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Société

Kavéna : Falikou Bakayoko salue le bilan de Dosso Méssévé

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Le bilan de Dosso Méssévé, après dix années passées à la tête de l’Amicale pour le développement de Kavéna, est jugé satisfaisant par la nouvelle équipe dirigeante. Plusieurs acquis sont mis en avant, notamment l’accès à l’eau potable, le renforcement de la cohésion sociale et les démarches engagées pour doter le village de nouvelles infrastructures.

L’assemblée générale de l’Amicale pour le développement de Kavéna, tenue le vendredi 21 août 2026 au foyer des jeunes du village, a permis de dresser le bilan des actions menées ces dernières années et de procéder au renouvellement de la direction. À cette occasion, l’Amicale a évolué en Mutuelle pour le développement de Kavéna, désormais présidée par Falikou Bakayoko.

Parmi les acquis majeurs de la précédente gestion figure la réalisation d’un château d’eau. Un projet qui répond à l’un des besoins essentiels des populations et qui constitue l’une des principales satisfactions de Dosso Méssévé au terme de ses dix années de responsabilité.

À cela s’ajoutent les actions menées pour renforcer la cohésion entre les filles et les fils de Kavéna, ainsi que les démarches entreprises dans le domaine du foncier. L’identification des lots déjà payés et l’établissement d’attestations villageoises ont notamment été engagés. Face à la réduction des espaces disponibles, la question d’un nouveau lotissement demeure toutefois une préoccupation.

Falikou Bakayoko salue l’œuvre de son prédécesseur

Porté à la tête de la nouvelle mutuelle, Falikou Bakayoko entend inscrire son action dans la continuité des acquis. Il a salué le travail accompli par son prédécesseur, tout en affichant sa volonté d’ouvrir une nouvelle étape pour le développement du village.

Le nouveau président a également exprimé sa reconnaissance à Dosso Méssévé, auprès de qui il affirme avoir beaucoup appris.

Pour lui, la cohésion demeure la priorité de son mandat. Il souhaite renforcer les liens entre les filles et les fils de Kavéna, convaincu que la paix et l’unité constituent des conditions indispensables au développement.

« Ma priorité, c’est la cohésion entre les filles et les fils de Kavéna. Parce que sans cohésion, sans paix, je ne peux pas avoir de développement », a-t-il déclaré.

Les états généraux pour identifier les priorités

Pour concrétiser cette ambition, la nouvelle équipe prévoit l’organisation des états généraux du village. Ces rencontres devraient offrir un cadre d’expression, de dialogue et de partage d’expériences, afin d’identifier les difficultés qui affectent la communauté et de dégager des solutions collectives.

L’éducation figure également parmi les principaux chantiers annoncés. La construction d’un collège et la perspective d’un lycée technique et professionnel sont notamment évoquées.

Un terrain d’environ 15 hectares aurait déjà été identifié pour accueillir le futur lycée professionnel. Les travaux préparatoires ont été engagés et les prochaines étapes devraient conduire à la pose de la première pierre.

Pour la nouvelle équipe, cette infrastructure représente une opportunité importante pour la jeunesse de Kavéna et pour les villages environnants.

Soutenir les femmes potières

La future présence du lycée technique et professionnel pourrait également profiter aux femmes potières de Kavéna. Falikou Bakayoko souhaite notamment favoriser le rapprochement entre ces artisanes et les compétences techniques qui seront disponibles dans le futur établissement.

L’objectif est de permettre aux femmes d’améliorer leurs techniques de production et de faire de la poterie une activité plus professionnelle et davantage génératrice de revenus.

Au-delà de l’éducation et de la formation, plusieurs besoins restent à satisfaire. Le village attend notamment la réalisation d’un centre de santé, d’un marché et d’une gare routière. La construction du foyer est, quant à elle, déjà engagée.

Dosso Méssévé promet d’accompagner la nouvelle équipe

Après dix années à la tête de l’organisation, Dosso Méssévé quitte la présidence tout en promettant de rester disponible pour accompagner son successeur.

Il entend mettre son expérience au service de la nouvelle équipe et lui apporter conseils et soutien dans la conduite des projets.

Cette transition se veut ainsi placée sous le signe de la continuité. La nouvelle mutuelle compte préserver les acquis de la précédente gestion tout en ouvrant de nouveaux chantiers pour répondre aux attentes des populations.

Les journées socioculturelles placées sous le signe de la cohésion

En marge de l’assemblée générale, les ressortissants de Kavéna ont également participé à plusieurs journées socioculturelles destinées à renforcer les liens entre les filles et les fils du village.

Un tournoi de football réunissant quinze équipes a notamment constitué l’un des temps forts de ces retrouvailles. Pour les organisateurs, le sport a permis de rapprocher la jeunesse et de consolider la cohésion sociale.

La compétition s’est achevée avec la finale disputée le samedi 22 août 2026, à l’occasion de la clôture des activités socioculturelles.

Ces journées ont ainsi offert aux ressortissants de Kavéna un espace de retrouvailles, de partage et de fraternité, venant compléter les travaux de l’assemblée générale consacrés à l’avenir et au développement du village.

Avec le passage de témoin entre Dosso Méssévé et Falikou Bakayoko, Kavéna ouvre désormais une nouvelle page, avec l’ambition de consolider les acquis et de poursuivre les efforts engagés pour le développement de la localité.

Natacha kouakou

Société

CANTON NIDROU : COHÉSION, FRATERNITÉ ET DÉVELOPPEMENT AU CŒUR DE LA RENCONTRE DE MADAME LE MINISTRE D’ÉTAT OULOTO-LAMIZANA AVEC SES PARENTS

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Le samedi 12 septembre 2026, la Ministre d’État Anne Désirée OULOTO-LAMIZANA était au domicile du doyen Tyeoulou Dyela Félix, sis à Abidjan Cocody -Attoban entourée des parents du canton Nidrou, dans le département de Toulepleu.

Un moment chaleureux de retrouvailles, d’écoute et de partage avec ses aînés, ses frères, ses sœurs et l’ensemble des cadres qui, au fil des années, l’accompagnent avec bienveillance de leurs conseils et de leurs bénédictions.

Dans une atmosphère conviviale, la Ministre d’État est revenue sur les avancées enregistrées dans la région : désenclavement routier, renforcement des infrastructures sanitaires et accès à l’électricité, désormais effectif à 100% dans le canton Nidrou.

Les échanges ont également ouvert une fenêtre sur l’avenir, avec les perspectives 2026-2030 : consolider les acquis, accélérer la transformation de la région et améliorer durablement le quotidien des populations.

En clôturant la rencontre, la Ministre d’État, ministre de la Fonction Publique et de la modernisation de l’administration, présidente du conseil régional du Cavally a exprimé sa gratitude : « Merci au doyen Tyeoulou Dyela Félix pour son accueil fraternel et ses sages conseils. Merci aux forces vives du canton Nidrou pour leur confiance et leur engagement constant aux côtés du Président Alassane OUATTARA. »

Par Kevin Bakou

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Société

EMAPE : A Pakouabo, le planetGOLD mise sur le financement et les technologies sans mercure

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Les acteurs de l’Exploitation minière artisanale et à petite échelle (EMAPE) de l’or sont appelés à passer du constat des difficultés à la recherche de solutions concrètes. C’est l’un des principaux enseignements de l’Atelier annuel des Parties Prenantes 2026 du projet planetGOLD Côte d’Ivoire, organisé jeudi 10 septembre 2026 dans la salle de réunion de la Sous-préfecture de Pakouabo.

Placée sous le thème « Vers une exploitation aurifère sans mercure et inclusive : renforcer la transition écologique et l’accès aux services financiers pour les communautés du secteur de l’EMAPE de l’or », la rencontre a réuni représentants de l’administration, collectivités territoriales, communautés minières, coopératives, institutions financières, compagnies minières, équipementiers, universitaires, société civile et médias.
Représentant le Préfet de la région de la Marahoué, Préfet du département de Bouaflé, le Sous-préfet de Pakouabo, Gbadeu Sigbeu Donatien, a remercié les organisateurs pour le choix porté sur sa localité pour abriter cet atelier annuel.
L’objectif était clair : identifier les conditions permettant aux exploitants et aux coopératives de franchir un nouveau cap dans la professionnalisation de leurs activités.
Le financement, un levier de transformation
Au cœur des échanges, l’accès aux équipements modernes s’est imposé comme une préoccupation majeure. Comment permettre aux coopératives d’investir dans des technologies plus performantes sans supporter immédiatement le poids d’un investissement important ?
Le leasing d’équipements a été présenté comme une piste de financement susceptible de faciliter cette transition. Ce mécanisme pourrait permettre aux exploitants d’accéder à des équipements modernes tout en limitant la pression financière liée à leur acquisition.
Cette réflexion s’est prolongée autour de la rentabilité des technologies sans mercure, à travers le thème « Rentabilité des technologies sans mercure – Investir pour gagner plus ». L’objectif était notamment de déconstruire l’idée selon laquelle l’abandon du mercure serait nécessairement synonyme de coûts supplémentaires et de baisse de rentabilité.
Les interventions d’Activa Assurances, d’Atlanta Assurances, de Koss Technologie SARL, du Dr Keita Moussa et des experts de l’ONG IMPACT ont mis en évidence le lien étroit entre financement et structuration des activités.
Pour accéder davantage aux services financiers, les acteurs doivent notamment renforcer la formalisation, la traçabilité, la transparence dans la gestion et les compétences.
« Quand l’activité évolue, il faut accepter de passer à une étape supérieure », a souligné le président du Comité de pilotage du projet planetGOLD Côte d’Ivoire, Dr Franck Aimé Esso.
Produire de l’or sans sacrifier l’environnement
Pour les participants, la transformation du secteur ne peut cependant être dissociée des enjeux environnementaux et sanitaires. Le creusage anarchique et l’utilisation du mercure demeurent des pratiques préoccupantes pour les écosystèmes et la santé humaine.
Directeur du Centre ivoirien antipollution (CIAPOL), le Professeur Yapo Ossey a appelé les acteurs à davantage de responsabilité, notamment dans la perspective de préserver les ressources naturelles pour les générations futures.
Le choix de Pakouabo revêt, à cet égard, une portée particulière. Située dans la zone de Bouaflé, territoire d’intervention de planetGOLD Côte d’Ivoire, la localité constitue un espace de mise en œuvre de l’Approche Juridictionnelle et Paysagère, qui vise à renforcer la coordination des acteurs autour de l’EMAPE et de la gestion durable des ressources.
À travers cet atelier, planetGOLD Côte d’Ivoire entend ainsi faire évoluer le modèle de l’EMAPE autour d’un triptyque : formaliser, financer et produire autrement. L’ambition est de faire émerger une exploitation aurifère plus formelle, plus sûre, inclusive et économiquement viable, progressivement débarrassée du mercure. L’enjeu dépasse donc la seule activité minière : il s’agit de faire de l’or une source de développement sans compromettre la santé des populations ni l’environnement.

Natacha kouakou

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Société

Crise du café-cacao : le SYNAP-CI prépare la riposte du 16 septembre

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La crise qui secoue la filière café-cacao prend une nouvelle tournure. Le Syndicat national des producteurs de café-cacao de Côte d’Ivoire (SYNAP-CI) prépare une mobilisation pour le 16 septembre 2026, avec le soutien annoncé de l’ensemble des organisations de producteurs.

Sur le terrain, les difficultés persistent. Des stocks résiduels de la campagne 2025-2026 demeurent, selon le SYNAP-CI, entre les mains de nombreux producteurs. Leur écoulement reste une préoccupation majeure pour les planteurs, confrontés à des difficultés financières alors que la nouvelle campagne se profile.

À cette situation s’ajoute le nouveau prix annoncé pour la campagne 2026-2027. Son niveau suscite de fortes inquiétudes chez les producteurs, qui estiment que leurs revenus restent sous pression face aux charges de production, de transport et d’entretien des plantations.

La commercialisation et les nouvelles exigences liées à la traçabilité constituent également des préoccupations dans la filière. Pour les organisations de producteurs, ces difficultés successives fragilisent davantage les conditions de vie des planteurs.

Le SYNAP-CI prépare la mobilisation

Face à cette situation, le SYNAP-CI a adressé un préavis de grève au ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières. La date du 16 septembre 2026 est ainsi retenue comme échéance pour le mouvement annoncé.

Le syndicat assure qu’il n’agit pas seul. L’ensemble des organisations de producteurs sont annoncées aux côtés du SYNAP-CI dans cette démarche. Une mobilisation collective destinée à faire entendre les revendications des producteurs et à obtenir des réponses aux difficultés qui affectent la filière.

Avant cette échéance, le président national du SYNAP-CI convoque les coordinateurs et délégués à une importante réunion de concertation. Elle aura lieu dimanche 13 septembre 2026, à 10 heures, au bureau régional du SYNAP-CI à Daloa.

Cette rencontre doit permettre d’examiner la situation, d’harmoniser les positions et de définir les dernières dispositions à prendre avant la date annoncée de la grève.

Présentée comme « exceptionnelle et décisive », la réunion de Daloa doit également permettre de renforcer la cohésion entre les différentes structures du syndicat et de préparer la mobilisation sur le terrain.

À trois jours de la grève annoncée, le SYNAP-CI et les autres organisations de producteurs veulent donc parler d’une seule voix. L’enjeu est désormais de trouver des réponses aux préoccupations liées aux stocks résiduels, au prix du cacao et aux conditions générales de commercialisation, dans une filière qui traverse une période de fortes tensions.

Natacha kouakou

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