Le député de Yamoussoukro, Yaya Ouattara, a récemment décidé de produire un droit de réponse au quotidien Liberté, conformément aux dispositions de la loi ivoirienne sur la presse. Cette réaction fait suite à un article du journal mettant en cause certains de ses agissements, notamment une reconnaissance jugée à géométrie variable, susceptible d’alimenter des tensions entre deux figures majeures du RHDP à Yamoussoukro.
Cependant, loin d’apporter des réponses précises sur le fond des accusations, le député s’est plutôt attelé à présenter la structuration du RHDP et à tenter d’identifier les sources du journaliste. Une démarche qui interroge, d’autant plus que, dans l’exercice de sa profession, le journaliste n’est nullement tenu de révéler ses sources.
A l’entame, un élément intrigue, le droit de réponse ne semble pas avoir respecté les règles de l’art. Avant même d’exiger sa publication dans le journal mis en cause, il a été diffusé sur les réseaux sociaux par la communication du député. Une pratique qui surprend, car ce mécanisme s’exerce d’abord dans le média concerné, et non sur des canaux parallèles
Pire encore, cette stratégie de communication semble éluder la question essentielle soulevée : celle d’une reconnaissance sélective perçue comme facteur de division.
Sur le terrain, des militants du parti expriment déjà leurs inquiétudes. Ils redoutent que les déclarations du député, notamment sur les réseaux sociaux, ne ravivent des clivages entre deux leaders influents : le ministre du Plan, Souleymane Diarrassouba, et le ministre-gouverneur du District autonome de Yamoussoukro, Augustin Thiam. C’est bien cette communication jugée subtilement orientée qui est aujourd’hui au cœur de la controverse.
En effet, l’opinion attendait du député une réponse plus politique et rassembleuse, fondée sur des actions concrètes en faveur de la cohésion entre les militants du RHDP à Yamoussoukro, notamment entre les partisans des deux cadres. Une démonstration claire d’unité aurait sans doute permis de dissiper les doutes.
À défaut, le député aurait pu s’appuyer sur ses propres communications pour illustrer un engagement constant en faveur de la cohésion entre ces deux personnalités, dont la collaboration a largement contribué à son ascension en tant que député et coordinateur départemental du parti.
Par ailleurs, la question de la reconnaissance dite sélective demeure entière. L’article incriminé rappelait à juste titre que l’histoire du parti, grâce auquel Yaya Ouattara est aujourd’hui député, ne commence pas avec l’arrivée de Souleymane Diarrassouba.
Il convient de rappeler que bien avant l’émergence politique de ce dernier dans la région, Augustin Thiam s’était déjà engagé avec détermination. Dès la création du RDR, à une époque où soutenir Alassane Ouattara à Yamoussoukro relevait presque de l’audace politique, il a fait un choix clair et assumé. Cet engagement s’est construit au prix de nombreux sacrifices pour l’implantation du parti dans la localité.
C’est cette mémoire militante que certains estiment aujourd’hui négligée. En mettant en avant de manière appuyée le ministre Souleymane Diarrassouba, le député donne parfois l’impression de minimiser, voire d’ignorer, le rôle déterminant d’Augustin Thiam.
L’exemple de la cérémonie d’intronisation du chef de Nanan est révélateur. Selon plusieurs sources locales, cette cérémonie, financée à plus de huit millions de francs CFA, a été entièrement prise en charge par le ministre-gouverneur Augustin Thiam, qui a également joué un rôle clé dans la médiation d’une crise coutumière vieille de plus de dix ans. Pourtant, dans sa communication, le député a préféré saluer l’engagement du ministre Souleymane Diarrassouba, en des termes qui ont suscité incompréhension et critiques.
C’est précisément sur ce type de positionnement que l’opinion attendait des éclaircissements.
En définitive, il ne s’agit pas de contester la reconnaissance du député envers son mentor actuel, ni de remettre en cause la structuration du RHDP. Le véritable enjeu réside dans la nature des messages diffusés : des messages qui, même subtils, peuvent fragiliser la cohésion du parti à Yamoussoukro.
Une question demeure alors : dans ce jeu d’alliances et de repositionnements, jusqu’où ira cette logique de reconnaissance sélective ? Et demain, qui sera le mentor ?
Au cours d’une rencontre à Dignago dans le département de Gagnoa, la Ministre de la Cohésion nationale de la solidarité et de la lutte contre la pauvreté, Myss Belmonde Dogo a réaffirmé sa loyauté au RHDP, tout en affichant sa volonté de se présenter aux élections régionales de 2028 dans le Gôh, si son parti l’investit.
Une candidature motivée par la base
En effet, après Djédjé Bagnon, l’actuel occupant du fauteuil régional, et l’ex-député d’Ouragahio- Bayota et Dahiépa-Kéhi, M. Abel Djohoré, des militants RHDP de Dignago, Galébré et Guibéroua ont donné de la voix le samedi 25 avril 2026 lors d’une cérémonie publique à Dignago, pour demander à la ministre Belmonde de prendre les reines de la région du Gôh en 2028.
Un appel motivé par le bilan de la secrétaire départementale du RHDP de Guibéroua-Dignago- Galebré sur le terrain d’une part et, d’autre part, par sa proximité constante avec les populations.
« Son engagement et ses actions sociales ont renforcé son aura de leader locale incontestée », ont souligné les militants du RHDP de la zone de Dignago par le biais de leur porte-parole, M. Sylla Bema, délégué de zone du RHDP. D’où leur engagement à payer entièrement sa caution de campagne et tous les frais y afférents.
La réaction de la ministre Belmonde Dogo.
Fidèle à la discipline du parti qui est une vertue cardinale pour elle, Myss Belmonde Dogo a tranché avec une franchise qui la caractérise. Tout en exprimant sa gratitude pour la confiance renouvélée en elle par la base, elle a rappelé que l’heure n’était pas encore aux ambitions personnelles, mais au travail collectif afin de consolider la paix dans le parti du Président de la République, SEM. Alassane Ouattara.
« Depuis la création du RHDP en tant que parti, je n’ai jamais désobéi. Lorsque le président Alassane Ouattara me demande d’aller à gauche je vais à gauche parcequ’un militant est un militaire, un soldat du parti. Je sais que c’est votre volonté, mais si ce n’est pas là volonté du parti, je n’irai pas », a fait savoir Myss Belmonde Dogo.
Soulignant au passage que sa priorité actuelle demeure sa mission gouvernementale et la consolidation de l’unité au sein du RHDP dans le Gôh, pour assurer des victoires éclatantes lors des scrutins à venir, notamment les municipales et les régionales. Car pour elle, « les candidatures aux régionales suivront le calendrier et les procédures définies par la haute direction du parti. [Ainsi] si le parti nous dit de courir, on va courir ».
Le message d’unité de la ministre aux militants
En « tranchant » ainsi, la ministre souhaite éviter toute aventure politique prématurée qui pourrait fragiliser la cohésion au sein du parti présidentiel dans le Gôh. D’où son appel à la cohésion et à l’entente afin d’éviter de faire le lit de l’opposition.
Ces déclarations ont été faites en marge de l’opération « La toile du militant » qui a permis à plusieurs militants du RHDP de bénéficier d’importants appuis financiers. Une cérémonie rehaussée en image par la présence remarquée de plusieurs cadres du RHDP de la région du Gôh dont le député-maire de la commune de Gagnoa, Yssouf Diabaté et le député de Ouragahio- Bayota, Koné Issa.
Ouncado PIERROT, infos avec Edson Djédjé Capri à Gagnoa
District des Montagnes / Première grande réunion du PDCI-RDA après les législatives de 2025 : Des dossiers chauds sur la table du ministre Bombet et du HRD Kah Zion
Sur instructions du Minsitre d’Etat, le Doyen Émile Constant BOMBET, Vice-président, Coordonnateur des activités du Collège des Vice-presidents du PDCI-RDA, les militants du parti octogénaire du District des Montagnes ont été conviés le mercredi 29 avril à 17h au siège du parti à Cocody, à une importante réunion, par le Vice-président par ailleurs, Haut Représentant du President TIDJANE THIAM dans le District des Montagnes, le Maire Dénis Kah ZION.
Une réunion-bilan, après les législatives 2025
Cette rencontre, la première du genre, sera mise à profit pour faire le bilan des élections législatives de décembre 2025 dans le District autonome des Montagnes. « Tirer les leçons du passé et préparer les échéances locales futures de 2028 », tel semble le message en toile de fond de cette assise du Grand Ouest montagneux qui abordera aussi, des sujets ayant trait à la vie du PDCI-RDA au plan local et national.
Les 80 ans du parti, le cas « SIABA ANTOINE » en justice avec le PDCI-RDA et celui des JUDAS du parti
Après la Maison du parti Abidjan puis, à Yamoussoukro, village natal de son fondateur, les cadres du District des Montagnes se rencontreront pour les préparatifs de la cérémonie marquant les 80 ans du PDCI-RDA dans leur pré-carré politique. En outre, ils statueront aussi sur l’affaire « SIABA ANTOINE », Ex délégué de la ville de Logoualé qui conteste juridiquement la légalité d’exercice du président THIAM à la tête du PDCI-RDA. Tout comme l' »affaire SIABA ANTOINE », les cas des militants dits » JUDAS » qui ont appelé ouvertement à voter contre les candidats investis par le parti lors des législatives de 2025 pourraient être abordés, sans tabou, comme l’ont fait le PPA-CI de Gbagbo et le RHDP d’ADO. Mais avant cette rencontre, Mme Georgette Gielen, militante très active de Duékoué a donné le ton en dénonçant dans plusieurs organes de presse, « Les manoeuvres souterraines peu courageuses des adversaires de TiThi qui consistent, à pousser dans le dos, des militants alimentaires pour déstabiliser le parti du premier Président de la Côte d’Ivoire moderne ».
Les personnalités conviées par le VP/HRD Denis Kah Zion
Ce sont entre autres, les Vice-presidents, les Inspecteurs, les membres du Comité des Sages, les Délégués, les membres du Bureau Politique, les Responsables de la JPDCI et de l’UFPDCI, les Responsables d’associations et les Cadres, les militants et sympathisants du PDCI-RDA.
Les prochaines réunions du PDCI-RDA du District des Montagnes, selon nos sources, verront certainement la participation efficiente de Wodo PDCI-RDA, un mouvement associatif créé récemment par des jeunes cadres de plusieurs secteurs d’activités, originaires de Danané, très engagés pour réécrire les lettres de noblesse du parti octogénaire dans la région du Nimba.
En Côte d’Ivoire, la légitimité du président du PDCI-RDA est à nouveau remise en cause, suite à l’assignation en justice du PDCI RDA en date du mardi 21 avril 2026 par M. Siaba Antoine Constant, ex délégué Man 2 par ailleurs membre du politique, non à jour de ses cotisations. Une ènième tentative de déstabilisation interne « sans fondement solide de THIAM et par ricochet du PDCI-RDA », virulemment dénoncée par Mme Georgette Gielen dite Maman Boya.
Indignation totale face aux assignations contre Tidjane THIAM et le PDCI-RDA en justice
D’entrée de jeu, la Diva de la politique de Duékoué s’est adressée aux nombreux détracteurs du petit fils du père fondateur de la République ivoirienne, sans aucune complaisance à leur égard. Excédée visiblement par des plaintes succesives jugées « sans fondement » contre son mentor. « Semble t-il que certains militants pour une question de divergence d’ opinion et loin de privilégier le dialogue familiale, préfèrent aller en justice. Je pense qu’il est temps qu’on leur dise, aussi bien à ceux qui prêtent leurs images, qu’à ceux qui se cachent derrière cette mascarade infâme, qu’on n’est pas obligé de militer au PDCI-RDA… Je m’adresse évidemment à ceux qui se cachent en sous-marin. C’est à eux que je m’adresse en disant qu’ils ne sont pas obligés de rester au sein du parti, dans le PDCI… Tidjane Thiam est le président du PDCI RDA car élu à tête du parti avec une large majorité des militants ».
La réciprocité comme solution aux attaques contre Tidjane THIAM et le PDCI-RDA
Maman Boya ne s’est pas limitée qu’à la dénonciation des attaques contre Tidjane THIAM. Bien au-delà, elle, convaincue que « le budget voté pour déstabiliser le PDCI-RDA et son président Tidjane Thiam n’est pas encore épuisé », elle a annoncé des mesures de réciprocité en cas de nouvelles attaques contre TiThi et le PDCI-RDA en ces termes suivants : « Nous sommes prêts à la prochaine attaque à riposter par les mêmes moyens, pour diffamation et tentative de déstabilisation du parti.. Il y a des limites à ne pas franchir. Le silence est loin d’être un signe de faiblesse ».
Une adresse qui concerne aussi bien les occupants du sous-marin que ceux du bateau qui navigue à la dérive. « Notre pays est trop beau pour qu’on le détruise. Réfléchissons vite et bien car le médecin après la mort n’a plus d’utilité », a-t-elle conseillé aux détracteurs peu courageux de Tidjane THIAM et du PDCI-RDA.
Les attaques contre Tidjane THIAM, une invite à l’unité des militants du PDCI-RDA
« Même s’il nous reste que trois tondus et deux pelés, avec de la détermination, nous allons y arriver…Vos attaques nous fortifient et nous font grandir. Car comme le dit-on si bien, on ne jette des pierres qu’à un arbre qui porte des fruits. Arrêtons ces caprices et enfantillages car nous avons de la maturité. Nos aînés nous ont montré la voie tracée, alors, soyons dignes au PDCI RDA ».