Créée en 2014, la Société coopérative des exploitants agricoles des antilopes du Haut-Sassandra (SOCEADAHS-COOP-CA) a tenu son assemblée générale ordinaire le samedi 27 juin 2026 à Daloa. À cette occasion, elle a affiché de fortes ambitions pour la campagne agricole 2025-2026, avec un objectif de production fixé à 10 000 tonnes de cacao.
Cette projection intervient après une campagne jugée globalement satisfaisante, marquée par la commercialisation de 5 214 tonnes de cacao et 1 094 tonnes d’anacarde, malgré un contexte difficile caractérisé par des défis climatiques, économiques et géopolitiques.
Le président du Conseil d’administration, Rabolom Souleymane, a indiqué que cet objectif repose sur une meilleure organisation des producteurs, le renforcement de l’encadrement technique et l’amélioration continue de la productivité dans les zones de production.
Selon lui, la coopérative entend également accroître la part du cacao certifié, en partenariat avec des acteurs internationaux et des programmes de durabilité destinés à renforcer la qualité et la compétitivité de la production ivoirienne.
Des investissements sociaux au profit des communautés rurales
Au cours de l’exercice écoulé, la SOCEADAHS-COOP-CA a multiplié les investissements en faveur des communautés rurales. Elle a réalisé sept forages villageois afin de renforcer l’accès des populations à l’eau potable, dont un à Zagrogbeu.
La coopérative a également poursuivi ses actions dans le domaine de l’éducation en construisant une école à Tourékro, dans le département de Zoukougbeu, et en réhabilitant une école à Yacouba Carrefour, précisément à Kouamékro, dans la sous-préfecture de Zaïbo.
Ces différentes réalisations témoignent de l’engagement de la coopérative à améliorer durablement les conditions de vie des populations rurales, en complément de ses actions en faveur de la modernisation de la filière café-cacao.
Un encadrement renforcé pour améliorer les rendements
Dans cette dynamique, la SOCEADAHS-COOP-CA prévoit d’intensifier la formation des producteurs sur les bonnes pratiques agricoles, la lutte contre les maladies des cultures et l’optimisation des rendements.
Des actions de sensibilisation sont également renforcées pour améliorer la qualité des productions et réduire les pertes post-récolte, considérées comme un enjeu majeur pour atteindre les objectifs fixés.
La coopérative mise également sur le développement des partenariats commerciaux, l’autonomisation des femmes et des jeunes, ainsi que sur la promotion de la bancarisation et des services financiers numériques.
La carte du producteur au cœur de la modernisation
Les travaux de l’assemblée générale ont également été marqués par des échanges autour de la réforme de la carte du producteur, initiée par le Conseil du Café-Cacao, qui deviendra obligatoire à compter du 1er septembre 2026 pour toutes les opérations de commercialisation du cacao.
La SOCEADAHS-COOP-CA a pris part à la phase pilote du dispositif, permettant de tester son efficacité sur le terrain, notamment à travers l’utilisation des cartes et des terminaux de paiement électronique (TPE).
Pour le PCA, la carte du producteur constitue un outil central de modernisation de la filière café-cacao en Côte d’Ivoire. Elle vise à renforcer la traçabilité, sécuriser les revenus des producteurs et garantir le respect du prix bord champ fixé par l’État. Au-delà de la commercialisation, elle offre également des avantages sociaux, notamment l’accès aux soins dans les structures sanitaires agréées et l’intégration aux programmes d’appui à la filière.
Il a exhorté les producteurs non encore enrôlés à finaliser leur enregistrement auprès des services compétents, condition indispensable pour la commercialisation de leur cacao lors des prochaines campagnes, et a invité les délégués de sections à poursuivre la sensibilisation pour assurer une large adhésion au dispositif.
Appuis institutionnels et reconnaissance
Intervenant au nom de l’ANADER, Djé Bi Tra Olivier a salué la bonne tenue de cette assemblée générale, qu’il a qualifiée de signe de bonne gouvernance et de transparence. Il a également encouragé les efforts de la coopérative en faveur du développement durable et de la promotion des bonnes pratiques agricoles.
Le délégué régional du Conseil du Café-Cacao à Daloa, Coulibaly Zémogo, a insisté sur l’importance de la généralisation de la carte du producteur, considérée comme un levier essentiel de sécurisation et de modernisation de la filière cacao.
L’assemblée générale a également été marquée par la distinction de Zala Aboubakar, récompensé pour son engagement et son rôle actif dans la sensibilisation des producteurs. Il a reçu une moto ainsi qu’une enveloppe financière.
Créée en 2014, la SOCEADAHS-COOP-CA compte aujourd’hui plus de 5 000 membres, répartis dans les régions du Haut-Sassandra, du Worodougou et du Béré, où elle poursuit ses actions en faveur du développement agricole et de l’amélioration des conditions de vie des producteurs.
Symakan née Coulibaly Adjatou, préfet du département de Zoukougbeu, a procédé le jeudi 1er Octobre octobre 2026, à la cérémonie de remise des intrants à 28 bénéficiaires issus des sous préfectures de Zoukougbeu et de Domangbeu, dans le cadre du projet d’appui au développement du secteur vivrier ( pasdv).
Prenant la parole, Blé Flan, directeur départemental de l’agriculture de Zoukougbeu, a indiqué qu’ils ont reçu des intrants pour une superficie de 25 hectares et demi pour 28 exploitants agricoles issus des sous préfectures de Zoukougbeu et de Domangbeu. Il a noté que l’année dernière, ils ont eu sept bénéficiaires et cette année ils sont à 28. Il s’est réjouie du fait que le projet est entrain de prendre forme dans le département de Zoukougbeu. Et il espère que l’année prochaine Dieu voulant, ils vont accroître ce chiffre pour plus de bénéficiaires puisque l’objectif c’est vraiment d’assurer l’autosuffisance alimentaire en ce qui concerne la production vivrière en Côte d’Ivoire.
Quant à Tidjane Traoré, chargé d’études à la direction d’évaluation des projets au ministère en charge de l’agriculture, par ailleurs point focal et chargé de Suivie au projet Pasdv, il a dit que ce projet a été initié par l’État de côte d’ivoire à travers le ministère de l’agriculture pour lutter contre l’insécurité alimentaire et ce projet vise à pousser la production maraîchers.
Selon lui, en ce qui concerne ce projet l’État a consenti un certain nombre de ressources pour acquérir du matériel agricole, des intrants agricoles qui sont distribués dans l’ensemble des départements de la côte d’ivoire.
C’est pourquoi, au nom du ministre de l’agriculture, et au nom de la coordinatrice du projet Jeannine Kouassi, qui a bien voulu mettre à la disposition de Zoukougbeu ces intrants-là pour que les producteurs puissent vraiment produire et que ces produits là, ne manquent sur le marché.
L’émissaire du ministère de l’agriculture, a exhorté les productrices de maraîchers à utiliser à bon escient ces produits mis à leur disposition.
» Évitez de revendre ces produits là,parce qu’on se rend compte que souvent ça se retrouvent sur le marché. Aidez l’Etat à vous aider d’avantage sans pourtant vendre ces produits là, utiliser les, réellement dans leurs productions de maraîchers. Il s’agit de tomates, gombos, piments, aubergines, concombre, oignons et du choux. On compte sur vous. » Au vu du travail bien fait, nous allons augmenter les quantités l’année prochaine. » a conseillé Tidjane Traoré, qui a terminé en remerciant le préfet du département de Zoukougbeu pour sa présence qui a donné plus d’éclat à cette cérémonie.
Symakan née Coulibaly Adjatou, préfet du département de Zoukougbeu, a pour part traduit toute sa reconnaissance au Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara et à son Gouvernement pour avoir une oreille attentive à sa circonscription en apportant des intrants aux productrices de maraîchers. Il leur a rassuré que ces produits seront utilisés à bon escient.
La 3ᵉ réunion ordinaire de l’exercice 2026, du Conseil Régional du Cavally, a tenue le vendredi 2 octobre 2026 à Taï, a permis de faire le point sur les actions engagées et de définir de nouvelles priorités pour le département et la Région.
Au nom des populations, le Député-Maire de Taï, Hyppolite Bayala, a salué les actions du Président de la République, Son Excellence Alassane Ouattara, notamment l’érection de Taï en département, son raccordement au réseau électrique national, l’électrification des villages et le démarrage du bitumage de l’axe Guiglo-Taï.
Le Conseil Régional a également adopté son budget primitif 2027, avec un accent particulier sur les investissements et les actions de développement.
La ministre d’Etat, ministre de la Fonction Publique et de la modernisation de l’administration, présidente du conseil régional du Cavally, Anne Désirée Ouloto-Lamizana a annoncé le renforcement des actions en faveur de l’éducation, de la santé, de l’eau potable, de l’emploi des jeunes et de l’économie locale, ainsi que la mise à disposition d’engins lourds pour les grands travaux.
Un Carrefour du développement est également prévu au premier semestre 2027 pour mobiliser davantage de partenaires autour des opportunités d’investissement du Cavally.
Taï et le Cavally poursuivent ainsi leur marche vers un développement toujours plus ambitieux.
Le directeur régional du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat de Gbêkê, Fadiga Mamadou, a conduit, samedi 3 octobre 2026, une opération de sensibilisation à l’intention des commerçants de Bouaké sur le respect de la réglementation relative à la commercialisation des boissons énergisantes.
Cette initiative intervient en prélude au lancement des contrôles répressifs prévus à partir du lundi 5 octobre prochain. Grossistes, détaillants et vendeuses ambulantes sont dans le viseur des services du ministère du Commerce. À travers une tournée dans plusieurs magasins et boutiques de la ville, Fadiga Mamadou est allé à la rencontre des acteurs de la chaîne de distribution pour les interpeller sur les restrictions encadrant la vente de certaines boissons énergisantes, notamment celles dont l’étiquetage porte la mention d’interdiction aux personnes âgées de moins de 18 ans, aux femmes enceintes et aux femmes allaitantes.
Au cours de cette opération menée avec l’autorisation du procureur de la République, le directeur régional a déploré la présence importante de ces produits dans les circuits de distribution de la ville, notamment aux abords des établissements scolaires, dans les boutiques et auprès des vendeuses ambulantes. Il a particulièrement dénoncé leur vente aux mineurs, malgré les avertissements clairement inscrits sur les emballages :« Nous sommes venus lancer un avertissement ultime aujourd’hui pour demander à tous ceux qui se livrent à ce type de commerce prohibé d’y renoncer. Parce que dès lundi, nos équipes vont investir tout le terrain », a prévenu Fadiga Mamadou.
Précisant que la commercialisation de ces boissons n’est pas interdite de manière générale, mais que leur vente aux personnes de moins de 18 ans est prohibée, il a annoncé des sanctions contre les contrevenants. Celles-ci comprennent notamment la saisie des stocks concernés et la mise à disposition des commerçants fautifs auprès du procureur de la République, à qui reviendra la décision sur les suites judiciaires à donner.
Outre la vente aux mineurs, cette tournée a permis de relever d’autres irrégularités liées à la conformité des produits. Le directeur régional a notamment signalé la présence d’un lot de boissons ne comportant aucune indication relative aux dates de production et de péremption. Une anomalie qui a immédiatement donné lieu à des instructions de saisie :« Les produits autorisés à la vente dans ce cas de figure sont ceux qui comportent un étiquetage clair en matière de date de production et de date de péremption. Ceux qui ne comportent pas ces mentions obligatoires sont sous le coup de la loi et nous les enlevons », a-t-il expliqué.
Profitant de l’occasion, Fadiga Mamadou a invité les populations à contribuer à la lutte contre la commercialisation des produits non conformes en signalant les infractions constatées. À cet effet, il a rappelé la disponibilité du numéro vert 1343 ainsi que des services déconcentrés du ministère du Commerce pour recueillir les dénonciations.
Le président des consommateurs de Bouaké, Diaby Kassamba a salué cette initiative qui vise à garantir une bonne santé aux populations.