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Société

Toumodi-Revision de la liste électorale

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Docteur Doumbia Soumaila superviseur CEI des régions du Belier, du N’Zi et du district autonome des lacs:  » Travaillons à la paix dans notre pays. Il y a certainement des choses à régler sur la liste électorale en lien avec par exemple des personnes décédée qui y figurent, mais c’est parce qu’il n’y a pas de certificat de décès ou d’éléments pour les retirer. La nationalité n’est pas liée à l’ethnie. Nous avons demandé à la population qui est la meilleure auditrice de nous aider à modifier la liste électorale. »

Le mardi 15 octobre dernier, l’ensemble du corps préfectoral avec à sa tête le préfet de la région du Belier, préfet du département de Toumodi N’guessan Kouakou Germain et toutes les forces vives de ladite région, notamment les cadres et les élus, les leaders communautaires et religieux, les partis politiques, la société civile, les responsables de femmes et de jeunes se sont retrouvés à la salle de mariage de la mairie de Toumodi pour écouter le superviseur CEI des régions du Belier, du N’Zi et du district autonome des lacs docteur Doumbia Soumaila mandaté par la hiérarchie de sa structure pour échanger avec les populations sur la question de la révision de la liste électorale. Il faut mentionner qu’après son intervention, les uns et les autres ont posé des questions on ne peut plus pertinentes au superviseur qui en retour a donné des éléments de réponse pour mieux informer les populations. Voici quelquees extraits du speech de Docteur Doumbia Soumaila:  » Quand on parle de révision de la liste électorale, cela veut dire qu’il y a des personnes qui sont déjà inscrites sur la liste électorale. Qu’une liste existe déjà et qu’on va la revoir avec vous. Le mode opératoire vous sera présenté, à savoir quelles sont les différentes etapes, quels sont les documents nécessaires, quelles sont les innovations pour cette année. Il faut savoir que cette liste est aussi bien la nôtre que la vôtre On la conçoit ensemble. Pour vous qui êtes les acteurs politiques, depuis 2007 au moins vous avez la liste électorale avec vous. Et c’est cette liste électorale qui fait l’objet de quelques modifications chaque année. Ce n’est pas une liste électorale nouvelle. Chaque année on ajoute des noms. On ne prend pas des noms ailleurs, ce sont des Ivoiriens qui vont s’inscrire. Ce sont des Ivoiriens qui changent d’adresse sur la liste électorale parce qu’ils ont changé de lieux de vie. Donc la liste que vous, politiques, avez depuis 2007 sur laquelle il y a des ajouts, et ces ajouts là ne se font pas à votre insu, donc c’est ensemble que chaque année nous faisons l’audit de la liste électorale (chaque année ) parce que le code électoral dit que la liste électorale est un document administratif, permanent et public et les partis politiques à leur demande ont accès à une copie de la liste électorale. Moi je doute fort que quelqu’un puisse accepter d’aller à une élection avec une liste électorale frauduleuse et qu’on donne cette liste électorale à ses représentants pour défendre nos intérêts dans un bureau de vote. Et quand on est élu avec cette liste électorale, ce serait incohérent de venir remettre en cause la liste électorale qui a vu notre élection, et que nous avons en main depuis 2007. Il y a certainement des choses à régler en lien avec par exemple des personnes décédées qui figurent sur la liste électorale. Mais c’est parce qu’il n’y a pas de certificat de décès et pas d’éléments pour les retirer de la liste électorale. Et donc, nous avons demandé à vous populations qui êtes les meilleurs auditeurs de la liste électorale de nous aider à la modifier puisque nous l’affichons par zone, et donc s’il y a des morts dans votre zone, vous savez qui est mort, qui est vivant. S’il y a un non ivoirien qui figure sur la liste électorale dans votre zone, vous savez qui est ivoirien et qui ne l’est pas dans votre zone, pourquoi vous ne venez pas avec des preuves pour dénoncer le fait. Il faut aussi savoir que la naturalisation est de mise dans notre pays. Travaillons à la paix dans notre pays. La naturalisation n’est pas liée à l’ethnie. »

Allasane digbeu

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CANTON NIDROU : COHÉSION, FRATERNITÉ ET DÉVELOPPEMENT AU CŒUR DE LA RENCONTRE DE MADAME LE MINISTRE D’ÉTAT OULOTO-LAMIZANA AVEC SES PARENTS

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Le samedi 12 septembre 2026, la Ministre d’État Anne Désirée OULOTO-LAMIZANA était au domicile du doyen Tyeoulou Dyela Félix, sis à Abidjan Cocody -Attoban entourée des parents du canton Nidrou, dans le département de Toulepleu.

Un moment chaleureux de retrouvailles, d’écoute et de partage avec ses aînés, ses frères, ses sœurs et l’ensemble des cadres qui, au fil des années, l’accompagnent avec bienveillance de leurs conseils et de leurs bénédictions.

Dans une atmosphère conviviale, la Ministre d’État est revenue sur les avancées enregistrées dans la région : désenclavement routier, renforcement des infrastructures sanitaires et accès à l’électricité, désormais effectif à 100% dans le canton Nidrou.

Les échanges ont également ouvert une fenêtre sur l’avenir, avec les perspectives 2026-2030 : consolider les acquis, accélérer la transformation de la région et améliorer durablement le quotidien des populations.

En clôturant la rencontre, la Ministre d’État, ministre de la Fonction Publique et de la modernisation de l’administration, présidente du conseil régional du Cavally a exprimé sa gratitude : « Merci au doyen Tyeoulou Dyela Félix pour son accueil fraternel et ses sages conseils. Merci aux forces vives du canton Nidrou pour leur confiance et leur engagement constant aux côtés du Président Alassane OUATTARA. »

Par Kevin Bakou

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EMAPE : A Pakouabo, le planetGOLD mise sur le financement et les technologies sans mercure

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Les acteurs de l’Exploitation minière artisanale et à petite échelle (EMAPE) de l’or sont appelés à passer du constat des difficultés à la recherche de solutions concrètes. C’est l’un des principaux enseignements de l’Atelier annuel des Parties Prenantes 2026 du projet planetGOLD Côte d’Ivoire, organisé jeudi 10 septembre 2026 dans la salle de réunion de la Sous-préfecture de Pakouabo.

Placée sous le thème « Vers une exploitation aurifère sans mercure et inclusive : renforcer la transition écologique et l’accès aux services financiers pour les communautés du secteur de l’EMAPE de l’or », la rencontre a réuni représentants de l’administration, collectivités territoriales, communautés minières, coopératives, institutions financières, compagnies minières, équipementiers, universitaires, société civile et médias.
Représentant le Préfet de la région de la Marahoué, Préfet du département de Bouaflé, le Sous-préfet de Pakouabo, Gbadeu Sigbeu Donatien, a remercié les organisateurs pour le choix porté sur sa localité pour abriter cet atelier annuel.
L’objectif était clair : identifier les conditions permettant aux exploitants et aux coopératives de franchir un nouveau cap dans la professionnalisation de leurs activités.
Le financement, un levier de transformation
Au cœur des échanges, l’accès aux équipements modernes s’est imposé comme une préoccupation majeure. Comment permettre aux coopératives d’investir dans des technologies plus performantes sans supporter immédiatement le poids d’un investissement important ?
Le leasing d’équipements a été présenté comme une piste de financement susceptible de faciliter cette transition. Ce mécanisme pourrait permettre aux exploitants d’accéder à des équipements modernes tout en limitant la pression financière liée à leur acquisition.
Cette réflexion s’est prolongée autour de la rentabilité des technologies sans mercure, à travers le thème « Rentabilité des technologies sans mercure – Investir pour gagner plus ». L’objectif était notamment de déconstruire l’idée selon laquelle l’abandon du mercure serait nécessairement synonyme de coûts supplémentaires et de baisse de rentabilité.
Les interventions d’Activa Assurances, d’Atlanta Assurances, de Koss Technologie SARL, du Dr Keita Moussa et des experts de l’ONG IMPACT ont mis en évidence le lien étroit entre financement et structuration des activités.
Pour accéder davantage aux services financiers, les acteurs doivent notamment renforcer la formalisation, la traçabilité, la transparence dans la gestion et les compétences.
« Quand l’activité évolue, il faut accepter de passer à une étape supérieure », a souligné le président du Comité de pilotage du projet planetGOLD Côte d’Ivoire, Dr Franck Aimé Esso.
Produire de l’or sans sacrifier l’environnement
Pour les participants, la transformation du secteur ne peut cependant être dissociée des enjeux environnementaux et sanitaires. Le creusage anarchique et l’utilisation du mercure demeurent des pratiques préoccupantes pour les écosystèmes et la santé humaine.
Directeur du Centre ivoirien antipollution (CIAPOL), le Professeur Yapo Ossey a appelé les acteurs à davantage de responsabilité, notamment dans la perspective de préserver les ressources naturelles pour les générations futures.
Le choix de Pakouabo revêt, à cet égard, une portée particulière. Située dans la zone de Bouaflé, territoire d’intervention de planetGOLD Côte d’Ivoire, la localité constitue un espace de mise en œuvre de l’Approche Juridictionnelle et Paysagère, qui vise à renforcer la coordination des acteurs autour de l’EMAPE et de la gestion durable des ressources.
À travers cet atelier, planetGOLD Côte d’Ivoire entend ainsi faire évoluer le modèle de l’EMAPE autour d’un triptyque : formaliser, financer et produire autrement. L’ambition est de faire émerger une exploitation aurifère plus formelle, plus sûre, inclusive et économiquement viable, progressivement débarrassée du mercure. L’enjeu dépasse donc la seule activité minière : il s’agit de faire de l’or une source de développement sans compromettre la santé des populations ni l’environnement.

Natacha kouakou

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Société

Crise du café-cacao : le SYNAP-CI prépare la riposte du 16 septembre

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La crise qui secoue la filière café-cacao prend une nouvelle tournure. Le Syndicat national des producteurs de café-cacao de Côte d’Ivoire (SYNAP-CI) prépare une mobilisation pour le 16 septembre 2026, avec le soutien annoncé de l’ensemble des organisations de producteurs.

Sur le terrain, les difficultés persistent. Des stocks résiduels de la campagne 2025-2026 demeurent, selon le SYNAP-CI, entre les mains de nombreux producteurs. Leur écoulement reste une préoccupation majeure pour les planteurs, confrontés à des difficultés financières alors que la nouvelle campagne se profile.

À cette situation s’ajoute le nouveau prix annoncé pour la campagne 2026-2027. Son niveau suscite de fortes inquiétudes chez les producteurs, qui estiment que leurs revenus restent sous pression face aux charges de production, de transport et d’entretien des plantations.

La commercialisation et les nouvelles exigences liées à la traçabilité constituent également des préoccupations dans la filière. Pour les organisations de producteurs, ces difficultés successives fragilisent davantage les conditions de vie des planteurs.

Le SYNAP-CI prépare la mobilisation

Face à cette situation, le SYNAP-CI a adressé un préavis de grève au ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières. La date du 16 septembre 2026 est ainsi retenue comme échéance pour le mouvement annoncé.

Le syndicat assure qu’il n’agit pas seul. L’ensemble des organisations de producteurs sont annoncées aux côtés du SYNAP-CI dans cette démarche. Une mobilisation collective destinée à faire entendre les revendications des producteurs et à obtenir des réponses aux difficultés qui affectent la filière.

Avant cette échéance, le président national du SYNAP-CI convoque les coordinateurs et délégués à une importante réunion de concertation. Elle aura lieu dimanche 13 septembre 2026, à 10 heures, au bureau régional du SYNAP-CI à Daloa.

Cette rencontre doit permettre d’examiner la situation, d’harmoniser les positions et de définir les dernières dispositions à prendre avant la date annoncée de la grève.

Présentée comme « exceptionnelle et décisive », la réunion de Daloa doit également permettre de renforcer la cohésion entre les différentes structures du syndicat et de préparer la mobilisation sur le terrain.

À trois jours de la grève annoncée, le SYNAP-CI et les autres organisations de producteurs veulent donc parler d’une seule voix. L’enjeu est désormais de trouver des réponses aux préoccupations liées aux stocks résiduels, au prix du cacao et aux conditions générales de commercialisation, dans une filière qui traverse une période de fortes tensions.

Natacha kouakou

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