Le maire de Bouaké, Amadou Koné, a tenu à rassurer la population de Adjeyaokro, un quartier-village de Bouaké, face aux tensions autour de la restructuration de leur localité. En se rendant sur place, il a défendu l’importance de ce projet pour le développement et la sécurité, tout en promettant de trouver des solutions pour satisfaire toutes les parties prenantes. Il faut rappeler que le projet de restructuration a été décidé en 2021 en accord avec les propriétaires terriens. La mise en œuvre selon le maire devra se faire en prenant en compte les intérêts des populations du village qui en réalité s’est transformé en quartier précaire sans eau ni réseaux électriques formels.
Vendredi 1er novembre 2024, Amadou Koné, maire de la commune de Bouaké et fils de la région, s’est rendu dans le village de Adjeyaokro pour désamorcer une crise opposant les villageois et le géomètre en charge de la restructuration du village. Cette restructuration, qui vise à moderniser et sécuriser le quartier, avait soulevé des inquiétudes parmi les habitants. En présence de la cheffe du village, Nana Kouassi Affoué, le maire a pris le temps d’expliquer les objectifs du projet et a invité les habitants à une collaboration constructive pour le bien des générations futures.
S’adressant aux habitants, M. Koné a souligné l’importance de cette opération, essentielle pour transformer Adjeyaokro en un espace urbain organisé et sécurisé. « Cette restructuration est indispensable pour répondre aux besoins de développement et de modernité de la localité », a-t-il affirmé. Il a détaillé que le projet permettra l’aménagement de routes, de centres de santé, d’un château d’eau, et d’autres infrastructures de base nécessaires. « Si nous voulons voir ici des équipements sociaux, il est impératif de restructurer ce village pour qu’il devienne accessible et sécurisé », a ajouté le maire, rappelant que le quartier est presque inaccessible dans sa configuration actuelle.
Un engagement pour le dialogue et la paix
M. Koné n’a pas seulement exposé les enjeux du projet, il s’est également engagé à apaiser les esprits en rencontrant la population et en entamant un dialogue ouvert avec les chefs traditionnels et les autorités locales. Conscient de l’importance de l’apaisement pour faire avancer le projet, il a insisté sur la volonté de la mairie de travailler main dans la main avec les habitants, le préfet, et le géomètre pour trouver un compromis acceptable.
Par ailleurs, un des points de tension réside dans le coût du projet de restructuration, initialement fixé à 1,5 million de francs CFA par villageois, payable sur six mois, avant d’être réévalué à 3 000 francs CFA le mètre carré. Ce changement a suscité des interrogations et de la désinformation. Toutefois, le maire Amadou Koné, en tant que « fils du village », s’est voulu rassurant, promettant de prendre en compte les préoccupations exprimées pour garantir la transparence et l’équité dans les coûts.
Une intervention qui dépasse les frontières d’Adjeyaokro
La visite de M. Koné ne s’est pas arrêtée aux discussions sur la restructuration d’Adjeyaokro. Des habitants du village voisin de Diahouou, affectés par la présence envahissante de parcs animaliers, ont profité de l’occasion pour solliciter son aide. Ces parcs, abritant environ 2 000 bêtes, nuisent aux conditions de vie des résidents. Le maire s’est engagé à examiner la situation, soulignant son attachement à trouver des solutions durables pour chaque villageois de sa commune.
Un espoir de développement pour Adjeyaokro et ses environs
Le projet de restructuration d’Adjeyaokro représente un enjeu de développement pour Bouaké. En transformant le village en un espace urbain organisé, la mairie souhaite en faire un exemple de modernisation qui profitera aux populations locales, aux étudiants de l’Université Alassane Ouattara voisine, et aux générations futures. Pour le maire Amadou Koné, cette initiative s’inscrit dans la vision du président Alassane Ouattara de faire de Bouaké une ville exemplaire, où chacun peut trouver sa place dans un cadre de vie amélioré.
Alors que le travail sur le terrain doit reprendre dès lundi, une commission technique réunissant les acteurs locaux s’engagera à mettre en œuvre ce projet de manière inclusive.
Le samedi 12 septembre 2026, la Ministre d’État Anne Désirée OULOTO-LAMIZANA était au domicile du doyen Tyeoulou Dyela Félix, sis à Abidjan Cocody -Attoban entourée des parents du canton Nidrou, dans le département de Toulepleu.
Un moment chaleureux de retrouvailles, d’écoute et de partage avec ses aînés, ses frères, ses sœurs et l’ensemble des cadres qui, au fil des années, l’accompagnent avec bienveillance de leurs conseils et de leurs bénédictions.
Dans une atmosphère conviviale, la Ministre d’État est revenue sur les avancées enregistrées dans la région : désenclavement routier, renforcement des infrastructures sanitaires et accès à l’électricité, désormais effectif à 100% dans le canton Nidrou.
Les échanges ont également ouvert une fenêtre sur l’avenir, avec les perspectives 2026-2030 : consolider les acquis, accélérer la transformation de la région et améliorer durablement le quotidien des populations.
En clôturant la rencontre, la Ministre d’État, ministre de la Fonction Publique et de la modernisation de l’administration, présidente du conseil régional du Cavally a exprimé sa gratitude : « Merci au doyen Tyeoulou Dyela Félix pour son accueil fraternel et ses sages conseils. Merci aux forces vives du canton Nidrou pour leur confiance et leur engagement constant aux côtés du Président Alassane OUATTARA. »
Les acteurs de l’Exploitation minière artisanale et à petite échelle (EMAPE) de l’or sont appelés à passer du constat des difficultés à la recherche de solutions concrètes. C’est l’un des principaux enseignements de l’Atelier annuel des Parties Prenantes 2026 du projet planetGOLD Côte d’Ivoire, organisé jeudi 10 septembre 2026 dans la salle de réunion de la Sous-préfecture de Pakouabo.
Placée sous le thème « Vers une exploitation aurifère sans mercure et inclusive : renforcer la transition écologique et l’accès aux services financiers pour les communautés du secteur de l’EMAPE de l’or », la rencontre a réuni représentants de l’administration, collectivités territoriales, communautés minières, coopératives, institutions financières, compagnies minières, équipementiers, universitaires, société civile et médias. Représentant le Préfet de la région de la Marahoué, Préfet du département de Bouaflé, le Sous-préfet de Pakouabo, Gbadeu Sigbeu Donatien, a remercié les organisateurs pour le choix porté sur sa localité pour abriter cet atelier annuel. L’objectif était clair : identifier les conditions permettant aux exploitants et aux coopératives de franchir un nouveau cap dans la professionnalisation de leurs activités. Le financement, un levier de transformation Au cœur des échanges, l’accès aux équipements modernes s’est imposé comme une préoccupation majeure. Comment permettre aux coopératives d’investir dans des technologies plus performantes sans supporter immédiatement le poids d’un investissement important ? Le leasing d’équipements a été présenté comme une piste de financement susceptible de faciliter cette transition. Ce mécanisme pourrait permettre aux exploitants d’accéder à des équipements modernes tout en limitant la pression financière liée à leur acquisition. Cette réflexion s’est prolongée autour de la rentabilité des technologies sans mercure, à travers le thème « Rentabilité des technologies sans mercure – Investir pour gagner plus ». L’objectif était notamment de déconstruire l’idée selon laquelle l’abandon du mercure serait nécessairement synonyme de coûts supplémentaires et de baisse de rentabilité. Les interventions d’Activa Assurances, d’Atlanta Assurances, de Koss Technologie SARL, du Dr Keita Moussa et des experts de l’ONG IMPACT ont mis en évidence le lien étroit entre financement et structuration des activités. Pour accéder davantage aux services financiers, les acteurs doivent notamment renforcer la formalisation, la traçabilité, la transparence dans la gestion et les compétences. « Quand l’activité évolue, il faut accepter de passer à une étape supérieure », a souligné le président du Comité de pilotage du projet planetGOLD Côte d’Ivoire, Dr Franck Aimé Esso. Produire de l’or sans sacrifier l’environnement Pour les participants, la transformation du secteur ne peut cependant être dissociée des enjeux environnementaux et sanitaires. Le creusage anarchique et l’utilisation du mercure demeurent des pratiques préoccupantes pour les écosystèmes et la santé humaine. Directeur du Centre ivoirien antipollution (CIAPOL), le Professeur Yapo Ossey a appelé les acteurs à davantage de responsabilité, notamment dans la perspective de préserver les ressources naturelles pour les générations futures. Le choix de Pakouabo revêt, à cet égard, une portée particulière. Située dans la zone de Bouaflé, territoire d’intervention de planetGOLD Côte d’Ivoire, la localité constitue un espace de mise en œuvre de l’Approche Juridictionnelle et Paysagère, qui vise à renforcer la coordination des acteurs autour de l’EMAPE et de la gestion durable des ressources. À travers cet atelier, planetGOLD Côte d’Ivoire entend ainsi faire évoluer le modèle de l’EMAPE autour d’un triptyque : formaliser, financer et produire autrement. L’ambition est de faire émerger une exploitation aurifère plus formelle, plus sûre, inclusive et économiquement viable, progressivement débarrassée du mercure. L’enjeu dépasse donc la seule activité minière : il s’agit de faire de l’or une source de développement sans compromettre la santé des populations ni l’environnement.
La crise qui secoue la filière café-cacao prend une nouvelle tournure. Le Syndicat national des producteurs de café-cacao de Côte d’Ivoire (SYNAP-CI) prépare une mobilisation pour le 16 septembre 2026, avec le soutien annoncé de l’ensemble des organisations de producteurs.
Sur le terrain, les difficultés persistent. Des stocks résiduels de la campagne 2025-2026 demeurent, selon le SYNAP-CI, entre les mains de nombreux producteurs. Leur écoulement reste une préoccupation majeure pour les planteurs, confrontés à des difficultés financières alors que la nouvelle campagne se profile.
À cette situation s’ajoute le nouveau prix annoncé pour la campagne 2026-2027. Son niveau suscite de fortes inquiétudes chez les producteurs, qui estiment que leurs revenus restent sous pression face aux charges de production, de transport et d’entretien des plantations.
La commercialisation et les nouvelles exigences liées à la traçabilité constituent également des préoccupations dans la filière. Pour les organisations de producteurs, ces difficultés successives fragilisent davantage les conditions de vie des planteurs.
Le SYNAP-CI prépare la mobilisation
Face à cette situation, le SYNAP-CI a adressé un préavis de grève au ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières. La date du 16 septembre 2026 est ainsi retenue comme échéance pour le mouvement annoncé.
Le syndicat assure qu’il n’agit pas seul. L’ensemble des organisations de producteurs sont annoncées aux côtés du SYNAP-CI dans cette démarche. Une mobilisation collective destinée à faire entendre les revendications des producteurs et à obtenir des réponses aux difficultés qui affectent la filière.
Avant cette échéance, le président national du SYNAP-CI convoque les coordinateurs et délégués à une importante réunion de concertation. Elle aura lieu dimanche 13 septembre 2026, à 10 heures, au bureau régional du SYNAP-CI à Daloa.
Cette rencontre doit permettre d’examiner la situation, d’harmoniser les positions et de définir les dernières dispositions à prendre avant la date annoncée de la grève.
Présentée comme « exceptionnelle et décisive », la réunion de Daloa doit également permettre de renforcer la cohésion entre les différentes structures du syndicat et de préparer la mobilisation sur le terrain.
À trois jours de la grève annoncée, le SYNAP-CI et les autres organisations de producteurs veulent donc parler d’une seule voix. L’enjeu est désormais de trouver des réponses aux préoccupations liées aux stocks résiduels, au prix du cacao et aux conditions générales de commercialisation, dans une filière qui traverse une période de fortes tensions.