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Société

Toumodi/Angoda : La 5e édition du FESAC de Konankokorekro mobilise les populations autour du sport, des arts et de la culture

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La 5e édition du Festival des Sports, Arts et Culture de Konankokorekro (FESAC), tenue du jeudi 27 au samedi 29 août 2026, a enregistré une forte mobilisation des populations, des cadres, de la diaspora et des autorités locales autour des valeurs d’union et de fraternité.

Organisé par l’Union des Filles et Fils de Konankokorekro, localité située dans la sous-préfecture d’Angoda, département de Toumodi, le festival, créé en 2021, s’est articulé autour de trois principaux volets, à savoir le sport, les arts et la culture.
Durant trois jours, les populations, les cadres du village, les ressortissants de la diaspora, les artistes, les sportifs ainsi que plusieurs invités et autorités administratives et politiques locales, conduites par la sous-préfète d’Angoda, ont participé aux différentes activités inscrites au programme.
Sur le plan sportif, les festivaliers ont pris part notamment aux compétitions de football, de maracana et de pétanque. Le volet culturel a été marqué par des prestations de danses traditionnelles, dont le Zaouli, présenté par un village allié de la communauté gourou.
L’une des principales innovations de cette 5e édition a été la réhabilitation du « Doloukpa », une ancienne danse traditionnelle de Konankokorekro, autrefois pratiquée par les générations précédentes et tombée progressivement en désuétude.
Le volet artistique et culinaire a, quant à lui, permis de valoriser les savoir-faire des femmes, à travers notamment la présentation de mets locaux. Les productions agricoles ont également été mises à l’honneur avec des concours consacrés à l’igname et au cacao.


Les meilleurs producteurs ont reçu des sacs d’engrais. Le lauréat du concours de cette année, issu de Konankokorekro, a également été récompensé par un tricycle.
Selon le commissaire général du FESAC, Dr Baka Derving, cette édition traduit la capacité des filles et fils de Konankokorekro à se mobiliser autour d’un idéal commun.
« Les festivaliers doivent retenir la notion de l’union, parce que c’est à partir de l’union des cadres, filles et fils de Konankokorekro que nous avons réussi cette 5e édition », a-t-il déclaré, appelant les sponsors et partenaires à accompagner davantage le festival, organisé jusque-là sur fonds propres.
La cérémonie a enregistré la présence de plusieurs parrains et personnalités, notamment le député de Toumodi sous-préfecture, Ange Félix N’Dakpri, patron de cette 5e édition.
Le grand parrain, N’Guessan Claude, secrétaire général du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC), ainsi que Kouamé Dieudonné, président de la mutuelle de Subiakro, village allié, ont également apporté leur soutien à l’événement. Kouamé Alexandre et N’Guessan E., tous deux ressortissants de Konankokorekro, figuraient également parmi les grands parrains.
Pour la prochaine édition, les organisateurs annoncent le renforcement des actions en faveur de l’excellence scolaire. Les élèves méritants, du CP1 au baccalauréat, devraient à nouveau être récompensés.
Les agriculteurs seront également encouragés pour leurs bonnes pratiques culturales, tandis que les femmes bénéficieront d’actions de sensibilisation et d’accompagnement portant notamment sur la scolarisation de la jeune fille, l’établissement des actes de naissance, l’adhésion aux coopératives et l’autonomisation.
Au terme de cette 5e édition, les organisateurs et les participants se sont félicités de la mobilisation autour du FESAC, qui contribue au renforcement des liens fraternels entre les filles et fils de Konankokorekro et à l’occupation utile des vacances scolaires.
Des dons en numéraire et en nature ont été remis au comité d’organisation en guise de soutien à la réussite de l’événement.
Rendez-vous a été pris pour la 6e édition, prévue en 2027 à la même période.

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CANTON NIDROU : COHÉSION, FRATERNITÉ ET DÉVELOPPEMENT AU CŒUR DE LA RENCONTRE DE MADAME LE MINISTRE D’ÉTAT OULOTO-LAMIZANA AVEC SES PARENTS

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Le samedi 12 septembre 2026, la Ministre d’État Anne Désirée OULOTO-LAMIZANA était au domicile du doyen Tyeoulou Dyela Félix, sis à Abidjan Cocody -Attoban entourée des parents du canton Nidrou, dans le département de Toulepleu.

Un moment chaleureux de retrouvailles, d’écoute et de partage avec ses aînés, ses frères, ses sœurs et l’ensemble des cadres qui, au fil des années, l’accompagnent avec bienveillance de leurs conseils et de leurs bénédictions.

Dans une atmosphère conviviale, la Ministre d’État est revenue sur les avancées enregistrées dans la région : désenclavement routier, renforcement des infrastructures sanitaires et accès à l’électricité, désormais effectif à 100% dans le canton Nidrou.

Les échanges ont également ouvert une fenêtre sur l’avenir, avec les perspectives 2026-2030 : consolider les acquis, accélérer la transformation de la région et améliorer durablement le quotidien des populations.

En clôturant la rencontre, la Ministre d’État, ministre de la Fonction Publique et de la modernisation de l’administration, présidente du conseil régional du Cavally a exprimé sa gratitude : « Merci au doyen Tyeoulou Dyela Félix pour son accueil fraternel et ses sages conseils. Merci aux forces vives du canton Nidrou pour leur confiance et leur engagement constant aux côtés du Président Alassane OUATTARA. »

Par Kevin Bakou

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Société

EMAPE : A Pakouabo, le planetGOLD mise sur le financement et les technologies sans mercure

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Les acteurs de l’Exploitation minière artisanale et à petite échelle (EMAPE) de l’or sont appelés à passer du constat des difficultés à la recherche de solutions concrètes. C’est l’un des principaux enseignements de l’Atelier annuel des Parties Prenantes 2026 du projet planetGOLD Côte d’Ivoire, organisé jeudi 10 septembre 2026 dans la salle de réunion de la Sous-préfecture de Pakouabo.

Placée sous le thème « Vers une exploitation aurifère sans mercure et inclusive : renforcer la transition écologique et l’accès aux services financiers pour les communautés du secteur de l’EMAPE de l’or », la rencontre a réuni représentants de l’administration, collectivités territoriales, communautés minières, coopératives, institutions financières, compagnies minières, équipementiers, universitaires, société civile et médias.
Représentant le Préfet de la région de la Marahoué, Préfet du département de Bouaflé, le Sous-préfet de Pakouabo, Gbadeu Sigbeu Donatien, a remercié les organisateurs pour le choix porté sur sa localité pour abriter cet atelier annuel.
L’objectif était clair : identifier les conditions permettant aux exploitants et aux coopératives de franchir un nouveau cap dans la professionnalisation de leurs activités.
Le financement, un levier de transformation
Au cœur des échanges, l’accès aux équipements modernes s’est imposé comme une préoccupation majeure. Comment permettre aux coopératives d’investir dans des technologies plus performantes sans supporter immédiatement le poids d’un investissement important ?
Le leasing d’équipements a été présenté comme une piste de financement susceptible de faciliter cette transition. Ce mécanisme pourrait permettre aux exploitants d’accéder à des équipements modernes tout en limitant la pression financière liée à leur acquisition.
Cette réflexion s’est prolongée autour de la rentabilité des technologies sans mercure, à travers le thème « Rentabilité des technologies sans mercure – Investir pour gagner plus ». L’objectif était notamment de déconstruire l’idée selon laquelle l’abandon du mercure serait nécessairement synonyme de coûts supplémentaires et de baisse de rentabilité.
Les interventions d’Activa Assurances, d’Atlanta Assurances, de Koss Technologie SARL, du Dr Keita Moussa et des experts de l’ONG IMPACT ont mis en évidence le lien étroit entre financement et structuration des activités.
Pour accéder davantage aux services financiers, les acteurs doivent notamment renforcer la formalisation, la traçabilité, la transparence dans la gestion et les compétences.
« Quand l’activité évolue, il faut accepter de passer à une étape supérieure », a souligné le président du Comité de pilotage du projet planetGOLD Côte d’Ivoire, Dr Franck Aimé Esso.
Produire de l’or sans sacrifier l’environnement
Pour les participants, la transformation du secteur ne peut cependant être dissociée des enjeux environnementaux et sanitaires. Le creusage anarchique et l’utilisation du mercure demeurent des pratiques préoccupantes pour les écosystèmes et la santé humaine.
Directeur du Centre ivoirien antipollution (CIAPOL), le Professeur Yapo Ossey a appelé les acteurs à davantage de responsabilité, notamment dans la perspective de préserver les ressources naturelles pour les générations futures.
Le choix de Pakouabo revêt, à cet égard, une portée particulière. Située dans la zone de Bouaflé, territoire d’intervention de planetGOLD Côte d’Ivoire, la localité constitue un espace de mise en œuvre de l’Approche Juridictionnelle et Paysagère, qui vise à renforcer la coordination des acteurs autour de l’EMAPE et de la gestion durable des ressources.
À travers cet atelier, planetGOLD Côte d’Ivoire entend ainsi faire évoluer le modèle de l’EMAPE autour d’un triptyque : formaliser, financer et produire autrement. L’ambition est de faire émerger une exploitation aurifère plus formelle, plus sûre, inclusive et économiquement viable, progressivement débarrassée du mercure. L’enjeu dépasse donc la seule activité minière : il s’agit de faire de l’or une source de développement sans compromettre la santé des populations ni l’environnement.

Natacha kouakou

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Crise du café-cacao : le SYNAP-CI prépare la riposte du 16 septembre

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La crise qui secoue la filière café-cacao prend une nouvelle tournure. Le Syndicat national des producteurs de café-cacao de Côte d’Ivoire (SYNAP-CI) prépare une mobilisation pour le 16 septembre 2026, avec le soutien annoncé de l’ensemble des organisations de producteurs.

Sur le terrain, les difficultés persistent. Des stocks résiduels de la campagne 2025-2026 demeurent, selon le SYNAP-CI, entre les mains de nombreux producteurs. Leur écoulement reste une préoccupation majeure pour les planteurs, confrontés à des difficultés financières alors que la nouvelle campagne se profile.

À cette situation s’ajoute le nouveau prix annoncé pour la campagne 2026-2027. Son niveau suscite de fortes inquiétudes chez les producteurs, qui estiment que leurs revenus restent sous pression face aux charges de production, de transport et d’entretien des plantations.

La commercialisation et les nouvelles exigences liées à la traçabilité constituent également des préoccupations dans la filière. Pour les organisations de producteurs, ces difficultés successives fragilisent davantage les conditions de vie des planteurs.

Le SYNAP-CI prépare la mobilisation

Face à cette situation, le SYNAP-CI a adressé un préavis de grève au ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières. La date du 16 septembre 2026 est ainsi retenue comme échéance pour le mouvement annoncé.

Le syndicat assure qu’il n’agit pas seul. L’ensemble des organisations de producteurs sont annoncées aux côtés du SYNAP-CI dans cette démarche. Une mobilisation collective destinée à faire entendre les revendications des producteurs et à obtenir des réponses aux difficultés qui affectent la filière.

Avant cette échéance, le président national du SYNAP-CI convoque les coordinateurs et délégués à une importante réunion de concertation. Elle aura lieu dimanche 13 septembre 2026, à 10 heures, au bureau régional du SYNAP-CI à Daloa.

Cette rencontre doit permettre d’examiner la situation, d’harmoniser les positions et de définir les dernières dispositions à prendre avant la date annoncée de la grève.

Présentée comme « exceptionnelle et décisive », la réunion de Daloa doit également permettre de renforcer la cohésion entre les différentes structures du syndicat et de préparer la mobilisation sur le terrain.

À trois jours de la grève annoncée, le SYNAP-CI et les autres organisations de producteurs veulent donc parler d’une seule voix. L’enjeu est désormais de trouver des réponses aux préoccupations liées aux stocks résiduels, au prix du cacao et aux conditions générales de commercialisation, dans une filière qui traverse une période de fortes tensions.

Natacha kouakou

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