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Société

.Élections en Côte d’Ivoire

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Le CREITA-CI lance un appel pour la Paix en Côte d’Ivoire.

Comment éviter que le sang coule de nouveau en Côte d’Ivoire? Comment éviter qu’il y ait encore des problèmes lors des élections en Côte d’Ivoire. Il vaut mieux prévenir que guérir. Le sang ne doit plus couler en Côte d’Ivoire. C’est cette situation qui a motivé l’appel du CREITA-CI qui se définit comme le Comite de Réflexion pour des Élections Inclusives, Transparentes et Apaisees en Cote d’Ivoire. Le CREITA-CI désigne précisément les organisations de la société civile  » consciente, engagée et non inféodée. » L’Appel a été lu sur l’esplanade de la Fondation Félix Houphouet Boigny (symbole de la paix) a Yamoussoukro par Frédéric Tanoh Niangoin président de l’Ong Alerte Conflit membre du CREITA-CI.

APPEL DE LA SOCIETE CIVILE POUR LA PAIX EN 2025

Ce 31 octobre 2024 nous sommes, mois pour mois, à une année de l’élection présidentielle du 25 octobre 2025, et la Côte d’Ivoire notre Pays, se trouve malheureusement, une fois encore, dans une période de grandes incertitudes.
Cette élection revêt une importance capitale, au regard de ses enjeux à la fois politiques, économiques, sociaux et culturels qui sont plus ou moins les fondements entre autres, des graves crises et conflits aux conséquences dramatiques que nous avons connus, en 1995 avec le Boycott actif, en 2000 avec le Conflit électoral et le Complot du Cheval blanc, en 2002 avec la Rébellion armée, en 2010 avec la Crise électorale muée en guerre électorale en 2011, et enfin en 2020 avec la Crise du troisième mandat controversé, dont le bilan officiel fait état de 85 morts dont celle très atroce son atrocité à Daoukro de Toussaint KOFFI, un jeune innocent décapité.
Le moins que l’on puisse dire est que les fractures sociales successives qui ont résulté de ces crises et conflits violents ont impacté négativement la Cohésion Sociale et mis en péril la Paix et l’Unité Nationale tant recherchées.
Que nous réserve donc 2025, quand l’on constate que la Commission Électorale Indépendante ‘’CEI’’ chargée de l’organisation de cette élection donne toutes les raisons de croire qu’elle a du mal à s’accorder avec la grande majorité des parties prenantes sur des points importants du processus électoral en cours, notamment la Dialogue autour de son calendrier, la révision annuelle de la liste électorale, la durée de la Révision de la Liste Électorale (RLE), le nettoyage du fichier électoral, etc.
Au demeurant les multiples dénonciations de cas de fraudes sur la nationalité, ajoutées aux positions tranchées de certains acteurs Politiques, laissent croire à un possible retour à des escalades politiques et communautaires.
Au regard de ces éléments factuels qui nous rappellent notre douloureux passé encore récent, il est évident qu’un consensus s’impose autour des questions cruciales relatives au respect de la Constitution, à l’élaboration d’un Code Électoral non contesté, à la réforme des organes qui organisent les élections, au nettoyage du fichier électoral, à l’inclusivité des élections et à la Gestion transparente et démocratique du processus électoral en cours.
De même, un Dialogue Politique ouvert aux différentes composantes du corps social s’avère indispensable et incontournable, dans le contexte socio-politique actuel visiblement délétère, où les acteurs politiques se regardent en chiens de faïence, où la Société Civile bien que consacrée par la Constitution Ivoirienne en vigueur en son article 26 comme une composante de l’expression démocratique, est menacée de disparition, ou à tout le moins d’ostracisme et de musellement.

C’est pourquoi,
Nous, Organisations de la Société Civile consciente, engagée et non inféodée, formant le CREITA-CI, ‘’Comité de Réflexions pour des Élections Inclusives, Transparentes et Apaisées en Côte d’Ivoire’’, sommes ici à Yamoussoukro ce jour, en ce Mythique lieu qu’est la Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la Recherche de la Paix, pour livrer à la Nation Ivoirienne l’économie de nos premières réflexions pour une Élection Présidentielle, Démocratique, transparente et sans violence en 2025.
NOUS LANÇONS DONC UN APPEL SOLENNEL
A son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA Président de la République de Côte d’Ivoire récemment désigné, après le décès du Président Henri KONAN BEDIE, protecteur du Prix International Félix Houphouët-Boigny pour la Recherche de la Paix, crée par l’UNESCO en 1989 pour couronner l’œuvre de cet homme exceptionnel qu’a été le Fondateur de la Côte d’Ivoire moderne, dont il se réclame disciple et partie prenante de l’héritage Politique.
Cet Appel vise Premièrement à exhorter le Président de la République à mettre tout en œuvre Pour l’ouverture d’un Dialogue Politique inclusif en vue de trouver des solutions consensuelles aux préoccupations récurrentes des Ivoiriens, résumées en sept (7) points prioritaires, notamment:
1-Étendre la période de Révision de la Liste Électorale (RLE) au 31 mars 2025 au moins, à défaut de ne l’avoir fait annuellement comme l’indique le Code Électoral en son article 6, et l’étendre également à la participation de tous les nouveaux majeurs nés avant le 25 octobre 2007, afin de donner plus de chance à la majorité des Ivoiriens d’être inscrits et d’user de leur droit de vote,
2-Rendre l’élection Présidentielle inclusive et ouverte à tous en offrant des garanties de non discrimination au niveau des candidatures.
3-Reformer la CEI dans laquelle ne devront plus siéger les partis politiques et représentants des institutions, qui ne sauraient être juges et parties ;
4-Supprimer les textes et décisions tendant à restreindre les libertés ;
5- Libération des prisonniers d’opinion de la société civile et de tous ceux qui à l’occasion des différentes crises, sont en prison pour leurs opinions, puis faire la lumière sur l’ensemble des violences des differentes crises electorales de 2010-2011 et 2020.
6-Favoriser les conditions du retour sécurisé de tous les Ivoiriens encore en exil forcé, afin de sceller la réconciliation ;
7-Obtenir l’équité dans le traitement de l’information par les Medias publics, en garantissant leur indépendance et leur liberté en période électorale, conformément aux principes sur la liberté d’expression consignés dans la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des peuples.

Cet Appel vise Deuxièmement, à inviter le Président de la République à œuvrer pour la rétractation de l’Ordonnance liberticide N°2024-368 du 12 juin 2024 relative à l’Organisation de la Société Civile et à ouvrir les discussions en vue de l’élaboration concertée d’un texte non confligène devant régir la Société Civile, dont l’existence est consacrée par la Constitution Ivoirienne.
Cet Appel vise troisièmement, à attirer l’attention du Président de la République sur la mise en péril de l’identité et de la Citoyenneté Ivoiriennes, puis faire la lumière sans délai sur les nombreuses allégations de fraudes sur la nationalité.
Cet appel s’adresse également à l’opposition politique, en l’invitant à faire des propositions allant dans le sens de l’intérêt général et du renforcement de l’indépendance de la CEI.
Cet Appel s’adresse aussi à toutes les Organisations se réclamant de la Société Civile et les invite à demeurer dans leur rôle de veille, d’interpellation, d’intermédiation et de Contrôle Citoyen de l’action publique, puis à préserver leur indépendance.
La Paix sociale et la Cohésion Nationale sont à ce prix.
Au peuple de Côte d’Ivoire nous demandons de prendre conscience des souffrances endurées pour embrasser le combat pour la justice sociale et la Paix, car c’est dans la culture des valeurs fondamentales que sont l’amour, la tolérance et la solidarité que nous arriverons à reconstruire une Côte d’Ivoire de Paix et de prospérité durables.
A la Jeunesse Ivoirienne, nous demandons d’adopter une attitude responsable, de ne pas céder à l’instrumentation et à la violence qui ne leur est profitable à aucun moment.
Permettez, chers concitoyens, de rappeler ici les derniers vers de notre hymne national qui traduisent l’espoir que nous devons représenter pour nous-mêmes et pour le reste du monde qui nous regarde:
‘’Fiers ivoiriens, le pays nous appelle !
Si nous avons dans la paix ramené la liberté !
Notre devoir sera d’être un modèle, de l’espérance promise à l’humanité !
En forgeant unis dans la foi nouvelle, la patrie de la vraie fraternité’’ !

Ivoiriennes, Ivoiriens, chers compatriotes,
Dès ce jour, et à partir de ce lieu symbolique de la Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la Recherche de la Paix, engageons nous tous à redevenir un modèle de Paix et d’espérance pour l’humanité.
Merci de votre attention.

Message délivré à la Fondation Félix Houphouët-Boigny Pour la Recherche de la Paix
de Yamoussoukro, ce jeudi 31 octobre 2024

Le CREITA-CI

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CANTON NIDROU : COHÉSION, FRATERNITÉ ET DÉVELOPPEMENT AU CŒUR DE LA RENCONTRE DE MADAME LE MINISTRE D’ÉTAT OULOTO-LAMIZANA AVEC SES PARENTS

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Le samedi 12 septembre 2026, la Ministre d’État Anne Désirée OULOTO-LAMIZANA était au domicile du doyen Tyeoulou Dyela Félix, sis à Abidjan Cocody -Attoban entourée des parents du canton Nidrou, dans le département de Toulepleu.

Un moment chaleureux de retrouvailles, d’écoute et de partage avec ses aînés, ses frères, ses sœurs et l’ensemble des cadres qui, au fil des années, l’accompagnent avec bienveillance de leurs conseils et de leurs bénédictions.

Dans une atmosphère conviviale, la Ministre d’État est revenue sur les avancées enregistrées dans la région : désenclavement routier, renforcement des infrastructures sanitaires et accès à l’électricité, désormais effectif à 100% dans le canton Nidrou.

Les échanges ont également ouvert une fenêtre sur l’avenir, avec les perspectives 2026-2030 : consolider les acquis, accélérer la transformation de la région et améliorer durablement le quotidien des populations.

En clôturant la rencontre, la Ministre d’État, ministre de la Fonction Publique et de la modernisation de l’administration, présidente du conseil régional du Cavally a exprimé sa gratitude : « Merci au doyen Tyeoulou Dyela Félix pour son accueil fraternel et ses sages conseils. Merci aux forces vives du canton Nidrou pour leur confiance et leur engagement constant aux côtés du Président Alassane OUATTARA. »

Par Kevin Bakou

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EMAPE : A Pakouabo, le planetGOLD mise sur le financement et les technologies sans mercure

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Les acteurs de l’Exploitation minière artisanale et à petite échelle (EMAPE) de l’or sont appelés à passer du constat des difficultés à la recherche de solutions concrètes. C’est l’un des principaux enseignements de l’Atelier annuel des Parties Prenantes 2026 du projet planetGOLD Côte d’Ivoire, organisé jeudi 10 septembre 2026 dans la salle de réunion de la Sous-préfecture de Pakouabo.

Placée sous le thème « Vers une exploitation aurifère sans mercure et inclusive : renforcer la transition écologique et l’accès aux services financiers pour les communautés du secteur de l’EMAPE de l’or », la rencontre a réuni représentants de l’administration, collectivités territoriales, communautés minières, coopératives, institutions financières, compagnies minières, équipementiers, universitaires, société civile et médias.
Représentant le Préfet de la région de la Marahoué, Préfet du département de Bouaflé, le Sous-préfet de Pakouabo, Gbadeu Sigbeu Donatien, a remercié les organisateurs pour le choix porté sur sa localité pour abriter cet atelier annuel.
L’objectif était clair : identifier les conditions permettant aux exploitants et aux coopératives de franchir un nouveau cap dans la professionnalisation de leurs activités.
Le financement, un levier de transformation
Au cœur des échanges, l’accès aux équipements modernes s’est imposé comme une préoccupation majeure. Comment permettre aux coopératives d’investir dans des technologies plus performantes sans supporter immédiatement le poids d’un investissement important ?
Le leasing d’équipements a été présenté comme une piste de financement susceptible de faciliter cette transition. Ce mécanisme pourrait permettre aux exploitants d’accéder à des équipements modernes tout en limitant la pression financière liée à leur acquisition.
Cette réflexion s’est prolongée autour de la rentabilité des technologies sans mercure, à travers le thème « Rentabilité des technologies sans mercure – Investir pour gagner plus ». L’objectif était notamment de déconstruire l’idée selon laquelle l’abandon du mercure serait nécessairement synonyme de coûts supplémentaires et de baisse de rentabilité.
Les interventions d’Activa Assurances, d’Atlanta Assurances, de Koss Technologie SARL, du Dr Keita Moussa et des experts de l’ONG IMPACT ont mis en évidence le lien étroit entre financement et structuration des activités.
Pour accéder davantage aux services financiers, les acteurs doivent notamment renforcer la formalisation, la traçabilité, la transparence dans la gestion et les compétences.
« Quand l’activité évolue, il faut accepter de passer à une étape supérieure », a souligné le président du Comité de pilotage du projet planetGOLD Côte d’Ivoire, Dr Franck Aimé Esso.
Produire de l’or sans sacrifier l’environnement
Pour les participants, la transformation du secteur ne peut cependant être dissociée des enjeux environnementaux et sanitaires. Le creusage anarchique et l’utilisation du mercure demeurent des pratiques préoccupantes pour les écosystèmes et la santé humaine.
Directeur du Centre ivoirien antipollution (CIAPOL), le Professeur Yapo Ossey a appelé les acteurs à davantage de responsabilité, notamment dans la perspective de préserver les ressources naturelles pour les générations futures.
Le choix de Pakouabo revêt, à cet égard, une portée particulière. Située dans la zone de Bouaflé, territoire d’intervention de planetGOLD Côte d’Ivoire, la localité constitue un espace de mise en œuvre de l’Approche Juridictionnelle et Paysagère, qui vise à renforcer la coordination des acteurs autour de l’EMAPE et de la gestion durable des ressources.
À travers cet atelier, planetGOLD Côte d’Ivoire entend ainsi faire évoluer le modèle de l’EMAPE autour d’un triptyque : formaliser, financer et produire autrement. L’ambition est de faire émerger une exploitation aurifère plus formelle, plus sûre, inclusive et économiquement viable, progressivement débarrassée du mercure. L’enjeu dépasse donc la seule activité minière : il s’agit de faire de l’or une source de développement sans compromettre la santé des populations ni l’environnement.

Natacha kouakou

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Crise du café-cacao : le SYNAP-CI prépare la riposte du 16 septembre

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La crise qui secoue la filière café-cacao prend une nouvelle tournure. Le Syndicat national des producteurs de café-cacao de Côte d’Ivoire (SYNAP-CI) prépare une mobilisation pour le 16 septembre 2026, avec le soutien annoncé de l’ensemble des organisations de producteurs.

Sur le terrain, les difficultés persistent. Des stocks résiduels de la campagne 2025-2026 demeurent, selon le SYNAP-CI, entre les mains de nombreux producteurs. Leur écoulement reste une préoccupation majeure pour les planteurs, confrontés à des difficultés financières alors que la nouvelle campagne se profile.

À cette situation s’ajoute le nouveau prix annoncé pour la campagne 2026-2027. Son niveau suscite de fortes inquiétudes chez les producteurs, qui estiment que leurs revenus restent sous pression face aux charges de production, de transport et d’entretien des plantations.

La commercialisation et les nouvelles exigences liées à la traçabilité constituent également des préoccupations dans la filière. Pour les organisations de producteurs, ces difficultés successives fragilisent davantage les conditions de vie des planteurs.

Le SYNAP-CI prépare la mobilisation

Face à cette situation, le SYNAP-CI a adressé un préavis de grève au ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières. La date du 16 septembre 2026 est ainsi retenue comme échéance pour le mouvement annoncé.

Le syndicat assure qu’il n’agit pas seul. L’ensemble des organisations de producteurs sont annoncées aux côtés du SYNAP-CI dans cette démarche. Une mobilisation collective destinée à faire entendre les revendications des producteurs et à obtenir des réponses aux difficultés qui affectent la filière.

Avant cette échéance, le président national du SYNAP-CI convoque les coordinateurs et délégués à une importante réunion de concertation. Elle aura lieu dimanche 13 septembre 2026, à 10 heures, au bureau régional du SYNAP-CI à Daloa.

Cette rencontre doit permettre d’examiner la situation, d’harmoniser les positions et de définir les dernières dispositions à prendre avant la date annoncée de la grève.

Présentée comme « exceptionnelle et décisive », la réunion de Daloa doit également permettre de renforcer la cohésion entre les différentes structures du syndicat et de préparer la mobilisation sur le terrain.

À trois jours de la grève annoncée, le SYNAP-CI et les autres organisations de producteurs veulent donc parler d’une seule voix. L’enjeu est désormais de trouver des réponses aux préoccupations liées aux stocks résiduels, au prix du cacao et aux conditions générales de commercialisation, dans une filière qui traverse une période de fortes tensions.

Natacha kouakou

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