Connect with us

Société

Bouaké : lutte contre l’incivisme routier et la vente de stupéfiants, 462 motos saisies et 15 personnes interpellées

Published

on

Dans le cadre de la lutte contre l’incivisme routier ainsi que contre la vente et la consommation de drogues et de stupéfiants, la mairie de Bouaké, en collaboration avec les forces de l’ordre, notamment la police et la gendarmerie, mène une vaste opération de répression contre les actes d’incivisme dans les différents quartiers de la ville. Après plusieurs heures d’intervention des forces de l’ordre, le 7e adjoint au maire de Bouaké, le directeur général adjoint de la Police nationale chargé de la sécurité publique et le préfet de police de Bouaké ont animé un point de presse dans l’après-midi du lundi 7 septembre 2026, dans la salle de conférence de l’hôtel de ville de Bouaké.

À cette occasion, au nom du maire de Bouaké, le ministre des Transports Amadou Koné, le 7e adjoint au maire, Mélombé Fofana, a expliqué le sens de cette opération d’envergure visant à lutter contre l’incivisme routier et ses conséquences sur le quotidien des populations:« Le maire a tenu beaucoup de réunions avec toutes les couches au niveau de la commune pour sensibiliser et interpeller tout le monde sur les accidents de la route qui font généralement beaucoup de tués, et ces tués sont à 90 % des jeunes. Aujourd’hui démarre l’opération « Civisme et port du casque obligatoire » pour nos motocyclistes, et nous constatons dès le matin que le message est passé très largement et que nos motocyclistes portent tous des casques. L’opération ne vise pas seulement le port du casque. Il faut aussi l’utilisation des rétroviseurs, le respect des feux tricolores, ainsi que la fin des parades anarchiques et des rodéos dangereux sur la voie publique. En effet, du 1er janvier au 19 août 2026, nous avons enregistré à Bouaké 675 accidents de la route impliquant 293 motos et 46 tricycles. Ces accidents ont occasionné 63 décès. C’est au vu de cette situation alarmante que la municipalité de Bouaké, avec à sa tête le maire Amadou Koné, a décidé de réagir et de taper du poing sur la table. Ces actes seront réprimés de manière rigoureuse et ferme », a-t-il souligné.

De son côté, le directeur général adjoint de la Police nationale chargé de la sécurité publique, Dosso Siaka, a mis en garde les populations contre tout acte d’incivisme ainsi que contre la vente et la consommation de drogues et de stupéfiants :« Le directeur général de la Police nationale et le Commandant supérieur de la Gendarmerie nationale, soucieux de la sécurité dans la zone du Gbêkê, m’ont mandaté pour venir superviser l’opération. Tous les marchés, tous les coins de rue de la ville de Bouaké sont passés au peigne fin par les forces de police et de gendarmerie afin de démanteler les fumoirs et de saisir tous les médicaments MQIF (Médicaments de qualité inférieure et falsifiés) qui traînent. Nous disons aux populations que tout ce qui va se dérouler comme incivisme et prolifération des drogues et médicaments falsifiés ne sera plus toléré. Tout individu qui sera impliqué soit dans les parades de motos, soit dans les rodéos, non seulement sera déféré devant les tribunaux, mais sa moto sera confisquée définitivement. En ce qui concerne les fumoirs, la prolifération et la vente des MQIF, ce sera le même sort. Les produits seront confisqués, un compte rendu sera fait au procureur de la République pour incinération, et les individus seront déférés devant le parquet. L’opération va perdurer. Ce ne sera pas un feu de paille. Nous ne sommes pas venus faire deux ou trois jours. L’opération va se prolonger et nous ferons le bilan de l’opération toutes les deux semaines ici à Bouaké », a-t-il indiqué avec fermeté.

Quant au préfet de police de Bouaké, le commissaire divisionnaire Maxime Mobio, il a présenté le bilan à la mi-journée de ce lundi, notamment en ce qui concerne les engins mis en fourrière et les contraventions délivrées. Au total, 462 engins ont été contrôlés et mis en fourrière, avec 462 contraventions délivrées. Au titre de la lutte contre la drogue, 22 fumoirs ont été visités et détruits, tandis que 14 individus ont été interpellés. Concernant la lutte contre les médicaments de qualité inférieure et falsifiés (MQIF), 2 tonnes de comprimés, composées de sept sacs de médicaments de qualité inférieure et falsifiés, ont été saisies. Les forces de l’ordre ont également saisi 530 comprimés de Tramaking 250 mg. Au total, 15 individus ont été interpellés, dont 14 dans le cadre de la lutte contre les fumoirs et un dans le cadre de la lutte contre les médicaments de qualité inférieure et falsifiés.

Prince koffi

Société

CANTON NIDROU : COHÉSION, FRATERNITÉ ET DÉVELOPPEMENT AU CŒUR DE LA RENCONTRE DE MADAME LE MINISTRE D’ÉTAT OULOTO-LAMIZANA AVEC SES PARENTS

Published

on

Le samedi 12 septembre 2026, la Ministre d’État Anne Désirée OULOTO-LAMIZANA était au domicile du doyen Tyeoulou Dyela Félix, sis à Abidjan Cocody -Attoban entourée des parents du canton Nidrou, dans le département de Toulepleu.

Un moment chaleureux de retrouvailles, d’écoute et de partage avec ses aînés, ses frères, ses sœurs et l’ensemble des cadres qui, au fil des années, l’accompagnent avec bienveillance de leurs conseils et de leurs bénédictions.

Dans une atmosphère conviviale, la Ministre d’État est revenue sur les avancées enregistrées dans la région : désenclavement routier, renforcement des infrastructures sanitaires et accès à l’électricité, désormais effectif à 100% dans le canton Nidrou.

Les échanges ont également ouvert une fenêtre sur l’avenir, avec les perspectives 2026-2030 : consolider les acquis, accélérer la transformation de la région et améliorer durablement le quotidien des populations.

En clôturant la rencontre, la Ministre d’État, ministre de la Fonction Publique et de la modernisation de l’administration, présidente du conseil régional du Cavally a exprimé sa gratitude : « Merci au doyen Tyeoulou Dyela Félix pour son accueil fraternel et ses sages conseils. Merci aux forces vives du canton Nidrou pour leur confiance et leur engagement constant aux côtés du Président Alassane OUATTARA. »

Par Kevin Bakou

Continue Reading

Société

EMAPE : A Pakouabo, le planetGOLD mise sur le financement et les technologies sans mercure

Published

on

Les acteurs de l’Exploitation minière artisanale et à petite échelle (EMAPE) de l’or sont appelés à passer du constat des difficultés à la recherche de solutions concrètes. C’est l’un des principaux enseignements de l’Atelier annuel des Parties Prenantes 2026 du projet planetGOLD Côte d’Ivoire, organisé jeudi 10 septembre 2026 dans la salle de réunion de la Sous-préfecture de Pakouabo.

Placée sous le thème « Vers une exploitation aurifère sans mercure et inclusive : renforcer la transition écologique et l’accès aux services financiers pour les communautés du secteur de l’EMAPE de l’or », la rencontre a réuni représentants de l’administration, collectivités territoriales, communautés minières, coopératives, institutions financières, compagnies minières, équipementiers, universitaires, société civile et médias.
Représentant le Préfet de la région de la Marahoué, Préfet du département de Bouaflé, le Sous-préfet de Pakouabo, Gbadeu Sigbeu Donatien, a remercié les organisateurs pour le choix porté sur sa localité pour abriter cet atelier annuel.
L’objectif était clair : identifier les conditions permettant aux exploitants et aux coopératives de franchir un nouveau cap dans la professionnalisation de leurs activités.
Le financement, un levier de transformation
Au cœur des échanges, l’accès aux équipements modernes s’est imposé comme une préoccupation majeure. Comment permettre aux coopératives d’investir dans des technologies plus performantes sans supporter immédiatement le poids d’un investissement important ?
Le leasing d’équipements a été présenté comme une piste de financement susceptible de faciliter cette transition. Ce mécanisme pourrait permettre aux exploitants d’accéder à des équipements modernes tout en limitant la pression financière liée à leur acquisition.
Cette réflexion s’est prolongée autour de la rentabilité des technologies sans mercure, à travers le thème « Rentabilité des technologies sans mercure – Investir pour gagner plus ». L’objectif était notamment de déconstruire l’idée selon laquelle l’abandon du mercure serait nécessairement synonyme de coûts supplémentaires et de baisse de rentabilité.
Les interventions d’Activa Assurances, d’Atlanta Assurances, de Koss Technologie SARL, du Dr Keita Moussa et des experts de l’ONG IMPACT ont mis en évidence le lien étroit entre financement et structuration des activités.
Pour accéder davantage aux services financiers, les acteurs doivent notamment renforcer la formalisation, la traçabilité, la transparence dans la gestion et les compétences.
« Quand l’activité évolue, il faut accepter de passer à une étape supérieure », a souligné le président du Comité de pilotage du projet planetGOLD Côte d’Ivoire, Dr Franck Aimé Esso.
Produire de l’or sans sacrifier l’environnement
Pour les participants, la transformation du secteur ne peut cependant être dissociée des enjeux environnementaux et sanitaires. Le creusage anarchique et l’utilisation du mercure demeurent des pratiques préoccupantes pour les écosystèmes et la santé humaine.
Directeur du Centre ivoirien antipollution (CIAPOL), le Professeur Yapo Ossey a appelé les acteurs à davantage de responsabilité, notamment dans la perspective de préserver les ressources naturelles pour les générations futures.
Le choix de Pakouabo revêt, à cet égard, une portée particulière. Située dans la zone de Bouaflé, territoire d’intervention de planetGOLD Côte d’Ivoire, la localité constitue un espace de mise en œuvre de l’Approche Juridictionnelle et Paysagère, qui vise à renforcer la coordination des acteurs autour de l’EMAPE et de la gestion durable des ressources.
À travers cet atelier, planetGOLD Côte d’Ivoire entend ainsi faire évoluer le modèle de l’EMAPE autour d’un triptyque : formaliser, financer et produire autrement. L’ambition est de faire émerger une exploitation aurifère plus formelle, plus sûre, inclusive et économiquement viable, progressivement débarrassée du mercure. L’enjeu dépasse donc la seule activité minière : il s’agit de faire de l’or une source de développement sans compromettre la santé des populations ni l’environnement.

Natacha kouakou

Continue Reading

Société

Crise du café-cacao : le SYNAP-CI prépare la riposte du 16 septembre

Published

on

La crise qui secoue la filière café-cacao prend une nouvelle tournure. Le Syndicat national des producteurs de café-cacao de Côte d’Ivoire (SYNAP-CI) prépare une mobilisation pour le 16 septembre 2026, avec le soutien annoncé de l’ensemble des organisations de producteurs.

Sur le terrain, les difficultés persistent. Des stocks résiduels de la campagne 2025-2026 demeurent, selon le SYNAP-CI, entre les mains de nombreux producteurs. Leur écoulement reste une préoccupation majeure pour les planteurs, confrontés à des difficultés financières alors que la nouvelle campagne se profile.

À cette situation s’ajoute le nouveau prix annoncé pour la campagne 2026-2027. Son niveau suscite de fortes inquiétudes chez les producteurs, qui estiment que leurs revenus restent sous pression face aux charges de production, de transport et d’entretien des plantations.

La commercialisation et les nouvelles exigences liées à la traçabilité constituent également des préoccupations dans la filière. Pour les organisations de producteurs, ces difficultés successives fragilisent davantage les conditions de vie des planteurs.

Le SYNAP-CI prépare la mobilisation

Face à cette situation, le SYNAP-CI a adressé un préavis de grève au ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières. La date du 16 septembre 2026 est ainsi retenue comme échéance pour le mouvement annoncé.

Le syndicat assure qu’il n’agit pas seul. L’ensemble des organisations de producteurs sont annoncées aux côtés du SYNAP-CI dans cette démarche. Une mobilisation collective destinée à faire entendre les revendications des producteurs et à obtenir des réponses aux difficultés qui affectent la filière.

Avant cette échéance, le président national du SYNAP-CI convoque les coordinateurs et délégués à une importante réunion de concertation. Elle aura lieu dimanche 13 septembre 2026, à 10 heures, au bureau régional du SYNAP-CI à Daloa.

Cette rencontre doit permettre d’examiner la situation, d’harmoniser les positions et de définir les dernières dispositions à prendre avant la date annoncée de la grève.

Présentée comme « exceptionnelle et décisive », la réunion de Daloa doit également permettre de renforcer la cohésion entre les différentes structures du syndicat et de préparer la mobilisation sur le terrain.

À trois jours de la grève annoncée, le SYNAP-CI et les autres organisations de producteurs veulent donc parler d’une seule voix. L’enjeu est désormais de trouver des réponses aux préoccupations liées aux stocks résiduels, au prix du cacao et aux conditions générales de commercialisation, dans une filière qui traverse une période de fortes tensions.

Natacha kouakou

Continue Reading

Actualité