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Société

Côte d’Ivoire : La Chaire UNESCO Anticipation, Prospective et Territoires Durables de l’Université Alassane Ouattara célèbre sa deuxième promotion des formations certifiantes

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Le 12 octobre 2024, l’amphithéâtre C du campus 2 de l’Université Alassane Ouattara à Bouaké a accueilli la cérémonie de graduation de la deuxième promotion des auditeurs de la Chaire UNESCO Anticipation, Prospective et Territoires Durables (CUAPTD).

Cet événement prestigieux a réuni de nombreux acteurs académiques et administratifs venus célébrer l’excellence des formations offertes par la Chaire.

Le Professeur Bamba Assouma, doyen de l’UFR Communication et Société et représentant du président de l’Université, a présidé la cérémonie, mettant en lumière l’engagement de l’établissement à renforcer les capacités des professionnels tant au niveau national qu’international.

La Chaire UNESCO Anticipation, Prospective et Territoires Durables est désormais reconnue comme un pôle de référence dans la formation de cadres sur des sujets essentiels.

En mettant l’accent sur la prospective et la gestion durable des territoires, elle répond aux enjeux contemporains, notamment en matière de gouvernance territoriale, de changement climatique et de développement durable.

Lors de la cérémonie, il a été souligné que la Chaire propose des formations certifiantes visant à doter les participants des compétences nécessaires pour anticiper les défis à venir et élaborer des solutions adéquates.

Le Professeur Bamba Assouma a réaffirmé le soutien indéfectible de l’Université Alassane Ouattara envers ces initiatives, en déclarant : « Ces programmes sont essentiels pour renforcer les capacités des cadres de l’administration publique et privée, tant en Côte d’Ivoire qu’à l’international. »

Les certificats délivrés par la Chaire couvrent une large gamme de thématiques cruciales. Cette année, huit certificats ont été proposés aux auditeurs.

Il s’agit notamment du Certificat en ingénierie prospective, du Certificat de compétences en prospective et intelligence territoriale, du Certificat d’application du cycle programmatique 3PBSE, du Certificat de compétences en évaluation environnementale, du Certificat de compétences en élaboration de schémas de développement territorial et de plan stratégique de développement, du Certificat de compétences en prospective, changement climatique et gouvernance durable des territoires, du Certificat d’aptitude aux fonctions administratives, et du Certificat de compétences en prospective et gestion des projets.

Ces formations, d’une durée de trois à six mois, se sont déroulées à 70 % en ligne et à 30 % en présentiel, offrant ainsi une flexibilité pour les professionnels en activité.

Au total, 60 auditeurs ont reçu leurs certificats lors de cette cérémonie. Parmi eux se trouvent des médecins, des membres du corps préfectoral, des directeurs régionaux, des cadres des collectivités territoriales, des enseignants et des étudiants, qui se sont distingués au cours des formations citées.

Le Professeur Koffi Brou Émile, directeur de la formation à la Chaire UNESCO, a exprimé sa satisfaction quant aux succès de cette promotion. « Ces formations répondent aux besoins pressants de nos territoires en leur fournissant les outils nécessaires pour anticiper, gérer et innover », a-t-il affirmé.

Le Professeur Sylvestre Kouamé Kouassi, titulaire de la Chaire UNESCO, a salué les efforts des auditeurs pour leur engagement et leur persévérance.

Il a ensuite annoncé le lancement des inscriptions pour la 3e vague des formations certifiantes et pour deux licences et masters professionnels, dont les spécialités sont Prospective et Gouvernance Territoriale (PGT) et Prospective Environnementale et Développement Durable (PEDD).

Il a également relevé la création de séminaires de formation en Prospective Politique pour mieux préparer les acteurs politiques en vue des élections présidentielles de 2025.

Il a souligné que la Chaire continue de jouer un rôle clé dans la formation de cadres, tant en Côte d’Ivoire qu’à l’international. « Nous contribuons activement à la diffusion des connaissances en prospective et à la promotion d’une gouvernance durable des territoires », a-t-il ajouté.

Cette deuxième cérémonie de graduation atteste du dynamisme et de la pertinence des formations offertes par la Chaire UNESCO. Après le succès de la première promotion en décembre 2023, cette nouvelle promotion d’auditeurs diplômés confirme l’importance de ces programmes pour accompagner les transformations des territoires ivoiriens et au-delà.

En misant sur la prospective et le développement durable, l’Université Alassane Ouattara, à travers la Chaire UNESCO, s’affirme comme un véritable leader dans la formation des futurs décideurs capables de relever les défis du XXIe siècle.

Natacha kouakou

Société

CANTON NIDROU : COHÉSION, FRATERNITÉ ET DÉVELOPPEMENT AU CŒUR DE LA RENCONTRE DE MADAME LE MINISTRE D’ÉTAT OULOTO-LAMIZANA AVEC SES PARENTS

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Le samedi 12 septembre 2026, la Ministre d’État Anne Désirée OULOTO-LAMIZANA était au domicile du doyen Tyeoulou Dyela Félix, sis à Abidjan Cocody -Attoban entourée des parents du canton Nidrou, dans le département de Toulepleu.

Un moment chaleureux de retrouvailles, d’écoute et de partage avec ses aînés, ses frères, ses sœurs et l’ensemble des cadres qui, au fil des années, l’accompagnent avec bienveillance de leurs conseils et de leurs bénédictions.

Dans une atmosphère conviviale, la Ministre d’État est revenue sur les avancées enregistrées dans la région : désenclavement routier, renforcement des infrastructures sanitaires et accès à l’électricité, désormais effectif à 100% dans le canton Nidrou.

Les échanges ont également ouvert une fenêtre sur l’avenir, avec les perspectives 2026-2030 : consolider les acquis, accélérer la transformation de la région et améliorer durablement le quotidien des populations.

En clôturant la rencontre, la Ministre d’État, ministre de la Fonction Publique et de la modernisation de l’administration, présidente du conseil régional du Cavally a exprimé sa gratitude : « Merci au doyen Tyeoulou Dyela Félix pour son accueil fraternel et ses sages conseils. Merci aux forces vives du canton Nidrou pour leur confiance et leur engagement constant aux côtés du Président Alassane OUATTARA. »

Par Kevin Bakou

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Société

EMAPE : A Pakouabo, le planetGOLD mise sur le financement et les technologies sans mercure

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Les acteurs de l’Exploitation minière artisanale et à petite échelle (EMAPE) de l’or sont appelés à passer du constat des difficultés à la recherche de solutions concrètes. C’est l’un des principaux enseignements de l’Atelier annuel des Parties Prenantes 2026 du projet planetGOLD Côte d’Ivoire, organisé jeudi 10 septembre 2026 dans la salle de réunion de la Sous-préfecture de Pakouabo.

Placée sous le thème « Vers une exploitation aurifère sans mercure et inclusive : renforcer la transition écologique et l’accès aux services financiers pour les communautés du secteur de l’EMAPE de l’or », la rencontre a réuni représentants de l’administration, collectivités territoriales, communautés minières, coopératives, institutions financières, compagnies minières, équipementiers, universitaires, société civile et médias.
Représentant le Préfet de la région de la Marahoué, Préfet du département de Bouaflé, le Sous-préfet de Pakouabo, Gbadeu Sigbeu Donatien, a remercié les organisateurs pour le choix porté sur sa localité pour abriter cet atelier annuel.
L’objectif était clair : identifier les conditions permettant aux exploitants et aux coopératives de franchir un nouveau cap dans la professionnalisation de leurs activités.
Le financement, un levier de transformation
Au cœur des échanges, l’accès aux équipements modernes s’est imposé comme une préoccupation majeure. Comment permettre aux coopératives d’investir dans des technologies plus performantes sans supporter immédiatement le poids d’un investissement important ?
Le leasing d’équipements a été présenté comme une piste de financement susceptible de faciliter cette transition. Ce mécanisme pourrait permettre aux exploitants d’accéder à des équipements modernes tout en limitant la pression financière liée à leur acquisition.
Cette réflexion s’est prolongée autour de la rentabilité des technologies sans mercure, à travers le thème « Rentabilité des technologies sans mercure – Investir pour gagner plus ». L’objectif était notamment de déconstruire l’idée selon laquelle l’abandon du mercure serait nécessairement synonyme de coûts supplémentaires et de baisse de rentabilité.
Les interventions d’Activa Assurances, d’Atlanta Assurances, de Koss Technologie SARL, du Dr Keita Moussa et des experts de l’ONG IMPACT ont mis en évidence le lien étroit entre financement et structuration des activités.
Pour accéder davantage aux services financiers, les acteurs doivent notamment renforcer la formalisation, la traçabilité, la transparence dans la gestion et les compétences.
« Quand l’activité évolue, il faut accepter de passer à une étape supérieure », a souligné le président du Comité de pilotage du projet planetGOLD Côte d’Ivoire, Dr Franck Aimé Esso.
Produire de l’or sans sacrifier l’environnement
Pour les participants, la transformation du secteur ne peut cependant être dissociée des enjeux environnementaux et sanitaires. Le creusage anarchique et l’utilisation du mercure demeurent des pratiques préoccupantes pour les écosystèmes et la santé humaine.
Directeur du Centre ivoirien antipollution (CIAPOL), le Professeur Yapo Ossey a appelé les acteurs à davantage de responsabilité, notamment dans la perspective de préserver les ressources naturelles pour les générations futures.
Le choix de Pakouabo revêt, à cet égard, une portée particulière. Située dans la zone de Bouaflé, territoire d’intervention de planetGOLD Côte d’Ivoire, la localité constitue un espace de mise en œuvre de l’Approche Juridictionnelle et Paysagère, qui vise à renforcer la coordination des acteurs autour de l’EMAPE et de la gestion durable des ressources.
À travers cet atelier, planetGOLD Côte d’Ivoire entend ainsi faire évoluer le modèle de l’EMAPE autour d’un triptyque : formaliser, financer et produire autrement. L’ambition est de faire émerger une exploitation aurifère plus formelle, plus sûre, inclusive et économiquement viable, progressivement débarrassée du mercure. L’enjeu dépasse donc la seule activité minière : il s’agit de faire de l’or une source de développement sans compromettre la santé des populations ni l’environnement.

Natacha kouakou

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Société

Crise du café-cacao : le SYNAP-CI prépare la riposte du 16 septembre

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La crise qui secoue la filière café-cacao prend une nouvelle tournure. Le Syndicat national des producteurs de café-cacao de Côte d’Ivoire (SYNAP-CI) prépare une mobilisation pour le 16 septembre 2026, avec le soutien annoncé de l’ensemble des organisations de producteurs.

Sur le terrain, les difficultés persistent. Des stocks résiduels de la campagne 2025-2026 demeurent, selon le SYNAP-CI, entre les mains de nombreux producteurs. Leur écoulement reste une préoccupation majeure pour les planteurs, confrontés à des difficultés financières alors que la nouvelle campagne se profile.

À cette situation s’ajoute le nouveau prix annoncé pour la campagne 2026-2027. Son niveau suscite de fortes inquiétudes chez les producteurs, qui estiment que leurs revenus restent sous pression face aux charges de production, de transport et d’entretien des plantations.

La commercialisation et les nouvelles exigences liées à la traçabilité constituent également des préoccupations dans la filière. Pour les organisations de producteurs, ces difficultés successives fragilisent davantage les conditions de vie des planteurs.

Le SYNAP-CI prépare la mobilisation

Face à cette situation, le SYNAP-CI a adressé un préavis de grève au ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières. La date du 16 septembre 2026 est ainsi retenue comme échéance pour le mouvement annoncé.

Le syndicat assure qu’il n’agit pas seul. L’ensemble des organisations de producteurs sont annoncées aux côtés du SYNAP-CI dans cette démarche. Une mobilisation collective destinée à faire entendre les revendications des producteurs et à obtenir des réponses aux difficultés qui affectent la filière.

Avant cette échéance, le président national du SYNAP-CI convoque les coordinateurs et délégués à une importante réunion de concertation. Elle aura lieu dimanche 13 septembre 2026, à 10 heures, au bureau régional du SYNAP-CI à Daloa.

Cette rencontre doit permettre d’examiner la situation, d’harmoniser les positions et de définir les dernières dispositions à prendre avant la date annoncée de la grève.

Présentée comme « exceptionnelle et décisive », la réunion de Daloa doit également permettre de renforcer la cohésion entre les différentes structures du syndicat et de préparer la mobilisation sur le terrain.

À trois jours de la grève annoncée, le SYNAP-CI et les autres organisations de producteurs veulent donc parler d’une seule voix. L’enjeu est désormais de trouver des réponses aux préoccupations liées aux stocks résiduels, au prix du cacao et aux conditions générales de commercialisation, dans une filière qui traverse une période de fortes tensions.

Natacha kouakou

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