Depuis deux ans maintenant, l’Université Jean Lorougnon Guédé célèbre chaque rentrée académique par une cérémonie de prière œcuménique. Cette initiative originale rassemble diverses confessions religieuses et permet de commencer l’année sous la bénédiction divine.
Le 10 octobre 2024, la deuxième édition de cet événement s’est tenue sur le thème : « L’intelligence et la sagesse selon Dieu pour le bien-être social et économique », en présence de la présidente de l’université, Pr Adohi Krou Vivianne. Cette initiative, instaurée par la présidente dès son arrivée, vise à intégrer la spiritualité dans le milieu académique pour instaurer un climat favorable à la paix, à la cohésion sociale et à la réussite. Chaque année, la cérémonie réunit étudiants, enseignants et personnel administratif dans un esprit de communion, en invoquant des valeurs de sagesse et d’intelligence pour soutenir la vie universitaire et le développement socio-économique.
Dans son discours, l’Imam Abdallah, représentant des guides religieux, a souligné l’importance de cette rencontre spirituelle, affirmant que la bénédiction divine doit accompagner la quête de connaissance scientifique pour influencer positivement le bien-être social. Il a rappelé que cet événement a pour but de rassembler la communauté universitaire au-delà des croyances individuelles, autour d’un objectif commun : promouvoir un environnement de paix et de développement.
Le pasteur Gogoua, conférencier principal, a par ailleurs insisté sur l’importance de l’équilibre entre l’intelligence et la sagesse. Il a précisé que la sagesse est cruciale pour orienter les actions humaines avec discernement et que la crainte de Dieu favorise une conduite morale exemplaire, tant pour les enseignants que pour les étudiants. « Ce n’est pas seulement l’intelligence qui détermine la réussite d’une année académique, mais également la sagesse de vivre en harmonie avec autrui », a-t-il déclaré.
Au nom de la présidente de l’Université, le Secrétaire général, Kpolé Joseph Longin, a pris la parole pour exprimer la gratitude de l’institution académique envers les autorités religieuses présentes et pour réaffirmer l’engagement spirituel de l’université dans son fonctionnement. Il a noté que cette initiative est directement inspirée par la vision de la présidente, qui, bien que dotée d’un parcours scientifique, met la foi et la sagesse au cœur de son leadership.
« Dès sa prise de fonction, Madame la Présidente a souhaité organiser cette prière œcuménique chaque année à la rentrée, consciente que la gestion d’une institution comme la nôtre nécessite l’accompagnement divin. Comme le dit l’Écriture : si l’Éternel ne bâtit la maison, ceux qui la bâtissent travaillent en vain. C’est avec cet esprit que nous prions pour que Dieu nous accorde l’intelligence et la sagesse requises pour gouverner cette université », a-t-il affirmé.
Kpolé Joseph Longin a également établi un lien entre le thème de la cérémonie et les défis auxquels l’université est confrontée, soulignant que « l’intelligence et la sagesse, selon Dieu, sont des vertus essentielles pour assurer une gestion harmonieuse fondée sur la justice, la solidarité et le respect mutuel ». Il a ajouté que ces valeurs sont non seulement bénéfiques pour l’université, mais également cruciales pour le développement socio-économique du pays.
Le Secrétaire général a conclu son discours en rendant hommage à la présidente, Pr Adohi Krou Vivianne, pour sa vision, tout en remerciant le personnel, les enseignants et les étudiants pour leur engagement envers cette quête commune d’excellence, sous la bénédiction divine.
Cette prière œcuménique, désormais un rituel annuel, vise à prévenir les tensions sociales au sein de l’université et à favoriser un climat serein propice aux études et à la recherche. Pour la présidente de l’université, il s’agit d’un moment clé pour commencer chaque nouvelle année sous la guidance divine, afin d’assurer un développement harmonieux de l’institution. En alliant foi et savoir, cette initiative positionne l’Université Jean Lorougnon Guédé comme une institution qui, au-delà de l’enseignement académique, cherche à former des individus responsables, engagés et soucieux du bien-être collectif. C’est une démarche innovante qui a déjà démontré ses bienfaits lors des deux premières éditions.
Le samedi 12 septembre 2026, la Ministre d’État Anne Désirée OULOTO-LAMIZANA était au domicile du doyen Tyeoulou Dyela Félix, sis à Abidjan Cocody -Attoban entourée des parents du canton Nidrou, dans le département de Toulepleu.
Un moment chaleureux de retrouvailles, d’écoute et de partage avec ses aînés, ses frères, ses sœurs et l’ensemble des cadres qui, au fil des années, l’accompagnent avec bienveillance de leurs conseils et de leurs bénédictions.
Dans une atmosphère conviviale, la Ministre d’État est revenue sur les avancées enregistrées dans la région : désenclavement routier, renforcement des infrastructures sanitaires et accès à l’électricité, désormais effectif à 100% dans le canton Nidrou.
Les échanges ont également ouvert une fenêtre sur l’avenir, avec les perspectives 2026-2030 : consolider les acquis, accélérer la transformation de la région et améliorer durablement le quotidien des populations.
En clôturant la rencontre, la Ministre d’État, ministre de la Fonction Publique et de la modernisation de l’administration, présidente du conseil régional du Cavally a exprimé sa gratitude : « Merci au doyen Tyeoulou Dyela Félix pour son accueil fraternel et ses sages conseils. Merci aux forces vives du canton Nidrou pour leur confiance et leur engagement constant aux côtés du Président Alassane OUATTARA. »
Les acteurs de l’Exploitation minière artisanale et à petite échelle (EMAPE) de l’or sont appelés à passer du constat des difficultés à la recherche de solutions concrètes. C’est l’un des principaux enseignements de l’Atelier annuel des Parties Prenantes 2026 du projet planetGOLD Côte d’Ivoire, organisé jeudi 10 septembre 2026 dans la salle de réunion de la Sous-préfecture de Pakouabo.
Placée sous le thème « Vers une exploitation aurifère sans mercure et inclusive : renforcer la transition écologique et l’accès aux services financiers pour les communautés du secteur de l’EMAPE de l’or », la rencontre a réuni représentants de l’administration, collectivités territoriales, communautés minières, coopératives, institutions financières, compagnies minières, équipementiers, universitaires, société civile et médias. Représentant le Préfet de la région de la Marahoué, Préfet du département de Bouaflé, le Sous-préfet de Pakouabo, Gbadeu Sigbeu Donatien, a remercié les organisateurs pour le choix porté sur sa localité pour abriter cet atelier annuel. L’objectif était clair : identifier les conditions permettant aux exploitants et aux coopératives de franchir un nouveau cap dans la professionnalisation de leurs activités. Le financement, un levier de transformation Au cœur des échanges, l’accès aux équipements modernes s’est imposé comme une préoccupation majeure. Comment permettre aux coopératives d’investir dans des technologies plus performantes sans supporter immédiatement le poids d’un investissement important ? Le leasing d’équipements a été présenté comme une piste de financement susceptible de faciliter cette transition. Ce mécanisme pourrait permettre aux exploitants d’accéder à des équipements modernes tout en limitant la pression financière liée à leur acquisition. Cette réflexion s’est prolongée autour de la rentabilité des technologies sans mercure, à travers le thème « Rentabilité des technologies sans mercure – Investir pour gagner plus ». L’objectif était notamment de déconstruire l’idée selon laquelle l’abandon du mercure serait nécessairement synonyme de coûts supplémentaires et de baisse de rentabilité. Les interventions d’Activa Assurances, d’Atlanta Assurances, de Koss Technologie SARL, du Dr Keita Moussa et des experts de l’ONG IMPACT ont mis en évidence le lien étroit entre financement et structuration des activités. Pour accéder davantage aux services financiers, les acteurs doivent notamment renforcer la formalisation, la traçabilité, la transparence dans la gestion et les compétences. « Quand l’activité évolue, il faut accepter de passer à une étape supérieure », a souligné le président du Comité de pilotage du projet planetGOLD Côte d’Ivoire, Dr Franck Aimé Esso. Produire de l’or sans sacrifier l’environnement Pour les participants, la transformation du secteur ne peut cependant être dissociée des enjeux environnementaux et sanitaires. Le creusage anarchique et l’utilisation du mercure demeurent des pratiques préoccupantes pour les écosystèmes et la santé humaine. Directeur du Centre ivoirien antipollution (CIAPOL), le Professeur Yapo Ossey a appelé les acteurs à davantage de responsabilité, notamment dans la perspective de préserver les ressources naturelles pour les générations futures. Le choix de Pakouabo revêt, à cet égard, une portée particulière. Située dans la zone de Bouaflé, territoire d’intervention de planetGOLD Côte d’Ivoire, la localité constitue un espace de mise en œuvre de l’Approche Juridictionnelle et Paysagère, qui vise à renforcer la coordination des acteurs autour de l’EMAPE et de la gestion durable des ressources. À travers cet atelier, planetGOLD Côte d’Ivoire entend ainsi faire évoluer le modèle de l’EMAPE autour d’un triptyque : formaliser, financer et produire autrement. L’ambition est de faire émerger une exploitation aurifère plus formelle, plus sûre, inclusive et économiquement viable, progressivement débarrassée du mercure. L’enjeu dépasse donc la seule activité minière : il s’agit de faire de l’or une source de développement sans compromettre la santé des populations ni l’environnement.
La crise qui secoue la filière café-cacao prend une nouvelle tournure. Le Syndicat national des producteurs de café-cacao de Côte d’Ivoire (SYNAP-CI) prépare une mobilisation pour le 16 septembre 2026, avec le soutien annoncé de l’ensemble des organisations de producteurs.
Sur le terrain, les difficultés persistent. Des stocks résiduels de la campagne 2025-2026 demeurent, selon le SYNAP-CI, entre les mains de nombreux producteurs. Leur écoulement reste une préoccupation majeure pour les planteurs, confrontés à des difficultés financières alors que la nouvelle campagne se profile.
À cette situation s’ajoute le nouveau prix annoncé pour la campagne 2026-2027. Son niveau suscite de fortes inquiétudes chez les producteurs, qui estiment que leurs revenus restent sous pression face aux charges de production, de transport et d’entretien des plantations.
La commercialisation et les nouvelles exigences liées à la traçabilité constituent également des préoccupations dans la filière. Pour les organisations de producteurs, ces difficultés successives fragilisent davantage les conditions de vie des planteurs.
Le SYNAP-CI prépare la mobilisation
Face à cette situation, le SYNAP-CI a adressé un préavis de grève au ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières. La date du 16 septembre 2026 est ainsi retenue comme échéance pour le mouvement annoncé.
Le syndicat assure qu’il n’agit pas seul. L’ensemble des organisations de producteurs sont annoncées aux côtés du SYNAP-CI dans cette démarche. Une mobilisation collective destinée à faire entendre les revendications des producteurs et à obtenir des réponses aux difficultés qui affectent la filière.
Avant cette échéance, le président national du SYNAP-CI convoque les coordinateurs et délégués à une importante réunion de concertation. Elle aura lieu dimanche 13 septembre 2026, à 10 heures, au bureau régional du SYNAP-CI à Daloa.
Cette rencontre doit permettre d’examiner la situation, d’harmoniser les positions et de définir les dernières dispositions à prendre avant la date annoncée de la grève.
Présentée comme « exceptionnelle et décisive », la réunion de Daloa doit également permettre de renforcer la cohésion entre les différentes structures du syndicat et de préparer la mobilisation sur le terrain.
À trois jours de la grève annoncée, le SYNAP-CI et les autres organisations de producteurs veulent donc parler d’une seule voix. L’enjeu est désormais de trouver des réponses aux préoccupations liées aux stocks résiduels, au prix du cacao et aux conditions générales de commercialisation, dans une filière qui traverse une période de fortes tensions.