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Société

Abidjan : JSI-PLANCTON 2025, l’adresse de la présidente du comité scientifique

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Le mercredi 11 juin 2025, la cérémonie d’ouverture des 1ères JOURNEES SCIENTIFIQUES INTERNATIONALES DES PLANCTOLOGUES DE CÔTE D’IVOIRE ET DE LA SOUS REGION (JSI-PLANCTON-2025) qui a eu pour cadre l’Université Nangui ABROGOUA, a été marquée par l’intervention remarquable de professeure Netto Mireille SEU.

Au pupitre, elle a indiqué le bien-fondé de cette assise organisée par « le Groupe Plancton, à l’UNA et pour tous les planctologues de Côte d’Ivoire, en particulier et de la sous-région en général ». Autour du thème principal  » Le plancton face au changement environnemental global : diagnostics, défis et stratégies pour des solutions durables « , la présidente du comité scientifique a animé une conférence sur le sous thème : la culture des micro algues face aux défis environnementaux et alimentaires. Ci-dessous, un extrait de son allocution.

Allocution de la professeure Netto Mireille SEU, présidente du comité scientifique de JSI-PLANCTON-2025

« Mesdames et Messieurs, chers collègues, c’est avec un honneur tout particulier et une grande émotion que je prends la parole aujourd’hui en ma qualité de présidente du comité scientifique de ce colloque, consacré à un thème à la fois pointu et d’une actualité brûlante : « Le plancton face au changement environnemental global : diagnostics, défis et stratégies pour des solutions durables ». Je tiens tout d’abord à remercier l’ensemble des participants, chercheurs, étudiants, professionnels, partenaires institutionnels et représentants de la société civile qui ont répondu présents. Votre engagement témoigne de l’importance croissante que prend aujourd’hui l’étude du plancton, cet acteur discret mais central de la biosphère marine et aquatique, un thème au cœur des urgences écologiques. Mais pourquoi consacrer un colloque scientifique entier au plancton ? Parce que le plancton n’est pas seulement une composante passive des écosystèmes aquatiques : il en est l’élément fondamental. Producteur primaire de plus de 50 % de l’oxygène que nous respirons, acteur majeur du cycle du carbone, indicateur sensible des perturbations environnementales, le plancton est à la fois sentinelle et victime des changements globaux. Acidification des océans, réchauffement climatique, pollution, surpêche, invasions biologiques, perturbation des cycles saisonniers… Le plancton subit de plein fouet ces pressions multiples, et ses réponses sont à la fois révélatrices des transformations en cours et déterminantes pour l’équilibre futur des systèmes marins et continentaux. Un colloque entre science fondamentale et solutions concrètes, le programme de notre rencontre a été conçu pour permettre une approche interdisciplinaire et prospective : des diagnostics rigoureux, fondés sur des séries longues de données et sur l’observation in situ ; une mise en lumière des défis méthodologiques, écologiques et socio-économiques ; et enfin, la proposition de stratégies durables, alliant innovations scientifiques, outils de gouvernance, sensibilisation et implication des acteurs locaux. Au carrefour de la biologie marine, de l’écologie globale, de l’océanographie et des sciences humaines, ce colloque se veut un espace d’échanges exigeant mais ouvert, où la rigueur scientifique épouse la responsabilité environnementale. Un mot sur la coopération scientifique, je tiens également à saluer la qualité des collaborations qui ont permis l’organisation de ce colloque : universités, instituts de recherche, centres d’observation, ONG environnementales et organismes internationaux. Cette synergie est à l’image des réponses que nous devons apporter : aucune discipline, aucun territoire, aucun acteur ne peut aujourd’hui travailler en silo face à l’ampleur des bouleversements que nous observons. Je forme le vœu que ce colloque ne soit pas seulement un moment de partage de connaissances, mais aussi le point de départ de nouvelles coopérations, de projets ambitieux, et d’un engagement renforcé pour la protection des écosystèmes aquatiques. En mobilisant la science au service du vivant, en mettant en réseau les intelligences, et en gardant toujours à l’esprit notre responsabilité envers les générations futures, nous pouvons faire du plancton non plus seulement une victime silencieuse du changement global, mais un allié précieux dans la recherche de solutions durables. Je vous souhaite à toutes et à tous un colloque riche, stimulant et porteur d’espérance. Merci de votre attention ».

Professeure Netto Mireille SEU, Maître de conférences à l’université,
présidente du Comité Scientifique des
1ères JOURNEES SCIENTIFIQUES INTERNATIONALES DES PLANCTOLOGUES DE CÔTE D’IVOIRE (JSI-PLANCTON-2025)

Société

Tiapoum : la Chaire UNESCO remet le Plan stratégique de développement, cap sur 2030

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Donner à la commune de Tiapoum une vision claire de son développement, hiérarchiser ses priorités et disposer d’un cadre de référence pour les cinq prochaines années. Ce sont les principaux objectifs du Plan stratégique de développement (PSD) 2026-2030, officiellement remis jeudi 1er octobre 2026 à la municipalité par la Chaire UNESCO « Anticipation, Prospective et Territoires Durables » de l’Université Alassane Ouattara de Bouaké.

Le document doit désormais servir de feuille de route à la commune pour orienter ses choix, structurer ses projets et mieux coordonner les interventions des différents acteurs du développement local.

La cérémonie de remise s’est tenue à la mairie de Tiapoum, en présence notamment du maire N’Sérébé Ébily Pascal, du 4e adjoint au maire et maire résident, Coulibaly Hamidou, ainsi que de plusieurs acteurs ayant participé à l’élaboration du document. La Chaire UNESCO était représentée par Dr (MC) Coulibaly, représentant le titulaire de la Chaire.

Un diagnostic pour définir les priorités

Élaboré à partir d’un diagnostic du territoire, le PSD prend en compte les réalités économiques, sociales, environnementales et infrastructurelles de Tiapoum. Son élaboration a reposé sur une démarche participative associant les autorités administratives et coutumières, les organisations de jeunesse et de femmes, les opérateurs économiques, la société civile, les services techniques et les autres forces vives de la commune.

Les travaux de terrain, engagés en mai 2025, ont notamment permis de recueillir des données auprès des populations et de dresser un état des lieux des équipements et services de base.

Cette démarche doit permettre à la commune de disposer d’une lecture plus précise de ses potentialités, mais aussi des difficultés qui freinent son développement.

Quatre grandes orientations pour 2030

Le PSD s’articule autour de quatre orientations stratégiques. La première vise à renforcer les secteurs productifs, notamment à travers la modernisation de l’agriculture, le développement des chaînes de valeur locales et la promotion de l’entrepreneuriat.

Le deuxième axe concerne le renforcement du capital humain, avec des priorités liées à l’éducation, à la santé, à la formation professionnelle, à l’emploi des jeunes et à l’autonomisation des femmes.

Le troisième porte sur les infrastructures et les équipements, notamment l’accès à l’eau, à l’électricité, aux transports, aux services urbains et au numérique.

Enfin, le quatrième axe entend faire de Tiapoum un territoire plus résilient, à travers la protection de l’environnement, l’adaptation aux changements climatiques et l’amélioration du cadre de vie.

Une feuille de route pour la commune

À travers ce document, Tiapoum entend également mieux valoriser ses atouts, notamment sa position à la frontière avec le Ghana, ses activités agricoles et halieutiques, son patrimoine culturel et ses potentialités économiques.

Pour la municipalité, l’enjeu est désormais de passer du diagnostic à l’action. Le PSD doit permettre de hiérarchiser les projets, de faciliter la recherche de partenariats et de donner une cohérence aux différentes interventions sur le territoire.

La remise du document marque ainsi une nouvelle étape. La commune dispose désormais d’un cadre de référence pour conduire son développement à l’horizon 2030, avec pour ambition de construire « un territoire de brassage doté d’une économie diversifiée, équipé, résilient et durable ».

Le défi sera maintenant de traduire cette vision en réalisations concrètes au bénéfice des populations de Tiapoum.

Natacha kouakou

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Société

Zagregbeu : la SOCEADAHS répond à une demande des populations

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À Zagregbeu, la recherche de l’eau rythmait une partie du quotidien des habitants. Dès les premières heures de la journée, des femmes quittaient le village, bidons à la main, pour rejoindre les marigots où elles venaient s’approvisionner. Pour certaines, il fallait parcourir près de deux kilomètres avant de pouvoir remplir leurs récipients.

Avec des bidons pouvant contenir jusqu’à 25 litres, cette corvée représentait un effort important, particulièrement pour les femmes, les enfants et les personnes âgées. Les femmes enceintes n’étaient pas non plus épargnées par ces déplacements.

À cette longue distance s’ajoutait la qualité de l’eau disponible. Les eaux de ruissellement entraînaient régulièrement de la boue et des déchets dans les marigots. Malgré ces conditions, les populations devaient utiliser cette eau pour leurs besoins quotidiens, faute de point d’eau plus proche.

« Avant, on souffrait beaucoup pour avoir de l’eau. On allait au marigot et il fallait parcourir une longue distance avec nos bidons », témoigne Anicet Topka, habitant de Zagregbeu.

Pour Kaboré Justine, porte-parole des femmes, la corvée pouvait commencer très tôt. « On se levait à 5 heures pour aller chercher de l’eau. Le marigot était loin et l’eau était sale », raconte-t-elle.

Une demande qui trouve une réponse

Cette situation a conduit les populations à exprimer le besoin de disposer d’un point d’eau plus proche. Une demande à laquelle la Société coopérative des exploitants agricoles des Antilopes du Haut-Sassandra (SOCEADAHS) a apporté une réponse avec l’installation d’une nouvelle pompe à eau dans le village.

La remise officielle des clés de l’équipement s’est tenue le samedi 19 septembre 2026. Pour les habitants, l’arrivée de cette pompe constitue un changement concret dans leur quotidien.

« Depuis que Rabolom Souleymane a envoyé cette pompe-là, vraiment, nous sommes très, très heureuses », se réjouit Kaboré Justine, qui salue cette initiative au nom des femmes.

Le chef du village, Philippe Zagré, partage cette satisfaction. « Vraiment, nous sommes très ravis d’avoir cette pompe. Elle vient soulager toute la population », souligne-t-il.

Un accompagnement lié à la filière cacao

Président du conseil d’administration de la SOCEADAHS, Rabolom Souleymane a pris part à la cérémonie de remise de l’équipement. Il a également profité de cette rencontre avec les producteurs pour rappeler les règles relatives à la traçabilité du cacao.

Il a notamment appelé les producteurs à utiliser leurs cartes de producteur lors de la commercialisation et à faire enregistrer les opérations à travers le dispositif national de traçabilité. Les délégués de la coopérative disposent, à cet effet, de terminaux permettant d’assurer l’enregistrement des transactions.

À Zagregbeu, cette nouvelle infrastructure vient ainsi répondre à une demande exprimée par les populations. Elle rapproche l’eau des habitations et devrait réduire les longues marches autrefois nécessaires pour s’approvisionner.

Pour les femmes du village, habituées à se lever tôt et à parcourir plusieurs kilomètres pour quelques bidons d’eau, le changement est particulièrement concret : le point d’eau est désormais plus proche du quotidien des familles.

Natacha kouakou

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Société

Zoukougbeu / PASDV: 28 exploitants reçoivent des intrants agricoles

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Symakan née Coulibaly Adjatou, préfet du département de Zoukougbeu, a procédé le jeudi 1er Octobre octobre 2026, à la cérémonie de remise des intrants à 28 bénéficiaires issus des sous préfectures de Zoukougbeu et de Domangbeu, dans le cadre du projet d’appui au développement du secteur vivrier ( pasdv).

Prenant la parole, Blé Flan, directeur départemental de l’agriculture de Zoukougbeu, a indiqué qu’ils ont reçu des intrants pour une superficie de 25 hectares et demi pour 28 exploitants agricoles issus des sous préfectures de Zoukougbeu et de Domangbeu. Il a noté que l’année dernière, ils ont eu sept bénéficiaires et cette année ils sont à 28. Il s’est réjouie du fait que le projet est entrain de prendre forme dans le département de Zoukougbeu. Et il espère que l’année prochaine Dieu voulant, ils vont accroître ce chiffre pour plus de bénéficiaires puisque l’objectif c’est vraiment d’assurer l’autosuffisance alimentaire en ce qui concerne la production vivrière en Côte d’Ivoire.

Quant à Tidjane Traoré, chargé d’études à la direction d’évaluation des projets au ministère en charge de l’agriculture, par ailleurs point focal et chargé de Suivie au projet Pasdv, il a dit que ce projet a été initié par l’État de côte d’ivoire à travers le ministère de l’agriculture pour lutter contre l’insécurité alimentaire et ce projet vise à pousser la production maraîchers.

Selon lui, en ce qui concerne ce projet l’État a consenti un certain nombre de ressources pour acquérir du matériel agricole, des intrants agricoles qui sont distribués dans l’ensemble des départements de la côte d’ivoire.

C’est pourquoi, au nom du ministre de l’agriculture, et au nom de la coordinatrice du projet Jeannine Kouassi, qui a bien voulu mettre à la disposition de Zoukougbeu ces intrants-là pour que les producteurs puissent vraiment produire et que ces produits là, ne manquent sur le marché.

L’émissaire du ministère de l’agriculture, a exhorté les productrices de maraîchers à utiliser à bon escient ces produits mis à leur disposition.

 » Évitez de revendre ces produits là,parce qu’on se rend compte que souvent ça se retrouvent sur le marché. Aidez l’Etat à vous aider d’avantage sans pourtant vendre ces produits là, utiliser les, réellement dans leurs productions de maraîchers. Il s’agit de tomates, gombos, piments, aubergines, concombre, oignons et du choux. On compte sur vous. » Au vu du travail bien fait, nous allons augmenter les quantités l’année prochaine. » a conseillé Tidjane Traoré, qui a terminé en remerciant le préfet du département de Zoukougbeu pour sa présence qui a donné plus d’éclat à cette cérémonie.

Symakan née Coulibaly Adjatou, préfet du département de Zoukougbeu, a pour part traduit toute sa reconnaissance au Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara et à son Gouvernement pour avoir une oreille attentive à sa circonscription en apportant des intrants aux productrices de maraîchers. Il leur a rassuré que ces produits seront utilisés à bon escient.

Par Kevin Bakou

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