La Côte d’Ivoire vient de franchir un pas décisif dans la lutte contre le changement climatique avec le lancement officiel du processus d’élaboration de sa Stratégie Nationale de Transition Écologique (SNTE). Les travaux ont été ouvert le lundi 18 août 2025, par Jacques Assahoré Konan, Ministre de l’Environnement, du Développement Durable et de la Transition Écologique, et en présence de plusieurs partenaires techniques et financiers, dont l’Organisation Internationale du Travail (OIT).
Présidé par le ministre de l’Environnement, du Développement Durable et de la Transition Écologique, Jacques Assahoré Konan, l’atelier a réuni une trentaine de participants issus des ministères, du secteur privé, des collectivités territoriales, de la société civile et des partenaires techniques et financiers. Organisé avec l’appui de l’Organisation Internationale du Travail (OIT), il a permis de poser les bases méthodologiques de la stratégie, d’informer les parties prenantes et de lancer officiellement le processus.
Représentant Madame Ndeye Coumba Diop, la Directrice du Bureau pays de l’OIT pour la Côte d’Ivoire et plusieurs pays de la sous-région, Jean Marie Kagabo, Spécialiste des principes et droits fondamentaux au travail, a rappelé que « le changement climatique est sans doute le principal enjeu social et environnemental du XXIe siècle ». *Il* a insisté sur la nécessité d’une transition juste, qui allie justice sociale, création d’emplois décents et protection de l’environnement. Pour lui, l’adaptation aux bouleversements climatiques ne peut réussir sans des politiques sociales solides, capables d’accompagner les populations vulnérables.
L’OIT accompagne déjà la Côte d’Ivoire à travers plusieurs initiatives : élaboration d’une stratégie nationale de promotion des emplois verts, création d’un répertoire des métiers verts, étude sur l’intégration de la protection sociale dans la transition écologique et appui à l’intégration de la transition juste dans les Contributions Déterminées au niveau National (CDN 3.0), en cours d’élaboration dans le cadre de l’Accord de Paris.
La Stratégie Nationale de Transition Écologique (SNTE) se veut un cadre directeur pour toutes les politiques publiques en matière d’environnement. Elle vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre et tendre vers la neutralité carbone, promouvoir l’économie circulaire en recyclant et valorisant les déchets, préserver et restaurer les écosystèmes, créer des emplois verts et décents pour les jeunes et les femmes, et renforcer la résilience des populations face aux catastrophes climatiques. Elle sera conçue de façon participative, en intégrant les collectivités locales, le secteur privé, la société civile, le monde académique et les partenaires internationaux.
Il faut noter que face aux défis environnementaux mondiaux, la Côte d’Ivoire s’engage dans un tournant majeur. Le pays subit déjà les conséquences du dérèglement climatique. Perte de 80 % de son couvert forestier depuis 1960, augmentation des émissions de gaz à effet de serre de 25 % en dix ans et aggravation des risques d’inondations, de sécheresses et d’érosions côtières. Selon la Banque mondiale, ces phénomènes pourraient réduire le PIB national de 13 % d’ici 2050 et précipiter 1,6 million d’Ivoiriens dans la pauvreté. « Ces chiffres parlent d’eux-mêmes et illustrent l’urgence pour notre pays de changer de cap », a affirmé le ministre Assahoré Konan Jacques dans son allocution, appelant à une mobilisation nationale pour bâtir une Côte d’Ivoire durable et résiliente.
Avant même la SNTE, la Côte d’Ivoire avait déjà posé plusieurs jalons en faveur du développement durable. Parmi les mesures phares figurent la création d’un ministère dédié au développement durable et à la transition écologique, l’adoption en 2014 d’une loi d’orientation sur le développement durable, l’intégration des enjeux climatiques dans le PND 2021-2025 et le deuxième Programme National d’Investissement Agricole (PNIA 2), la révision de plusieurs codes sectoriels pour y intégrer des clauses environnementales, ainsi que la généralisation des études d’impact environnemental et social pour les grands projets. En collaboration avec l’OIT, le pays a également lancé une stratégie nationale de promotion des emplois verts, créé un répertoire des métiers verts et engagé l’intégration progressive de la transition juste dans les Contributions Déterminées au niveau National (CDN 3.0), conformément à l’Accord de Paris.
La Côte d’Ivoire s’est aussi distinguée sur le plan diplomatique en participant activement aux Conférences des Parties (COP) sur le climat, ainsi qu’aux forums régionaux de la CEDEAO et de l’Union Africaine consacrés à l’adaptation climatique. Ces engagements traduisent la volonté du pays de se placer à l’avant-garde de la transition écologique en Afrique de l’Ouest. Lors de l’atelier de Yamoussoukro, le représentant de l’OIT a rappelé que « le changement climatique est le principal enjeu social et environnemental du XXIe siècle » et a insisté sur la nécessité d’une transition juste, qui allie protection de l’environnement, création d’emplois et justice sociale.
Avec 35 participants représentant les ministères, le secteur privé, les collectivités, les organisations de travailleurs et la société civile, l’atelier de Yamoussoukro permettra de définir les bases méthodologiques et de lancer la collecte de données sectorielles. « La transition écologique n’est pas une simple politique publique : c’est notre héritage aux générations futures », a déclaré le ministre Assahoré Konan Jacques en appelant les séminaristes à « imaginer des solutions audacieuses et adaptées aux réalités ivoiriennes ».
Le lancement de la SNTE marque ainsi un tournant stratégique pour la Côte d’Ivoire. Plus qu’un cadre technique, elle se veut une véritable boussole pour orienter le pays vers un développement durable et inclusif. Si les défis restent immenses, la volonté politique affichée et la mobilisation des partenaires nationaux et internationaux ouvrent la voie à un avenir où croissance économique et préservation de l’environnement pourront aller de pair.
Donner à la commune de Tiapoum une vision claire de son développement, hiérarchiser ses priorités et disposer d’un cadre de référence pour les cinq prochaines années. Ce sont les principaux objectifs du Plan stratégique de développement (PSD) 2026-2030, officiellement remis jeudi 1er octobre 2026 à la municipalité par la Chaire UNESCO « Anticipation, Prospective et Territoires Durables » de l’Université Alassane Ouattara de Bouaké.
Le document doit désormais servir de feuille de route à la commune pour orienter ses choix, structurer ses projets et mieux coordonner les interventions des différents acteurs du développement local.
La cérémonie de remise s’est tenue à la mairie de Tiapoum, en présence notamment du maire N’Sérébé Ébily Pascal, du 4e adjoint au maire et maire résident, Coulibaly Hamidou, ainsi que de plusieurs acteurs ayant participé à l’élaboration du document. La Chaire UNESCO était représentée par Dr (MC) Coulibaly, représentant le titulaire de la Chaire.
Un diagnostic pour définir les priorités
Élaboré à partir d’un diagnostic du territoire, le PSD prend en compte les réalités économiques, sociales, environnementales et infrastructurelles de Tiapoum. Son élaboration a reposé sur une démarche participative associant les autorités administratives et coutumières, les organisations de jeunesse et de femmes, les opérateurs économiques, la société civile, les services techniques et les autres forces vives de la commune.
Les travaux de terrain, engagés en mai 2025, ont notamment permis de recueillir des données auprès des populations et de dresser un état des lieux des équipements et services de base.
Cette démarche doit permettre à la commune de disposer d’une lecture plus précise de ses potentialités, mais aussi des difficultés qui freinent son développement.
Quatre grandes orientations pour 2030
Le PSD s’articule autour de quatre orientations stratégiques. La première vise à renforcer les secteurs productifs, notamment à travers la modernisation de l’agriculture, le développement des chaînes de valeur locales et la promotion de l’entrepreneuriat.
Le deuxième axe concerne le renforcement du capital humain, avec des priorités liées à l’éducation, à la santé, à la formation professionnelle, à l’emploi des jeunes et à l’autonomisation des femmes.
Le troisième porte sur les infrastructures et les équipements, notamment l’accès à l’eau, à l’électricité, aux transports, aux services urbains et au numérique.
Enfin, le quatrième axe entend faire de Tiapoum un territoire plus résilient, à travers la protection de l’environnement, l’adaptation aux changements climatiques et l’amélioration du cadre de vie.
Une feuille de route pour la commune
À travers ce document, Tiapoum entend également mieux valoriser ses atouts, notamment sa position à la frontière avec le Ghana, ses activités agricoles et halieutiques, son patrimoine culturel et ses potentialités économiques.
Pour la municipalité, l’enjeu est désormais de passer du diagnostic à l’action. Le PSD doit permettre de hiérarchiser les projets, de faciliter la recherche de partenariats et de donner une cohérence aux différentes interventions sur le territoire.
La remise du document marque ainsi une nouvelle étape. La commune dispose désormais d’un cadre de référence pour conduire son développement à l’horizon 2030, avec pour ambition de construire « un territoire de brassage doté d’une économie diversifiée, équipé, résilient et durable ».
Le défi sera maintenant de traduire cette vision en réalisations concrètes au bénéfice des populations de Tiapoum.
À Zagregbeu, la recherche de l’eau rythmait une partie du quotidien des habitants. Dès les premières heures de la journée, des femmes quittaient le village, bidons à la main, pour rejoindre les marigots où elles venaient s’approvisionner. Pour certaines, il fallait parcourir près de deux kilomètres avant de pouvoir remplir leurs récipients.
Avec des bidons pouvant contenir jusqu’à 25 litres, cette corvée représentait un effort important, particulièrement pour les femmes, les enfants et les personnes âgées. Les femmes enceintes n’étaient pas non plus épargnées par ces déplacements.
À cette longue distance s’ajoutait la qualité de l’eau disponible. Les eaux de ruissellement entraînaient régulièrement de la boue et des déchets dans les marigots. Malgré ces conditions, les populations devaient utiliser cette eau pour leurs besoins quotidiens, faute de point d’eau plus proche.
« Avant, on souffrait beaucoup pour avoir de l’eau. On allait au marigot et il fallait parcourir une longue distance avec nos bidons », témoigne Anicet Topka, habitant de Zagregbeu.
Pour Kaboré Justine, porte-parole des femmes, la corvée pouvait commencer très tôt. « On se levait à 5 heures pour aller chercher de l’eau. Le marigot était loin et l’eau était sale », raconte-t-elle.
Une demande qui trouve une réponse
Cette situation a conduit les populations à exprimer le besoin de disposer d’un point d’eau plus proche. Une demande à laquelle la Société coopérative des exploitants agricoles des Antilopes du Haut-Sassandra (SOCEADAHS) a apporté une réponse avec l’installation d’une nouvelle pompe à eau dans le village.
La remise officielle des clés de l’équipement s’est tenue le samedi 19 septembre 2026. Pour les habitants, l’arrivée de cette pompe constitue un changement concret dans leur quotidien.
« Depuis que Rabolom Souleymane a envoyé cette pompe-là, vraiment, nous sommes très, très heureuses », se réjouit Kaboré Justine, qui salue cette initiative au nom des femmes.
Le chef du village, Philippe Zagré, partage cette satisfaction. « Vraiment, nous sommes très ravis d’avoir cette pompe. Elle vient soulager toute la population », souligne-t-il.
Un accompagnement lié à la filière cacao
Président du conseil d’administration de la SOCEADAHS, Rabolom Souleymane a pris part à la cérémonie de remise de l’équipement. Il a également profité de cette rencontre avec les producteurs pour rappeler les règles relatives à la traçabilité du cacao.
Il a notamment appelé les producteurs à utiliser leurs cartes de producteur lors de la commercialisation et à faire enregistrer les opérations à travers le dispositif national de traçabilité. Les délégués de la coopérative disposent, à cet effet, de terminaux permettant d’assurer l’enregistrement des transactions.
À Zagregbeu, cette nouvelle infrastructure vient ainsi répondre à une demande exprimée par les populations. Elle rapproche l’eau des habitations et devrait réduire les longues marches autrefois nécessaires pour s’approvisionner.
Pour les femmes du village, habituées à se lever tôt et à parcourir plusieurs kilomètres pour quelques bidons d’eau, le changement est particulièrement concret : le point d’eau est désormais plus proche du quotidien des familles.
Symakan née Coulibaly Adjatou, préfet du département de Zoukougbeu, a procédé le jeudi 1er Octobre octobre 2026, à la cérémonie de remise des intrants à 28 bénéficiaires issus des sous préfectures de Zoukougbeu et de Domangbeu, dans le cadre du projet d’appui au développement du secteur vivrier ( pasdv).
Prenant la parole, Blé Flan, directeur départemental de l’agriculture de Zoukougbeu, a indiqué qu’ils ont reçu des intrants pour une superficie de 25 hectares et demi pour 28 exploitants agricoles issus des sous préfectures de Zoukougbeu et de Domangbeu. Il a noté que l’année dernière, ils ont eu sept bénéficiaires et cette année ils sont à 28. Il s’est réjouie du fait que le projet est entrain de prendre forme dans le département de Zoukougbeu. Et il espère que l’année prochaine Dieu voulant, ils vont accroître ce chiffre pour plus de bénéficiaires puisque l’objectif c’est vraiment d’assurer l’autosuffisance alimentaire en ce qui concerne la production vivrière en Côte d’Ivoire.
Quant à Tidjane Traoré, chargé d’études à la direction d’évaluation des projets au ministère en charge de l’agriculture, par ailleurs point focal et chargé de Suivie au projet Pasdv, il a dit que ce projet a été initié par l’État de côte d’ivoire à travers le ministère de l’agriculture pour lutter contre l’insécurité alimentaire et ce projet vise à pousser la production maraîchers.
Selon lui, en ce qui concerne ce projet l’État a consenti un certain nombre de ressources pour acquérir du matériel agricole, des intrants agricoles qui sont distribués dans l’ensemble des départements de la côte d’ivoire.
C’est pourquoi, au nom du ministre de l’agriculture, et au nom de la coordinatrice du projet Jeannine Kouassi, qui a bien voulu mettre à la disposition de Zoukougbeu ces intrants-là pour que les producteurs puissent vraiment produire et que ces produits là, ne manquent sur le marché.
L’émissaire du ministère de l’agriculture, a exhorté les productrices de maraîchers à utiliser à bon escient ces produits mis à leur disposition.
» Évitez de revendre ces produits là,parce qu’on se rend compte que souvent ça se retrouvent sur le marché. Aidez l’Etat à vous aider d’avantage sans pourtant vendre ces produits là, utiliser les, réellement dans leurs productions de maraîchers. Il s’agit de tomates, gombos, piments, aubergines, concombre, oignons et du choux. On compte sur vous. » Au vu du travail bien fait, nous allons augmenter les quantités l’année prochaine. » a conseillé Tidjane Traoré, qui a terminé en remerciant le préfet du département de Zoukougbeu pour sa présence qui a donné plus d’éclat à cette cérémonie.
Symakan née Coulibaly Adjatou, préfet du département de Zoukougbeu, a pour part traduit toute sa reconnaissance au Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara et à son Gouvernement pour avoir une oreille attentive à sa circonscription en apportant des intrants aux productrices de maraîchers. Il leur a rassuré que ces produits seront utilisés à bon escient.