Le lundi 6 janvier 2025, dans son village natal à Dahoua, localité de la Commune de Duékoué, face à la presse nationale et internationale, le Chef du Canton Central de Duékoué a présenté ses voeux de nouvel an aux Ivoiriens et à leurs illustres autorités administratives et politiques. Partant, il a levé un coin de voile sur les raisons de la non fixation encore, de la date de son investitute.
Les voeux de sa Majesté Bagui Ô Gbahou 3, au seuil de cette nouvelle année 2025.
Cet entretien a débuté par la présentation des voeux de nouvel an de sa Majesté Bagui Ô Gbahou 3 aux Ivoiriens, au seuil de ette nouvelle année 2025. Voeux résumés de paix, de succès, de santé, de fraternité et d’amour à toutes et à tous, notamment Son Excellence le Président Alassane Ouattara et à tout son Gouvernement.
En plus d’eux, des élus, cadres et membres du corps préfectoral du District autonome des Montagnes notamment les Ministres Albert Flindé, Albert Mabri, sa fille, la battante Anne Ouloto, Sérey Doh Célestin, tous les membres du corps préfectoral de Duékoué conduits par le Préfet de Région Ibrahima Cissé, le Député Dounbia Ibrahim, la Député-Maire Flanizara de Duékoué et Les Maires Bahié Séverin de Guiglo puis Gah Yémonli Roger de Bangolo.
Par ailleurs, il a adressé ses mêmes voeux à ses pairs, commençant par sa hiérarchie chapeautée par Nanan Tanoé, président national de la chambre des Rois et Chefs de Côte d’Ivoire à sa Majesté Goué Patrice, président de la chambre régionale des Rois et Chefs traditionnels du Guémon, en passant par tous les chefs de Tribus, Chefs de terre, Chefs de Village et Zoh de Duékoué qui l’ont désigné comme leur Chef.
Enfin, ont été mises aussi au centre de ses voeux, toutes les populations de la Côte d’Ivoire notamment celles du Canton Central de Duékoué. La fin de cette intervention a donné lieu au sens et symbolique de Bagui Ô Gbahou 3, son nom de règne.
Bagui Ô Gbahou 3, pour un vibrant hommage au premier Chef du Canton Central de Duékoué
Bagui Ô Gbahou 3 est le nom de règne de l’Honorable Glou Gnombléi Hubert, nouveau Chef du Canton Central de Duékoué et successeur de feu Guéi Vléi Vincent.
Ce nom emprunté au premier Chef du Canton Central de Duékoué, vise à rendre un vibrant hommage à cet originaire de Pinhou qui a apporté sa pierre pour la construction et la création de la ville de Duékoué. Une figure traditionnelle de proue en l’honneur de qui, a été dressé, un monument à la place publique de Duékoué pour se souvenir de lui.
Les perspectives pour l’année 2025 : la réhabilitation du fleuve Guémon et la sensibilisation pour les élections apaisées
Sur ce sujet, sa Majesté Bagui Ô Gbahou 3 a indiqué que tous sont sans ignorer que l’année 2025 est une année électorale. Et vu le passé récent et douloureux de la Nation ivoirienne et plus singulièrement de sa Région natale, ses collaborateurs et lui feront une campagne de sensibilisation pour inviter ses administrés à la culture de la paix en période électorale : voter et rentrer chez soi pour attendre patiemment les résultats devant les postes transistors.
Cette campagne de sensibilisation, outre les populations, elle sera aussi destinée à tous les leaders communautaires afin de rappeler leur place cardinale dans le maintien d’un climat de paix et de cohésion sociale, gage de développement harmonieux de notre Département.
En clair, sa Majesté et ses lieutenants mobiliseront toutes les forces vives de la société de Duékoué pour les inviter à relever avec eux, un grand défit : écrire une nouvelle page grandiloquente positive du Département de Duékoué en Côte d’Ivoire.
En outre, au plan typiquement culturel, sa Majesté ne ménagera aucun effort pour réhabiliter le fleuve Guémon, ce patrimoine culturel qui tend à disparaître et dont la Région porte symboliquement son nom. Le fleuve Guémon, a-t-il indiqué, est donc au peuple Wê du Guémon, ce que la Bia est au peuple Agni d’Aboisso, le Tonkpi au peuple Yacouba, la Marahoué au peuple Gouro de Bouaflé et le Cavally, au peuple Wê de Guiglo.
Sa réhabilitation est si importante car elle permettra une sorte de connexion entre leurs ancêtres, fondateurs de la ville de Duékoué et de la Région du Guémon et eux.
Mot sur la date de la cérémonie d’investiture de sa Majesté Bagui Ô Gbahou 3
Conscient de l’attente de ses administrés, il a profité de nos micros pour leur dire que sa cérémonie d’investiture aura bel et bien lieu, d’ici peu.
Il a ajouté à toutes fins utiles que quelques moments après le choix de sa modeste personne par les Chefs de Tribus, les Chefs de Terre, les Chefs de village et les Zoh, il a reçu une très forte délégation des Chefs du Cavally qui, en plus de le féliciter pour sa modeste contribution pour la réussite de la visite du Vice-président de la République de Côte d’Ivoire à Guiglo, lui a fait part aussi des félicitations de Mme la Ministre d’État Anne Ouloto. Une forte délégation, conduite par sa Majesté Guidi 5. Au-delà de cette double visite, cette visite faite par tous les Chefs du Cavally symbolise un pont désormais construit entre le Département de Duékoué et celui de Guiglo. Pour ce faire, humblement, sa Majesté a ajouté qu’elle sollicitera sa fille battante du Cavally pour fixer la date de son investiture. Au passage, il a indiqué à toutes fins utile que le Maire de Guiglo est le parrain. En conclusion, la date de linvesriture du Chef du Canton Central de Duékoué dépend du calendrier de la Ministre d’État Anne Ouloto.
Le mot de fin de sa Majesté
Au terme de cet entretien, sa Majesté a délivré un message de paix, de cohésion sociale, d’amour nécessaires pour construire une Nation forte. C’est pourquoi il a invité chaque ivoirien à oeuvrer dans cette perspective.
Donner à la commune de Tiapoum une vision claire de son développement, hiérarchiser ses priorités et disposer d’un cadre de référence pour les cinq prochaines années. Ce sont les principaux objectifs du Plan stratégique de développement (PSD) 2026-2030, officiellement remis jeudi 1er octobre 2026 à la municipalité par la Chaire UNESCO « Anticipation, Prospective et Territoires Durables » de l’Université Alassane Ouattara de Bouaké.
Le document doit désormais servir de feuille de route à la commune pour orienter ses choix, structurer ses projets et mieux coordonner les interventions des différents acteurs du développement local.
La cérémonie de remise s’est tenue à la mairie de Tiapoum, en présence notamment du maire N’Sérébé Ébily Pascal, du 4e adjoint au maire et maire résident, Coulibaly Hamidou, ainsi que de plusieurs acteurs ayant participé à l’élaboration du document. La Chaire UNESCO était représentée par Dr (MC) Coulibaly, représentant le titulaire de la Chaire.
Un diagnostic pour définir les priorités
Élaboré à partir d’un diagnostic du territoire, le PSD prend en compte les réalités économiques, sociales, environnementales et infrastructurelles de Tiapoum. Son élaboration a reposé sur une démarche participative associant les autorités administratives et coutumières, les organisations de jeunesse et de femmes, les opérateurs économiques, la société civile, les services techniques et les autres forces vives de la commune.
Les travaux de terrain, engagés en mai 2025, ont notamment permis de recueillir des données auprès des populations et de dresser un état des lieux des équipements et services de base.
Cette démarche doit permettre à la commune de disposer d’une lecture plus précise de ses potentialités, mais aussi des difficultés qui freinent son développement.
Quatre grandes orientations pour 2030
Le PSD s’articule autour de quatre orientations stratégiques. La première vise à renforcer les secteurs productifs, notamment à travers la modernisation de l’agriculture, le développement des chaînes de valeur locales et la promotion de l’entrepreneuriat.
Le deuxième axe concerne le renforcement du capital humain, avec des priorités liées à l’éducation, à la santé, à la formation professionnelle, à l’emploi des jeunes et à l’autonomisation des femmes.
Le troisième porte sur les infrastructures et les équipements, notamment l’accès à l’eau, à l’électricité, aux transports, aux services urbains et au numérique.
Enfin, le quatrième axe entend faire de Tiapoum un territoire plus résilient, à travers la protection de l’environnement, l’adaptation aux changements climatiques et l’amélioration du cadre de vie.
Une feuille de route pour la commune
À travers ce document, Tiapoum entend également mieux valoriser ses atouts, notamment sa position à la frontière avec le Ghana, ses activités agricoles et halieutiques, son patrimoine culturel et ses potentialités économiques.
Pour la municipalité, l’enjeu est désormais de passer du diagnostic à l’action. Le PSD doit permettre de hiérarchiser les projets, de faciliter la recherche de partenariats et de donner une cohérence aux différentes interventions sur le territoire.
La remise du document marque ainsi une nouvelle étape. La commune dispose désormais d’un cadre de référence pour conduire son développement à l’horizon 2030, avec pour ambition de construire « un territoire de brassage doté d’une économie diversifiée, équipé, résilient et durable ».
Le défi sera maintenant de traduire cette vision en réalisations concrètes au bénéfice des populations de Tiapoum.
À Zagregbeu, la recherche de l’eau rythmait une partie du quotidien des habitants. Dès les premières heures de la journée, des femmes quittaient le village, bidons à la main, pour rejoindre les marigots où elles venaient s’approvisionner. Pour certaines, il fallait parcourir près de deux kilomètres avant de pouvoir remplir leurs récipients.
Avec des bidons pouvant contenir jusqu’à 25 litres, cette corvée représentait un effort important, particulièrement pour les femmes, les enfants et les personnes âgées. Les femmes enceintes n’étaient pas non plus épargnées par ces déplacements.
À cette longue distance s’ajoutait la qualité de l’eau disponible. Les eaux de ruissellement entraînaient régulièrement de la boue et des déchets dans les marigots. Malgré ces conditions, les populations devaient utiliser cette eau pour leurs besoins quotidiens, faute de point d’eau plus proche.
« Avant, on souffrait beaucoup pour avoir de l’eau. On allait au marigot et il fallait parcourir une longue distance avec nos bidons », témoigne Anicet Topka, habitant de Zagregbeu.
Pour Kaboré Justine, porte-parole des femmes, la corvée pouvait commencer très tôt. « On se levait à 5 heures pour aller chercher de l’eau. Le marigot était loin et l’eau était sale », raconte-t-elle.
Une demande qui trouve une réponse
Cette situation a conduit les populations à exprimer le besoin de disposer d’un point d’eau plus proche. Une demande à laquelle la Société coopérative des exploitants agricoles des Antilopes du Haut-Sassandra (SOCEADAHS) a apporté une réponse avec l’installation d’une nouvelle pompe à eau dans le village.
La remise officielle des clés de l’équipement s’est tenue le samedi 19 septembre 2026. Pour les habitants, l’arrivée de cette pompe constitue un changement concret dans leur quotidien.
« Depuis que Rabolom Souleymane a envoyé cette pompe-là, vraiment, nous sommes très, très heureuses », se réjouit Kaboré Justine, qui salue cette initiative au nom des femmes.
Le chef du village, Philippe Zagré, partage cette satisfaction. « Vraiment, nous sommes très ravis d’avoir cette pompe. Elle vient soulager toute la population », souligne-t-il.
Un accompagnement lié à la filière cacao
Président du conseil d’administration de la SOCEADAHS, Rabolom Souleymane a pris part à la cérémonie de remise de l’équipement. Il a également profité de cette rencontre avec les producteurs pour rappeler les règles relatives à la traçabilité du cacao.
Il a notamment appelé les producteurs à utiliser leurs cartes de producteur lors de la commercialisation et à faire enregistrer les opérations à travers le dispositif national de traçabilité. Les délégués de la coopérative disposent, à cet effet, de terminaux permettant d’assurer l’enregistrement des transactions.
À Zagregbeu, cette nouvelle infrastructure vient ainsi répondre à une demande exprimée par les populations. Elle rapproche l’eau des habitations et devrait réduire les longues marches autrefois nécessaires pour s’approvisionner.
Pour les femmes du village, habituées à se lever tôt et à parcourir plusieurs kilomètres pour quelques bidons d’eau, le changement est particulièrement concret : le point d’eau est désormais plus proche du quotidien des familles.
Symakan née Coulibaly Adjatou, préfet du département de Zoukougbeu, a procédé le jeudi 1er Octobre octobre 2026, à la cérémonie de remise des intrants à 28 bénéficiaires issus des sous préfectures de Zoukougbeu et de Domangbeu, dans le cadre du projet d’appui au développement du secteur vivrier ( pasdv).
Prenant la parole, Blé Flan, directeur départemental de l’agriculture de Zoukougbeu, a indiqué qu’ils ont reçu des intrants pour une superficie de 25 hectares et demi pour 28 exploitants agricoles issus des sous préfectures de Zoukougbeu et de Domangbeu. Il a noté que l’année dernière, ils ont eu sept bénéficiaires et cette année ils sont à 28. Il s’est réjouie du fait que le projet est entrain de prendre forme dans le département de Zoukougbeu. Et il espère que l’année prochaine Dieu voulant, ils vont accroître ce chiffre pour plus de bénéficiaires puisque l’objectif c’est vraiment d’assurer l’autosuffisance alimentaire en ce qui concerne la production vivrière en Côte d’Ivoire.
Quant à Tidjane Traoré, chargé d’études à la direction d’évaluation des projets au ministère en charge de l’agriculture, par ailleurs point focal et chargé de Suivie au projet Pasdv, il a dit que ce projet a été initié par l’État de côte d’ivoire à travers le ministère de l’agriculture pour lutter contre l’insécurité alimentaire et ce projet vise à pousser la production maraîchers.
Selon lui, en ce qui concerne ce projet l’État a consenti un certain nombre de ressources pour acquérir du matériel agricole, des intrants agricoles qui sont distribués dans l’ensemble des départements de la côte d’ivoire.
C’est pourquoi, au nom du ministre de l’agriculture, et au nom de la coordinatrice du projet Jeannine Kouassi, qui a bien voulu mettre à la disposition de Zoukougbeu ces intrants-là pour que les producteurs puissent vraiment produire et que ces produits là, ne manquent sur le marché.
L’émissaire du ministère de l’agriculture, a exhorté les productrices de maraîchers à utiliser à bon escient ces produits mis à leur disposition.
» Évitez de revendre ces produits là,parce qu’on se rend compte que souvent ça se retrouvent sur le marché. Aidez l’Etat à vous aider d’avantage sans pourtant vendre ces produits là, utiliser les, réellement dans leurs productions de maraîchers. Il s’agit de tomates, gombos, piments, aubergines, concombre, oignons et du choux. On compte sur vous. » Au vu du travail bien fait, nous allons augmenter les quantités l’année prochaine. » a conseillé Tidjane Traoré, qui a terminé en remerciant le préfet du département de Zoukougbeu pour sa présence qui a donné plus d’éclat à cette cérémonie.
Symakan née Coulibaly Adjatou, préfet du département de Zoukougbeu, a pour part traduit toute sa reconnaissance au Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara et à son Gouvernement pour avoir une oreille attentive à sa circonscription en apportant des intrants aux productrices de maraîchers. Il leur a rassuré que ces produits seront utilisés à bon escient.