Les questions de limites entre les habitants de Gblapleu, protégés des habitants Wê originaires du village de Yaondé dans la sous-préfecture de Guiglo et certains propriétaires terriens du village Wê de Guitrozon dans la sous-préfecture de Duékoué, pourraient déboucher à terme, sur des conflits fonciers, très meurtriers, si l’on y garde. Ce, en raison de certaines tournures drastiques que prend cette affaire de terre, dans un contexte national pourtant marqué par la sécurisation gratuite des terres initiée par l’État de Côte d’Ivoire, via l’AFOR, à travers le projet PRESFOR.
« Les populations de Gblapleu vivent dans un climat de stress total dû aux problèmes de limites des terres avec leurs voisins de Guitrozon », a dit le chef Koué Antoine de Gblapleu au SE du PDCI-RDA, Lessiéhi Mathias.
L’alerte de conflits fonciers latents lancée par le chef du village de Gblapleu
C’est en présence de plusieurs journalistes que l’alerte du caractère latent des conflits fonciers entre les habitants de Gblapleu et ceux de Guitrozon a été donnée le dimanche 21 juin 2026, dans la matinée, par ‘honorable Koué Antoine, chef du village de Gblapleu. C’était en marge des visites de compassion rendues par M. Mathias Lessiéhi, fils du Canton Zaké-Blao dans la commune de Guiglo et secrétaire exécutif du PDCI-RDA, au chef dudit village suite au décès de son fils médecin, à son conseiller Lamine Pape victime d’un AVC et à Nan Shata, épouse du défunt fondateur du village de Gblapleu. « M.Lessiéhi Mathias, les nouvelles de chez nous ne sont pas très bonnes car nous vivons dans un climat de stress total dû aux problèmes de limites des terres avec nos voisins de Guitrozon », a dit l’honorable dans ses propos liminaires.
Poursuivant, il a indiqué que le problème de limites spatiales est source des conflits fonciers entre eux, protégés par excellence des habitants du village Wê de Yaondé à Guiglo et les habitants du village Wê de Guitrozon à Duékoué. Toutefois, a-t-il averti, cette situation dans évolution actuelle pourrait aboutir à des conflits fonciers très meurtriers de grande envergure, si l’on y prend garde, vu la multitude de parties impliquées dans ce dossier qui perdure depuis plusieurs années.
« Les difficultés pour les habitants du village de Gblapleu de s’adonner aux activités agricoles, les saisies récurrentes des récoltes, le ralentissement drastique des transactions commerciales entre les deux villages voisins, du fait de la dégradation des relations sociales d’antan cordiales entre leurss ressortissants sont les effets de cette crise foncière entre Guitrozon et GblapleuGblapleu ».
Les conséquences de cette crise foncière
Aux difficultés pour les habitants du village de Gblapleu de s’adonner aux activités agricoles, s’ajoutent, les saisies récurrentes de leurs récoltes, fruits d’une année de durs labeurs, par des individus se réclamant du village de Guitrozon, sous prétexte de détenir un droit de foncier coutumier sur ces terres litigieuses. Toutes attitudes qui semblent peu plaire aux premiers. Lesquelles pourraient ouvrir inéluctablement, à terme, si l’on y prend garde, l’application de la loi du Talion, comme c’est le cas dans l’ancien Testament (Ndlr: La Sainte Bible). Enfin, ce climat est aussi à l’origine du ralentissement drastique des transactions commerciales entre ces deux villages voisins, du fait de la dégradation des relations sociales d’antan cordiales entre leurss ressortissants. Guitrozon étant le point de jonction entre Gblapleu et Duékoué, Man et Daloa. Gblapleu étant aussi le point de jonction entre Guitrozon et les villes de Guiglo, Taï, Blolequin et Toulepleu
« L’intervention des membres du corps préfectoral des départements de Guiglo et de Duékoué et des chefs de terres de Yaondé et de Guitrozon sera la bienvenue pour tracer définitivement la frontière entre Duékoué et Guiglo sur cet axe routier ».
De la nécessité de l’intervention des membres du corps préfectoral de Duékoué et de Guiglo
Les ressortissants du village de Gblapleu, unis autour de leur chef de village tentent de trouver tant bien que mal une solution définitive à cette question si sensible des terres qui enrhume d’ailleurs leurs relations d’avec leurs voisins et frères de Guitrozon. Ainsi, à en croire l’honorable Koué Antoine, « L’intervention des membres du corps préfectoral des départements de Guiglo dans la région du Cavally et de Duékoué, dans la région du Guémon sera la bienvenue pour tracer définitivement les limites entre nos deux villages, conformément aux documents administratifs délimitant la frontière entre Duékoué et Guiglo ». Une rencontre qui devra mettre nul doute véritable à contribution les propriétaires terriens des villages Wê de Guitrozon et de Yaondé, figures traditionnelles ressources et majeures, détentrices des pouvoirs ancestrales pour dire le droit coutumirr et apaiser de facto les esprits des manes, afin de préserver le climat de paix et de cohésion sociale entre les populations dans cette partie du wêland.
« La mise à contribution de l’AFOR pour sécuriser les terres de Yaondé et de Guitrozon a été jugée très indispensable par M. Mathias Lessiéhi, secrétaire exécutif du PDCI-RDA chargé des mouvements associatifs et clubs de soutiens, natif du Canton Zaké-Blao, dans la commune de Guiglo ».
La sécurisation des terres avec l’AFOR, la solution pérenne à ces conflits fonciers
Le recours des différentes autorités supra citées à l’AFOR pour sécuriser les terres des populations Wê de (Guiglo) et de Guitrozon a été jugé très indispensable par le secrétaire exécutif du PDCI-RDA chargé des mouvements associatifs et clubs de soutiens, pour « le retour définitif de la paix et de la sécurité entre les populations, gages de développement durable de Duékoué et de Guiglo ». Deux localités du District autonome des Montagnes dont les populations ont déjà supporté le lourd tribu des différentes crises survenues en Côte d’Ivoire, de 2002 à 2011.
Affaire à suivre…
ENVADRES:
LE TRAVAIL REMARQUABLE DU S.E LESSIÉHI MATHIAS DANS CETTE CRISE FONCIÈRE, VÉRITABLE CAS D’ÉCOLE
Loin de vouloir embraser la situation et de faire des petits calculs politiciens opportuns, le S.E Lessiéhi Mathias, fils du Canton Zaké-Blao dans la commune de Guiglo a plutôt vite perçu l’urgence du moment et les dangers en vue que pourraient engendrer ce conflit foncier latent. D’où son cri de coeur pour préserver le climat de paix et de cohésion sociale, gages de développement durable des départements de Guiglo et de Duékoué. C’est pourquoi son appel pour la manifestation de la vérité, sans effusions de sang, ni parti pris entre les habitants de Gblapleu et de Guitrozon, sous l’arbre à palavres doit être entendu comme une invitation à l’implication active dans le règlement pacifique de cette crise, par tous les filles et fils des départements de Guiglo et de Duékoué, du ministre aux planteurs, en passant par les hauts cadres d’administration et les tous les élus locaux.
PLAIDOIRIE POUR UNE AUTO-SAISINE DES AUTORITÉS COMPÉTENTES DU CONFLIT FONCIER ENTRE GBLAPLEU ET GUITROZON
Pour définitivement et efficacement trancher les questions de limites entre les villages de Gblapleu et Guitrozon et ses effets déjà en cours, la mobilisation générale de toutes les autorités compétentes, notamment le Procureur près du Tribunal de première instance de Guiglo, le corps préfectoral de Guiglo et de Duékoué, l’AFOR, le ministère de l’agriculture, les garants de la tradition de Guiglo et de Duékoué puis tous les leaders communautaires desdits villages en conflits, est nécessaire.
Le samedi 12 septembre 2026, la Ministre d’État Anne Désirée OULOTO-LAMIZANA était au domicile du doyen Tyeoulou Dyela Félix, sis à Abidjan Cocody -Attoban entourée des parents du canton Nidrou, dans le département de Toulepleu.
Un moment chaleureux de retrouvailles, d’écoute et de partage avec ses aînés, ses frères, ses sœurs et l’ensemble des cadres qui, au fil des années, l’accompagnent avec bienveillance de leurs conseils et de leurs bénédictions.
Dans une atmosphère conviviale, la Ministre d’État est revenue sur les avancées enregistrées dans la région : désenclavement routier, renforcement des infrastructures sanitaires et accès à l’électricité, désormais effectif à 100% dans le canton Nidrou.
Les échanges ont également ouvert une fenêtre sur l’avenir, avec les perspectives 2026-2030 : consolider les acquis, accélérer la transformation de la région et améliorer durablement le quotidien des populations.
En clôturant la rencontre, la Ministre d’État, ministre de la Fonction Publique et de la modernisation de l’administration, présidente du conseil régional du Cavally a exprimé sa gratitude : « Merci au doyen Tyeoulou Dyela Félix pour son accueil fraternel et ses sages conseils. Merci aux forces vives du canton Nidrou pour leur confiance et leur engagement constant aux côtés du Président Alassane OUATTARA. »
Les acteurs de l’Exploitation minière artisanale et à petite échelle (EMAPE) de l’or sont appelés à passer du constat des difficultés à la recherche de solutions concrètes. C’est l’un des principaux enseignements de l’Atelier annuel des Parties Prenantes 2026 du projet planetGOLD Côte d’Ivoire, organisé jeudi 10 septembre 2026 dans la salle de réunion de la Sous-préfecture de Pakouabo.
Placée sous le thème « Vers une exploitation aurifère sans mercure et inclusive : renforcer la transition écologique et l’accès aux services financiers pour les communautés du secteur de l’EMAPE de l’or », la rencontre a réuni représentants de l’administration, collectivités territoriales, communautés minières, coopératives, institutions financières, compagnies minières, équipementiers, universitaires, société civile et médias. Représentant le Préfet de la région de la Marahoué, Préfet du département de Bouaflé, le Sous-préfet de Pakouabo, Gbadeu Sigbeu Donatien, a remercié les organisateurs pour le choix porté sur sa localité pour abriter cet atelier annuel. L’objectif était clair : identifier les conditions permettant aux exploitants et aux coopératives de franchir un nouveau cap dans la professionnalisation de leurs activités. Le financement, un levier de transformation Au cœur des échanges, l’accès aux équipements modernes s’est imposé comme une préoccupation majeure. Comment permettre aux coopératives d’investir dans des technologies plus performantes sans supporter immédiatement le poids d’un investissement important ? Le leasing d’équipements a été présenté comme une piste de financement susceptible de faciliter cette transition. Ce mécanisme pourrait permettre aux exploitants d’accéder à des équipements modernes tout en limitant la pression financière liée à leur acquisition. Cette réflexion s’est prolongée autour de la rentabilité des technologies sans mercure, à travers le thème « Rentabilité des technologies sans mercure – Investir pour gagner plus ». L’objectif était notamment de déconstruire l’idée selon laquelle l’abandon du mercure serait nécessairement synonyme de coûts supplémentaires et de baisse de rentabilité. Les interventions d’Activa Assurances, d’Atlanta Assurances, de Koss Technologie SARL, du Dr Keita Moussa et des experts de l’ONG IMPACT ont mis en évidence le lien étroit entre financement et structuration des activités. Pour accéder davantage aux services financiers, les acteurs doivent notamment renforcer la formalisation, la traçabilité, la transparence dans la gestion et les compétences. « Quand l’activité évolue, il faut accepter de passer à une étape supérieure », a souligné le président du Comité de pilotage du projet planetGOLD Côte d’Ivoire, Dr Franck Aimé Esso. Produire de l’or sans sacrifier l’environnement Pour les participants, la transformation du secteur ne peut cependant être dissociée des enjeux environnementaux et sanitaires. Le creusage anarchique et l’utilisation du mercure demeurent des pratiques préoccupantes pour les écosystèmes et la santé humaine. Directeur du Centre ivoirien antipollution (CIAPOL), le Professeur Yapo Ossey a appelé les acteurs à davantage de responsabilité, notamment dans la perspective de préserver les ressources naturelles pour les générations futures. Le choix de Pakouabo revêt, à cet égard, une portée particulière. Située dans la zone de Bouaflé, territoire d’intervention de planetGOLD Côte d’Ivoire, la localité constitue un espace de mise en œuvre de l’Approche Juridictionnelle et Paysagère, qui vise à renforcer la coordination des acteurs autour de l’EMAPE et de la gestion durable des ressources. À travers cet atelier, planetGOLD Côte d’Ivoire entend ainsi faire évoluer le modèle de l’EMAPE autour d’un triptyque : formaliser, financer et produire autrement. L’ambition est de faire émerger une exploitation aurifère plus formelle, plus sûre, inclusive et économiquement viable, progressivement débarrassée du mercure. L’enjeu dépasse donc la seule activité minière : il s’agit de faire de l’or une source de développement sans compromettre la santé des populations ni l’environnement.
La crise qui secoue la filière café-cacao prend une nouvelle tournure. Le Syndicat national des producteurs de café-cacao de Côte d’Ivoire (SYNAP-CI) prépare une mobilisation pour le 16 septembre 2026, avec le soutien annoncé de l’ensemble des organisations de producteurs.
Sur le terrain, les difficultés persistent. Des stocks résiduels de la campagne 2025-2026 demeurent, selon le SYNAP-CI, entre les mains de nombreux producteurs. Leur écoulement reste une préoccupation majeure pour les planteurs, confrontés à des difficultés financières alors que la nouvelle campagne se profile.
À cette situation s’ajoute le nouveau prix annoncé pour la campagne 2026-2027. Son niveau suscite de fortes inquiétudes chez les producteurs, qui estiment que leurs revenus restent sous pression face aux charges de production, de transport et d’entretien des plantations.
La commercialisation et les nouvelles exigences liées à la traçabilité constituent également des préoccupations dans la filière. Pour les organisations de producteurs, ces difficultés successives fragilisent davantage les conditions de vie des planteurs.
Le SYNAP-CI prépare la mobilisation
Face à cette situation, le SYNAP-CI a adressé un préavis de grève au ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières. La date du 16 septembre 2026 est ainsi retenue comme échéance pour le mouvement annoncé.
Le syndicat assure qu’il n’agit pas seul. L’ensemble des organisations de producteurs sont annoncées aux côtés du SYNAP-CI dans cette démarche. Une mobilisation collective destinée à faire entendre les revendications des producteurs et à obtenir des réponses aux difficultés qui affectent la filière.
Avant cette échéance, le président national du SYNAP-CI convoque les coordinateurs et délégués à une importante réunion de concertation. Elle aura lieu dimanche 13 septembre 2026, à 10 heures, au bureau régional du SYNAP-CI à Daloa.
Cette rencontre doit permettre d’examiner la situation, d’harmoniser les positions et de définir les dernières dispositions à prendre avant la date annoncée de la grève.
Présentée comme « exceptionnelle et décisive », la réunion de Daloa doit également permettre de renforcer la cohésion entre les différentes structures du syndicat et de préparer la mobilisation sur le terrain.
À trois jours de la grève annoncée, le SYNAP-CI et les autres organisations de producteurs veulent donc parler d’une seule voix. L’enjeu est désormais de trouver des réponses aux préoccupations liées aux stocks résiduels, au prix du cacao et aux conditions générales de commercialisation, dans une filière qui traverse une période de fortes tensions.