêkê, le N’zi, l’Iffou, et le Gontougo, transformant la vie des communautés autrefois marquées par la vulnérabilité. Le projet laisse un héritage durable dans la lutte contre le VIH/SIDA, l’autonomisation des femmes et l’amélioration des conditions de vie des enfants et des adolescents.
Une soixantaine d’acteurs engagés dans le développement de leurs localités et, plus particulièrement, de la région de Gbêkê, ont été honorés le lundi 3 août 2026 à Bouaké, à l’occasion de la cérémonie de clôture du Forum national de développement, initié par le Mouvement ivoirien pour la légalité, l’ordre et le progrès (MILOP). Cette cérémonie est venue mettre un terme à une vaste caravane de sensibilisation lancée en 2024. Durant deux années, les responsables du MILOP ont parcouru plusieurs villes du pays afin de promouvoir le rôle des collectivités territoriales, des leaders communautaires et des forces vives dans le développement local.
La cérémonie de clôture s’est tenue dans la salle de conférence du Stade de la Paix de Bouaké, en présence de nombreuses personnalités politiques, administratives, coutumières et religieuses. À cette occasion, plusieurs catégories d’acteurs ont été distinguées, notamment des membres du corps préfectoral, des guides religieux, des chefs de communauté, des élus locaux, des représentants des médias ainsi que des forces de défense et de sécurité. Les récipiendaires ont reçu des médailles, des diplômes et des trophées en reconnaissance de leur engagement au service du développement. Placée sous le thème « Développement local : enjeux et perspectives », cette rencontre a également permis de dresser le bilan des actions menées depuis le lancement du forum.
Prenant la parole, le président du MILOP, Yao Kouakou Marcel, a expliqué la portée de cette initiative :« Depuis 2024, nous avons lancé le Forum national de développement afin d’impliquer les collectivités territoriales et les forces vives dans la promotion du développement local. Cette cérémonie marque à la fois la clôture de notre caravane et un bilan à mi-parcours de notre mouvement. Nous sommes satisfaits de constater que notre message a été bien accueilli par les populations. Aux lauréats, nous disons que cette distinction n’est pas une fin en soi, mais le début d’un engagement encore plus grand au service de la nation », a-t-il déclaré
Représentant le parrain de la cérémonie, le ministre Assahoré Konan Jacques, le deuxième vice-président du Conseil régional de Gbêkê, Attia Sebastian, a salué cette initiative. Il s’est réjoui des deux distinctions décernées au président du Conseil régional de Gbêkê, récompensé par le Prix international du développement humain et le Prix Ivoire de la reconnaissance nationale :« Nous sommes très honorés par ces distinctions. Elles viennent reconnaître les nombreux efforts consentis par le Conseil régional de Gbêkê en faveur des populations. Nous venons notamment de livrer 160 ouvrages socio-communautaires. Nos actions portent sur la construction de centres de santé, d’établissements scolaires, l’adduction d’eau potable et bien d’autres infrastructures essentielles destinées à améliorer les conditions de vie des populations », a-t-il souligné.
Doublement récompensé pour ses actions de développement en faveur des populations de M’Batto, le député-maire Antoine Kangah a, pour sa part, exprimé sa gratitude aux organisateurs. Il a réaffirmé sa volonté de poursuivre ses efforts pour améliorer les conditions de vie de ses administrés. S’exprimant au nom de l’ensemble des récipiendaires, l’ancienne députée de Yopougon, Dr Euphrasie N’Guessan, également doublement distinguée, a adressé ses remerciements au MILOP pour cette reconnaissance. Elle a invité les différents lauréats à poursuivre leurs actions afin de contribuer davantage au développement de leurs communautés et de la Côte d’Ivoire.
Le village de Boukébo, situé dans la sous-préfecture de Languibonou (département de Botro), a bénéficié d’un important appui matériel grâce à la Fondation Nanan Kouassi Koffi (KOKOF). Cette initiative vise à améliorer les conditions de travail de la chefferie traditionnelle tout en renforçant plusieurs services essentiels au profit des populations. La cérémonie officielle de remise des dons s’est tenue le vendredi 31 juillet 2026 sur la place publique Nanan Kouassi Koffi de Boukébo, en présence de nombreuses personnalités administratives, politiques et coutumières. Le ministre des Eaux et Forêts, Jacques Assahoré Konan, également président du Conseil régional de Gbêkê et fils du village, en était le parrain. Il était entouré notamment du professeur Saliou Touré, président de l’Université internationale de Grand-Bassam, du sénateur Nicolas Djibo ainsi que de plusieurs cadres de la région.
Le don comprend quatre véhicules tout-terrain, un véhicule de type van, neuf motocyclettes, deux camions destinés aux opérations de collecte des ordures ménagères, un important lot de matériel médical pour le Centre de santé rural (CSR) ainsi que des vivres. Ces équipements permettront d’améliorer la mobilité de la chefferie, de renforcer les actions d’assainissement du village et d’offrir de meilleures conditions de prise en charge sanitaire aux populations.
Saluant cette initiative, le ministre Jacques Assahoré Konan a rappelé que le développement d’une localité repose sur une mobilisation collective. Reprenant la vision du Président de la République, Alassane Ouattara, il a souligné que l’État, à lui seul, ne peut répondre à tous les besoins des communautés. Selon lui, les collectivités, le secteur privé et les fils et filles des localités ont également un rôle majeur à jouer dans la transformation de leurs territoires :« Les initiatives comme celle de la Fondation KOKOF illustrent parfaitement cette dynamique de développement participatif. Elles démontrent que l’attachement à son village se traduit avant tout par des actions concrètes en faveur du bien-être des populations », a-t-il déclaré.
De son côté, le président de la Fondation KOKOF, Didier Alex N’Dah Koffi, a expliqué que cette action matérialise la vision du fondateur, Koffi Koffi Kosma, président du Conseil d’administration de Palmafrique. Il a indiqué que la fondation ambitionne de soutenir durablement la chefferie traditionnelle, de promouvoir l’autonomisation des femmes et des jeunes, de contribuer à la protection de l’environnement et de multiplier les initiatives en faveur du développement local.
Au-delà de Boukébo, la Fondation KOKOF entend progressivement étendre ses interventions à d’autres localités de la région de Gbêkê, avant d’élargir son champ d’action à l’ensemble du territoire ivoirien.Si vous souhaitez un style encore plus proche de celui d’un quotidien ivoirien comme Fraternité Matin, L’Inter ou Soir Info, je peux également le réécrire dans ce registre.
Cent douze jeunes de la sous-préfecture de Séitifla disposent désormais de leur permis de conduire. La remise officielle des documents s’est déroulée ce samedi, à l’initiative de Valon Bi Emmanuel, Premier adjoint au maire de la commune de Vavoua et fils de la localité.
Organisée à la sous-préfecture de Séitifla, la cérémonie a réuni autorités administratives, élus, cadres, chefs traditionnels et populations, venus saluer une initiative qui répond à une préoccupation de longue date.
À Séitifla, la moto constitue le principal moyen de déplacement et un important outil de travail pour de nombreux jeunes. Cependant, l’absence de permis de conduire les exposait aux difficultés liées aux contrôles routiers et limitait leurs chances d’accéder à certaines opportunités d’emploi.
Selon Valon Bi Emmanuel, cette opération vise à faciliter l’accès des jeunes au permis de conduire tout en renforçant leur employabilité.
« Le permis de conduire est un véritable diplôme. Au-delà de son utilité pour circuler en toute légalité, il représente un atout pour accéder à l’emploi. Notre ambition est de permettre au plus grand nombre de jeunes d’en bénéficier », a-t-il déclaré, annonçant l’ouverture prochaine d’une deuxième vague de bénéficiaires.
Le député de la sous-préfecture de Séitifla, Tra Bi Sui Guillaume, a salué cette initiative qu’il considère comme une contribution concrète au développement local. Il a encouragé les jeunes à saisir cette opportunité, rappelant que le permis de conduire est aujourd’hui un document souvent exigé par les employeurs.
Pour sa part, la sous-préfète de Séitifla, Mme Guy Manuela Dago, a félicité Valon Bi Emmanuel pour cette initiative en faveur de la jeunesse. Elle a invité les bénéficiaires à faire un usage responsable de leurs permis de conduire et a exhorté les cadres de la sous-préfecture à soutenir davantage ce type d’actions en faveur des jeunes.
Au nom des bénéficiaires, Tra Bi Jean-Yves a exprimé sa gratitude envers l’initiateur du projet. Il a rappelé que les jeunes étaient auparavant contraints de se rendre jusqu’à Daloa pour accomplir les démarches liées à l’obtention du permis de conduire. Grâce à cette opération, ils ont pu effectuer toutes les formalités à Séitifla, réduisant ainsi les coûts et les déplacements.
Après cette première vague de 112 jeunes bénéficiaires, une nouvelle phase d’inscription est annoncée afin de permettre à d’autres jeunes de la sous-préfecture de bénéficier à leur tour de cette opportunité.
À travers cette initiative, Valon Bi Emmanuel entend contribuer à l’amélioration de la mobilité des jeunes, à la promotion de la sécurité routière et au renforcement de leur insertion professionnelle.