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Société

Toumodi : Les propositions de Frédéric Tanoh-Niangoin sur les audits et le dialogue politique

Dialogue politique et audits/Frédéric Tanoh-Niangoin préconise la mise en place de mécanismes innovants pour obtenir le pardon mutuel à travers une catharsis nationale précédée d’un acte collectif de contrition

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La fin de l’année marque un moment pour faire le bilan des activités. C’est dans ce contexte que nous avons rencontré notre consultant Frédéric Tanoh-Tanoh Niangoin membre de la société civile. L’occasion a été donné au président de l’Ong Alerte conflit de se prononcer sur le dialogue politique et les audits réalisés à l’initiative du gouvernement

Sans s’être véritablement accordé en amont sur la dénomination de la rencontre qui a ouvert les discussions sur les questions jugées d’intérêt national, le pouvoir central, des Acteurs politiques triés sur le volet et certaines organisations de la Société Civile cooptées, semble-t-il, selon le pouvoir discrétionnaire du Gouvernement, ont entamé depuis peu sous la houlette du Premier Ministre Patrick ACHI instruit par le Président de la République, ce qu’il est convenu d’appeler le DIALOGUE POLITIQUE. Au regard des “a priori“ et de la polémique qui entourent ce FORUM, pensez-vous que ce qui en sortira pourrait satisfaire aux attentes de tous les ivoiriens ?
A l’analyse, votre question soulève insidieusement trois (03) griefs dans sa formulation. Le premier donne l’impression du choix non consensuel du format de ce FORUM que d’aucuns auraient voulu plus ouvert afin de lui donner un caractère national. Le second et le troisième font allusion aux choix respectifs des Partis politiques et Organisations de le Société Civile invités à ce FORUM. Le moins qu’on puisse dire est que l’organisation de ce DIALOGUE POLITIQUE, telle que calibrée, présente en toile de fond des points de divergences qui risquent de le plomber si des correctifs n’y sont pas apportés. Il convient d’ailleurs de retenir que la nécessité d’un dialogue s’est imposée à tous les ivoiriens sans exception, du fait des crises et conflits politiques récurrents qui ont entrainé sur la durée, la rupture, la rancœur, la méfiance et érodé la cohésion sociale. Les crises et conflits politiques survenus en Côte d’Ivoire sont donc la résultante, comme nous le savons tous, soit des modifications inopportunes de la Constitution, soit de l’élaboration non consensuelle du Code Électoral, soit de la faiblesse ou de la partialité des Institutions en charge de l’organisation et de l’arbitrage des élections présidentielles, la CEI et le Conseil Constitutionnel notamment, soit du non respect des principes élémentaires de la démocratie dont les éléments essentiels sont, entre autres, le respect des Droits de l’Homme et des libertés fondamentales, la liberté d‘expression et d’opinion qui ont pour socle l’État de Droit qui induit la séparation des pouvoirs et la prééminence du droit sur le pouvoir politique dans un État moderne, ainsi que l’obéissance de tous, gouvernants et gouvernés, à la loi. Sur cette base, aucun des acteurs politiques, de 1993 à ce jour, ne peut être dédouané des causes de la fracture sociale ivoirienne. Ce n’est donc, à notre avis, qu’à l’issue de rencontres suffisamment inclusives avec des débats ouverts, francs et objectifs qui auront pris en compte, aussi bien les déterminants des différentes crises et conflits politiques en Côte d’Ivoire, que les desiderata exprimés à travers les propositions et suggestions de la majorité des ivoiriens et permis de trouver des points d’accords intangibles que l’on pourrait, la confiance retrouvée, œuvrer sereinement à la mise en place de mécanismes innovants pour obtenir le Pardon mutuel à travers une catharsis nationale précédée d’un acte collectif de contrition et envisager un nouveau départ, le cœur expurgé de toutes les rancœurs et rancunes. Si donc toutes les personnalités qui ont eu en charge les destinées de la Côte d’Ivoire, ainsi que leurs mandataires au DIALOGUE POLITIQUE font profil bas pour des discussions franches et objectives, les propositions qui en sortiront pourraient un tant soit peu faire avancer les choses à la satisfaction de tous les ivoiriens qui pensent à juste raison que la clé de la réussite de ce FORUM se trouve entre les mains du Président de la République son Excellence ALASSANE OUATTARA vers qui tous les regards et attentions sont tournés, en priant pour qu’il puisse se délier de sa prise en otage par ses thuriféraires.

Les résultats d’Audits réalisés à l’initiative du gouvernement ont révélé de nombreux cas de mauvaises gestions et de détournements de fonds dans certaines structures sous tutelle de l’État. Certains des dirigeants mis en cause ont été soit suspendus, soit limogés et quelques uns ont même été mis en prison malgré leur proximité avec le pouvoir. Pensez-vous que ce réveil même tardif du Chef de l’État augure d’un bon début de bonne gouvernance et de lutte contre l’impunité pour tous ?

Votre question très intéressante appelle un développement dense que ne peuvent malheureusement permettre le temps et le cadre de notre entretien. On peut toutefois de façon ramassée définir la Bonne Gouvernance comme un ensemble de mesures, de règles, d’organes de décision, d’information et de surveillance qui permettent d’assurer le bon fonctionnement et le contrôle de l’État, d’une Institution ou d’une organisation qu’elle soit publique ou privée, régionale, nationale ou internationale. De ce qui précède la Bonne Gouvernance qui n’a rien à voir avec les réalisations structurantes se résume en Responsabilité, en transparence et surtout en État de Droit qui prône la séparation des pouvoirs Exécutif, Législatif et Judiciaire et met tous les citoyens à égalité devant la loi, que l’on soit gouvernants ou gouvernés. Est-ce le cas en ce moment, malgré des Audits faits tambours battants et la mise aux arrêts de quelques freluquets seconds couteaux d’un système et des limogeages spectaculaires ? Il convient donc de mobiliser toutes nos énergies pour l’avènement d’une Gouvernance d’État qui exclut le népotisme, le clanisme, le régionalisme, l’ethnicisme et le culte de personnalité, terreaux fertiles pour tous les manquements et forfaitures constatés.

                                                                                          Interview réalisée par Do

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Bouaké : une soixantaine d’acteurs du développement récompensés pour leur engagement.

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Une soixantaine d’acteurs engagés dans le développement de leurs localités et, plus particulièrement, de la région de Gbêkê, ont été honorés le lundi 3 août 2026 à Bouaké, à l’occasion de la cérémonie de clôture du Forum national de développement, initié par le Mouvement ivoirien pour la légalité, l’ordre et le progrès (MILOP). Cette cérémonie est venue mettre un terme à une vaste caravane de sensibilisation lancée en 2024. Durant deux années, les responsables du MILOP ont parcouru plusieurs villes du pays afin de promouvoir le rôle des collectivités territoriales, des leaders communautaires et des forces vives dans le développement local.

La cérémonie de clôture s’est tenue dans la salle de conférence du Stade de la Paix de Bouaké, en présence de nombreuses personnalités politiques, administratives, coutumières et religieuses. À cette occasion, plusieurs catégories d’acteurs ont été distinguées, notamment des membres du corps préfectoral, des guides religieux, des chefs de communauté, des élus locaux, des représentants des médias ainsi que des forces de défense et de sécurité. Les récipiendaires ont reçu des médailles, des diplômes et des trophées en reconnaissance de leur engagement au service du développement. Placée sous le thème « Développement local : enjeux et perspectives », cette rencontre a également permis de dresser le bilan des actions menées depuis le lancement du forum.

Prenant la parole, le président du MILOP, Yao Kouakou Marcel, a expliqué la portée de cette initiative :« Depuis 2024, nous avons lancé le Forum national de développement afin d’impliquer les collectivités territoriales et les forces vives dans la promotion du développement local. Cette cérémonie marque à la fois la clôture de notre caravane et un bilan à mi-parcours de notre mouvement. Nous sommes satisfaits de constater que notre message a été bien accueilli par les populations. Aux lauréats, nous disons que cette distinction n’est pas une fin en soi, mais le début d’un engagement encore plus grand au service de la nation », a-t-il déclaré

Représentant le parrain de la cérémonie, le ministre Assahoré Konan Jacques, le deuxième vice-président du Conseil régional de Gbêkê, Attia Sebastian, a salué cette initiative. Il s’est réjoui des deux distinctions décernées au président du Conseil régional de Gbêkê, récompensé par le Prix international du développement humain et le Prix Ivoire de la reconnaissance nationale :« Nous sommes très honorés par ces distinctions. Elles viennent reconnaître les nombreux efforts consentis par le Conseil régional de Gbêkê en faveur des populations. Nous venons notamment de livrer 160 ouvrages socio-communautaires. Nos actions portent sur la construction de centres de santé, d’établissements scolaires, l’adduction d’eau potable et bien d’autres infrastructures essentielles destinées à améliorer les conditions de vie des populations », a-t-il souligné.

Doublement récompensé pour ses actions de développement en faveur des populations de M’Batto, le député-maire Antoine Kangah a, pour sa part, exprimé sa gratitude aux organisateurs. Il a réaffirmé sa volonté de poursuivre ses efforts pour améliorer les conditions de vie de ses administrés. S’exprimant au nom de l’ensemble des récipiendaires, l’ancienne députée de Yopougon, Dr Euphrasie N’Guessan, également doublement distinguée, a adressé ses remerciements au MILOP pour cette reconnaissance. Elle a invité les différents lauréats à poursuivre leurs actions afin de contribuer davantage au développement de leurs communautés et de la Côte d’Ivoire.

S/K

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Société

Boukébo / Développement communautaire : la Fondation KOKOF dote la chefferie et les services sociaux d’importants équipements

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Le village de Boukébo, situé dans la sous-préfecture de Languibonou (département de Botro), a bénéficié d’un important appui matériel grâce à la Fondation Nanan Kouassi Koffi (KOKOF). Cette initiative vise à améliorer les conditions de travail de la chefferie traditionnelle tout en renforçant plusieurs services essentiels au profit des populations. La cérémonie officielle de remise des dons s’est tenue le vendredi 31 juillet 2026 sur la place publique Nanan Kouassi Koffi de Boukébo, en présence de nombreuses personnalités administratives, politiques et coutumières. Le ministre des Eaux et Forêts, Jacques Assahoré Konan, également président du Conseil régional de Gbêkê et fils du village, en était le parrain. Il était entouré notamment du professeur Saliou Touré, président de l’Université internationale de Grand-Bassam, du sénateur Nicolas Djibo ainsi que de plusieurs cadres de la région.

Le don comprend quatre véhicules tout-terrain, un véhicule de type van, neuf motocyclettes, deux camions destinés aux opérations de collecte des ordures ménagères, un important lot de matériel médical pour le Centre de santé rural (CSR) ainsi que des vivres. Ces équipements permettront d’améliorer la mobilité de la chefferie, de renforcer les actions d’assainissement du village et d’offrir de meilleures conditions de prise en charge sanitaire aux populations.

Saluant cette initiative, le ministre Jacques Assahoré Konan a rappelé que le développement d’une localité repose sur une mobilisation collective. Reprenant la vision du Président de la République, Alassane Ouattara, il a souligné que l’État, à lui seul, ne peut répondre à tous les besoins des communautés. Selon lui, les collectivités, le secteur privé et les fils et filles des localités ont également un rôle majeur à jouer dans la transformation de leurs territoires :« Les initiatives comme celle de la Fondation KOKOF illustrent parfaitement cette dynamique de développement participatif. Elles démontrent que l’attachement à son village se traduit avant tout par des actions concrètes en faveur du bien-être des populations », a-t-il déclaré.

De son côté, le président de la Fondation KOKOF, Didier Alex N’Dah Koffi, a expliqué que cette action matérialise la vision du fondateur, Koffi Koffi Kosma, président du Conseil d’administration de Palmafrique. Il a indiqué que la fondation ambitionne de soutenir durablement la chefferie traditionnelle, de promouvoir l’autonomisation des femmes et des jeunes, de contribuer à la protection de l’environnement et de multiplier les initiatives en faveur du développement local.

Au-delà de Boukébo, la Fondation KOKOF entend progressivement étendre ses interventions à d’autres localités de la région de Gbêkê, avant d’élargir son champ d’action à l’ensemble du territoire ivoirien.Si vous souhaitez un style encore plus proche de celui d’un quotidien ivoirien comme Fraternité Matin, L’Inter ou Soir Info, je peux également le réécrire dans ce registre.

Prince koffi

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Vavoua : 112 permis de conduire pour ouvrir la voie à l’emploi des jeunes à Séitifla

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Cent douze jeunes de la sous-préfecture de Séitifla disposent désormais de leur permis de conduire. La remise officielle des documents s’est déroulée ce samedi, à l’initiative de Valon Bi Emmanuel, Premier adjoint au maire de la commune de Vavoua et fils de la localité.

Organisée à la sous-préfecture de Séitifla, la cérémonie a réuni autorités administratives, élus, cadres, chefs traditionnels et populations, venus saluer une initiative qui répond à une préoccupation de longue date.

À Séitifla, la moto constitue le principal moyen de déplacement et un important outil de travail pour de nombreux jeunes. Cependant, l’absence de permis de conduire les exposait aux difficultés liées aux contrôles routiers et limitait leurs chances d’accéder à certaines opportunités d’emploi.

Selon Valon Bi Emmanuel, cette opération vise à faciliter l’accès des jeunes au permis de conduire tout en renforçant leur employabilité.

« Le permis de conduire est un véritable diplôme. Au-delà de son utilité pour circuler en toute légalité, il représente un atout pour accéder à l’emploi. Notre ambition est de permettre au plus grand nombre de jeunes d’en bénéficier », a-t-il déclaré, annonçant l’ouverture prochaine d’une deuxième vague de bénéficiaires.

Le député de la sous-préfecture de Séitifla, Tra Bi Sui Guillaume, a salué cette initiative qu’il considère comme une contribution concrète au développement local. Il a encouragé les jeunes à saisir cette opportunité, rappelant que le permis de conduire est aujourd’hui un document souvent exigé par les employeurs.

Pour sa part, la sous-préfète de Séitifla, Mme Guy Manuela Dago, a félicité Valon Bi Emmanuel pour cette initiative en faveur de la jeunesse. Elle a invité les bénéficiaires à faire un usage responsable de leurs permis de conduire et a exhorté les cadres de la sous-préfecture à soutenir davantage ce type d’actions en faveur des jeunes.

Au nom des bénéficiaires, Tra Bi Jean-Yves a exprimé sa gratitude envers l’initiateur du projet. Il a rappelé que les jeunes étaient auparavant contraints de se rendre jusqu’à Daloa pour accomplir les démarches liées à l’obtention du permis de conduire. Grâce à cette opération, ils ont pu effectuer toutes les formalités à Séitifla, réduisant ainsi les coûts et les déplacements.

Après cette première vague de 112 jeunes bénéficiaires, une nouvelle phase d’inscription est annoncée afin de permettre à d’autres jeunes de la sous-préfecture de bénéficier à leur tour de cette opportunité.

À travers cette initiative, Valon Bi Emmanuel entend contribuer à l’amélioration de la mobilité des jeunes, à la promotion de la sécurité routière et au renforcement de leur insertion professionnelle.

Natacha kouakou

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