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Société

Bangolo: Un dozo assassine un citoyen, la déclaration du député Ange Gnonka

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Le député de Guéhiébly , Ange Gnonka interpelle le gouvernement quelques jours après le coup de feu qui a coûté la vie Koffi Yao Yao Jules, un jeune planteur de 42 ans dans le campement d’Allangbakro, à Bangolo, le député nouvellement élu de la sous-préfecture de Guéhiébly, Ange Gnonka est monté au créneau pour condamner cet acte mais plus, a demandé le démantèlement de tous les barrages tenus par ces chasseurs traditionnels. Ci-dessous l’intégralité de cette déclaration.

« C’est avec une immense Tristesse et une profonde indignation que j’ai appris l’assassinat brutal et barbare de monsieur YAO YAO Jules, citoyen ivoirien vivant dans le canton zarabaon dans le département de Bangolo à la suite d’actes de violence commis par des individus se réclamant des chasseurs traditionnels communément appelés Dozo lors d’un contrôle à un barrage illégal.

En ma qualité de député, élu de la nation,
je condamne avec la plus grande fermeté cet acte barbare, brutal et inacceptable d’une autre époque.

Nous sommes dans un état de droit, aucune confrérie, aucune tradition, ni organisation informelle ne peut se substituer à l’autorité de l’état ni même s’arroger le droit de vie où de mort sur un citoyen soit- il ivoirien ou non.

Depuis plusieurs années, les populations de la région du Guémon vivent dans la peur face à la multiplication de barrages illégaux, d’actes d’intimidation, d’humiliation et même parfois de violences graves commises par des groupes armés non reconnus par les forces armées régulières de notre pays la côte d’Ivoire.
Cette situation ne peut plus durer. La république de Côte d’Ivoire est un état de droit, et dans un état de droit, la sécurité des citoyens et de leurs biens relève exclusivement des forces républicaines telles que la police, la gendarmerie, et l’armée nationale.
Nul autre groupe ne peut exercer une telle mission où se substituer aux forces républicaines.

Face à cet énième drame, dans la région du Guémon, j’exprime mes sincères condoléances les plus attristées à la famille biologique du défunt, à toute la grande famille éplorée, et à la communauté baoulé vivante dans la région du Guémon.
j’exprime également ma plus grande et sincère solidarité aux populations du canton zarabaon, du département de Bangolo et de la région du Guémon.
La douleur des familles du Guémon est aussi ma douleur.
La vie d’un citoyen ivoirien, ou qu’il vive sur le territoire national, doit avoir la même valeur et bénéficier de la même protection de la république.

Je demande solennellement au gouvernement,
L’ouverture immédiate d’une enquête judiciaire afin que toute la lumière soit faite sur cet énième crime grave et que les auteurs quels qu’ils soient, soient arrêtés et traduits devant la justice.

Je sollicite le démantèlement immédiat et sans délai de tous les corridors où barrages illégaux des dozos dans la région du Guémon.

Je sollicite le déploiement renforcé des forces de sécurité régulières pour protéger les populations.

Je sollicite de l’état, des mesures concrètes pour garantir que de tels drames ne se reproduisent plus dans le Guémon et partout en Côte d’Ivoire.

Je promet solidarité une mission parlementaire à ce sujet parce qu’il est impératif que les populations l’ouest et plus particulièrement ceux de la région du Guémon comme toutes les populations de la côte d’Ivoire, puissent vivre en paix, circuler librement et se sentir protéger par leur pays.

Je tiens également à rappeler que ce qui se passe aujourd’hui dans certaines localités du Guémon est inacceptable,
hier c’était Guézon, avant hier Bagohouo, et aujourd’hui Kahin zarabaon.

la paix, la cohésion sociale, le vivre ensemble et le respect mutuel entre toutes les communautés vivantes dans notre région sont des valeurs essentielles que nous devons préserver.

La paix, la justice, la sécurité et la dignité des populations du Guémon ne sont pas négociables.

La paix ne peut être durable que lorsqu’elle repose sur la justice et sur le respect des lois de la république.

Je resterai pleinement engagé aux côtés des populations du Guémon pour que ces actes inhumains et ignobles cessent et que la vie de chaque citoyen soit protégée ».

L’honorable
Ange Gnonka,
Député de ma nation, Élu indépendant de la circonscription électorale de Duékoué sous-préfecture et Guéhiébly commune et sous-préfecture.

Propos transcrit par Ibrahim.

Société

Bouaké/ Assahoré Konan Jacques invite les jeunes à saisir les opportunités d’emploi.

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Le président du Conseil régional de Gbêkê, Assahoré Konan Jacques, a invité les jeunes de la région à saisir les différentes opportunités de formation, de financement et d’emploi mises à leur disposition par le gouvernement et le Conseil régional, afin de favoriser leur insertion socioprofessionnelle. Il a lancé cet appel, le vendredi 24 juillet 2026, à l’occasion de la troisième session ordinaire du Conseil régional de Gbêkê, tenue à l’hôtel Vinciane de Bouaké, en présence de plusieurs personnalités politiques, administratives et coutumières.

Cette session avait notamment pour objectif de faire le point sur l’exécution du budget primitif et d’adopter le budget modificatif n°1 de l’année 2026. Elle a également permis de dresser un bilan à mi-parcours de l’année, afin d’identifier les besoins urgents des populations. À cette occasion, Assahoré Konan Jacques a félicité les conseillers régionaux pour leur implication dans la réalisation et la remise de 160 ouvrages aux populations au début du mois de juillet.

Dans son allocution, il a exhorté les jeunes à s’inscrire dans la troisième phase du Contrat de désendettement et de développement (C2D3), afin de bénéficier de financements et d’un accompagnement pour la réalisation de leurs projets et la création d’activités génératrices de revenus:« L’une de nos préoccupations majeures, c’est l’emploi de nos jeunes. En effet, le gouvernement met en place beaucoup de projets pour occuper sainement nos jeunes. Alors, je pense que nos jeunes doivent prendre conscience et saisir ces opportunités. Ils doivent se dire que le gouvernement fait beaucoup pour eux et qu’ils doivent l’accompagner en s’inscrivant dans cette dynamique et dans les projets qu’il initie pour leur permettre d’être autonomes. Je les invite à s’inscrire dans cette nouvelle phase du C2D3 afin de bénéficier de ces accompagnements », a-t-il conseillé.

Poursuivant, le président du Conseil régional a expliqué que l’adoption du budget modificatif vise à poursuivre la mise en œuvre des projets de développement au bénéfice des populations, notamment dans les domaines des infrastructures éducatives et sanitaires, de l’accès à l’eau potable et d’autres secteurs prioritaires:« Vous savez que la gestion d’un Conseil régional est une gestion prévisionnelle. En début d’année, nous avons fait une programmation pour réaliser un ensemble de projets. Chemin faisant, nous avons eu des situations qui nécessitaient que nous modifiions le budget pour prendre en compte les ressources additionnelles qui se sont dégagées et ajuster les dépenses », a-t-il fait savoir.

En outre, Assahoré Konan Jacques a appelé à l’unité et à la cohésion au sein de la chefferie traditionnelle, dans un contexte marqué par des mésententes. Il a, à cette occasion, offert, au nom du Vice-Premier ministre, un minicar à la chefferie traditionnelle afin de faciliter sa mobilité lors de ses différentes rencontres.

Au nom de la chefferie traditionnelle, le président régional de la Chambre des rois, Nanan N’Goran Koffi II, a exprimé sa gratitude au donateur et réaffirmé l’engagement des chefs traditionnels à œuvrer en faveur de la cohésion:« Nous voulons la cohésion, une Côte d’Ivoire solidaire, une Côte d’Ivoire réunie et une Côte d’Ivoire qui se développe davantage », a-t-il déclaré.

De son côté, le préfet de Sakassou, Tiebgé Bonaventure, représentant le préfet de région, préfet du département de Bouaké, a félicité le président du Conseil régional et l’ensemble des conseillers pour les nombreux ouvrages réalisés en vue d’améliorer les conditions de vie des populations.

Prince Koffi

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Société

Accident de Touba-Biankouma : Diarra Transport lourdement sanctionnée, sa carte de transporteur suspendue

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Les premières conclusions de l’enquête administrative sur le dramatique accident de la circulation survenu sur l’axe Touba-Biankouma sont sans appel. À l’issue des investigations menées par le Bureau Enquête et Analyse Accident (BEA), le Ministère des Transports et des Affaires Maritimes a décidé de prendre de sévères sanctions à l’encontre de la compagnie Diarra Transport, mise en cause dans ce drame qui a coûté la vie à plusieurs personnes.

Saisi le 13 juillet 2026, le BEA avait pour mission de déterminer les circonstances exactes de l’accident ainsi que les éventuels manquements techniques et administratifs. Selon le rapport préliminaire, plusieurs irrégularités ont été relevées dans la gestion du parc automobile de la société. Les enquêteurs évoquent notamment des violations de la loi d’orientation du transport intérieur de 2014 ainsi que de la réglementation de 2017 relative au contrôle technique des véhicules.

Face à la gravité des faits constatés, le Ministère des Transports et des Affaires Maritimes a décidé d’agir sans attendre l’issue de la procédure judiciaire. À compter du 24 juillet 2026, la carte de transporteur de Diarra Transport est suspendue, entraînant de fait l’arrêt de ses activités.

En outre, l’ensemble des autocars de la compagnie devra être transféré à Abidjan afin d’être soumis à une inspection technique approfondie et à un contrôle de conformité administrative sous la supervision des services compétents du Ministère.

La reprise des activités de la société sera également conditionnée à la présentation du Certificat d’Aptitude de Conducteur Routier (CACR) pour chacun de ses chauffeurs. Ce document, obligatoire pour l’exercice de la profession, devra être produit avant toute remise en circulation des véhicules.

Sur le plan financier, Diarra Transport devra régler l’ensemble des amendes liées aux infractions routières commises par ses véhicules, ainsi que les frais engagés dans le cadre de la prise en charge des conséquences de l’accident.

Au-delà de cette affaire, le Gouvernement entend adresser un message fort à l’ensemble des transporteurs routiers. Ces sanctions illustrent la volonté des autorités de renforcer le respect des normes de sécurité et de lutter contre les comportements mettant en danger la vie des usagers de la route.

Dans son communiqué signé par le Directeur de Cabinet, Dioman Coné, le Ministère rappelle que ces mesures entrent en vigueur dès leur publication et resteront applicables jusqu’à leur exécution complète, sans préjudice des poursuites judiciaires qui pourraient être engagées contre les personnes concernées.

À travers cette décision, les autorités réaffirment leur détermination à promouvoir un transport routier plus sûr et à faire respecter le mot d’ordre : « Stop à l’incivisme sur la route. »

Christ Kémondé

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Société

Univers du Bois en Cote d’Ivoire

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Koffi Kouadio Guy
Président de l’UAPB-CI fait une plaidoirie:
 » Nous demandons a l’Etat d’engager un dialogue entre le ministère des Eaux et Forêts, les industriels du Bois, et les artisans. »

Apres son investiture le 13 juin dernier a Yamoussoukro comme Président de l’Union des Artisans Professionnels du Bois de Cote d’Ivoire (UAPB-CI), Koffi Kouadio Guy par ailleurs Président de la Chambre Régionale de Métiers de Yamoussoukro s’est penche sur la question cruciale de l’avenir du Bois en Cote d’Ivoire.
C’était le mercredi 22 juillet en ses bureaux sis a Toumodi.

Le président de l’Union des artisans professionnels du bois de Côte d’Ivoire (UAPBCI) a appelé les pouvoirs publics à renforcer les mesures en faveur de la filière bois, notamment à travers le reboisement, un meilleur accès des artisans au bois d’œuvre et une concertation permanente entre l’État, les industriels et les professionnels du secteur.
Il s’exprimait relativement aux défis de la profession.

Investie officiellement le 13 juin dernier à Yamoussoukro, l’Union des artisans professionnels du bois de Côte d’Ivoire (UAPBCI) entend faire du reboisement l’une de ses priorités. Selon son président Koffi Kouadio Guy, cette initiative répond à un double objectif : lutter contre les effets du changement climatique et garantir la pérennité des métiers du bois.
Il a rappelé que, dans les années 1960, le bois figurait parmi les principales richesses économiques du pays. Toutefois, l’exploitation intensive des ressources forestières, sans reboisement suffisant, a progressivement fragilisé la filière.

Regroupant plus de 1 500 artisans répartis sur l’ensemble du territoire national, l’organisation souhaite mobiliser ses membres autour d’importants programmes de reboisement. Elle déplore cependant le manque de terres disponibles pour développer ces plantations.
Le responsable de l’UAPBCI a également dénoncé les difficultés d’approvisionnement en bois auxquelles sont confrontés les artisans. Pour lui, une grande partie de la production nationale est destinée à l’exportation, tandis que le marché local reste insuffisamment approvisionné, poussant certains professionnels vers le sciage clandestin, une pratique interdite par la réglementation ivoirienne et passible de lourdes sanctions.
Face à cette situation, il a exhorté les artisans à se conformer à la législation en obtenant les agréments requis et en s’approvisionnant exclusivement auprès des circuits autorisés.

L’organisation plaide par ailleurs pour la mise en place de centrales d’achat régionales afin de faciliter l’accès au bois, notamment pour les artisans installés dans les localités situées au-delà du 8ᵉ parallèle, où les scieries sont peu nombreuses et où les coûts de transport restent élevés.

Le président de l’Union appelle également l’État à engager un dialogue entre le ministère des Eaux et Forêts, les industriels du bois et les artisans afin d’améliorer la disponibilité de la matière première sur le marché local, de favoriser une meilleure régulation des prix et de préserver les emplois dans la filière.
Estimant que les métiers du bois demeurent de véritables opportunités d’insertion professionnelle pour les jeunes, il regrette qu’ils attirent de moins en moins de candidats malgré leur fort potentiel économique.

En conclusion, Koffi Kouadio Guy a lancé un appel à tous les Ivoiriens à participer aux efforts de reboisement en plantant chacun un arbre, rappelant que « le bois, c’est la vie », un geste indispensable pour préserver les ressources forestières et assurer l’avenir de toute la filière.

Alassane Digbeu

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