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Société

Contribution Routes ivoiriennes : l’heure du sursaut

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Parfois, les chiffres parlent plus fort que les sirènes. Depuis le 1er janvier 2026, la Côte d’Ivoire a enregistré 519 accidents de la circulation. Bilan provisoire : 164 morts et 1 934 blessés. Quatre vies fauchées chaque jour. Quatre familles plongées quotidiennement dans le deuil. Derrière ces statistiques froides, il y a des visages, des rêves interrompus, des enfants qui n’attendront plus jamais le retour d’un parent.


Dans un communiqué rendu public cette semaine, le ministère des Transports et des Affaires maritimes tire la sonnette d’alarme. Son premier responsable, , parle d’une « recrudescence préoccupante » des accidents. Le constat, également dressé lors du Conseil national de sécurité du 12 février 2026, sonne comme un rappel brutal : la route est redevenue un champ de bataille.
Pourtant, l’espoir avait germé. Adoptée en 2021, la Stratégie nationale de sécurité routière visait une réduction de 25 % du nombre d’accidents et de tués à l’horizon 2025 et 50% d’ici 2030. Jusqu’en 2024, les résultats étaient jugés encourageants. Les campagnes de sensibilisation – qui représentaient près de 80 % des actions engagées – avaient contribué à infléchir la courbe macabre. Messages radiophoniques, interventions dans les gares routières, mobilisation des médias : la pédagogie semblait porter ses fruits.
Mais la fin de l’année 2024 puis 2025 ont marqué un tournant inquiétant. Les mauvaises habitudes ont resurgi. Excès de vitesse, alcool au volant, surcharge de véhicules, absence de permis ou de visite technique, défaut d’assurance, non-port du casque… Autant de comportements à risque qui transforment chaque trajet en pari dangereux.
Face à cette rechute, le ministre change de braquet. Place désormais à la « tolérance zéro » pour les infractions majeures. Le message est clair : plus question de fermer les yeux. Les conducteurs sans permis valide, les véhicules sans visite technique, les engins à l’éclairage défectueux ou chaussés de pneus usés s’exposeront à la rigueur de la loi. Les surcharges de marchandises et le surnombre de passagers seront traqués. Les conducteurs en état d’ivresse ne bénéficieront d’aucune indulgence.
Le ministère annonce également des inspections inopinées dans les centres de visite technique. Tout centre défaillant sera immédiatement fermé. Les opérateurs de transports spéciaux – gaz butane, hydrocarbures, sable, gravier, béton ou enlèvement d’ordures – seront convoqués à des rencontres urgentes pour un rappel strict des règles de sécurité. Enfin, le contrôle du permis à points sera intensifié, avec invitation faite aux automobilistes de vérifier leur solde sous peine de sanctions.
Ce virage répressif ne signifie pas l’abandon de la sensibilisation. Au contraire, les campagnes seront renforcées sur toute l’étendue du territoire, en collaboration avec les autorités préfectorales, les médias et les acteurs du transport routier. La pédagogie continue, mais elle sera désormais épaulée par une fermeté assumée.
Car au-delà des textes et des contrôles, la question est profondément humaine. Si le gouvernement est résolument engagé à faire de nos routes des espaces de vie et non de mort, la sécurité routière ne peut reposer uniquement sur l’action publique. Chaque conducteur, chaque motocycliste, chaque passager détient une part de responsabilité. Allumer ses feux, attacher sa ceinture, porter son casque, refuser la surcharge, respecter les limitations de vitesse : ces gestes simples sauvent des vies.
Les routes ivoiriennes ne doivent plus être le théâtre de drames annoncés. La stratégie nationale avait montré qu’un changement est possible. La résurgence actuelle rappelle qu’aucun acquis n’est définitif. Entre sensibilisation et répression, l’État hausse le ton. Reste à savoir si chaque usager entendra l’appel.
La sécurité routière n’est pas une contrainte administrative. C’est un pacte collectif. Un engagement envers soi-même, mais surtout envers les autres. Parce qu’au bout de chaque route, il y a une vie qui attend.

Une contribution de…Koné Khayafa ( Étudiant ivoirien à l’université d’Ankara en Turquie)

Natacha kouakou

Société

Daloa : 15 décès et près de 400 blessés, « La sécurité routière est l’affaire de tous », Diarrassouba Daouda

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La situation de l’insécurité routière dans le Haut-Sassandra demeure préoccupante. De janvier à mars 2026, les services compétents ont enregistré 273 accidents de la circulation, ayant causé 15 décès et près de 400 blessés. Ces chiffres témoignent de la persistance des comportements à risque sur les routes de la région.

Face à ce constat, les autorités régionales multiplient les actions pour inverser la tendance et renforcer la discipline routière.

Réagissant à cette situation, le Directeur régional des Transports du Haut-Sassandra, Daouda Diarrassouba, a insisté sur la nécessité d’une implication de tous les acteurs.

« La sécurité routière est l’affaire de tous », a-t-il déclaré, appelant les usagers de la route à adopter des comportements responsables et respectueux du code de la route.

Selon lui, la lutte contre les accidents ne peut être efficace sans une prise de conscience collective, impliquant conducteurs, transporteurs, autorités et citoyens.

Les statistiques enregistrées sur les trois premiers mois de l’année mettent en lumière l’ampleur du phénomène. En moyenne, les routes de la région continuent d’être le théâtre d’accidents graves, souvent liés à l’incivisme routier, au non-respect du code de la route et à l’état des véhicules.

Pour les autorités, ces chiffres imposent un renforcement des mesures de prévention et de contrôle.

Dans ce cadre, l’opération « tolérance zéro » est en cours dans la région du Haut-Sassandra. Elle vise à réduire les infractions routières à travers une combinaison de sensibilisation et de répression.

Les usagers ne respectant pas la réglementation s’exposent désormais à des sanctions strictes, conformément aux textes en vigueur.

Les premiers bilans de terrain font état de nombreuses infractions, notamment le non-port du casque, le défaut de permis de conduire, l’absence de visite technique, le défaut d’assurance, ainsi que la surcharge des véhicules et le surnombre de passagers.

Ces comportements restent parmi les principales causes des accidents enregistrés.

Sur le plan du contrôle technique, une amélioration est constatée. Le nombre de véhicules contrôlés par la SICTA à Daloa est passé d’environ 555 à plus de 1 075 unités, traduisant une meilleure régularisation des usagers.

Les autorités régionales entendent poursuivre les actions de terrain afin de réduire significativement les accidents et améliorer la sécurité routière.

L’objectif reste clair : faire reculer l’insécurité routière et protéger davantage de vies sur les routes du Haut-Sassandra.

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Société

Haut-Sassandra : les populations de Nahi-Konankro sollicitent d’urgence Mamadou Touré

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À Nahi Konankro, village créé en 1965 et situé à une trentaine de kilomètres de Daloa, dans la sous-préfecture de Bédiala, la pénurie d’eau est devenue une réalité quotidienne difficilement supportable. Dans cette localité du Haut-Sassandra qui compte environ 1 500 habitants, l’accès à l’eau potable constitue aujourd’hui un véritable défi.

Chaque matin, les femmes quittent leurs foyers très tôt pour se rendre aux points d’eau. Bassines et bidons sur la tête, elles parcourent plusieurs kilomètres sur des pistes parfois difficiles, dans l’espoir de trouver de quoi satisfaire les besoins de leurs familles. Une quête souvent longue et incertaine.

« Nous nous levons à 4 heures du matin pour chercher de l’eau. Parfois, nous marchons jusqu’à 6 kilomètres. Et souvent, nous revenons avec une seule cuvette, ou même les mains vides », témoigne Yao Affoué Monique, habitante du village.

Autrefois, les populations s’approvisionnaient grâce aux puits du village. Mais ces derniers se sont progressivement taris avec le temps. Face à cette situation, les habitants se sont rabattus sur les marigots situés à environ un kilomètre du village.

« Avant, les puits donnaient de l’eau. Aujourd’hui, ils sont tous secs. Même les marigots commencent à disparaître », explique N’Goran Amoin Edith, une autre habitante.

Mais cette alternative ne suffit plus. Sous l’effet de la forte pression, les marigots se tarissent à leur tour. L’eau qui y est collectée est souvent trouble, stagnante et impropre à la consommation, exposant les populations à de sérieux risques sanitaires.

« Cette eau nous rend malades. Nous sommes obligés de la faire bouillir avant de la boire », alerte Kouassi Camir, inquiet pour la santé des siens.

Au-delà du manque d’eau, les conditions d’accès aggravent la situation. Les longues distances, les chemins difficiles et les départs très tôt le matin rendent la tâche encore plus éprouvante, notamment pour les femmes et les enfants.

« Nos femmes partent très tôt et reviennent tard. Elles sont parfois exposées aux morsures de serpents », déplore N’Guessan N’Goran Firmin, président de la jeunesse du village.

Face à cette situation critique, les populations de Nahi Konankro lancent un appel pressant aux autorités, en particulier au ministre du Budget et du Portefeuille de l’État, Mamadou Touré, également président du Conseil régional du Haut-Sassandra.

« Nous sollicitons l’intervention urgente du ministre Mamadou Touré. Nous avons besoin de puits modernes et d’infrastructures hydrauliques pour soulager nos souffrances », plaide Kouakou Yao Serges, habitant du village.

Après près de 60 ans d’existence, Nahi Konankro reste confronté à un problème majeur d’accès à l’eau potable. En attendant une réponse concrète, les populations continuent de vivre au rythme de la pénurie, dans l’espoir que leur appel soit entendu et suivi d’actions rapides.

Natacha Bouaké

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Société

Diabo-Languibonou : Assahoré Konan prône l’unité après les tensions post-législatives

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En déplacement dans les localités de Diabo et Languibonou, le vendredi 24 avril 2026, le ministre Jacques Assahoré Konan a entrepris de renouer le dialogue avec la base du RHDP, marquée par des incompréhensions à la suite des élections législatives du 27 décembre 2025.

Face aux militants, le coordonnateur régional principal du parti dans le Gbêkê a abordé sans détour les frustrations liées au choix de son suppléant, une décision qui avait suscité des interrogations au sein de la base. Il a expliqué que ce choix s’inscrivait dans une stratégie visant à préserver l’essentiel : le maintien du siège de député dans le giron du RHDP:« L’intérêt du parti prime sur les ambitions individuelles », a-t-il fait comprendre, relevant que certaines décisions politiques, bien que difficiles à accepter sur le moment, répondent à des impératifs de terrain.

Revenant sur le contexte électoral, il a évoqué une période marquée par des tensions et des jeux d’alliances, estimant que seule une approche stratégique permettait d’éviter la perte du siège. Dans cette logique, il a assumé son rapprochement avec Koumoin Konan René, choisi comme suppléant lors du scrutin. Selon lui, cette option a permis non seulement de consolider les forces en présence, mais aussi de garantir la victoire du RHDP dans la circonscription. Il a par ailleurs souligné que cette collaboration s’inscrit dans une dynamique de rassemblement des fils et filles de la région.

Profitant de cette tournée, le ministre a officiellement présenté son suppléant comme membre du RHDP, appelant les militants à lui réserver un accueil fraternel et à dépasser les clivages internes. Insistant sur les défis à venir, notamment les échéances électorales futures, il a exhorté les militants à faire preuve de discipline et de solidarité afin de préserver les acquis politiques.

Prenant la parole, Koumoin Konan René a salué cette main tendue, réaffirmant son engagement à œuvrer aux côtés du ministre et du Président Alassane Ouattara. Il a également annoncé une prochaine mobilisation de ses partisans en vue de renforcer les rangs du RHDP dans la zone.

Prince Koffi

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