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Société

Interview : Présidentielle de 2025 : Diarra Billal lance un appel à la jeunesse ivoirienne : « Ne soyez pas de simples spectateurs de l’histoire de notre pays »

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Dans un contexte où la jeunesse ivoirienne cherche à jouer un rôle déterminant dans l’avenir politique du pays, Diarra Billal, président du Mouvement Démocratique pour le Renouveau (MDR), lance un appel vibrant à une mobilisation citoyenne en vue des élections présidentielles de 2025. Créé en mai 2023, le MDR place la jeunesse au cœur de son projet, convaincu que son engagement et sa participation active sont essentiels pour bâtir une Côte d’Ivoire plus juste et solidaire. Dans cet entretien, il revient sur les ambitions de son parti et sa vision pour des élections transparentes et apaisées.

Monsieur le Président, pouvez-vous nous présenter brièvement le Mouvement Démocratique pour le Renouveau (MDR) et ses principaux objectifs ?

Le Mouvement Démocratique pour le Renouveau (MDR), créé officiellement le 6 mai 2023, est un parti centriste, humaniste et progressiste. Notre mission est de répondre aux défis socio-économiques et politiques qui entravent le développement de notre pays. Nous prônons une société juste, équitable et solidaire. Notre devise « Unité-Travail-Développement » incarne notre vision : un pays où chaque citoyen a la possibilité d’atteindre son plein potentiel, où l’unité nationale prime sur les divisions, et où le travail est la clé de la prospérité collective.

Quelles sont les raisons qui ont conduit à la création de ce parti ?

Depuis notre indépendance, la Côte d’Ivoire a connu des avancées significatives, mais les inégalités et la pauvreté restent des problématiques majeures. Les populations rurales, notamment les paysans, ainsi que les jeunes et les femmes, qui constituent l’essentiel de la force de travail, ne profitent pas pleinement des fruits de leur travail. Nous avons constaté que les solutions proposées jusqu’à présent sont insuffisantes. Le MDR veut réinventer les pratiques politiques et œuvrer pour un modèle de société basé sur la liberté individuelle et la responsabilité collective. Notre objectif est de transformer ces inégalités en opportunités pour un renouveau économique et social.

Pourquoi avoir choisi le positionnement centriste pour le MDR ?

Le centriste est la voie du compromis et de l’équilibre. L’extrémisme, qu’il soit de gauche ou de droite, ne résout pas les problèmes d’une société complexe comme la nôtre. Nous croyons fermement que le dialogue, le consensus et des réformes progressives sont les instruments nécessaires pour répondre aux attentes des Ivoiriens. Le MDR veut incarner ce juste milieu qui permet de concilier les aspirations des différentes franges de la population, en agissant pour un progrès équitable.

Quels sont les principaux défis auxquels le MDR doit faire face pour atteindre ses ambitions ?

Nos défis sont multiples, mais pas insurmontables. Le principal défi est de rétablir la confiance des citoyens dans les institutions politiques et les processus démocratiques. Nous devons également réussir à engager les jeunes et les femmes, qui sont souvent exclus des processus décisionnels, en leur donnant une véritable place dans la gouvernance. Enfin, nous devons nous attaquer de manière déterminée à la corruption et promouvoir une gestion publique transparente et responsable.

Les jeunes semblent de plus en plus s’intéresser à la politique. Quelle est votre approche pour les impliquer davantage ?

Le MDR est un parti né de la volonté de jeunes cadres, pour la jeunesse et avec la jeunesse. Nous croyons que les jeunes doivent être des acteurs du changement et non de simples spectateurs. À travers des programmes de formation, de sensibilisation et de mobilisation, nous les préparons à prendre leurs responsabilités. Une Côte d’Ivoire dirigée par des jeunes responsables, formés et compétents, sera une nation plus forte, plus dynamique et plus solidaire.

Pour vous, faut-il un changement à la tête du pays en 2025 ? Pourquoi ou pourquoi pas ?

Le changement est souvent une source de renouvellement. Le MDR croit en l’importance d’offrir aux citoyens des choix qui reflètent leurs aspirations.

Êtes-vous favorable à une nouvelle candidature d’Alassane Ouattara ?

Notre position sera définie en fonction des priorités du pays et des aspirations de notre base militante.

Le MDR présentera-t-il un candidat à l’élection présidentielle de 2025 ou s’alliera-t-il à un autre parti pour soutenir un candidat commun ?

Nous travaillons sur notre stratégie électorale pour 2025. Nous déterminerons en temps voulu si nous présenterons un candidat ou collaborerons avec d’autres forces politiques.

Lors d’un récent discours, le président de la République, Alassane Ouattara, a affirmé que les élections de 2025 seront apaisées et transparentes. Qu’en pensez-vous ?

Nous saluons cette déclaration, car des élections transparentes et apaisées sont essentielles pour la stabilité du pays. Cependant, nous restons vigilants et attendons des actions concrètes. Il est important que cette promesse soit accompagnée de réformes électorales qui garantissent une réelle équité, notamment en matière de représentation des partis, d’accès aux médias et de financement des campagnes électorales. La transparence ne doit pas se limiter aux mots, mais se traduire en actes.

Quelle est votre vision pour la Côte d’Ivoire après les élections de 2025 ?

Nous rêvons d’une Côte d’Ivoire réconciliée, où la paix, la justice sociale et un développement économique durable sont au cœur des priorités. Une nation où chaque citoyen, indépendamment de son origine, de sa religion ou de son statut social, a les mêmes chances de réussir. Le MDR aspire à jouer un rôle clé dans cette transition, en contribuant à bâtir une société où la solidarité et le bien-être collectif sont les fondements de toutes nos politiques publiques.

Quels sont les projets à court et moyen terme du MDR ?

À court terme, notre priorité est de renforcer notre présence dans toutes les régions du pays, notamment à travers des actions de sensibilisation, de formation et de mobilisation des jeunes et des femmes. À moyen terme, nous allons travailler sur des propositions de politiques publiques concrètes, en particulier dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’emploi et de la lutte contre la corruption. Nous voulons élaborer un programme de gouvernance inclusive, où les préoccupations des citoyens sont entendues et traitées avec sérieux.

Comment évaluez-vous les relations du MDR avec les autres partis politiques ivoiriens ?

Nous prônons le dialogue et la collaboration. La Côte d’Ivoire a besoin de toutes ses forces vives pour surmonter ses défis. Le MDR est ouvert aux alliances, mais celles-ci devront être fondées sur des principes communs, dans le respect de nos valeurs et de notre vision pour l’avenir du pays. Nous croyons en une politique de rassemblement, mais jamais au détriment des idéaux de justice et d’équité.

Quel message souhaitez-vous adresser à la jeunesse ivoirienne ?

À la jeunesse ivoirienne, je dirais ceci : ne soyez pas de simples spectateurs de l’histoire de notre pays. Prenez en main votre avenir, soyez audacieux et engagez-vous pleinement dans la construction de la Côte d’Ivoire de demain. Le MDR est votre plateforme, un espace où vos idées, vos projets et vos rêves peuvent se réaliser. Ensemble, nous pouvons changer les choses pour un avenir meilleur.

À neuf mois de l’élection présidentielle de 2025, quel est votre vœu pour la Côte d’Ivoire ?

Mon vœu est que, à l’approche de cette échéance cruciale, les Ivoiriens puissent vivre des élections apaisées, transparentes et inclusives. Chaque citoyen doit pouvoir choisir librement ses dirigeants dans un climat de confiance. Au-delà du scrutin, j’espère que cette élection marquera un tournant pour notre démocratie, qu’elle renforcera notre unité nationale et favorisera la cohésion sociale. Le MDR sera un acteur clé dans ce processus, en contribuant à garantir des élections équitables et transparentes, et en apportant des solutions concrètes aux défis du pays. Ensemble, nous devons œuvrer pour un avenir plus prospère, plus juste et plus solidaire pour la Côte d’ivoire

Natacha kouakou

Société

Bouaké/ Assahoré Konan Jacques invite les jeunes à saisir les opportunités d’emploi.

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Le président du Conseil régional de Gbêkê, Assahoré Konan Jacques, a invité les jeunes de la région à saisir les différentes opportunités de formation, de financement et d’emploi mises à leur disposition par le gouvernement et le Conseil régional, afin de favoriser leur insertion socioprofessionnelle. Il a lancé cet appel, le vendredi 24 juillet 2026, à l’occasion de la troisième session ordinaire du Conseil régional de Gbêkê, tenue à l’hôtel Vinciane de Bouaké, en présence de plusieurs personnalités politiques, administratives et coutumières.

Cette session avait notamment pour objectif de faire le point sur l’exécution du budget primitif et d’adopter le budget modificatif n°1 de l’année 2026. Elle a également permis de dresser un bilan à mi-parcours de l’année, afin d’identifier les besoins urgents des populations. À cette occasion, Assahoré Konan Jacques a félicité les conseillers régionaux pour leur implication dans la réalisation et la remise de 160 ouvrages aux populations au début du mois de juillet.

Dans son allocution, il a exhorté les jeunes à s’inscrire dans la troisième phase du Contrat de désendettement et de développement (C2D3), afin de bénéficier de financements et d’un accompagnement pour la réalisation de leurs projets et la création d’activités génératrices de revenus:« L’une de nos préoccupations majeures, c’est l’emploi de nos jeunes. En effet, le gouvernement met en place beaucoup de projets pour occuper sainement nos jeunes. Alors, je pense que nos jeunes doivent prendre conscience et saisir ces opportunités. Ils doivent se dire que le gouvernement fait beaucoup pour eux et qu’ils doivent l’accompagner en s’inscrivant dans cette dynamique et dans les projets qu’il initie pour leur permettre d’être autonomes. Je les invite à s’inscrire dans cette nouvelle phase du C2D3 afin de bénéficier de ces accompagnements », a-t-il conseillé.

Poursuivant, le président du Conseil régional a expliqué que l’adoption du budget modificatif vise à poursuivre la mise en œuvre des projets de développement au bénéfice des populations, notamment dans les domaines des infrastructures éducatives et sanitaires, de l’accès à l’eau potable et d’autres secteurs prioritaires:« Vous savez que la gestion d’un Conseil régional est une gestion prévisionnelle. En début d’année, nous avons fait une programmation pour réaliser un ensemble de projets. Chemin faisant, nous avons eu des situations qui nécessitaient que nous modifiions le budget pour prendre en compte les ressources additionnelles qui se sont dégagées et ajuster les dépenses », a-t-il fait savoir.

En outre, Assahoré Konan Jacques a appelé à l’unité et à la cohésion au sein de la chefferie traditionnelle, dans un contexte marqué par des mésententes. Il a, à cette occasion, offert, au nom du Vice-Premier ministre, un minicar à la chefferie traditionnelle afin de faciliter sa mobilité lors de ses différentes rencontres.

Au nom de la chefferie traditionnelle, le président régional de la Chambre des rois, Nanan N’Goran Koffi II, a exprimé sa gratitude au donateur et réaffirmé l’engagement des chefs traditionnels à œuvrer en faveur de la cohésion:« Nous voulons la cohésion, une Côte d’Ivoire solidaire, une Côte d’Ivoire réunie et une Côte d’Ivoire qui se développe davantage », a-t-il déclaré.

De son côté, le préfet de Sakassou, Tiebgé Bonaventure, représentant le préfet de région, préfet du département de Bouaké, a félicité le président du Conseil régional et l’ensemble des conseillers pour les nombreux ouvrages réalisés en vue d’améliorer les conditions de vie des populations.

Prince Koffi

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Société

Accident de Touba-Biankouma : Diarra Transport lourdement sanctionnée, sa carte de transporteur suspendue

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Les premières conclusions de l’enquête administrative sur le dramatique accident de la circulation survenu sur l’axe Touba-Biankouma sont sans appel. À l’issue des investigations menées par le Bureau Enquête et Analyse Accident (BEA), le Ministère des Transports et des Affaires Maritimes a décidé de prendre de sévères sanctions à l’encontre de la compagnie Diarra Transport, mise en cause dans ce drame qui a coûté la vie à plusieurs personnes.

Saisi le 13 juillet 2026, le BEA avait pour mission de déterminer les circonstances exactes de l’accident ainsi que les éventuels manquements techniques et administratifs. Selon le rapport préliminaire, plusieurs irrégularités ont été relevées dans la gestion du parc automobile de la société. Les enquêteurs évoquent notamment des violations de la loi d’orientation du transport intérieur de 2014 ainsi que de la réglementation de 2017 relative au contrôle technique des véhicules.

Face à la gravité des faits constatés, le Ministère des Transports et des Affaires Maritimes a décidé d’agir sans attendre l’issue de la procédure judiciaire. À compter du 24 juillet 2026, la carte de transporteur de Diarra Transport est suspendue, entraînant de fait l’arrêt de ses activités.

En outre, l’ensemble des autocars de la compagnie devra être transféré à Abidjan afin d’être soumis à une inspection technique approfondie et à un contrôle de conformité administrative sous la supervision des services compétents du Ministère.

La reprise des activités de la société sera également conditionnée à la présentation du Certificat d’Aptitude de Conducteur Routier (CACR) pour chacun de ses chauffeurs. Ce document, obligatoire pour l’exercice de la profession, devra être produit avant toute remise en circulation des véhicules.

Sur le plan financier, Diarra Transport devra régler l’ensemble des amendes liées aux infractions routières commises par ses véhicules, ainsi que les frais engagés dans le cadre de la prise en charge des conséquences de l’accident.

Au-delà de cette affaire, le Gouvernement entend adresser un message fort à l’ensemble des transporteurs routiers. Ces sanctions illustrent la volonté des autorités de renforcer le respect des normes de sécurité et de lutter contre les comportements mettant en danger la vie des usagers de la route.

Dans son communiqué signé par le Directeur de Cabinet, Dioman Coné, le Ministère rappelle que ces mesures entrent en vigueur dès leur publication et resteront applicables jusqu’à leur exécution complète, sans préjudice des poursuites judiciaires qui pourraient être engagées contre les personnes concernées.

À travers cette décision, les autorités réaffirment leur détermination à promouvoir un transport routier plus sûr et à faire respecter le mot d’ordre : « Stop à l’incivisme sur la route. »

Christ Kémondé

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Société

Univers du Bois en Cote d’Ivoire

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Koffi Kouadio Guy
Président de l’UAPB-CI fait une plaidoirie:
 » Nous demandons a l’Etat d’engager un dialogue entre le ministère des Eaux et Forêts, les industriels du Bois, et les artisans. »

Apres son investiture le 13 juin dernier a Yamoussoukro comme Président de l’Union des Artisans Professionnels du Bois de Cote d’Ivoire (UAPB-CI), Koffi Kouadio Guy par ailleurs Président de la Chambre Régionale de Métiers de Yamoussoukro s’est penche sur la question cruciale de l’avenir du Bois en Cote d’Ivoire.
C’était le mercredi 22 juillet en ses bureaux sis a Toumodi.

Le président de l’Union des artisans professionnels du bois de Côte d’Ivoire (UAPBCI) a appelé les pouvoirs publics à renforcer les mesures en faveur de la filière bois, notamment à travers le reboisement, un meilleur accès des artisans au bois d’œuvre et une concertation permanente entre l’État, les industriels et les professionnels du secteur.
Il s’exprimait relativement aux défis de la profession.

Investie officiellement le 13 juin dernier à Yamoussoukro, l’Union des artisans professionnels du bois de Côte d’Ivoire (UAPBCI) entend faire du reboisement l’une de ses priorités. Selon son président Koffi Kouadio Guy, cette initiative répond à un double objectif : lutter contre les effets du changement climatique et garantir la pérennité des métiers du bois.
Il a rappelé que, dans les années 1960, le bois figurait parmi les principales richesses économiques du pays. Toutefois, l’exploitation intensive des ressources forestières, sans reboisement suffisant, a progressivement fragilisé la filière.

Regroupant plus de 1 500 artisans répartis sur l’ensemble du territoire national, l’organisation souhaite mobiliser ses membres autour d’importants programmes de reboisement. Elle déplore cependant le manque de terres disponibles pour développer ces plantations.
Le responsable de l’UAPBCI a également dénoncé les difficultés d’approvisionnement en bois auxquelles sont confrontés les artisans. Pour lui, une grande partie de la production nationale est destinée à l’exportation, tandis que le marché local reste insuffisamment approvisionné, poussant certains professionnels vers le sciage clandestin, une pratique interdite par la réglementation ivoirienne et passible de lourdes sanctions.
Face à cette situation, il a exhorté les artisans à se conformer à la législation en obtenant les agréments requis et en s’approvisionnant exclusivement auprès des circuits autorisés.

L’organisation plaide par ailleurs pour la mise en place de centrales d’achat régionales afin de faciliter l’accès au bois, notamment pour les artisans installés dans les localités situées au-delà du 8ᵉ parallèle, où les scieries sont peu nombreuses et où les coûts de transport restent élevés.

Le président de l’Union appelle également l’État à engager un dialogue entre le ministère des Eaux et Forêts, les industriels du bois et les artisans afin d’améliorer la disponibilité de la matière première sur le marché local, de favoriser une meilleure régulation des prix et de préserver les emplois dans la filière.
Estimant que les métiers du bois demeurent de véritables opportunités d’insertion professionnelle pour les jeunes, il regrette qu’ils attirent de moins en moins de candidats malgré leur fort potentiel économique.

En conclusion, Koffi Kouadio Guy a lancé un appel à tous les Ivoiriens à participer aux efforts de reboisement en plantant chacun un arbre, rappelant que « le bois, c’est la vie », un geste indispensable pour préserver les ressources forestières et assurer l’avenir de toute la filière.

Alassane Digbeu

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