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Société

Budget programme 2026-2028 : face au Sénat, Amadou Koné dévoile dix priorités majeures pour 2026

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Après son adoption par les Députés le 21 novembre dernier, le budget programme 2026-2028 du ministère des Transports, d’un montant de 307.769.615.082 FCFA, a été à nouveau présenté aux sénateurs par le ministre Amadou Koné. Réunis le vendredi 12 décembre 2025 à la Fondation Félix-Houphouët-Boigny de Yamoussoukro, les membres de la Commission des affaires économiques et financières, présidée par le vénérable Cissé Mamadou, ont confirmé ce budget destiné à relever plusieurs défis, dont l’achèvement du métro d’Abidjan, le BRT, la modernisation des aéroports, le renforcement des flottes de la SOTRA et d’Air Côte d’Ivoire, ainsi que le lancement du projet de TGV et de nouvelles zones logistiques.

Dans son exposé liminaire, le ministre Amadou Koné a exprimé sa gratitude au Parlement pour l’adoption de son budget 2025. Avant de plaider pour le budget programme 2026-2028, fixé à 307.769.615.082 FCFA, il a rappelé les crédits accordés en 2024, qui s’inscrivent dans la vision stratégique du gouvernement visant à moderniser les infrastructures de transport et garantir un environnement de mobilité sûr, fiable et efficace.

Montant et financement du budget 2026

Le projet de budget 2026 du ministère des Transports s’élève à 307 769 615 082 FCFA.
Il est financé principalement par les ressources intérieures de l’État, réparties comme suit :
• Ressources intérieures (Trésor) : 75,23 % (231,548 milliards FCFA)
• Ressources extérieures (dons/emprunts) : 24,77 % (76,220 milliards FCFA)

Répartition budgétaire par programmes

L’enveloppe globale est ventilée en cinq programmes principaux, avec une forte orientation vers les investissements structurants, représentant 90,32 % du budget total.
• Transport Terrestre : 250 777 054 478 FCFA (81,48 %)
• Transport Aérien : 41 918 600 000 FCFA (13,62 %)
• Administration Générale : 10 483 960 604 FCFA (3,41 %)
• Mobilité urbaine dans le Grand Abidjan : 2 295 000 000 FCFA (0,75 %)
• Régulation du transport intérieur : 2 295 000 000 FCFA (0,75 %)

Grandes orientations et priorités pour 2026

Selon Amadou Koné, le budget 2026 vise à consolider les acquis et accélérer les grands projets, avec des priorités spécifiques :
Transport terrestre (81,48 %)
Les actions portent sur :
• La réhabilitation et le développement des infrastructures routières (gares routières modernes, suivi de la charge à l’essieu)
• Le renforcement de la sécurité routière et ferroviaire (sensibilisation, centres de gestion intégrée, cadre réglementaire)
• Le renouvellement et l’accroissement des flottes de transport pour améliorer la fluidité
Transport aérien (13,62 %)
Objectifs :
• Renforcement de la sécurité et de la sûreté aérienne
• Développement d’Air Côte d’Ivoire et des vols intérieurs
• Maintien de la conformité aux normes internationales (OACI)
Mobilité urbaine et régulation (1,50 %)
Malgré un faible poids budgétaire, les programmes incluent :
• Accélération du projet Métro d’Abidjan (foncier, infrastructures)
• Coordination des actions de mobilité dans le Grand Abidjan
• Renforcement de la gouvernance et de l’efficacité institutionnelle de l’ARTI

Bilan des réalisations 2024

Le ministre a appuyé ces orientations sur les résultats enregistrés en 2024, notamment :
Sécurité routière : la mise en œuvre de stratégie de sécurité routière qui a fait baisser globalement le nombre de tué de 1464 en 2021 à 1129 en en 2024 soit 30,11 % contre une prévision de 25% .
Le déploiement de la vidéo-verbalisation est réalisé à un taux de 87,10 %.
• Aérien : réhabilitation des aéroports de l’intérieur et croissance du trafic d’Air Côte d’Ivoire
• Réglementation : 51 textes réglementaires adoptés pour renforcer le cadre légal du secteur

Échanges

Les échanges ayant suivi l’exposé ont permis au ministre d’apporter des clarifications et des annonces importantes.
Il a notamment évoqué :
• L’annulation ou la baisse de certaines taxes aéroportuaires, impactant le coût des billets
• L’acquisition de 9 nouveaux avions pour Air Côte d’Ivoire d’ici 2030, dont l’arrivée imminente d’un deuxième A330-900 Néo
• Des précisions sur l’avancement du métro d’Abidjan, qui a nécessité la libération des emprises, l’indemnisation des ménages et le déplacement des réseaux souterrains.
• Sur le port sec de Ferkessédougou, il a indiqué une mise en service prévue pour fin 2027
« Aujourd’hui, tout est achevé et nous aurons le métro d’Abidjan fin 2028, après une période d’essai. Enfin, en 2028-2029, le transport multimodal sera une réalité », a-t-il rassuré.

Adoption du budget et les dix projets prioritaires en 2026

Comme à l’Assemblée nationale, le Sénat a adopté à l’unanimité le budget programme 2026-2028 du ministère des Transports. Celui-ci permettra, selon Amadou Koné, d’achever ou de lancer :

  1. Le métro d’Abidjan
  2. Le BRT Yopougon-Bingerville
  3. La modernisation du transport artisanal (renforcement du parc automobile)
  4. L’acquisition de nouveaux bateaux-bus SOTRA et la modernisation du transport Lagunaire.
  5. La réhabilitation des gares lagunaires et la sécurité des plans d’eau
  6. La construction de l’aéroport de Bondoukou
  7. L’aéroport de dégagement de Bouaké
  8. La poursuite du programme de compétitivité d’Air Côte d’Ivoire.
  9. Le démarrage du processus de financement et d’attribution du projet de train à grande vitesse Abidjan–Yamoussoukro-Bouaké jusqu’au nord du pays.
  10. La construction du chemin de fer San Pedro–Man et de zones logistiques à Bouaké, Odienné et Adzopé

Sercom ministère des Transports

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Tiapoum : la Chaire UNESCO remet le Plan stratégique de développement, cap sur 2030

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Donner à la commune de Tiapoum une vision claire de son développement, hiérarchiser ses priorités et disposer d’un cadre de référence pour les cinq prochaines années. Ce sont les principaux objectifs du Plan stratégique de développement (PSD) 2026-2030, officiellement remis jeudi 1er octobre 2026 à la municipalité par la Chaire UNESCO « Anticipation, Prospective et Territoires Durables » de l’Université Alassane Ouattara de Bouaké.

Le document doit désormais servir de feuille de route à la commune pour orienter ses choix, structurer ses projets et mieux coordonner les interventions des différents acteurs du développement local.

La cérémonie de remise s’est tenue à la mairie de Tiapoum, en présence notamment du maire N’Sérébé Ébily Pascal, du 4e adjoint au maire et maire résident, Coulibaly Hamidou, ainsi que de plusieurs acteurs ayant participé à l’élaboration du document. La Chaire UNESCO était représentée par Dr (MC) Coulibaly, représentant le titulaire de la Chaire.

Un diagnostic pour définir les priorités

Élaboré à partir d’un diagnostic du territoire, le PSD prend en compte les réalités économiques, sociales, environnementales et infrastructurelles de Tiapoum. Son élaboration a reposé sur une démarche participative associant les autorités administratives et coutumières, les organisations de jeunesse et de femmes, les opérateurs économiques, la société civile, les services techniques et les autres forces vives de la commune.

Les travaux de terrain, engagés en mai 2025, ont notamment permis de recueillir des données auprès des populations et de dresser un état des lieux des équipements et services de base.

Cette démarche doit permettre à la commune de disposer d’une lecture plus précise de ses potentialités, mais aussi des difficultés qui freinent son développement.

Quatre grandes orientations pour 2030

Le PSD s’articule autour de quatre orientations stratégiques. La première vise à renforcer les secteurs productifs, notamment à travers la modernisation de l’agriculture, le développement des chaînes de valeur locales et la promotion de l’entrepreneuriat.

Le deuxième axe concerne le renforcement du capital humain, avec des priorités liées à l’éducation, à la santé, à la formation professionnelle, à l’emploi des jeunes et à l’autonomisation des femmes.

Le troisième porte sur les infrastructures et les équipements, notamment l’accès à l’eau, à l’électricité, aux transports, aux services urbains et au numérique.

Enfin, le quatrième axe entend faire de Tiapoum un territoire plus résilient, à travers la protection de l’environnement, l’adaptation aux changements climatiques et l’amélioration du cadre de vie.

Une feuille de route pour la commune

À travers ce document, Tiapoum entend également mieux valoriser ses atouts, notamment sa position à la frontière avec le Ghana, ses activités agricoles et halieutiques, son patrimoine culturel et ses potentialités économiques.

Pour la municipalité, l’enjeu est désormais de passer du diagnostic à l’action. Le PSD doit permettre de hiérarchiser les projets, de faciliter la recherche de partenariats et de donner une cohérence aux différentes interventions sur le territoire.

La remise du document marque ainsi une nouvelle étape. La commune dispose désormais d’un cadre de référence pour conduire son développement à l’horizon 2030, avec pour ambition de construire « un territoire de brassage doté d’une économie diversifiée, équipé, résilient et durable ».

Le défi sera maintenant de traduire cette vision en réalisations concrètes au bénéfice des populations de Tiapoum.

Natacha kouakou

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Zagregbeu : la SOCEADAHS répond à une demande des populations

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À Zagregbeu, la recherche de l’eau rythmait une partie du quotidien des habitants. Dès les premières heures de la journée, des femmes quittaient le village, bidons à la main, pour rejoindre les marigots où elles venaient s’approvisionner. Pour certaines, il fallait parcourir près de deux kilomètres avant de pouvoir remplir leurs récipients.

Avec des bidons pouvant contenir jusqu’à 25 litres, cette corvée représentait un effort important, particulièrement pour les femmes, les enfants et les personnes âgées. Les femmes enceintes n’étaient pas non plus épargnées par ces déplacements.

À cette longue distance s’ajoutait la qualité de l’eau disponible. Les eaux de ruissellement entraînaient régulièrement de la boue et des déchets dans les marigots. Malgré ces conditions, les populations devaient utiliser cette eau pour leurs besoins quotidiens, faute de point d’eau plus proche.

« Avant, on souffrait beaucoup pour avoir de l’eau. On allait au marigot et il fallait parcourir une longue distance avec nos bidons », témoigne Anicet Topka, habitant de Zagregbeu.

Pour Kaboré Justine, porte-parole des femmes, la corvée pouvait commencer très tôt. « On se levait à 5 heures pour aller chercher de l’eau. Le marigot était loin et l’eau était sale », raconte-t-elle.

Une demande qui trouve une réponse

Cette situation a conduit les populations à exprimer le besoin de disposer d’un point d’eau plus proche. Une demande à laquelle la Société coopérative des exploitants agricoles des Antilopes du Haut-Sassandra (SOCEADAHS) a apporté une réponse avec l’installation d’une nouvelle pompe à eau dans le village.

La remise officielle des clés de l’équipement s’est tenue le samedi 19 septembre 2026. Pour les habitants, l’arrivée de cette pompe constitue un changement concret dans leur quotidien.

« Depuis que Rabolom Souleymane a envoyé cette pompe-là, vraiment, nous sommes très, très heureuses », se réjouit Kaboré Justine, qui salue cette initiative au nom des femmes.

Le chef du village, Philippe Zagré, partage cette satisfaction. « Vraiment, nous sommes très ravis d’avoir cette pompe. Elle vient soulager toute la population », souligne-t-il.

Un accompagnement lié à la filière cacao

Président du conseil d’administration de la SOCEADAHS, Rabolom Souleymane a pris part à la cérémonie de remise de l’équipement. Il a également profité de cette rencontre avec les producteurs pour rappeler les règles relatives à la traçabilité du cacao.

Il a notamment appelé les producteurs à utiliser leurs cartes de producteur lors de la commercialisation et à faire enregistrer les opérations à travers le dispositif national de traçabilité. Les délégués de la coopérative disposent, à cet effet, de terminaux permettant d’assurer l’enregistrement des transactions.

À Zagregbeu, cette nouvelle infrastructure vient ainsi répondre à une demande exprimée par les populations. Elle rapproche l’eau des habitations et devrait réduire les longues marches autrefois nécessaires pour s’approvisionner.

Pour les femmes du village, habituées à se lever tôt et à parcourir plusieurs kilomètres pour quelques bidons d’eau, le changement est particulièrement concret : le point d’eau est désormais plus proche du quotidien des familles.

Natacha kouakou

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Zoukougbeu / PASDV: 28 exploitants reçoivent des intrants agricoles

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Symakan née Coulibaly Adjatou, préfet du département de Zoukougbeu, a procédé le jeudi 1er Octobre octobre 2026, à la cérémonie de remise des intrants à 28 bénéficiaires issus des sous préfectures de Zoukougbeu et de Domangbeu, dans le cadre du projet d’appui au développement du secteur vivrier ( pasdv).

Prenant la parole, Blé Flan, directeur départemental de l’agriculture de Zoukougbeu, a indiqué qu’ils ont reçu des intrants pour une superficie de 25 hectares et demi pour 28 exploitants agricoles issus des sous préfectures de Zoukougbeu et de Domangbeu. Il a noté que l’année dernière, ils ont eu sept bénéficiaires et cette année ils sont à 28. Il s’est réjouie du fait que le projet est entrain de prendre forme dans le département de Zoukougbeu. Et il espère que l’année prochaine Dieu voulant, ils vont accroître ce chiffre pour plus de bénéficiaires puisque l’objectif c’est vraiment d’assurer l’autosuffisance alimentaire en ce qui concerne la production vivrière en Côte d’Ivoire.

Quant à Tidjane Traoré, chargé d’études à la direction d’évaluation des projets au ministère en charge de l’agriculture, par ailleurs point focal et chargé de Suivie au projet Pasdv, il a dit que ce projet a été initié par l’État de côte d’ivoire à travers le ministère de l’agriculture pour lutter contre l’insécurité alimentaire et ce projet vise à pousser la production maraîchers.

Selon lui, en ce qui concerne ce projet l’État a consenti un certain nombre de ressources pour acquérir du matériel agricole, des intrants agricoles qui sont distribués dans l’ensemble des départements de la côte d’ivoire.

C’est pourquoi, au nom du ministre de l’agriculture, et au nom de la coordinatrice du projet Jeannine Kouassi, qui a bien voulu mettre à la disposition de Zoukougbeu ces intrants-là pour que les producteurs puissent vraiment produire et que ces produits là, ne manquent sur le marché.

L’émissaire du ministère de l’agriculture, a exhorté les productrices de maraîchers à utiliser à bon escient ces produits mis à leur disposition.

 » Évitez de revendre ces produits là,parce qu’on se rend compte que souvent ça se retrouvent sur le marché. Aidez l’Etat à vous aider d’avantage sans pourtant vendre ces produits là, utiliser les, réellement dans leurs productions de maraîchers. Il s’agit de tomates, gombos, piments, aubergines, concombre, oignons et du choux. On compte sur vous. » Au vu du travail bien fait, nous allons augmenter les quantités l’année prochaine. » a conseillé Tidjane Traoré, qui a terminé en remerciant le préfet du département de Zoukougbeu pour sa présence qui a donné plus d’éclat à cette cérémonie.

Symakan née Coulibaly Adjatou, préfet du département de Zoukougbeu, a pour part traduit toute sa reconnaissance au Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara et à son Gouvernement pour avoir une oreille attentive à sa circonscription en apportant des intrants aux productrices de maraîchers. Il leur a rassuré que ces produits seront utilisés à bon escient.

Par Kevin Bakou

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