Alors qu’on croyait le ministre d’État , Dr Mabri Toikeusse et le ministre gouverneur du district autonome des montagnes, Dr Albert Flindé, définitivement distants pour des raisons politiques, les deux dinosaures de la politique et cadres de la région du Tonkpi , se sont retrouvés , contre tout attente, main dans la main à une cérémonie culturelle.
C’était le mercredi 08 décembre 2021, au lancement officiel du festival » Tonkpi Nihidaley » sur le site du conseil régional à Man.Ce qui a surpris plus d’un, c’était le discours de ces deux personnalités, sans parler de la présence du ministre gouverneur , RHDP, à ce festival, dont le numéro 1 de l’UDPCI en est l’initiateur. A vrai dire depuis le départ de Abdallah Toikeusse Mabri du RHDP avec plusieurs de ces collaborateurs, il y a un véritable froid entre lui et les cadres du parti arc-en-ciel, restés avec les houphouetistes, dont Dr Flindé.
Depuis cette période de divorce, c’est ce mercredi 08 décembre là, que les deux cadres du Tonkpi, se sont retrouvés et ont fait la paix devant leurs parents du Tonkpi.Dans son allocution, le ministre d’État, n’a pas caché sa joie de voir le ministre gouverneur, saisir sa main tendue , en acceptant son invitation à cette tribune de promotion de la culture Dan. Mieux le président de la région du Tonkpi, a présenté ses excuses , relatives à son absence à l’installation officielle du ministre gouverneur Dr Flindé, qui fut son vice président à l’UDPCI. » J’ai eu des contraintes qui m’ont empêché d’être présent. Mais je me suis fait représenté, je présente mes excuses. » s’est exprimé Abdallah Toikeusse Mabri.
« Les excuses sont acceptées. Tu étais de l’autre côté, au village pour rendre hommage à ta mère. Elle est aussi ma mère . Sache que désormais nous travaillerons ensemble pour le développement de la région. » a répondu le ministre gouverneur du district autonome des montagnes. Sans oublier que, Dr Flindé, par ailleurs coordonnateur régional RHDP et député de Man commune a concrétisé sa bonne fois par un don en numéraire d’une valeur de deux millions, pour le comité d’organisation ,les chefs.
Ce festival qui est en sa quatrième édition, sera -t-il désormais considéré comme le lieu de rencontre des Dan de toutes les sensibilités politiques ? Si tel est le cas , le rapprochement entre Mabri et Flindé, doit marquer une nouvelle ère politique dans le Tonkpi, où le bien être des populations prime sur l’ambition politique. Quant au festival » Tonkpi Nihidaley » 4, c’est tout un programme alléchant : un forum économique, une exposition d’art ainsi qu’un marché artisanal et industriel, un colloque, la promotion d’arts vivants, visuels et numériques, les sports , sans oublier des randonnées en vue de la découverte du riche patrimoine touristique Dan.
La spécificité de ce festival réside dans sa ouverture aux peuples , autres que les alliés des Dan. Cette année les Agni Moroffoué et l’Afrique du Sud étaient les grands invités. Parlant de la mobilisation, elle est exceptionnelle, depuis le lancement officiel. Le » Nidayikpi » ou l’étape culminant du festival, c’est pour ce samedi 11 décembre, et connaitrra la conclusion du colloque et un show le soir avec des artistes de renom.
La dynastie manoise hermétiquement instaurée depuis plusieurs décennies à Duékoué, au sommet des organisations traditionno-communautaires des Yacouba ou DAN installés dans la région du Guémon, ne sied plus aux Danites, originaires des départements de Danané et de Zouan-hounien. D’où la récusation pure et simple le dimanche 6 septembre 2026 par les ressortissants de Danané et Zouan-hounien, de M. Bouh, qui serait appelé à être investi « abusivement » les mois à venir par le ministre Mabri Albert Toakeusse Abdala. Une cérémonie dont le parrainage reviendrait au ministre délégué Sérey Doh Célestin, conformément aux échanges eus courant août 2026, à Bangolo avec la communauté manoise vivant à Duékoué.
La genèse de la situation qui prévaut depuis plusieurs décennies
Dans la région du Guémon, le mode opératoire du choix du garant central de la tradition du peuple DAN ou Yacouba ne fait point l’unanimité. Situation empirée, depuis la mort du chef central, l’honorable Kossa. Ce, malgré les interpellations des manois par le sage Ouoya Huberson, actuel chef central des DAN ressortissants des départements de Danané et Zouan-hounien vivant dans le Guémon.
Pis, la part belle est faite aux Danites du département de Man dans le bureau exécutif constitué, avec trois postes de vice-présidents, les sous-préfectures de Logoualé et de Sangouiné étant abusivement considérés comme des départements de pleins exercices.
À ces tares s’ajoutent la dynastie manoise hérigée des mains de maître au sommet des associations des femmes et des jeunes dont les deux responsables, en plus d’être issus du département de Man, sont de la même famille : le président régional des jeunes étant le petit frère de la présidente régionale des femmes.
De telles praxis dites « égocentriques dans le fonctionnement des organisations traditionno-communautaires » par un membre du corps préfectoral, ont inéluctablement conduit les DAN ressortissants des départements de Danané et Zouan-hounien à prendre leur destin en main le 5 juin dernier, pour désigner selon les us et coutumes de leurs ancêtres, leurs leaders communautaires.
Les noms des chefs traditionnels DAN ressortissants de Danané et Zouan-hounien dans le Guémon
Ainsi, ont été désignés à l’unanimité par le collège des sages dirigé par le patriarche Troh et ovationnés par les filles et fils DAN ressortissants de Danané et Zouan-hounien vivant dans le Guémon, les garants de la tradition dont les noms suivent :
L’honorable Ouoya K. Huberson, chef central des DAN ressortissants de Danané et Zouan-hounien et résidant dans le Guémon,
L’honorable Yomi Kapeu, chef des DAN ressortissants de Danané, résidant dans le Guémon,
By Alphonse, chef des DAN ressortissants de Zouan-hounien, résidant dans le Guémon.
Le cri de coeur des DAN ressortissants de Danané et Zouan-hounien, vivant dans le Guémon
« Quand on se perd en brousse, on rebrousse chemin », ont débuté les filles et fils du Nimba (Ndlr: Départements de Danané et Zouan-hounien). « Nous ne sommes pas venus en bascote pour transporter les affaires de tous ceux qui ont très peu d’égard pour nous. Nous existons, donc sommes », ont décrié le dimanche 6 septembre 2026 dernier en choeur cette forte colonie des Danites ressortissants de Danané et Zouan-hounien, vivant dans le Guémon, arbitre électorale du Guémon, lors d’une réunion qui a mobilisé plus de 500 personnes au domicile privé de l’honorable Yomi Kapeu à Duékoué.
Une bataille qui acte la création de la région du Nimba
Sous les dehors de cette bataille traditionno-communautaire se profile à l’horizon celle de la scicion de la région du Tonkpi en deux régions. Toute chose qui donnera naissance à la région du Nimba dont certaines commodités administratives ont déjà été créées notamment la DRENA du Nimba et bien d’autres services.
Tout est désormais clair et net dans le Guémon : les DAN ressortissants des Départements de Man, Biankouma et Sipilou, puis ceux des Départements de Danané et de Zouan-hounien ne tiennent plus le même langage traditionnel. Dès lors, la cérémonie d’intronisation en vue pour installer le chef central des DAN ressortissants du Tonkpi et vivant dans le Guémon ne saurait outre mesure les incomber, tous, à l’unanimité.
L’écrivain Goulivas Jean, connu sous le nom d’auteur Ancien Goulivas, a procédé, samedi 8 août 2026, à la dédicace de son deuxième ouvrage intitulé « Souvenirs de Jean Ouloassé », au Conseil régional du Cavally, à Guiglo.
La cérémonie s’est déroulée en présence de nombreux parents, amis et connaissances de l’auteur, ainsi que de Mme Assiè Lucie, directrice régionale de la Culture et de la Francophonie du Cavally, qui a reçu des mains de l’écrivain un exemplaire dédicacé de son œuvre.
Prenant part à cette cérémonie consacrée à la promotion de la littérature et à la transmission de la mémoire, Mme Assiè Lucie a salué cette initiative qui contribue à la valorisation de l’écriture et à la conservation de l’histoire et du patrimoine culturel. À travers « Souvenirs de Jean Ouloassé », Goulivas Jean entend laisser un héritage à ses enfants et à la jeunesse ivoirienne, en les invitant à s’intéresser davantage à leur histoire familiale, culturelle et communautaire. « Vous devez connaître votre propre histoire. Vous devez vous nourrir de la sagesse de vos aînés. Posez les questions sur l’histoire de votre famille, de votre tribu, de votre lignée. Ainsi vous ne serez pas perdu dans ce grand village planétaire », recommande l’auteur. L’écrivain souhaite également, à travers son parcours, encourager les personnes du troisième âge à continuer à apprendre, à se réaliser et surtout à transmettre leur expérience aux générations futures. « Ne dites pas qu’il est trop tard et que votre âge est avancé. Tant qu’il y a la vie, réalisez-vous, apprenez de nouvelles choses et transmettez à travers vos écrits qui resteront quand vous serez partis », exhorte-t-il. Cette dédicace constitue ainsi un moment de partage autour de la littérature, de la mémoire et de la transmission intergénérationnelle, avec l’ambition de contribuer à la préservation de l’histoire et des valeurs culturelles du Cavally.
Le 11 juillet 2026, Invité d’honneur de la première édition du Ywolê Festival, le président de la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance et président élu du Conseil régional de la Marahoué, Épiphane Zoro Bi Ballo, a réaffirmé son engagement en faveur d’un développement local fondé sur la promotion des valeurs culturelles et le renforcement des capacités des communautés.
La cérémonie, organisée à Degbezéré, dans le département de Bouaflé, a rassemblé autorités administratives, chefs traditionnels, cadres et partenaires institutionnels. Elle a été marquée par la remise officielle d’une ambulance au village de Ouanzanou ainsi que par la distribution de plusieurs équipements de production au profit des coopératives des 33 villages Ywolê.
Tricycles, broyeuses, décortiqueuses de riz et divers matériels ont été remis aux bénéficiaires afin de soutenir leurs activités génératrices de revenus et de favoriser leur autonomisation économique.
Prenant la parole, Épiphane Zoro Bi Ballo a salué une initiative qui, selon lui, traduit une vision du développement axée sur des actions concrètes au bénéfice des populations. Il a félicité la promotrice du festival, Marie-Laure Adjoua, pour son engagement en faveur de la promotion du patrimoine Ywolê et du développement de la Marahoué.
Il a également exprimé sa gratitude aux partenaires ayant contribué à la réussite de cette première édition, notamment la Direction générale de l’Emploi, dont l’appui a permis la mise en œuvre de plusieurs actions en faveur des communautés.
Au-delà de son caractère festif, le Ywolê Festival s’affirme comme un cadre de valorisation de l’identité culturelle Ywolê, de renforcement de la cohésion sociale et de promotion du développement à la base. Les prestations artistiques et traditionnelles qui ont rythmé la cérémonie ont donné un cachet particulier à cette première édition, appelée à devenir un rendez-vous majeur dans la région de la Marahoué.