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Société

Côte d’Ivoire : Prise en charge des enfants en détresse : Dominique Ouattara offre un centre d’accueil de dernière génération

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Dominique Ouattara a inauguré le centre d’accueil des enfants en difficulté de Ferkéssédougou, le jeudi 28 octobre.

Depuis sa création en 1998, la Fondation Children of Africa est à l’œuvre pour améliorer les conditions de vie des enfants. C’est ainsi que Madame Dominique Ouattara, sa présidente, a pris l’engagement en 2016 de construire 3 centres d’accueil destinés à la prise en charge des tout-petits en difficulté. Après ceux de Soubré et de Bouaké, la Première Dame ivoirienne a inauguré le dernier de ces établissements de protection infantile, le 28 octobre 2021, à Ferkéssédougou.

Selon la généreuse donatrice, ce projet avait pour objectif de donner suite à une requête des partenaires en matière de lutte contre le travail des enfants. ‹‹Nous avons la grande joie de procéder à l’inauguration du centre d’accueil de Ferkéssédougou avec pour objectif de prendre en charge les enfants victimes de traite, d’exploitation et des pires formes de travail des enfants››, a déclaré la patronne de Children of Africa.

Dominique Ouattara a poursuivi son intervention en justifiant le choix du chef-lieu de la région du Tchologo pour abriter ce centre d’accueil. ‹‹ Nous avons choisi la ville de Ferké pour abriter ce deuxième centre dédié à cette problématique, car sa situation géographique fait de Ferké une zone sensible en matière de traite transfrontalière des enfants››.

Pour Marc Vincent, le représentant de l’UNICEF en Côte d’Ivoire, l’ouverture de ce centre dédié aux enfants à Ferkéssédougou représente une étape importante dans la protection des enfants vulnérables. ‹‹ Il offrira une prise en charge de première ligne pour les enfants victimes d’abus, d’exploitation et de traite. Les centres d’accueil sont un service essentiel dans le système de protection. Ils permettent d’accueillir et de prendre en charge temporairement l’enfant en attendant sa réinsertion››, a-t-il expliqué.

Touré Nassénéba, la Ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, quant-à elle, a remercié l’épouse du président Alassane Ouattara pour son élan de générosité en faveur des enfants. ‹‹Vous venez d’offrir 3 fois successivement, dans le pays, dans 3 aires géographiques, économiques et culturelles différentes, une autre maison pour accueillir nos enfants. Vous concrétisez, si bien, avant hier au Sud-Ouest, hier au Centre et aujourd’hui au Nord que votre amour pour les enfants ne connais pas de frontières››, a-t-elle fait savoir.

Téné Birahima OUATTARA, le Ministre d’Etat, Ministre de la défense et président du Conseil régional du Tchologo, a traduit la gratitude de ses administrés à la Première Dame. ‹‹Les populations de la région du Tchologo sont heureuses de vous accueillir,vce matin, à Ferkéssédougou. Elles vous remercient d’avoir choisi leur ville pour abriter ce magnifique centre d’accueil exclusivement réservé aux enfants en détresse. Ferkéssédougou est une ville frontalière où, malheureusement, il y a beaucoup de traite d’enfants. Ce centre sera une solution pour venir en aide à ces enfants››, a-t-il précisé.

Rassurant sur la qualité de l’édifice, Gnégnéri Boniface, ingénieur en BTP ayant intervenu comme sous-traitant sur le chantier, a indiqué que les travaux ont duré 18 mois. ‹‹ Je peux vous rassurer quant à la qualité des travaux. Tout ce qui est maçonnerie a été réalisé par une entreprise qui a beaucoup d’expérience. Tout ce qui est second-œuvre, équipements et matériels vient d’Espagne. Ce centre est le 3eme que réalise l’entreprise Tovama. Depuis 2018, celui de Soubré est ouvert et il n’y a pas d’antécédents. C’est, également, le cas pour celui de Bouaké qui est opérationnel depuis 2020››, a-t-il souligné.

Ce foyer a une superficie de 2 hectares et une capacité d’accueil de 80 lits. Il est composé d’un bâtiment administratif, 3 salles de classe de 20 places chacune, une salle de formation pour apprendre un métier, un bâtiment médico-social, une grande salle polyvalente pour des activités collectives, une bibliothèque avec des équipements informatiques, un réfectoire de 80 places, 4 dortoirs pour 80 pensionnaires, un terrain de sport, une parcelle pour des activités agro-pastorales et un bâtiment d’habitation pour le personnel.

Stéphane Beti

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CANTON NIDROU : COHÉSION, FRATERNITÉ ET DÉVELOPPEMENT AU CŒUR DE LA RENCONTRE DE MADAME LE MINISTRE D’ÉTAT OULOTO-LAMIZANA AVEC SES PARENTS

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Le samedi 12 septembre 2026, la Ministre d’État Anne Désirée OULOTO-LAMIZANA était au domicile du doyen Tyeoulou Dyela Félix, sis à Abidjan Cocody -Attoban entourée des parents du canton Nidrou, dans le département de Toulepleu.

Un moment chaleureux de retrouvailles, d’écoute et de partage avec ses aînés, ses frères, ses sœurs et l’ensemble des cadres qui, au fil des années, l’accompagnent avec bienveillance de leurs conseils et de leurs bénédictions.

Dans une atmosphère conviviale, la Ministre d’État est revenue sur les avancées enregistrées dans la région : désenclavement routier, renforcement des infrastructures sanitaires et accès à l’électricité, désormais effectif à 100% dans le canton Nidrou.

Les échanges ont également ouvert une fenêtre sur l’avenir, avec les perspectives 2026-2030 : consolider les acquis, accélérer la transformation de la région et améliorer durablement le quotidien des populations.

En clôturant la rencontre, la Ministre d’État, ministre de la Fonction Publique et de la modernisation de l’administration, présidente du conseil régional du Cavally a exprimé sa gratitude : « Merci au doyen Tyeoulou Dyela Félix pour son accueil fraternel et ses sages conseils. Merci aux forces vives du canton Nidrou pour leur confiance et leur engagement constant aux côtés du Président Alassane OUATTARA. »

Par Kevin Bakou

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EMAPE : A Pakouabo, le planetGOLD mise sur le financement et les technologies sans mercure

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Les acteurs de l’Exploitation minière artisanale et à petite échelle (EMAPE) de l’or sont appelés à passer du constat des difficultés à la recherche de solutions concrètes. C’est l’un des principaux enseignements de l’Atelier annuel des Parties Prenantes 2026 du projet planetGOLD Côte d’Ivoire, organisé jeudi 10 septembre 2026 dans la salle de réunion de la Sous-préfecture de Pakouabo.

Placée sous le thème « Vers une exploitation aurifère sans mercure et inclusive : renforcer la transition écologique et l’accès aux services financiers pour les communautés du secteur de l’EMAPE de l’or », la rencontre a réuni représentants de l’administration, collectivités territoriales, communautés minières, coopératives, institutions financières, compagnies minières, équipementiers, universitaires, société civile et médias.
Représentant le Préfet de la région de la Marahoué, Préfet du département de Bouaflé, le Sous-préfet de Pakouabo, Gbadeu Sigbeu Donatien, a remercié les organisateurs pour le choix porté sur sa localité pour abriter cet atelier annuel.
L’objectif était clair : identifier les conditions permettant aux exploitants et aux coopératives de franchir un nouveau cap dans la professionnalisation de leurs activités.
Le financement, un levier de transformation
Au cœur des échanges, l’accès aux équipements modernes s’est imposé comme une préoccupation majeure. Comment permettre aux coopératives d’investir dans des technologies plus performantes sans supporter immédiatement le poids d’un investissement important ?
Le leasing d’équipements a été présenté comme une piste de financement susceptible de faciliter cette transition. Ce mécanisme pourrait permettre aux exploitants d’accéder à des équipements modernes tout en limitant la pression financière liée à leur acquisition.
Cette réflexion s’est prolongée autour de la rentabilité des technologies sans mercure, à travers le thème « Rentabilité des technologies sans mercure – Investir pour gagner plus ». L’objectif était notamment de déconstruire l’idée selon laquelle l’abandon du mercure serait nécessairement synonyme de coûts supplémentaires et de baisse de rentabilité.
Les interventions d’Activa Assurances, d’Atlanta Assurances, de Koss Technologie SARL, du Dr Keita Moussa et des experts de l’ONG IMPACT ont mis en évidence le lien étroit entre financement et structuration des activités.
Pour accéder davantage aux services financiers, les acteurs doivent notamment renforcer la formalisation, la traçabilité, la transparence dans la gestion et les compétences.
« Quand l’activité évolue, il faut accepter de passer à une étape supérieure », a souligné le président du Comité de pilotage du projet planetGOLD Côte d’Ivoire, Dr Franck Aimé Esso.
Produire de l’or sans sacrifier l’environnement
Pour les participants, la transformation du secteur ne peut cependant être dissociée des enjeux environnementaux et sanitaires. Le creusage anarchique et l’utilisation du mercure demeurent des pratiques préoccupantes pour les écosystèmes et la santé humaine.
Directeur du Centre ivoirien antipollution (CIAPOL), le Professeur Yapo Ossey a appelé les acteurs à davantage de responsabilité, notamment dans la perspective de préserver les ressources naturelles pour les générations futures.
Le choix de Pakouabo revêt, à cet égard, une portée particulière. Située dans la zone de Bouaflé, territoire d’intervention de planetGOLD Côte d’Ivoire, la localité constitue un espace de mise en œuvre de l’Approche Juridictionnelle et Paysagère, qui vise à renforcer la coordination des acteurs autour de l’EMAPE et de la gestion durable des ressources.
À travers cet atelier, planetGOLD Côte d’Ivoire entend ainsi faire évoluer le modèle de l’EMAPE autour d’un triptyque : formaliser, financer et produire autrement. L’ambition est de faire émerger une exploitation aurifère plus formelle, plus sûre, inclusive et économiquement viable, progressivement débarrassée du mercure. L’enjeu dépasse donc la seule activité minière : il s’agit de faire de l’or une source de développement sans compromettre la santé des populations ni l’environnement.

Natacha kouakou

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Crise du café-cacao : le SYNAP-CI prépare la riposte du 16 septembre

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La crise qui secoue la filière café-cacao prend une nouvelle tournure. Le Syndicat national des producteurs de café-cacao de Côte d’Ivoire (SYNAP-CI) prépare une mobilisation pour le 16 septembre 2026, avec le soutien annoncé de l’ensemble des organisations de producteurs.

Sur le terrain, les difficultés persistent. Des stocks résiduels de la campagne 2025-2026 demeurent, selon le SYNAP-CI, entre les mains de nombreux producteurs. Leur écoulement reste une préoccupation majeure pour les planteurs, confrontés à des difficultés financières alors que la nouvelle campagne se profile.

À cette situation s’ajoute le nouveau prix annoncé pour la campagne 2026-2027. Son niveau suscite de fortes inquiétudes chez les producteurs, qui estiment que leurs revenus restent sous pression face aux charges de production, de transport et d’entretien des plantations.

La commercialisation et les nouvelles exigences liées à la traçabilité constituent également des préoccupations dans la filière. Pour les organisations de producteurs, ces difficultés successives fragilisent davantage les conditions de vie des planteurs.

Le SYNAP-CI prépare la mobilisation

Face à cette situation, le SYNAP-CI a adressé un préavis de grève au ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières. La date du 16 septembre 2026 est ainsi retenue comme échéance pour le mouvement annoncé.

Le syndicat assure qu’il n’agit pas seul. L’ensemble des organisations de producteurs sont annoncées aux côtés du SYNAP-CI dans cette démarche. Une mobilisation collective destinée à faire entendre les revendications des producteurs et à obtenir des réponses aux difficultés qui affectent la filière.

Avant cette échéance, le président national du SYNAP-CI convoque les coordinateurs et délégués à une importante réunion de concertation. Elle aura lieu dimanche 13 septembre 2026, à 10 heures, au bureau régional du SYNAP-CI à Daloa.

Cette rencontre doit permettre d’examiner la situation, d’harmoniser les positions et de définir les dernières dispositions à prendre avant la date annoncée de la grève.

Présentée comme « exceptionnelle et décisive », la réunion de Daloa doit également permettre de renforcer la cohésion entre les différentes structures du syndicat et de préparer la mobilisation sur le terrain.

À trois jours de la grève annoncée, le SYNAP-CI et les autres organisations de producteurs veulent donc parler d’une seule voix. L’enjeu est désormais de trouver des réponses aux préoccupations liées aux stocks résiduels, au prix du cacao et aux conditions générales de commercialisation, dans une filière qui traverse une période de fortes tensions.

Natacha kouakou

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