Le premier vol long-courrier d’Air Côte d’Ivoire a atterri le mercredi 15 octobre 2025 au Terminal 2C de l’aéroport Paris-Charles de Gaulle, marquant un tournant historique dans l’aviation ivoirienne. Opéré avec le nouvel Airbus A330-900 Néo, l’appareil a relié Abidjan à Paris en 6 heures et 19 minutes. Une réussite saluée comme le fruit d’une vision ambitieuse du président Alassane Ouattara et d’une politique rigoureuse du ministre des Transports Amadou Koné.
Lors de la cérémonie officielle d’ouverture de la ligne Abidjan–Paris, organisée le jeudi 16 octobre 2025 à l’hôtel Marriott Opéra Ambassador à Paris, M. Dioman Coné, directeur de cabinet représentant le ministre des Transports, a salué « une étape historique pour le transport aérien ivoirien et un symbole fort de la coopération franco-ivoirienne ». « Ce n’est pas simplement une nouvelle destination, mais un pont aérien entre deux peuples unis par l’histoire, la culture et l’amitié », a-t-il déclaré.
Rendant hommage à la vision du Président de la République, M. Coné a souligné la volonté du gouvernement de faire du transport – routier, ferroviaire, maritime et aérien – un levier stratégique du développement et de l’intégration régionale. Les nouveaux Airbus A330neo, dotés de 242 sièges, allient performance énergétique, confort et efficacité environnementale. « Ces avions sont un symbole de modernité et une fierté nationale », a-t-il ajouté.
Par la voix de son représentant, le ministre Amadou Koné a remercié le gouvernement français et le ministre Philippe Tabarot pour leur accompagnement constant. Les deux pays s’engagent à renforcer leur coopération dans la mobilité urbaine durable, la sécurité routière, la logistique ferroviaire et le transport aérien. Cette collaboration se poursuivra lors de la 10ᵉ Conférence internationale sur la mobilité durable, prévue à Abidjan en 2026.
Le représentant du ministre a salué la confiance bâtie avec Airbus et le soutien financier de la BADEA et de la BOAD, qui ont facilité l’acquisition des appareils. Il a également félicité le Général Abdoulaye Coulibaly, président du Conseil d’administration, Laurent Loukou, directeur général, ainsi que l’ensemble du personnel d’Air Côte d’Ivoire, pour leur professionnalisme et leur dévouement.
L’extension en cours de l’aéroport Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, dont la livraison est prévue entre 2026 et 2027, permettra de doubler la capacité d’accueil et de faire de la capitale économique ivoirienne un hub aérien régional de référence.
Pour M. Dioman Coné, ce premier vol long-courrier « symbolise une Afrique confiante, innovante et ouverte sur le monde ». « Ce vol Abidjan-Paris est plus qu’une liaison aérienne : c’est une promesse d’avenir. »
Le président du Conseil d’administration, Général Abdoulaye Coulibaly, a souligné que cette ligne « consolide les relations historiques, économiques et culturelles entre la Côte d’Ivoire et la France ». De son côté, Hervé Abou, directeur pays d’Air Côte d’Ivoire en France, a annoncé l’ouverture prochaine des bureaux de la compagnie dans le 8ᵉ arrondissement de Paris. « Nous ne sommes pas seulement une compagnie premium africaine, nous sommes une compagnie tournée vers le monde », a-t-il affirmé.
Depuis sa création en 2012, Air Côte d’Ivoire s’est fixé deux grandes étapes : 2013–2024, devenir le leader régional en Afrique de l’Ouest et du Centre, avec 25 destinations africaines ; 2025–2031, s’ouvrir à l’international en devenant la porte d’entrée et de sortie de la région vers le monde.
Face aux doutes sur la capacité d’une compagnie africaine à s’imposer à l’international, le directeur général Laurent Loukou a livré une analyse lucide : « Sur 4 milliards de passagers dans le monde, 180 millions sont africains, dont 16 millions pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Pourquoi rester concentrés sur 3 millions de passagers interrégionaux, alors que 82 % des voyageurs africains volent avec des compagnies européennes ? » Selon lui, Air Côte d’Ivoire fait le choix de prendre sa part du marché mondial.
Avec un capital initial de 2,5 milliards FCFA, la compagnie affiche aujourd’hui un chiffre d’affaires de 190 milliards FCFA et un bilan de 500 milliards FCFA. Elle emploie 700 personnes directement et 4 000 indirectement. Avant l’arrivée de l’A330, Air Côte d’Ivoire avait transporté 7,5 millions de passagers sur 26 destinations, avec 52 % de parts de marché.
La compagnie ambitionne d’ici 2032 une flotte de 20 avions, 9 millions de passagers cumulés, un chiffre d’affaires de 2 059 milliards FCFA et 35 destinations, dont plusieurs intercontinentales.
La ligne Abidjan–Paris démarre avec six vols hebdomadaires, puis deviendra quotidienne dès le 1ᵉʳ décembre 2025. Les tarifs se veulent attractifs : First Class à 5 000 000 FCFA, Business Class à 1 400 000 FCFA, Premium Éco à 720 000 FCFA et Économique à 380 000 FCFA.
Avec cette ouverture de ligne vers Paris, Air Côte d’Ivoire entre dans une nouvelle ère de croissance et de rayonnement international. La compagnie incarne la fierté nationale, tout en affirmant la place de la Côte d’Ivoire comme acteur majeur du transport aérien africain.
La Commune de Daloa entend donner un nouvel élan à sa coopération avec la ville italienne de Turin. Conduite par le maire Gbeuly Stéphane Auguste, par ailleurs vice-président de l’Union des villes et communes de Côte d’Ivoire (UVICOCI), la délégation de la cité des Antilopes a participé, jeudi à Turin, aux États généraux « Alimentation, villes et coopération internationale », organisés dans le cadre de la XVIᵉ édition de Terra Madre Salone del Gusto.
Composée notamment des 1er, 2e et 6e Adjoints au Maire, du Secrétaire général et du Directeur des Affaires socioculturelles, la délégation de Daloa a pris part aux échanges autour des principaux défis du développement territorial. Agriculture, sécurité alimentaire, protection de l’environnement, biodiversité et développement local figuraient au cœur des discussions.
Cette rencontre a également permis à la Municipalité de Daloa de renforcer ses relations avec Turin et d’identifier de nouveaux axes de coopération. L’agriculture, la gestion des déchets, la formation et l’insertion des jeunes, l’innovation municipale, la culture ainsi que le développement économique local ont notamment été retenus comme des secteurs à fort potentiel.
Pour le maire Gbeuly Stéphane Auguste, le partenariat entre Daloa et Turin doit désormais franchir une nouvelle étape en privilégiant des initiatives directement bénéfiques aux populations.
« Ce jumelage doit être un levier concret de développement, fondé sur le partage d’expériences, le transfert de savoir-faire et la construction de projets dans des secteurs essentiels », a-t-il déclaré.
À travers cette démarche, le premier magistrat de Daloa affiche la volonté de faire évoluer la coopération entre les deux collectivités d’un cadre institutionnel vers des actions concrètes, susceptibles de contribuer au développement économique et social de la cité des Antilopes.
La participation de Daloa aux États généraux de Turin marque ainsi une nouvelle étape dans sa stratégie d’ouverture internationale, avec l’ambition de faire de la coopération décentralisée un instrument au service de l’innovation et du développement local.
Dans un entretien accordé à la rédaction de Sahel d’Afrique, Ange David Yembassa, président du parti MEGA Centrafrique, ancien cadre du ministère des Eaux, des Forêts, de la Pêche et de la Chasse, et expert en développement et en management de projet en Afrique, a livré son analyse sur la crise profonde que traverse la Centrafrique.
Selon lui, le pays « survit sous perfusion », dépendant de l’aide internationale pour répondre aux besoins essentiels de sa population.
Les propos de Yembassa
Au cours de l’interview, Ange David Yembassa a insisté sur plusieurs points :
• La pénurie généralisée : « Les marchés sont vides, les familles n’arrivent plus à se nourrir correctement. »
• La dépendance extérieure : « L’État ne fonctionne que grâce aux aides, ce qui fragilise notre souveraineté. »
• Les conditions pour l’avenir : « Nous exigeons des réformes structurelles, une transparence accrue et une ouverture politique réelle. »
Ces déclarations traduisent une volonté de repositionner la Centrafrique sur une trajectoire de stabilité, tout en mettant en lumière la profondeur de la crise.
Une société résiliente mais épuisée
Au-delà des débats politiques, la population vit au quotidien les conséquences de cette fragilité. Les témoignages recueillis par Sahel d’Afrique révèlent une société résiliente, mais lassée par les promesses non tenues. Les citoyens réclament une gouvernance capable de répondre aux urgences immédiates tout en préparant un avenir durable.
La Centrafrique illustre aujourd’hui les défis d’un État en crise : survivre dans la pénurie, dépendre de l’aide extérieure et tenter de reconstruire un avenir crédible. Les propos d’Ange David Yembassa posent des conditions claires, mais la véritable question reste celle de la capacité collective à transformer ces revendications en solutions concrètes
Après le point de dépendance extérieure, je vous prie d’ajouter un autre point :. Le système politique en oeuvre dans le pays manque d’intelligence économique pour pondre des mesures économiques capables de nourrir, soigner et éduquer le peuple et d’entrer dans la mondialisation
FRANCE/ PARIS / MÉAMBLY SALUE L’APPEL DU PRÉSIDENT ADO AUX ENTREPRENEURS
“À nos entrepreneurs, notre pays a besoin de votre audace, de votre capacité d’innovation et de votre volonté d’investir pour créer davantage de richesses et d’emplois”. Alassane Ouattara(Message à la nation du 6 août 2026).
L’homme politique et homme d’affaires, Méambly Tié Évariste salue le message du Président Alassane Ouattara adressé aux entrepreneurs ivoiriens et appelle à une politique nationale ambitieuse de soutien à l’entrepreneuriat.
À l’occasion du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de notre pays, le Président de la République, S.E.M. Alassane Ouattara, a adressé un message fort aux entrepreneurs ivoiriens. J’y vois un appel à l’action et une véritable mission confiée à notre génération.
À mes yeux, il s’agit du premier message d’une telle portée spécifiquement adressé à la jeunesse entrepreneuriale à l’occasion de la célébration de notre indépendance depuis son accession à la magistrature suprême. C’est un signal politique important qui mérite d’être salué. Toutefois, au-delà des mots, ce message doit désormais se traduire par des actions concrètes, des institutions performantes et des mécanismes de financement efficaces, capables de transformer cette vision en résultats tangibles.
Nous, jeunes cadres dotés de compétences, d’expérience et d’acquis managériaux, devons désormais nous engager pleinement dans la création de richesses, d’entreprises et d’emplois. C’est ainsi que se construit une économie forte, souveraine et durable.
“La création d’un Fonds souverain dédié à l’entrepeneuriat”.
Je propose ainsi la création d’un Fonds souverain pour l’entrepreneuriat ivoirien, doté d’un financement annuel équivalant à 0,5% du budget national, soit environ 65 milliards de FCFA par an. Sur les cinq prochaines années, ce fonds mobiliserait près de 325 milliards de FCFA au service de la création, du financement et de l’accompagnement des entrepreneurs ivoiriens. Un tel investissement constituerait un levier stratégique pour faire émerger des champions nationaux, accélérer l’industrialisation, renforcer la compétitivité de nos entreprises et créer durablement des emplois.
“Accélérer l’industrialisation de nos régions”.
Je formule également le vœu que cette dynamique débouche sur une véritable politique nationale d’industrialisation territoriale. Notre pays compte 31 régions, chacune disposant de ressources, de savoir-faire et de potentialités spécifiques. Nous pourrions ainsi envisager la création de deux unités industrielles ou pôles économiques par région, adaptés aux réalités locales, afin de transformer nos matières premières, créer des emplois de proximité et développer des chaînes de valeur régionales.
Cette vision pourrait également s’appuyer sur :
le développement du commerce de proximité et de l’entrepreneuriat local ;
le renforcement du transport régional afin de faciliter les échanges économiques ;
la promotion des industries culturelles et créatives ;
l’autonomisation économique des femmes et des jeunes ;
une meilleure adéquation entre la formation et les besoins du marché de l’emploi ;
un vaste programme de réhabilitation des pistes rurales afin de désenclaver les zones de production, de réduire les coûts de transport et de favoriser l’investissement dans les territoires.
Une telle stratégie permettrait de faire émerger de véritables écosystèmes économiques régionaux, de valoriser les potentialités propres à chaque territoire, de réduire les disparités de développement entre les régions et de faire de l’entrepreneuriat un puissant levier de cohésion sociale et de croissance inclusive.
L’heure est venue d’ouvrir davantage les marchés publics et privés aux entrepreneurs nationaux, de soutenir les PME, d’encourager l’innovation et de faire de la transformation locale de nos richesses une priorité nationale.
J’invite également tous ceux qui exercent des responsabilités politiques à ne jamais perdre de vue leur vocation première : entreprendre, produire et créer de la richesse. Les fonctions politiques constituent un engagement au service de la Nation, mais elles ne doivent pas éloigner durablement de l’économie réelle, qui demeure le principal moteur du développement.
Je remercie le Président Alassane Ouattara pour cet appel porteur d’espérance.
Je formule le vœu que cette vision marque le début d’une nouvelle étape de notre développement économique, fondée sur l’entrepreneuriat, l’industrialisation, l’innovation et la création massive d’emplois pour la jeunesse ivoirienne.
Je reste convaincu qu’une initiative ambitieuse en faveur de la jeunesse et de l’entrepreneuriat ivoirien peut largement dépasser les clivages politiques( rhdp pdci .ppaci .fpi mgc.. ) et rassembler autour d’une priorité essentielle : offrir à chaque jeune les moyens de construire son avenir et de participer pleinement à la création de richesse nationale
Depuis Paris, où je prépare sereinement ma soutenance de doctorat en sciences de gestion, je souhaite apporter, à travers mes travaux de recherche, mes publications et mon expérience de terrain, une contribution concrète à la réflexion sur les politiques publiques de développement, l’entrepreneuriat, l’industrialisation et la performance des organisations au service de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique.
La prospérité d’une Nation se construit par le travail, l’investissement, l’innovation et l’audace de ses entrepreneurs. Faisons de la Côte d’Ivoire une grande puissance économique africaine où chaque région devient un pôle de création de richesses, d’emplois et d’opportunités.
MÉAMBLY Tié Evariste,
Doctorant en sciences de gestion (soutenance en préparation à Paris) Ancien Député de la Nation Ancien Président du Conseil régional du Guémon.
Auteur de trois (03) ouvrages:
Vaincre ou l’art de transformer l’adversité en engagement ; Partenariat public-privé et financement des infrastructures routières en milieu rural : le modèle DBFOM à l’épreuve de la décentralisation inachevée en Côte d’Ivoire ; Plan d’affaires pour la commercialisation d’un programme immobilier : cas des Résidences Méambly en Côte d’Ivoire (à paraître).