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Santé

Duékoué / Lutte contre la drogue : Le rôle cardinal joué par la police

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Les rumeurs au plan local, relatives aux attitudes amorphes des policiers dans la lutte contre la drogue après la révolte de la jeunesse communale de Duékoué sont totalement non fondées. Car dans la faisabilité, plusieurs indices rationnelles et cohérentes attestent que l’opération « tolérance zéro contre la drogue et les MQIF » dans la capitale du Guémon a été initiée, planifiée et coordonnée de bout en bout, à l’origine, par les fonctionnaires de la police en poste au Commissariat de Duékoué et à la Compagnie Républicaine de Sécurité numéro 7 (CRS7), sous la supervision de l’antenne de la Direction de la Police, Stupéfiants et Drogues (DPSD) basée à Guiglo, en parfaite synergie avec la jeunesse communale et des acteurs de la société civile.

Le déclic

Dans la ville de Duékoué, excédé par les nombreux cas de vols, viols, braquages, les avalements de langue et, surtout, les accidents de la circulation liés à la drogue et impliquant très récurremment les jeunes, le nouveau bureau de la jeunesse communale a décidé de lancer l’opération « tolérance zéro contre la drogue et les MQIF ». Ainsi pour mener à bien ce projet louable, des attaches ont été prises avec le Commissaire de police de Duékoué. Lequel a contacté avec succès le chef d’antenne de la DPSD basé à Guiglo.

La synergie d’actions entre les différents services de police et la jeunesse communale de Duékoué

Contacté par les jeunes et la société civile et, vu la complexité du sujet à traiter, le Commissaire de police de Duékoué a sollicité avec succès les services de la Direction de la Police, des Stupéfiants et des Drogues (DPSD) basés à Guiglo, en charge des régions du Guémon et du Cavally.

Ainsi le 20 février 2026 de 16 heures à 18 heures, dans le cadre de la collaboration civilo-militaire constructive et participative, le Chef d’Antenne de la DPSD de Guiglo a eu une rencontre de travail avec les leaders des associations de jeunesse et de la société civile.

Étaient à l’ordre du jour, les stratégies opérationnelles pour contrecarrer la montée de l’usage et du trafic illicites des Médicaments de Qualité Inférieure Falsifiées (MQIF), des stupéfiants et des drogues dans le Guémon et, plus particulièrement, à Duékoué.

Les recommandations faites par les participants : police, jeunes et société civile

Cette rencontre a été présidée par le Chef d’Antenne de la DPSD, le Commissaire de Police de 2 ème classe Gbossouna, accompagné du Sergent de Police Koné S. Kadi. Y ont également pris part, 35 leaders de jeunesse et de la société civile. Lesquels ont fait plusieurs recommandations suivantes :

  • Renforcer la collaboration,
  • Intensifier le renseignement,
  • Sensibiliser la population à dénoncer les indélicats,
  • Sensibiliser la population à renoncer à la vente et à l’usage illicites des MQIF.

Activités menées par la police suite à sa rencontre avec les jeunes et la société civile de Duékoué

Plusieurs opérations d’envergure ont été menées. Ce sont notamment :

  • Une opération de destruction de fumoirs qui a eu lieu à Duékoué, au quartier Diayé Bernard dit quartier Carrefour le 23 février 2026,à partir de 21 heures 30 mn,
  • Une opération de saisie et de destruction de magasin de vente illicite de Médicaments de Qualité Inférieure et Falsifiés (MQIF) au grand marché de Duekoué, le 24 février 2026 à partir de 16 heures 30 mn..

Moyens humains et matériels mobilisés

Dans le cadre de la mise en œuvre et poursuite de l’opération tolérance zéro en matière de lutte contre le trafic et l’usage illicites des médicaments, des stupéfiants et des drogues dans le Guémon et le Cavally, 80 fonctionnaires de police dont 20 de l’antenne DPSD de Guiglo, 20 du Commissariat de police de Duékoué et 40 de la Compagnie Républicaine de Sécurité N°7 (CRS7) ont été mobilisés.

Résultats des opérations

Trois individus interpellés :

  • Guéhi Jorès, 30 ans, ivoirien, sans emploi, domicilié au quartier Diayé Bernard,
  • Clé Guillaume, 42 ans, planteur Ivoirien, sans emploi, domicilié au quartier Diayé Bernard,
  • Dao Isac, 45 ans, Planteur Ivoirien, Domicilié au quartier belle ville.

Ont été saisis à cette occasion au quartier Diaye Bernard, 20g de canabis et 03 Motocyclettes. Au grand marché de Duékoué, 6 tonnes de MQIF ont été aussi saisies.

L’opération « tolérance zéro contre la drogue et les MQIF » en cours, une initiative de la police

L’arrestation de la présumée baronne de la drogue à Duékoué par les jeunes appuyés par la brigade de gendarmerie, est la suite logique de la tolérance zéro en matière de lutte contre le trafic et l’usage illicites des médicaments, des stupéfiants et des drogues dans le Guémon, initiée par la police après échanges avec les jeunes de Duékoué et la société civile.

L’arrestation de ces présumés magnas de la drogue, la destruction des fumoirs et la saisie des drogues et autres MQIF dans la capitale du Guémon portent ainsi un coup dur au réseau de ravitaillement des fumoirs et autres points de vente de stupéfiants et des MQIF dans la ville de Duékoué. Toute chose qui aux dires de certains pompiers civils en poste à Duékoué, a contribué à réduire drastiquement le nombre d’accidents de la circulation, avec un taux record de 1% pendant la fête de Pâques 2026. Bravo à la police, à la gendarmerie, à la jeunesse et à la société civile pour cette synergie d’actions récemment saluée et soutenue à sa juste valeur par M. Billaud Zéréhoué Daniel, secrétaire général adjoint du Parti des Peuples Africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) chargé de la région du Guémon.

Ouncado PIERROT

Santé

5e Congrès de santé publique/ Urgences sanitaires en Afrique de l’ouest: Dr Mamadou Diarrassouba appelle à bâtir des systèmes de santé résilients

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Les crises sanitaires n’attendent pas. Pour mieux y faire face, l’Afrique de l’Ouest doit renforcer, dès maintenant, ses dispositifs de prévention et de riposte à travers des systèmes de santé plus solides et résilients. C’est l’appel lancé, mercredi 22 juillet 2026, par Dr Mamadou Diarrassouba, Directeur exécutif du Centre régional de surveillance et de contrôle des maladies de la CEDEAO.


Il s’exprimait à l’occasion d’une conférence inaugurale qu’il a animée à l’Institut national de santé publique (INSP) d’Abidjan-Adjamé, en prélude à la cérémonie officielle d’ouverture du 5e Congrès de santé publique de Côte d’Ivoire (CSPCI), qui se tient du 22 au 24 juillet 2026 autour du thème : « Nos environnements et notre santé ».
Placée sous le thème « Urgences sanitaires dans des pays aux ressources limitées : défis, réponses et perspectives pour des systèmes de santé résilients », cette conférence inaugurale a permis au responsable régional de dresser un état des lieux des principales menaces sanitaires et de proposer des pistes pour mieux y répondre.
Selon Dr Mamadou Diarrassouba, les urgences de santé publique « ont radicalement changé » ces dernières années. Elles sont devenues plus complexes et plus difficiles à gérer.
Il a cité quatre grandes catégories d’urgences. Il s’agit des épidémies, notamment Ebola, la dengue et le choléra. Il a aussi évoqué les pandémies, comme la Covid-19.
À cela s’ajoutent les catastrophes naturelles et environnementales. Les inondations, les éboulements et les pollutions chimiques en font partie. Les conflits armés constituent également une menace importante.
Ces crises fragilisent davantage des systèmes sanitaires déjà vulnérables. Pour le responsable régional, la réponse ne peut plus être uniquement médicale.
« Les urgences sanitaires actuelles nécessitent une approche coordonnée impliquant plusieurs secteurs », a-t-il indiqué.
Dr Diarrassouba a relevé plusieurs facteurs favorisant l’apparition des crises. Il a cité l’urbanisation rapide, le manque d’accès à l’eau potable et à l’assainissement.
Il a également évoqué les mouvements transfrontaliers, les effets du changement climatique et les interactions entre l’homme, l’animal et l’environnement.
Sur la gouvernance sanitaire, il a pointé plusieurs insuffisances. « Nous observons une fragmentation institutionnelle avec plusieurs ministères et agences qui interviennent sans toujours disposer de mécanismes de coordination suffisants », a-t-il déploré.
Il a aussi insisté sur le déficit de leadership, la faible coordination multisectorielle et le manque de suivi des plans adoptés.
Concernant le financement, il a appelé les États à augmenter leurs investissements. « Chaque crise coûte beaucoup plus cher lorsque le système n’est pas préparé », a-t-il prévenu.
Pour lui, l’Afrique doit renforcer son autonomie sanitaire. Elle doit notamment réduire sa dépendance dans le domaine pharmaceutique.
« L’Afrique doit se réveiller. Nous devons produire nos propres vaccins, nos réactifs et nos produits pharmaceutiques afin de faire véritablement la différence », a-t-il lancé.
Le conférencier a également insisté sur le rôle des nouvelles technologies. L’intelligence artificielle, le séquençage génomique et la surveillance satellitaire peuvent améliorer la détection des maladies.
Ces outils doivent toutefois compléter les systèmes de santé de proximité et non les remplacer.
Au niveau régional, Dr Diarrassouba a présenté les six priorités de la CEDEAO. Elles concernent la surveillance sanitaire, les laboratoires, les ressources humaines et le financement durable.
Elles portent aussi sur la gouvernance multisectorielle et l’approche « Une seule santé ». Cette approche prend en compte les liens entre la santé humaine, la santé animale et l’environnement.
Le Centre régional de surveillance et de contrôle des maladies de la CEDEAO joue un rôle majeur dans cette stratégie. Il accompagne les États membres dans la surveillance, le partage d’informations et le renforcement des capacités.
En conclusion, Dr Mamadou Diarrassouba a appelé à une mobilisation collective. « Notre sécurité sanitaire est un bien public régional. Une menace sanitaire qui apparaît dans un pays concerne tous les autres », a-t-il rappelé.
Pour lui, la préparation reste la meilleure arme. « Le meilleur moment pour se préparer à la prochaine urgence de santé publique, c’est avant qu’elle n’arrive », a-t-il conclu.

M . S

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Santé

Daloa : la CNPS intensifie la prévention des risques auprès des travailleurs indépendants

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En 2025, la région de Daloa a enregistré 112 décès liés aux accidents de la route, selon les statistiques de l’Office de sécurité routière (OSER). À cette situation préoccupante s’ajoute la recrudescence de l’hypertension artérielle, une maladie silencieuse qui touche de plus en plus les populations actives. Face à ce double défi, la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS) a organisé, le jeudi 9 juillet 2026 à Daloa, un atelier de sensibilisation destiné aux transporteurs et aux mécaniciens, couplé à une campagne de dépistage de l’hypertension artérielle.

À l’ouverture de la rencontre, Ouassa Mélèdje Victorine, manager du département Investigation et Études du milieu à la Direction de la prévention et de la promotion de la santé et sécurité au travail de la CNPS, a rappelé que cette initiative s’inscrit dans le cadre du régime de sécurité sociale des travailleurs indépendants, dont la gestion a été confiée à la CNPS par l’État de Côte d’Ivoire depuis 2019.

Elle a expliqué que la CNPS ne se limite pas à l’enrôlement des travailleurs indépendants, mais mène également des actions de prévention afin de les accompagner dans leurs activités professionnelles. Le choix des transporteurs et des mécaniciens, a-t-elle précisé, se justifie par leur forte exposition aux risques routiers et professionnels.

S’appuyant sur les données de l’OSER, elle a souligné qu’il était indispensable de sensibiliser ces acteurs aux bonnes pratiques de sécurité afin de protéger leur vie, celle de leurs passagers et de l’ensemble des usagers de la route.

Prenant la parole, Yao Serge Koffi, intérimaire du manager de l’agence CNPS de Daloa, a indiqué que cette activité s’inscrit dans la politique de proximité de la CNPS, qui vise à rapprocher davantage ses services des populations.

Selon lui, la prévention constitue aujourd’hui le meilleur moyen de protéger les travailleurs indépendants contre les risques auxquels ils sont quotidiennement exposés. Il a insisté sur la nécessité d’anticiper les accidents et les maladies afin de préserver le capital humain.

Représentant le préfet de région du Haut-Sassandra, préfet du département de Daloa, Yaya Bama, secrétaire général de préfecture de Daloa, a salué cette initiative de la CNPS. Il a rappelé que les métiers du transport et de la mécanique figurent parmi les secteurs les plus exposés aux risques professionnels et a invité les participants à mettre en pratique les conseils reçus au cours de l’atelier.

En marge des communications, une campagne de dépistage de l’hypertension artérielle a été organisée sous la supervision du Dr Kouakou Ernest, médecin diabétologue et spécialiste en santé au travail. Au total, 109 travailleurs indépendants ont été dépistés. Plusieurs cas d’hypertension ont été détectés et orientés vers une prise en charge médicale.

Par cette action, la CNPS réaffirme son engagement à promouvoir une véritable culture de la prévention afin de réduire les accidents de la route, préserver la santé des travailleurs indépendants et protéger durablement le capital humain.

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Santé

Gagnoa : Le conseil régional offre un important lot de matériel biomédical à des hôpitaux de la région

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Le conseil régional du Gôh a offert le vendredi 03 juillet 2026, un important lot de matériel biomédical d’une valeur de 114. 021. 040 FCFA à plusieurs centres de santé de la région.

La composition des matériels médicaux offerts par le conseil régional du Gôh

Ce matériel est composé entre autres de lits d’hospitalisation, de réfrigérateurs, de tables d’accouchement, de pèses- bébés, de pèses- personnes, d’armoires de rangement, de boîtes d’accouchement, de tensiomètres et de mobiliers de bureau. Il a été réceptionné au siège du conseil régional à Gagnoa par le représentant de la direction régionale de la santé du Gôh. Selon M. Yaya Soumahoro représentant le président du conseil régional, Joachim Djédjé Bagnon, « ce don a pour objectif de renforcer les plateaux techniques des hôpitaux des départements d’Oumé et de Gagnoa.

Les localités bénéficiaires de cet important don de matériels médicaux

Ces matériels sont destinés aux centres de santé de Guépahouo, Sakahouo, Donsoho, Douagbé, Diégonéfla, Oumé et Bayota.

L’adresse du conseil régional du Gôh aux bénéficiaires

Tout en demandant aux bénéficiaires de prendre soin de ces matériels, le représentant du président Djédjé Bagnon a dit que le conseil régional sera « toujours aux côtés des populations pour répondre à leurs besoins vitaux ».

Bilan succint des projets réalisés par le conseil régional du Gôh au bénéfice des populations

Il a ajouté que pour répondre aux attentes des populations, le conseil régional a entrepris plusieurs projets de développement notamment dans le domaine de la santé en construisant des centres de santé dans plusieurs localités des départements d’Oumé et de Gagnoa..

Ouncado PIERROT, infos avec Edson Djédjé Capri à Gagnoa

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